Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Une erreur qui changera tout

Couple de cette fiction : Harry James Potter / Draco Lucius Malfoy

Rated : M

Type : Cette fiction est un slash (relation entre hommes d'ordre sexuel)

Situation : Cette fiction débute au 6ème tome.

Disclaimer : Il est évident que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.K Rowling, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu.

PS : Oubliez l'épisode Cho Chang. Sirius Black est bel et bien mort, cette fiction commence à la sixième année d'Harry Potter et Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape.

Béta correctrice : Vivi64


Note d'auteure : Que dire après autant de mois sans nouveau chapitre ? Que j'ai eu du mal à me remettre dans l'état d'esprit de cette histoire et que je n'y suis pas arrivée après ma rupture ? Oui et non. J'ai juste eu plus de mal, mais j'ai réussi à garder ma ligne de conduite pour cette histoire et c'est à cause de ça que j'ai mis du temps. Mais le chapitre 6 est là et je ne peux qu'espérer qu'il vous comble.

Bonne lecture

Jes Cullen-Malfoy


Chapitre 6


POV Harry (Même jour que précédemment - lundi 22 septembre 1996)

Ma journée avait été horrible. J'avais dû subir pratiquement tous mes cours avec les Serpentard, c'est-à-dire avec Malfoy dans la même pièce et je n'avais pas cessé de vouloir lui toucher le ventre. Je ne comprenais pas cette envie, alors que la veille, j'aurais vomi juste à penser encore le toucher.

Et si on mettait de côté mon envie de poser la main sur le ventre de Malfoy, il y avait aussi le fait que je n'avais trouvé aucune réponse aux questions qui m'avaient hanté cette nuit.

Mais une chose était sûre, je voulais ce bébé. Cette partie de moi…

Ron et Hermione me faisaient un peu la tête par rapport à Ginny. Mais je savais que cela n'allait pas durer longtemps. J'avais envie de leur dire, pour ma nuit avec Malfoy et pour le bébé, mais je ne pouvais pas. Si je faisais une telle chose, je perdrais à coup sur leur amitié et je ne le voulais pas.

Ron me rejetterait sans plus un regard envers moi et Hermione, elle, serait du côté de Ginny, que j'avais utilisée.

Mais malgré tout, je ne ressentais aucune culpabilité.

Je ne savais pas si cela était normal, mais qui étais-je pour juger du bien et du mal, alors qu'hier soir encore j'étais prêt à tuer Malfoy. Un frisson me traversa le corps et je vis Hermione me lancer un regard noir.

Quoi ?

Je reportai mon regard sur le prof de sortilège qui… me regardait. Ok, qu'avais-je fait ?

- Alors Monsieur Potter, pourriez-vous répondre à ma question ? Demanda Flitwick.

Je fis non de la tête, ne sachant pas du tout de quoi parlait le cours. Le professeur enleva dix points à ma maison et ce fut définitif, j'étais mort sous le regard noir de mon amie qui, le reste du cours, tenta de rattraper les points que j'avais perdus.

OoOoOoOoO

Je marchai, sous ma cape d'invisibilité, vers la chambre de Malfoy, ayant vu par la carte qu'il y était enfin. Il était vingt et une heures passées et j'étais en colère qu'il ne soit pas rentré avant. J'avais failli faire exploser ma salle commune tellement mes nerfs étaient à rudes épreuves, surtout depuis que de nouvelles questions avaient fait leur apparition.

Elles avaient toutes à voir avec la sécurité du bébé. Et si Malfoy s'en servait pour faire gagner le côté de Voldemort ? Et si ce dernier tuait Malfoy et mon bébé pour me détruire, comme il l'avait fait avec Sirius ?

Toutes ses questions m'avaient rendu fou, fou d'inquiétude et parano. J'avais l'impression qu'une personne pouvait à tout moment venir m'annoncer le mort du bébé et ou de Malfoy. Voire même le kidnapping de ce dernier et que Voldemort veuille que je me rende pour leur sécurité.

Et je ne savais vraiment pas ce que je ferais dans ce genre de situation et là était le réel problème. Ferai-je perdre mon camp pour un bébé ? Pour Malfoy ? Pour Malfoy et le bébé ? Et plus encore, mon bébé sera-t-il en sécurité pendant la grossesse puis après la naissance ? Pourrai-je le reconnaître ? Malfoy allait-il me l'enlever ? Le faire aller du côté de Voldemort ?

Devant le feu de ma salle commune, j'avais même été jusqu'à imaginer mon fils, car cela en était un dans cette vision, il était adulte et il me faisait face. J'avais vieilli et j'étais des plus maigres, pâles et sombre. Mais le plus déroutant dans cette vision avait été les mots que Voldemort soufflait à mon fils, afin qu'il me lance l'Avada. Encouragé par son autre père, Malfoy, qui lui était magnifique.

Je me souvenais avoir fait un bon quand le sort de couleur verte m'avait percuté et j'avais immédiatement été dans la salle de bains du dortoir pour me passer de l'eau sur le visage.

J'avais comme un poids sur mes épaules, une pression en plus et j'étais seul à devoir la porter cette fois-ci, ne pouvant pas en parler à mes amis ou même à Dumbledore ou Hagrid. Quoique pour ce dernier, jamais je n'aurais eu l'idée de lui en parler, ne sachant jamais garder sa langue dans sa poche.

Toujours était-il que je marchais vers la chambre de Malfoy avec une rage contenue, face au destin qui pourrait m'attendre, face à la trahison de mon propre enfant. Je savais bien que cela n'était qu'une sorte de cauchemar mais il avait été si… réel pour moi que j'avais envie de pleurer.

Je n'aurais jamais dû boire le jour de la rentrée, je n'aurais jamais dû suivre Malfoy et pire que tout, je n'aurais jamais dû laisser aller les choses aussi loin.

Mais je ne pouvais pas revenir en arrière et je devais assumer. Comme un grand, comme mes parents l'auraient fait. Enfin, c'était l'idée qui me motivait le plus.

Quand je fus arrivé devant le tableau gardant la chambre de Malfoy secrète, je frappai trois coups et attendis une bonne minute avant de voir apparaître une porte, qui s'ouvrit.

- Personne, il ne manquait plus que ça, entendis-je avant de voir ladite porte se refermer.

Je me faufilai alors en vitesse et dit, en passant :

- C'est moi Malfoy.

- Merlin, ne fais plus jamais ça, dit-il la main sur le cœur, tout en fermant définitivement la porte.

J'enlevai ma cape et allai la déposer sur le bureau. Puis, je me retournai et allai m'empresser d'engueuler Malfoy sur l'heure à laquelle il était revenu dans sa chambre mais je fus coupé par… ce que je voyais.

Il était semble-t-il fatigué, il peinait à garder ses yeux ouverts, sans oublier qu'il avait le teint presque vert. Je n'eus pas le temps de lui demander ce qu'il avait qu'il courut vers sa salle de bains. L'entendre vomir me sortit de mes pensées et, le pas lent, je me dirigeai vers la salle d'eau.

Quand j'arrivai dans l'embrasure de la porte, je le vis accroupi devant les toilettes. Il gémit, tout en se relevant :

- Je dois me souvenir que je ne digère plus les dragées de Bertie Crochue.

Il alla se laver les mains ainsi que le visage pour ensuite se brosser les dents. Et tout ça, comme si je n'étais pas là, à quelques mètres de lui. Je ne savais pas comment le prendre et pour peu j'en aurais presque eu l'envie de poser ma bouche contre la sienne pour qu'il se rende compte que j'étais là. J'avais remarqué qu'il n'aimait pas me toucher depuis… cette nuit-là et je savais qu'en faisant ça, jamais plus il ne ferait comme si je n'étais pas là, qu'il ne m'ignorerait plus comme il le faisait à l'instant.

Est-ce qu'il comptait faire ça le reste du temps ? Faire comme si je n'étais pas là, vis-à-vis du bébé ? Mon bébé ? Enfin, notre bébé plus précisément.

- Potter ! Hey oh ! Je te parle là !

Je secouai la tête et vis qu'effectivement, Malfoy me parlait. Quand il se rendit compte qu'il avait toute mon attention, il me dit :

- Je te disais que je n'avais pas pu être là avant, ayant été demandé en salle commune, puis les gars m'ont pas laissé partir. Bref… et… là, je suis complètement fatigué. On ne pourrait pas remettre ça à une prochaine fois ?

- Non, dis-je catégorique. J'ai attendu ce moment toute la journée, ajoutai-je en colère. Alors applique ce truc qui fait qu'on entende le bébé !

- Tu as vu comment tu me parles ? Je ne suis pas à ta disposition à ce que je sache, s'énerva-t-il.

Il retira son bras que je tenais et… merde, il me faisait quoi là ?

Je le vis commencer à trembler et l'instant d'après, il pleura.

Oh… heu… eh bien… c'était très bizarre. Je le regardais là, pleurer, sans savoir quoi faire. Et son corps tremblait comme jamais, et peu à peu, cette vision de lui me fit pitié et ne comprenant pas mon futur geste, je m'avançai vers lui et voulus le prendre dans mes bras.

Mais à peine avais-je passé mes bras autour de lui qu'il me repoussa, passa ensuite son avant-bras sur ses yeux et…

Venait-il bien de me gifler ?

- Tu n'as pas le droit de me parler sur ce ton ! COMPRIS ?

Je reculai, face à sa toute récente colère et sans avoir le temps de sortir de la salle de bain, il me poussa tout en me disant :

- Ce n'est pas parce que tu m'as baisé une seule putain de nuit que tu peux me parler comme ça !

Il me poussa ensuite de nouveau, encore et encore, avant que je ne tombe à la renverse sur son lit. J'avais été tellement choqué par ses réactions que je n'avais même pas pris la peine de me défendre.

Quand je fus sur son lit, il grimpa au-dessus de moi, me donnant un sentiment d'asphyxie, mais au lieu de s'écarter, il me cracha avec haine :

- Moi je t'ai baisé aussi, mais je ne te parle pas comme à une merde. Je t'ai dit s'il te plait...

Il commença à marteler mon torse, me faisant atrocement mal, avant qu'il ne cesse tout et se laisse tomber sur moi.

Merlin, que lui arrivait-il ? Une seconde, il était triste, puis en colère, puis de nouveau triste.

Il s'était remis à pleurer et ne voulant pas faire revenir sa colère, je restai immobile. J'avais encore mal à mon torse à cause de ses coups, je n'étais pas masochiste.

Au bout de cinq minutes, à n'entendre que ses pleurs étouffés par ma robe, j'entendis :

- Je vais devenir fou… je n'en peux déjà plus. Je veux que tout disparaisse… j'en peux plus…

Il renifla et s'enleva de moi pour s'asseoir au bord du lit. Je le vis ensuite ouvrir une caisse, faisant comme si rien de tout ce qui venait d'arriver, n'était arrivé justement. Il en sortit une petite fiole que je reconnus. Il ouvrit sa robe et l'enleva, il retira ensuite son pull et ouvrit sa chemise. Il passa l'onguent sur son ventre. Il se leva ensuite et alla chercher sa baguette posée sur la table basse de son petit salon. J'eus soudain peur qu'il ne me lance un sort pour m'être tu … sait-on jamais…

Mais il visa son ventre tout en me rejoignant et prononça :

- Revelat corpus vitae.

Immédiatement, le magnifique son de la veille arriva à mes oreilles et les larmes me montèrent aux yeux. Dans un autre monde, je vis malgré tout Malfoy se glisser sous ses draps encore à moitié habillé et comme un fond sonore, j'entendis de nouveau ses pleurs.

Ça et le battement de cœur du bébé me firent voir la réalité en face. Malfoy attendait mon enfant et cela n'était pas de tout repos. Et moi, j'avais quoi ? Rien, aucune douleur, aucune saute d'humeur parce que cela en étaient, à n'en pas douter. Sans oublier que je n'avais pas des nausées pour un oui ou pour un non. Et la seule chose que je lui avais faite, était de lui parler mal et de l'engueuler pour ne pas être à ma disposition. J'étais un monstre… dans cette histoire. Je l'avais déjà compris la veille alors que j'avais failli tuer Malfoy… mais là, cela me sautait aux yeux.

Un monstre qui allait être père, un monstre qui devait en tuer un autre, un monstre qui, présentement, écoutait un garçon pleurer…

Je tournai la tête pour le voir. Il était recroquevillé et son corps tremblait. D'une main peu assurée, je la posai sur son dos. Il geignit, comme un animal apeuré et j'entendis, comme un verdict qui sonna si vrai à mes oreilles :

- Tout ça c'est ta faute… ta faute… Je vis un enfer par ta faute et toi… toi, tu as quoi ? Je te hais Potter… si tu savais comme je te hais…

N'y tenant plus, je m'allongeai derrière lui et le pris dans mes bras. Il ne me repoussa pas et mais ne cessa pas de me dire que tout était ma faute. Et même s'il avait aussi ses torts je ne pouvais que lui dire, comme un mantra :

- Pardon… oui c'est ma faute… hais-moi… pardon.

POV Draco

Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là, à pleurer sur mon sort… Potter me pressant contre lui. J'avais explosé… et j'en étais gêné à présent. Un Malfoy se devait de ne faire passer aucune émotion et bien que j'aie réussi dans ma salle commune, le trop-plein était sorti dans ma chambre, sans que je ne puisse rien y faire.

Et la fatigue ne m'aidait pas à tenir le coup… à être totalement heureux de la vie en moi.

J'avais eu un mal fou à ne pas laisser ma main sur mon ventre toute la journée, souhaitant plus que tout être dans mon lit, pour entendre son cœur battre… écouter ce rythme qui… me procurait tellement de bien.

Le sort ne faisait plus effet depuis un petit moment et bien que le sommeil ne fût pas venu à moi, je ne pouvais que me sentir plus détendu. Cela m'avait fait du bien… de laisser libre cours à mes émotions.

Me sentant quelques minutes plus tard mal à l'aise au fait de sentir des bras autour de moi, je murmurai, la gorge douloureuse :

- Potter, tu peux partir…

Le silence me répondit et ne voulant pas faire traîner ça des heures, avec une petite difficulté due aux bras m'encerclant, je me retournai. Je me rendis compte qu'il ne m'avait pas répondu tout simplement parce que lui, LUI, il dormait !

Mon sang ne fit qu'un tour, pour ensuite redescendre en flèche. Ma vue s'était posée sur ses joues où des traces de larmes étaient visibles. Je me mis à le regarder un temps qui me parut si long et si court à la fois, avant qu'une envie de plus en plus habituelle n'arrive.

Je sortis du lit avec empressement et allai me vider la vessie avec un certain soulagement. Une fois fini, je me lavai les mains, avec lenteur. Ma fatigue me rattrapait.

Mes mains lavées et essuyées, je retournai dans la chambre et me dirigeai vers ma garde-robe. J'en sortis un pyjama, ayant constaté que j'étais toujours habillé. Je l'enfilai sans pudeur, en ayant le regard sur mon lit où se trouvait Potter toujours endormi.

Puis je pris la direction de ma couche où je me rallongeai. Je me plaçai sur le côté et sans vraiment comprendre pourquoi, je me mis à regarder mon invité, si je pouvais le nommer ainsi.

Il avait gardé ses lunettes, choses que je m'empressai de lui retirer. Il bougea un peu, marmonna quelque chose que je ne compris pas avant de se blottir un peu plus contre l'oreiller. Le bébé devait encore me jouer des tours, car cette vue de mon ennemi était assez touchante. Ses cheveux étaient encore en désordre, sa bouche entrouverte laissait passer un souffle régulier mais lent…

Je posai la tête sur l'oreiller et sans m'y attendre, le sommeil me tomba dessus.

OoOoOoOoO

Je bougeai des hanches pour en avoir plus, pour ressentir encore cette bouche. Je gémissais sans retenue son prénom pour qu'il me prenne entièrement…

Sa langue qui montait et descendait sur la peau brûlante de mon érection me rendait fou… Je secouai la tête de droite à gauche tout en enserrant mes draps de mes doigts. Je n'en pouvais plus et je voulais tellement… tellement plus. Je voulais qu'il me prenne et qu'il me suce, je voulais sentir ses lèvres autour de mon sexe.

Quand il consentit enfin à mes demandes, je criai, face aux sensations. Je le sentis creuser ses joues, je sentis sa langue jouer avec mon gland sensible et tout ça me fit crier, désinhibé comme j'étais, là, mon membre dans sa bouche.

Quand ses doigts prirent la base de mon sexe qu'il ne pouvait pas prendre entre ses lèvres, je redressai la tête, pour tomber dans son regard vert… dilaté et brillant. Son regard me transperça de part en part et le voir là, monter et baisser sa tête, enfournant mon sexe en lui, dans cette bouche chaude, m'excita encore plus et je ne pus qu'enfouir mes mains dans ses cheveux pour l'encourager à aller plus vite, plus loin.

Harry faisait ça tellement bien…

Je me réveillai en sursaut, alerte.

Quand je me rendis compte que j'étais dans mon lit, habillé et qu'aucune bouche ne pompait mon sexe, je me laissai retomber sur mon matelas, en soufflant.

Je passai la main sur mon visage pour reprendre contenance. Ce rêve avait paru si réel…

Rêve ?

Comment pouvais-je passer du cauchemar au rêve ? En même temps, je devais, malgré la honte que je pouvais en éprouver, me rendre compte que je n'étais pas en train de vomir après ses images… elles m'avaient même excité.

Je baissai le regard, soulevant le drap sur mon entrejambe et vis, qu'effectivement, mon sexe était au garde-à-vous, exigeant une libération. Potter étant parti, certainement pendant que je dormais, je ne me refusai pas ce petit plaisir qui m'avait manqué depuis la rentrée.

Je défis la couette recouvrant mon corps et le drap. Je baissai mon pantalon de pyjama et sans attendre, je pris mon sexe pour lui infliger un va-et-vient rapide et constant. Je gémissais sans me retenir, trouvant le fait de le faire des plus libérateurs.

Je ne fus pas long pour que ma semence jaillisse de mon sexe. Une fois ma respiration de nouveau normale, je me lançai un sort de nettoyage et me plaçai sur le ventre.

Je ne voulais surtout pas me rappeler ce qui avait entraîné ce moment en solitaire.

POV Harry

Je n'avais su comment réagir quand je l'avais étendu gémir mon prénom, tout en bougeant des hanches. Et j'avais su encore moins comment réagir quand, prêt à sortir de sa chambre, la cape d'invisibilité enfilée pour ne pas me faire voir, il s'était réveillé.

Je n'avais plus su où me mettre. Mais il y avait encore pire.

Ce que je venais de voir maintenant… Ce que… ce qui m'avait excité. Mon sexe était dressé dans mon sous-vêtement qui me faisait désormais mal. Et je restai là, immobile, devant la porte, invisible.

Pendant qu'il se caressait, je n'avais pu faire autrement que me rappeler cette nuit-là, entre nous. Nuit où j'avais découvert le plaisir et que, depuis, je n'avais pu retrouver. Et cela même avec Ginny qui ne s'y prenait pas comme il le fallait.

Moi, je voulais ce que j'avais ressenti cette nuit-là, sous le corps de Malfoy, entre ses mains, dans sa bouche… dans son corps…

Et ce maudit connard venait de faire « ça » alors que j'étais là, près de lui !

Je lui en voulais, sans trop savoir pourquoi. Je lui en voulais de me donner envie de refaire tout… sans rien omettre. Je voulais revenir en arrière, boire cette fichue bouteille de Vodka, le croiser et le suivre. Je voulais de nouveau me trouver sur son canapé, l'embrassant… avant de… avant d'être en lui.

Et le plus humiliant, je voulais ensuite me retrouver de nouveau dans son lit, celui que je venais de quitter quelques minutes avant, je voulais me retrouver de nouveau sous son corps, soumis à ses coups de reins… ceux qui m'avaient rendu fou.

Je serrai des poings parce que j'avais envie de tout ça et qu'en même temps, je me dégoûtais pour en avoir envie.

Me fichant tout à coup de si Malfoy dormait ou pas, je sortis de la chambre et me mis à courir vers mon dortoir, tombant même dans ma hâte.

Je me fis mal aux genoux et aux poignets mais cela n'était pas important. Le plus important était que je dorme et me réveille de ce cauchemar.

Quand je fus arrivé devant la grosse dame, je parvins à lui dire, le souffle cours, le mot de passe, et râlant qu'on la dérageait pendant qu'elle dormait, elle m'ouvrit le passage.

Je m'engouffrai dans la salle commune et montai les escaliers puis entrai dans mon dortoir. L'endroit où rien ne pouvait m'arriver. Je retirai la cape, la rangeai dans la malle et filai avec discrétion dans la salle de bains. Je devais me laver…

Me laver d'avoir eu de telles pensées, de telles envies.

L'eau froide, celle que j'allumai, me fit crier un bref instant. Je tendis mes muscles et restai sous le jet glacial. L'effet fut celui que je désirais et mon sexe diminua de volume. Quand il fut au repos total, je sortis de la douche, grelottant et commençai à me sécher rapidement avec une serviette prise sur le petit meuble prévu à cet effet.

Quand je fus habillé et dans mon lit, la seule chose qui passa le barrage de mes lèvres, fut :

- Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi…

Les larmes tombèrent de nouveau et le reste de ma nuit, je la passai à regarder les tentures du lit de Ron.

POV Draco

Deux jours !

Cela faisait deux jours que Potter ne venait plus pour écouter le bébé et je ne savais pas comment le prendre.

Ne voulait-il plus du bébé ? Avait-il changé d'avis ?

Allais-je être seul, dans cette… grossesse ? Sans personne à qui en parler, ni... ni personne pour me soutenir moralement ? Car ces deux jours, j'avais eu comme un manque dans ma chambre. Personne à qui parler librement, personne sur qui me défouler… personne pour me tenir et me rassurer.

J'avais même vidé mes fioles pour écouter les battements du cœur du petit garçon qui grandissait en moi. Je n'avais pas dormi, juste écouté ce merveilleux son qui tantôt m'avait fait pleurer, en rappel du geste que je m'étais apprêté à faire pour le faire partir, mais aussi à des sourires niais que seule ma chambre avait vus. Je n'étais pas un Poufsouffle !

Là, le repas venait juste de se terminer dans la Grande Salle et j'avais essuyé son indifférence. Pas un regard dans ma direction… rien !

J'arrêtai là mes pensées meurtrières et entrai dans l'infirmerie. Je voulais entendre de nouveau le son du bébé… mon petit garçon. C'était la seule chose qui me calmait.

Quand l'infirmière me vit, elle me fit un geste pour me demander de la suivre dans son bureau, ce que je fis.

- Pourquoi venez-vous ? Vous avez un souci ? Demanda-t-elle en lançant un sort de silence sur la porte.

- Non, aucun souci. Je suis juste à cours…

- Je vois, me coupa-t-elle. Je vais vous en fournir, mais ce sont mes dernières. Je vais devoir aller en racheter, ne pouvant demander à Severus de m'en brasser d'autre, il trouverait ça suspect. Autre chose ?

- Non. Mis à part que… et bien, débutai-je rouge de gêne. Mes humeurs changent de plus en plus. Sans compter mon appétit démesuré. Est-ce normal ?

- Ce sont là les aléas d'une grossesse, en effet. Même si vous prenez un peu d'avance sur certaines choses. A ce propos, j'aimerais vous faire des prélèvements pour les analyser.

- Quelles sortes de prélèvement ? Demandai-je sentant mon visage perdre ses couleurs.

- Un peu d'urine, du sperme et du sang. Un cheveu aussi. Draco, tu dois être conscient que ton cas reste très rare et… et nous devons savoir d'où vient cette faculté que tu as à enfanter. Cela peut être dangereux pour ta santé.

Je hochai la tête et la vis prendre trois fioles sur une étagère derrière elle.

OoOoOoOoOoOoO

Après mon passage à l'infirmerie où j'avais été forcé de… de donner de moi-même, j'étais parti dans ma salle commune. Comme les derniers jours, je me forçai à prendre part aux conversations et aux plans pour humilier les autres élèves.

Je pus voir que, malgré tout ça, Blaise me regardait du coin de l'œil et je savais que son cerveau n'avait cessé d'analyser mes réponses, mes gestes… ma manière de me tenir.

Et là, j'étais bien heureux de marcher vers ma chambre. Quand je passai devant le tableau qui renfermait les cuisines… une sorte d'envie se fit sentir au plus profond de moi. Je ne réfléchis pas deux secondes et caressai la poire qui y donnait accès.

Quand j'eus pénétré dans la pièce, la masse d'elfes de maison me regarda et celui plus près de moi me demanda ce que je désirais. Aucune hésitation ne se fit connaitre pour donner ma réponse, bien malgré moi.

- Bien Maître Malfoy, votre demande sera apportée dans votre chambre personnelle dans quelques minutes. Autre chose Maître ?

- Hum… oui. Ajoutez des poires et puis une tranche de rôti, celui d'aujourd'hui. Et… et ajoutez aussi du jus de citrouille.

Plein d'autres choses voulaient sortir de ma bouche, mais je me retins et sans attendre, je déguerpis avant de demander tout ce qu'il y avait en cuisine.

Le chemin jusqu'à ma chambre fut rapide, et une fois arrivé, je faillis tomber en me prenant les pieds dans quelque chose. Je jetai un œil au sol mais ne vis rien. J'étais vraiment en manque de sommeil pour faillir me rétamer au sol comme un vulgaire Poufsouffle sans même rien sur mon passage.

Je secouai la tête et constatant que j'étais devant le tableau renfermant ma chambre, je prononçai alors mon mot de passe, toujours inchangé depuis la rentrée. Faudrait que je pense à le faire un de ces jours.

Quand le tableau me laissa passer, je sentis quelque chose prendre mon bras. Je me retournai et vis… un bras dans le vide. J'allais hurler comme jamais quand j'entendis :

- Du calme, c'est juste moi.

Je fus rassuré à ces simples mots et… laissai entrer du vide dans ma chambre. Quand j'eus fermé la porte, il enleva sa cape et il me regarda… penaud.

- Heu, tu dois te demander pourquoi je ne suis pas venu les autres jours, non ?

J'allais lui répondre qu'effectivement, je m'étais posé la question, et plus d'une fois… sans toutefois lui dire la deuxième partie, quand un elfe apparut avec mon plateau. Je le vis le déposer sur la table et après une courbette et un énième « Maître Malfoy est servi », il disparut.

Oubliant Potter et tout le reste, je retirai ma cape et la laissai tomber au sol pour ensuite filer vers mon coin salon et sans attendre, pris une fraise que je trempai dans le chocolat fondu.

Je gémis de plaisir face aux saveurs et je ne pus que m'asseoir à même le sol pour manger, enfin, sans devoir me retenir.

Je ne sus combien de temps passa avant que je ne me souvienne que je n'étais pas seul. Je cessai donc de couper ma tranche de rôti et avalai le morceau de poire au chocolat pour demander :

- Pourquoi tu n'es pas venu ?

Il fut surpris de ma question et secoua la tête. Je remarquai alors qu'il s'était assis au sol et qu'il me regardait… bizarrement.

- J'ai quelque chose sur le visage ? Demandai-je en essuyant ma bouche.

- Heu… non, non ! Je me demande juste où tu vas mettre tout ça…

Je sentis mon visage brûler et je baissai la tête.

Effectivement, où allais-je mettre tout ça ? Cette question sonna comme une réalité et je me relevai soudain, en proie à une peur sans non. J'allais grossir et devenir laid… repoussant.

- Je ne veux pas !

- Tu ne veux pas quoi ?

Je fondis sur lui et le frappai de toutes mes forces. Je martelai son torse de mes poings et je pus sentir les larmes couler le long de mes joues. Je ne voulais pas devenir gros et laid, je ne voulais pas perdre ma beauté.

- Draco arrête !

Il me repoussa et emprisonna mes poings. Il me regardait à présent comme si j'étais une bête de foire et cela me fit revenir à la réalité.

J'allais être une bête de foire, j'allais avoir un bébé, moi, un garçon. J'allais avoir un gros ventre et j'allais être un parmi si peu à enfanter. J'allais peut-être être le seul Malfoy à le faire. Un paria, un rejet de notre société. J'allais tout perdre, en prenant du poids. J'allais me montrer aux yeux des autres comme… comme…

- Du calme Draco… allez viens, tu trembles, entendis-je.

Mais je ne pouvais cesser de trembler ni de pleurer. J'étais enceint et… et même si j'aurais dû faire cesser ça, je ne le pouvais plus. Je ne devais plus qu'espérer une chose, ne pas être seul. Je ne voulais pas être seul avec ce bébé, je ne voulais pas tout perdre pour cette fichue nuit où j'avais trop bu.

- Tu m'inquiètes Draco…

POV Harry

Je ne savais depuis combien de temps j'étais mal assis, Draco perdu dans le vide. Mais j'avais faim et j'avais très envie d'entendre le bébé. Je repoussai délicatement mon fardeau très perturbé, à ce qu'il me semblait, et me levai. Je me dégourdis les jambes qui étaient presque endormies.

Mon regard s'attarda sur la table basse où de très bonnes choses étaient présentes. Je tournai la tête et vis que Draco s'était endormi. Il ne pourrait donc rien me dire ou reprocher au fait que je mange.

Fort de cette pensée, je me dirigeai vers le petit salon et sans attendre, me mis à dévorer les fraises et le chocolat fondu. Je pris aussi quelques bouts de poire. J'étais ravi que mon appétit soit revenu.

Depuis ces deux derniers jours, j'avais… quelque peu perdu toute envie de manger. De rire aussi, de m'amuser ou de discuter avec les autres. J'avais dû faire un énorme travail sur moi-même.

Et j'avais réussi enfin à comprendre. Comprendre que… que peut-être ce qu'il s'était passé avec Draco à la rentrée était bon, que si j'avais la chance que cela se reproduise, je devrai me laisser faire.

Et comprendre en définitive que c'était les garçons qui m'attiraient plus que les filles aussi. Et cela avait été dur. J'avais pleuré dans mon lit et demandé pardon à mes parents de ne pas être normal, j'avais encore une fois une différence qui me pesait.

Et ce matin, je m'étais levé en me disant que cette différence avait, ou plutôt allait donner la vie. A mon fils ou ma fille, et que c'était ça la chose la plus importante.

Et peu importe que j'aie envie que Draco me saute dessus ou l'inverse, je devais cesser de m'apitoyer sur mon sort. J'étais alors revenu et… eh bien, j'avais encore dû subir les changements d'humeur de sieur Malfoy.

Mais une partie de moi ne lui en voulait pas. Si j'étais à sa place, enceint de mon ennemi… je ne savais pas comment je vivrais la chose. Peut-être serais-je encore pire que lui… ou plus calme. Mais je serais perturbé et si mes amis seraient au courant, j'étais sûr que se serait eux qui subiraient tous mes doutes, mes peurs, ma violence et mes sautes d'humeurs.

N'ayant plus faim, je me laissai aller dans le divan. J'étais fatigué et résigné. Je devrai faire avec la situation et voir comment les choses évolueraient entre Draco et moi.

Draco…

Je ne savais même pas comment de Malfoy j'étais passé à Draco… mais c'était tant mieux. A défaut d'être… hum, comment dire, ensemble, nous devions devenir amis pour le bébé.

Bien que j'avais d'autres envies, surtout depuis que j'avais voulu remplacer les fraises qu'il avait mangées devant moi plus tôt, ou l'envie que j'avais eue de poser ma bouche sur la sienne pour récupérer le chocolat. Sans oublier les autres qui avaient eu le temps de passer dans ma tête pendant qu'il avait mangé en faisant ses bruits si… excitants.

Je nous avais imaginés nus, entourés de chocolat, de fraises et de poires. Je nous avais imaginés se suçant avec… frénésie. Et pire que tout, je l'avais imaginé en moi, bougeant et gémissant. Merlin que j'étais perdu et en même temps apeuré d'avoir de telles pensées.

Je bâillai et me dis que vu que mon hôte dormait à poings fermés, je pouvais dormir ici, dans le fauteuil. Mais… j'avais envie de l'entendre. Je me relevai donc et allai chercher le truc à appliquer sur son ventre. Je trouvai une petite caisse dans la salle de bains.

Je m'avançai dès lors vers le lit où reposait Draco, le visage détendu. Ses joues étaient un peu humides, dues à ses larmes, mais je ne voulais pas les essuyer. Il pourrait se réveiller.

Doucement, comme si je devais approcher une bête sauvage, je posai un genou, puis deux sur le matelas. Le lit s'affaissa un peu mais cela ne réveilla pas Draco. Je commençai à ouvrir sa chemise, assez pour ce que je devais faire, ou plutôt voulais.

Une fois le bas de sa chemise ouvert, me dévoilant son ventre arrondi, j'ouvris le pot et passai l'onguent sur sa peau chaude. Je m'attendais à entendre le battement du cœur de mon bébé mais rien.

Je me souvins alors du sort et sans attendre, je sortis ma baguette et le lançai. Le son atteignit mes oreilles et un sourire heureux orna mon visage.

Je restai assis un temps assez long, ne voulant pas perturber ce moment. Quand après un temps indéterminé je n'entendis plus rien, je me laissai aller et posai ma tête sur un oreiller libre. Le sommeil ne fut pas long à venir.

Malheureusement, un peu avant de tomber dans les bras de Morphée, je ne pus que me rapprocher du corps de Draco, voulant sentir sa chaleur, ainsi que poser ma main sur son ventre.


Voilà, enfin le chapitre 6. Il s'est fait attendre et… toutes les excuses du monde n'y pourront rien. Sachez pour information qu'il fait 17 pages et 6200 mots.

Qu'en pensez-vous ? Mon écriture a-t-elle changé ? Mon état d'esprit oui, mais il ne redeviendra plus comme avant malheureusement. J'espère en tous cas que vous avez aimé ce chapitre et que vous serez assez gentils pour me le dire en review. Et cela même s'il vous a déçu.

J'en ai vraiment besoin… car je ne vais pas vous cacher que mes anciennes fic sont plus dures à écrire… parce qu'elle me rappelle mon ex. Nos disputes parce que j'écrivais et autres trucs dans le genre. Mais je n'abandonne pas… les chapitres seront juste plus longs à venir. Donc, ne vous attendez pas à lire le chapitre 7 dans deux semaines. Comptez plutôt le lire au mois de mai. Rassurez-vous aussi, quand j'aurais bouclé deux fictions sur le point de devenir complète, j'écrirai de nouveau pour publier un chapitre par mois.

Bref, tout ça pour en revenir à ce chapitre.

Je vous dis à très vite, et je vous promets que malgré tout, j'essayerai de publier avant, plutôt vers courant avril, si mes autres fic dont les updates prévues avance plus rapidement.

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre publié le 28 mars 2011