Coucou... Me revoilà avec un nouveau chapitre. J'en ai mis du temps :/ Je sais mais bon ...
Je tenais a vous remercier encore pour vos reviews plus que encourageantes.
et un GRAND merci a ma merveilleuse correctrice, Lolita-nie-en-bloc - et encore le mot est faible :D - pour tout le mal qu'elle a eue en corrigeant, Gros bisous.
Bonne lecture.
Chapitre 7 : I can't get you out of my head - Kylie Minogue.
En ouvrant les yeux ce matin, je me sentais drôlementbien. J'avais l'impression de toujours avoir dormi dans ce nouveau lit, de toujours avoir vécu dans cette nouvelle chambre et dans cette nouvelle maison. Mais, aussi étrange que ça puisse paraitre, j'avais l'impression d'y être une intruse. J'avais presque peur de franchir la porte de la chambre.
En tournant sur mon flanc gauche, j'aperçus le bocal qu'Edward m'avait offert la veille. Je souris rien qu'en me remémorant son geste.
- Salut Romeo…
Il régnait un silence déstabilisant dans le couloir. J'avais l'habitude, chaque matin, d'assister aux travaux dirigés de Rosalie – les casseroles qui teintaient, la télévision qui déversait ses émissions, et dernièrement sa révision du Kâma-Sûtra me réveillaient souvent avant l'heure. Mais ce matin, rien. Pas même le bruit si agaçant des mouches.
Seul le son des vagues faisait écho.
Je descendis à la cuisine – elle était déserte. J'étais à la fois triste de ne pas trouver un petit déjeuner, ou plutôt le petit déjeuner de Rose, et en même temps en colère contre Monsieur je-vais-te-préparer-tous-tes-repas.
Rose me manque.
Je soupirai d'exaspération et ouvris le réfrigérateur en cherchant n'importe quel truc mangeable.
- Bonjour.
Je sursautai, poussant un cri, et me retournai vers … Edward ?
- Mais qu'est ce que tu fous ? PUTAIN.
Il parut plus effrayé que je ne l'étais :
- Ca va Bella ?
- Non, j'ai failli avoir une crise cardiaque. Dis-je en plaçant une main sur mon cœur.
- Je suis désolé, j'ai cru que tu m'avais entendu.
- NON.
Je soufflai et fermai les yeux.
J'essayai de me calmer.
Alors que j'ouvrais les yeux, je vis Edward déglutir en me déshabillant du regard et je me rendis compte de ce que je portais – un micro short qui moulait mes fesses et accentuait les courbes de mes reins, et un débardeur. Je devinai à son regard qu'il pouvait voir mes tetons. Je me raclai la gorge pour le rappeler à la réalité. Alors qu'il relevait son visage, son regard noirci de désir laissa éclater des milliers de papillons dans mon ventre.
- Quand vas-tu te décider à me dire ce que tu fais ici ? demandai-je en essayant de dissoudre de cette tension.
- Je crois que je t'avais promis que tu ne cuisinerais jamais. Alors qu'est-ce que toi tu fais dans la cuisine ?
- Je vais préparer le petit déjeuner ! Dis-je en croisant mes bras.
- Ah oui ? dit-il en m'imitant.
Je hochai la tête.
- Et qu'est ce que tu comptais préparer ?
- Euh…des…Œufs. Oui voilà, des œufs.
- Et comment tu comptes les préparer, ces œufs ?
- Je…Je vais…et puis merde.
- Allez viens, Me dit-il en essayant de masquer son rire.
J'hésitai, avant de prendre la main qu'il me tendait. Et quelle ne fut ma surprise en sentant de nouveau les papillons faire irruption dans mon estomac !
Il me guida jusqu'à la terrasse où je trouvai une grande table sur laquelle il avait préparé un petit déjeuner digne d'un hôtel cinq étoiles.
Je poussai un sifflement – jamais, au grand jamais je n'avais vu une table de la sorte.
- Edward c'est …
- …Pas assez ?
- Tu rigoles ? Demandai-je, incrédule. C'est parfait.
- Je suis content. Dit-il en souriant.
- Tu sais du jus d'orange et une omelette étaient suffisants.
- C'est une insulte ! Dois-je te rappeler que je suis chef ? Ce petit déjeuner est un jeu d'enfants.
- J'ai peur que ça devienne une habitude.
- Je sais ce que c'est…Emmett ne peut plus s'en passer.
- En parlant d'Emmett, t'es sur la liste noire de Rose. Elle dit que c'est de ta faute s'il a toujours faim.
Il éclata de rire avant de répondre :
- J'ai déjà entendu ca quelque part. Bon maintenant à table, ca va refroidir.
Je lui souris et m'assis. J'hésitai – je n'avais que l'embarras du choix. C'était bien la première fois que je prenais un petit déjeuner aussi grandiose. Quand j'étais petite, Renée se contentait de me verser du jus d'orange et me donnait une pomme. Quand j'ai vécu avec Alice, on ne déjeunait presque jamais – elle était super débordée, et moi super fainéante.
Finalement, j'optai pour du pain doré. Mais en voulant en prendre, mes cheveux tombèrent dans le pot de confiture :
- Merde.
Je les relevai en jurant, et les attachai à la va vite. Je sentis le regard d'Edward à travers mes gestes.
- Quoi ?
- C'est un tatouage ? Demanda-t-il en désignant le dessin calligraphié en bas de ma nuque.
J'acquiesçai en l'effleurant.
- Et c'est bien écrit Jazz ?
- Oui. Et Jazz a le même. Il s'est fait tatouer « Bella » sur son épaule.
Il fronça les sourcils.
- C'est… amical. T'es sure que vous êtes amis au moins ?
- Bien sur, Répondis-je rapidement. On nous posait souvent la question, d'ailleurs. Jazz est mon meilleur ami, mais à une époque on était… Peu importe. On était jeunes et complètement idiots. Un jour, il m'a parlé de sa passion pour les tatouages et je lui ai proposé d'en faire un autre. Il a dit au tatoueur qu'il voulait écrire Bella. Je l'ai trouvé tellement courageux et adorable que je me suis fait le même, par amour fraternel. Après ça, j'ai traité Jasper de tous les noms pendant une semaine, tellement le tatouage me faisait mal.
Je pouffai en me remémorant le jour en question, mais mon sourire se fana lorsque je croisai le regard d'Edward :
- Tu sais, ca remonte à longtemps.
Pourquoi tu lui expliques ? C'est ton COLOCATAIRE.
- Et Alice ?
- Quand Alice l'a découvert, elle a fait la tête jusqu'à ce qu'il se fasse tatouer les fesses.
J'éclatai de rire, et cette fois Edward m'imita.
Apres le petit déjeuner, je le remerciai encore une fois et remontai dans la chambre.
xxXxx
Je soufflai, avant de toquer à la porte du bureau de Marcus.
- Entrez.
- Isabella, Me salua-t-il.
- C'est Bella…Bel-la, Insistai-je en le foudroyant du regard.
- Et alors, qui s'en soucie ?
- Probablement que moi, soupirai-je.
- C'est bien ce que je disais. Personne, Cracha-t-il sans même un regard pour moi.
- Bon, je voulais m'excuser pour l'autre fois, pour l'interview d'Edward Cullen.
- Isabella, Isabella… C'était loin d'être professionnel je suis d'accord, mais les gens ont littéralement a-do-ré.Ca veut dire plus d'argent pour moi, et pas de soucis pour toi. Ferme la porte derrière toi, j'ai besoin d'un peu de calme.
Je sortis soulagée – j'avais vraiment eu peur de perdre mon emploi. Le studio de Marcus, c'était toute sa vie. Et à la moindre petite faute, on savait tous que c'était la porte.
xxXxx
- Syndrome d'Ehlers-Danlos : Ce syndrome est la conséquence d'un déficit dans l'organisation du tissu conjonctif. Il se manifeste par une hyper extensibilité des articulations, une nécrose médiale kystique, des anévrismes aortiques et périphériques, et la perforation des viscères abdominaux. Des ruptures artérielles potentiellement mortelles peuvent survenir spontanément ou comme conséquence d'un traumatisme minime…
Je sentis une présence a mes cotés. J'essayai de ne pas trop m'en occuper et continuai à transcrire sur papier les paroles du professeur:
- Salut Bella, Chantonna la voix agaçante de Jane.
Je fermai les yeux et posai les stylos brusquement sur le bureau. Je me tournai vers elle, les sourcils froncés :
- Mais qu'est ce que tu fiches ici ? Demandai-je.
- J'étudie ici.
- Ah bon, tu n'es plus en droit ? Tu fais médecine maintenant ? répliquai-je innocemment.
- Ouais bon on s'en fout…Je voulais te parler.
- Je crains que ce ne soit pas possible.
- Pourquoi ?
- Pour la simple et bonne raison que ce que le prof est en train de dire pourra sauver des vies plus tard, à l'inverse de tes babillements inutiles.
- Allez Bella, je suis sûre que tu pourrais m'arranger le coup avec ton ami.
J'écarquillai les yeux. Non mais quel culot ! Je me levai et commençai à ramasser mes affaires tout en lui lançant un regard noir.
- Je croyais que tu voulais sauver des vies !, me nargua-t-elle avec insolence.
- Autant me soucier de la mienne que tu gâches en ce moment, crachai-je.
Je sortis de l'amphi, voulant respirer un peu d'air frais, mais c'était sans compter sur Jane qui me suivit à grandes enjambées. J'essayai de l'ignorer, et continuai mon chemin.
A la sortie de l'université j'aperçus Edward, adossé contre le capot de sa Volvo.
- Edward ? soufflai-je.
- Bella… rétorqua-t-il en souriant.
- …Saluuuuut ! Moi c'est Jane l'amie de Bella.
D'abord elle ose venir me voir en cours et me suivre partout, et voilà que maintenant elle se présente comme étant mon…Amie !
- Enchanté Jane.
- Pas autant que moi, Lui dit-elle d'une voix charmeuse.
Je levai les yeux au ciel.
- Pourquoi es tu ici, Edward ? Demandai-je pour mettre fin a leur échange.
- Je me suis dit que tu aurais surement du mal à manger un autre plat que ceux que je fais.
- Je suis désolée, mais je déjeune dans un fast-food au coin de la rue pour ne pas être en retard.
- Je serais lourd si je m'invitais ?
Mes lèvres s'étirèrent d'elles-mêmes jusqu'à former un sourire.
Mes yeux s'accrochèrent à ceux d'Edward, et mon cœur se mit à battre la chamade. Sur le coup, j'oubliai complètement le monde qui m'entourait. C'était un sentiment étrange – comme si sa seule présence suffisait à combler le vide que je ressentais depuis des mois.
Toutefois, Jane s'empressa d'interrompre notre moment, et c'est tout naturellement qu'elle s'invita à se joindre à nous.
- Avec plaisir, Lui répondit Edward.
Je soufflai bruyamment, sous le regard amusé d'Edward qui contrastait avec celui de Jane – plus courroucé – et avançai.
- C'est un fast-food ou un billard ? Demanda Edward en franchissant la porte du « Food-Pool »
- Un peu les deux, Répondit Jane.
Nous nous installâmes à une table et commandâmes, légèrement embarrassés par le silence inconfortable qui pesait entre nous.
J'observais Edward, assis en face de moi, manger avec une telle grâce que c'en était troublant. Parfois, ses yeux verts rencontraient les miens et je m'empressais de détourner mon regard – pourtant, je savais qu'il me lançait un sourire.
- Alors Edward, tu fais quoi dans la vie ?
Sa question piqua ma curiosité. Allait-il lui dire qu'il était chef cuisinier, ou allait-il réutiliser son emploi fictif d'architecte, comme il l'avait fait lorsqu'il avait tenté de me séduire ?
- Et bien…Je suis architecte.
Je soufflai en levant les yeux au ciel.
Evidemment.
- Vraiment ? C'est génial ! Mon frère aussi est architecte, Annonça-t-elle en se penchant sur la table, laissant entrevoir sa poitrine siliconée.
Je faillis m'étouffer avec mon minuscule morceau de pizza.
- Jane, sifflai-je entre mes dents.
- Quoi ? Mais qu'est ce… ?
Elle s'arrêta lorsqu'elle croisa mon regard noir.
- Ca va, ça va, reprit-elle, je vais aller jouer.
J'observai les longues jambes de Jane quitter la table et se planter devant le billard que venaient de déserter trois garçons. Elle prit son temps pour choisir sa queue, se délectant probablement du regard que les hommes lui portaient, et plaça les boules au centre, profitant de l'occasion pour cambrer ses reins, offrant une vue plus que provocante de son derrière.
Elle continua son manège alors qu'elle laissait la queue aller-et-venir contre sa main, jetant quelques œillades suggestives à Edward.
Je me détournai finalement d'elle en levant les yeux au ciel, et reportai mon attention sur Edward, qui me lançait un regard inquiet.
- Ca va Bella ? Tu trembles, Demanda Edward.
- Ouais, t'inquiète pas. Je suppose que je suis fatiguée.
Il hocha la tête, pas tres convaincu, et je reportai mon attention sur la blonde qui ne faisait que s'humilier avec sa canne.
- Edwaaard, Minauda-t-elle en mordant sa lèvre inferieure. Je n'y arrive pas. Tu peux m'apprendre ? Je soupirai – c'était de pire en pire.
Edward se leva avec réticence, et lui montra lentement le mouvement adéquat en décomposant chaque étape pour qu'elle l'assimile mieux. Elle prit sa place quelques secondes plus tard, et le refit très maladroitement.
- Je suis trop nulle, se plaignit-elle telle une enfant de cinq ans.
Ce n'est pas nouveau, pensai-je amèrement.
Je me levai à mon tour en lui arrachant la canne. Je visai la petite boule blanche, et frappai. Elle partit à toute vitesse et rebondit contre deux boules rouges qui prirent chacune une direction différente et atterrirent dans les trous.
Je me retournai vers Jane qui me lançait un regard noir, et Edward qui me regardait avec admiration.
- Je rentre, maugréai-je.
xxXxx
Je sonnai pour la troisième fois à l'appartement de ma meilleure amie.
- Bella, Dit-elle en ouvrant la porte d'une main et en essayant de remettre ses cheveux en ordre de l'autre.
- On dirait que j'ai interrompu un truc.
- Non, viens, entre, je t'en prie.
Je lui fis la bise et me dirigeai vers le salon où Jasper boutonnai toujours son jean.
- Salut Jazz.
- Ca va ? t'as pas l'air bien !
- Pas vraiment, soupirai-je en me laissant tomber sur le canapé.
- Tu n'as pas cours, Bella ? Demanda Alice.
- Non, mais si je croise encore une fois Jane je risque de me suicider.
- Jane ?
- Volturi ?
J'hochai la tête.
- Mince, murmura Jasper.
- Qu'est ce qu'elle fait là ?
- Apparemment elle n'a jamais quitté cette ville.
- Et c'est maintenant qu'elle se manifeste? La salope !
- Alice… gronda Jasper
- Arrête Jazz, cette fille a disparu pendant une année entière et maintenant elle réapparait… et elle te parle ?
- Et comment ! Elle drague même Edward.
- D'où est-ce qu'elle connait Edward ?
- Elle l'a rencontré ce midi.
- Tu as croisé Edward ce midi ? Demanda Jasper.
- Non…euh… Il est venu m'inviter.
- Voyez-vous ça… Répliqua-t-il avec un sourire malicieux.
- Jasper…Grondai-je.
- Allez quoi, Bella ! Dit Alice en sautillant. Il ne t'a pas invité en s'inquiétant pour ta santé, si?
- Si. En fait, il avait peur que je m'habitue à son petit déjeuner.
- Il t'a préparé un petit déjeuner ? Demanda-t-elle les yeux écarquillés.
- Dois-je te rappeler que c'était l'une des conditions pour que j'habite avec lui ?
Elle arqua un sourcil mais ne répondit rien. Son téléphone sonna à ce moment là, et elle s'excusa avant de quitter la pièce.
- Alors, comment se passe votre « truc » ? Demanda Jasper en mimant les guillemets.
- Arrête avec ce « truc ». Il ne se passe rien du tout et tu le sais.
- Permets-moi d'en douter.
Je levai les yeux au ciel pendant qu'il s'installait à mes cotés :
- Allez, tu crois vraiment qu'il ne se passe rien ?
- Oui.
- Alors pourquoi t'es jalouse ?
- Hein ?
- Oui, si t'es pas jalouse alors explique-moi pourquoi t'es d'aussi mauvaise humeur !
- C'est Jane.
- Parce qu'elle a dragué Edward ?
- Non…ouais un peu ça mais …
Je soupirai.
- Tu fais chier, Jazz.
- Arrête ! t'es venue ici pour chercher la réponse que je viens de te donner.
Je ne répondis pas. De toute façon, il savait qu'il avait raison. Il avait toujours raison. Je l'entendis rire en se penchant pour attraper son paquet de cigarettes et, lentement, il en sortit une, et la coinça entre ses lèvres. Ses yeux parcoururent la pièce à la recherche de son briquet.
- Tu devrais vraiment arrêter cette merde Jasper, soupirai-je en lui tendant le briquet qui se trouvait à mes cotés.
Il alluma la cigarette et inspira en fermant légèrement les yeux.
- Je t'aime Bells, sourit-il en m'embrassant sur la joue.
XxXxx
Edward entra dans l'appartement à bout de souffle. Il devait juste avoir fini. Il me salua et s'affala sur le canapé a mes cotés.
- Quelle journée…
- Merdique. Terminai-je.
- Ouais tu peux parler ! Ce n'est pas toi qu'on a planté dans un fast-food paumé avec une folle à lier ! Dit-il en me regardant droit dans les yeux.
- D'abord, ce n'est pas un fast-food paumé, et puis tu ne paraissais pas t'en plaindre, de ta nouvelle pouffe.
- Jalouse ? m'interrogea-t-il levant un sourcil.
- Tu prends tes rêves pour des réalités, Cullen.
- Donc, si je comprends bien, tu n'es pas contre le fait que je sorte avec Jane ? demanda-t-il en se redressant.
Jane ? Il veut sortir avec Jane ?
- Ce n'est pas mon problème si tu n'as pas de goût, Répondis-je en haussant les épaules.
Le coin de ses délicieuses lèvres s'étira pour former un sourire un coin… Tellement sexy.
Quand je compris ce qu'il se passait, je m'empressai de me lever mais ses mains se posèrent sur mes épaules, m'obligeant à me rasseoir. Il en profita pour commencer à me masser délicatement.
- Edward ?
- Chut…Détends-toi, Chuchota-t-il prés de mon oreille.
Un frisson parcourut tout mon corps. Je fis ce qu'il me demandait et me concentrai sur ce que ses mains me faisaient ressentir.
Ses mains étaient tellement douces, son odeur était tellement suave… Du coin de l'œil, j'aperçus quelques mèches bronze qui tombaient sur son front. Ses sourcils parfaitement dessinés étaient froncés, signe de sa concentration, et le vert de ses yeux était incroyablement déstabilisant.
Tout en le détaillant, des images de notre première rencontre me revinrent. A première vue, je m'étais demandée s'il n'était pas le fruit de mon imagination parce qu'un homme tel qu'Edward ne pouvait exister. Quand il m'avait abordée j'avais cru mourir – sa voix, son odeur… rien que sa présence me laissait comblée et, aujourd'hui, ce même homme avait ses mains sur mes épaules, et son visage à quelques centimètres du mien…
Voudrais-je vraiment qu'il s'en aille ?
Voudrais-je vraiment qu'il soit à quelqu'un d'autre ?
Regrettais-je vraiment le fait qu'il soit le chef Ed Cullen?
- Edward ? chuchotai-je.
- Hmmm?
- Je…Ne veux pas que tu sortes…avec Jane, Avouai-je en bégayant.
Je me sentis tout à coup mal à l'aise, et davantage encore lorsque je remarquai son sourire. Je me détachai de ses mains et me levai.
- Tu sais…je…euh…Oublie, tu veux bien ?
Je n'attendis pas sa réponse et je montai les escaliers en courant avant d'entrer dans ma chambre et de claquer la porte.
Non mais quelle conne…Il n'était pas mien, et il ne le serait jamais.
Jamais.
*Se mord la lèvre nerveusement* Alors ?
Bisous
C'.
