AUTEUR: Nahira

DISCLAIMER : Mathieu Sommet et Antoine Daniel ne m'appartiennent pas (bien que l'apparence et le caractère Mathieu est légèrement modifié pour le bien de l'histoire) Les autre personnages sont des OC, sauf Leïla, qui se reconnaîtra sûrement ! (coucou ma belle !) Dessin de couverture par Le Changenom.

RESUME : Antoine fait un bad trip suite aux nombreux médicaments qu'il a avalé durant son séjour à Morkof. Mathieu le soigne avec l'aide du Hippie et, après quelques temps, Antoine se réveille enfin. Commença alors une petite discussion entre les deux protagonistes, amenant la déclaration d'amour involontaire de Mathieu. Ils passent le reste de la journée avec une certaine gêne entre eux, mais le lendemain, ils ont une discussion concernant « l'esclavage » des Nekos qui estompa la gêne de leur dernière discussion. Les jours qui suivent se passent bien, mais Antoine fait tout pour éviter que Mathieu s'occupe de la maison, ce qui ne lui plaît pas, engendrant une énième discussion sur ce sujet. Mais ils sont coupés par la sonnette de la maison, et l'apparition de deux agents de la fourrière.

Réponse aux reviews anonymes :

Raptorr575 : Contente que ce chapitre t'ait plus ! Oui c'est vrai qu'il ne s'y passe pas grand chose et... Ben ici non plus en fait. Enfin si, déjà un peu plus mais c'est court ._. Enfin bref, j'espère que ça te plaira quand même !

« Paroles dites à voix haute. »

« Paroles dites par la pensée ou par les personnalités dans la tête de Mathieu. »

« Paroles dites en même temps par la pensée (généralement pour répondre aux personnalités) et à voix haute. »

Hello ! Me revoilà pour ce chapitre 6 ! J'ai mis beaucoup trop de temps à le poster celui là... Et j'en suis désolée ! Je suis d'autant plus désolée qu'il soit... Court oui on peut le dire ! Je suis un peu dégoûté de la taille de ce chapitre mais bon, c'est comme ça dans mon plan et je m'y tiens ! J'espère qu'il vous plaira tout de même !

(remarquez qu'on est Jeudi alors que je poste le Mercredi normalement... En fait j'ai complètement zappé de le poster hier et du coup, je le poste aujourd'hui, ne voulant pas retarder la sortie d'une semaine ! Oui cette info ne sert à rien mais je vous zut ! (avec amour))

Je remercie d'ailleurs Lev' (Le Changenom) pour son dessins de Mathieu en Neko qui figure maintenant en couverture de la fiction. Merci beaucoup beaucoup 3

Bonne lecture et... Joyeuse année 2016 o/


Chapitre 6 : Adieu

Point de vue d'Antoine

« Bonjour monsieur, c'est la fourrière. »

Les deux hommes s'invitèrent sans demander la permission dans la maison, cherchant et trouvant rapidement le jeune semi-chat. L'un était plus grand qu'Antoine, cheveux blonds cendrés et yeux gris sombres, et le second était légèrement plus petit, cheveux noirs nuancés de gris et les yeux verts de vase.

« Wow wow wow ! Qu'est-ce que vous faîtes ? Qu'est-ce que vous voulez ?!

- Nous avons été envoyé pour récupérer un Neko sans famille.

- Mais vous voyez bien qu'il a une maison !

- Vous avez ses papiers ? »

Antoine ouvrit la bouche, prêt à répliquer, mais cette dernière question le prit de court. Que pouvait-il répondre à cela ?

« Heu... Pas encore, mais je m'apprêtais à aller en faire...

- Ce n'est pas possible monsieur. Les Nekos abandonnés sont retrouvés et amenés à la fourrière, ils ne peuvent pas être à nouveau adoptés.

- Mais pourquoi, c'est stupide !

- C'est comme ça monsieur, question de sécurité et de business. »

Sur ces mots, les deux hommes attrapèrent Mathieu qui se débattit, pour commencer à se diriger vers la sortie. Le chevelu se posta devant la porte pour les empêcher de passer.

« Lâchez le ! Je ne vous permet pas de l'emmener comme ça !

- Sauf que vous n'avez pas le choix Daniel. Estimez vous heureux qu'on ait reçu l'ordre de ne pas vous emmener avec nous !

- Que...

- Nous savons que vous avez été choisis comme cobaye pour l'institut, et si ça ne tenait qu'à nous, on vous aurait ramené à votre cellule.

- Peut importe, ça m'est égale ! Laissez le ou je vous casse là gueule, parce que là je commence vraiment à en avoir ras-le-bol de cette histoire d'organisation !

- On ne fait que notre travaille. Obéissez et vous n'aurez pas de problème.

- Lâchez le, et VOUS n'aurez pas de problème. »

Antoine savait que ce n'était vraiment pas une bonne idée de provoquer ces deux gars comme ça, surtout qu'il avait déjà vécu quelque chose de similaire, mais il ne voulait pas abandonner son protégé comme ça. Il ne voulait pas l'abandonner à la mort. Jamais. Il ne l'avait pas adopté pour finalement le laisser au même sort qui l'aurait attendu s'il était resté à la rue. Il s'était beaucoup trop attaché au petit chat schizophrène. Peut-être même un peu plus qu'il ne le pensait.

« Bon. Très bien, reprit le blond en lâchant le bras de Mathieu qui semblait effrayé par la probable suite des événements, vous ne nous laissez pas le choix. »

Il s'approcha de l'impertinent, les poings serrés et le visage neutre et fermé. Il était payé pour amener les abandonnés à leur triste fin. Il l'était encore plus lorsque c'était un Neko ciblé, alors ce n'était pas un jeune homme un peu trop arrogant qui l'empêcherait d'avoir sa paye de fin de mois.

Antoine se mit sur ses gardes. Il n'aimait pas se battre, il détestait ça même, mais ça valait le coup. Il voulait bien risquer quelques gouttes de son sang ou même un peu plus si cela lui permettait de sauver son protégé. Même s'il avait peur.

Un premier coup fut envoyé par l'inconnu qu'Antoine réussit à esquiver de justesse. Il n'était pas bien habile, mais son adversaire ne semblait pas rapide non plus. Il arriva même à redonner un coup de genou en retour bien qu'il soit maladroit.

Un petit sourire naquit sur les lèvres du chevelu. Ça allait être plus facile qu'il ne le croyait.

Il profita de la déstabilisation de son adversaire pour donner un nouveau coup, de poing cette fois, vers la joue exposée, mais sa main fut stoppée par sa cible qui bloqua le poing avec sa main.

Ah. Bon bah finalement, il allait s'en prendre des coups.

L'agent de la fourrière dévia le poing du brun et lui redonna un coup dans l'estomac qui lui coupa le souffle, avant d'enchaîner avec un coup dans la mâchoire.

Antoine tomba à la renverse sous le choc avec un léger gémissement de douleur.

« Antoine !, s'horrifia la voix de Mathieu. »

Il tenta d'aller l'aider, mais l'autre homme le tenait toujours pas le bras et parvint à le retenir, sans tendresse.

« Toi tu restes là ! »

Le plus grand s'approcha de son collègue.

« Bon on y va. »

Le duo s'éloigna vers la porte, emmenant avec lui le jeune Neko qui tentait de se débattre pour rejoindre son maître qui essayait tant bien que mal de se relever.

Il était hors de question qu'il se laisse avoir comme ça ! Tout en se massant la mâchoire et en ignorant la douleur dans son ventre, Antoine se releva et retourna à l'attaque en donnant une droite par derrière au plus grand. Celui-ci se prit le coup de plein de fouet et, emporté par la puissance de celui-ci, il fut poussé contre l'encadrement de la porte, aggravant la douleur engendrée.

Cependant, le maître de maison n'eut pas beaucoup de temps pour se féliciter de son coup, se prenant lui même un uppercut venant du deuxième agent. Sonné, il manqua de s'étaler au sol alors qu'il se tenait le nez dont du sang s'écoulait en abondance.

Il s'apprêtait de repartir à l'assaut quand Mathieu se prononça.

« Antoine ! Arrête s'il te plaît ! »

Le chevelu n'écouta pas le jeune semi-chat et tenta un coup de pied bien placé chez son adversaire, mais il ne réussit qu'à toucher la jambe, permettant tout de même de le faire tomber.

Cependant, il ne vit pas l'autre homme qui s'était relevé entre temps et il se prit un énorme coup sur le côté de son visage, le faisant tomber violemment, à moitié assommé.

« Putain..., articula-t-il sous la douleur. »

Il cracha du sang qui s'écoulait à présent de sa bouche en même temps que son nez, appréciant peu son goût métallique. Il tenta une énième fois de se relever mais en vain, l'espace atours de lui tournant dangereusement vite.

Il reçut un coup de pied dans le dos, finissant de le clouer au sol.

« T'essaye de bouger et je met fin à tes jours ! C'est clair ?, prononça le blond dont un léger filet de sang coulait sur le coin de ses lèvres. »

Antoine lui envoya un regard noir, bien que sa vue soit brouillée. Il n'allait pas tarder à tomber dans les pommes à ce rythme là...

Mais même s'il était en état critique, il ne voulait pas abandonner Mathieu. C'était son chat, son Neko... Son humain ? Il se surprit à cette pensée. C'était pas vraiment le moment de faire le point sur ses sentiments...

Il tenta de bouger un peu, mais le pied qui serrait son dos et ses forces réduites l'empêchèrent de faire quoi que ce soit.

« Je t'ai dis de ne pas bouger !

- Antoine, écoute-les ! Messieurs, je vous suis !, s'exprima le châtain, au bord des larmes.

- Non Mathieu...

- Laisse moi partir Antoine, tu en as déjà assez fait pour moi. »

Le ton de semi-chat était ferme, mais surtout emplit de désespoir et de supplication. Il ne supportait de voir l'homme qu'il aimait comme cela. Il ne supportait pas de le voir se mettre en danger rien que pour lui. Il ne supportait pas d'être la cause de souffrance de quelqu'un. Alors il avait fait son choix.

Il se dirigea vers la porte, suivit des deux agents, les oreilles pendantes, envoyant un dernier regard triste vers son maître. Je t'aime, voulait-il dire, mais il en eut pas le temps, une main le poussant vers l'extérieur.

Antoine aurait voulu protester, crier, hurler, mais il n'y arrivait pas. Sa voix s'étouffait dans sa gorge et ses lèvres refusaient de bouger. Il observa son chaton sortir de son appartement, la vision floue, avant de sombrer dans l'inconscience, le cœur brisé, bien plus qu'il ne le pensait.

Point de vue de Mathieu

Il avançait, les yeux baissés, penaud et calme. Il ne regrettait pas sa décision et l'acceptait, mais il avait peur. Peur de mourir. Car c'était ce qui allait lui arriver. Perdre la vie qui ne l'avait pas bien gâté.

Bien qu'il n'ait pas vécu que des moments faciles, il avait tout de même peur de quitter ce monde. Comme tout être humain. Mais il allait mourir tel un animal. Euthanasié. Pas la plus belle des morts. Au moins, elle n'était pas douloureuse... Enfin, il espérait.

Il marcha quelques temps, encadré de ses deux bourreaux, avant de s'arrêter devant une camionnette sombre. Le plus grand des trois ouvrit rapidement les portières arrières et poussa le jeune semi-animal à l'intérieur qui manqua de tomber. Les portes se refermèrent, enfermant les espoirs d'une vie belle et désirable à l'extérieur.

Il s'assit au fond du véhicule, jambes contre torse et tête posé sur ses genoux. Il entendit les deux agents monter à l'avant, séparé d'eux par une parois en métal.

Il faisait froid. Mais il s'en foutait. Après tout, qui se soucis de cela quand on sait que d'ici peu, on aura plus à ressentir cette sensation si désagréable ? Ni plus aucune d'ailleurs.

Il attendit alors, écoutant les bruits de l'extérieur, puis supportant les remous de la camionnette qui se déplaçait.

Ses personnalités commencèrent alors à s'affoler. Il s'étonna d'ailleurs qu'elle ne se soient pas manifestées plus tôt. Le Panda paniquait, le Patron hurlait, le Hippie stressait et le Geek... Le Geek semblait rester calme, étrangement. Il semblait accepter son sort. C'est ce qui frappa le plus Mathieu. Il l'avait considéré comme étant sa partie la plus immature et la plus peureuse, et finalement, elle semblait être la plus compréhensive et sage.

« Tu as bien fait Mathieu, affirma celle-ci justement, ayant compris son questionnement, Antoine il a été très gentil avec nous, il faut pas qu'il meurt à cause de nous. »

Mathieu ferma les yeux, un peu rassuré. Rien que l'accord du petit Geek lui faisait du bien au poids qui pesait sur ses épaules. Mais les cris des deux personnalités fortes de caractère l'empêchaient d'être en paix avec lui même. Lui qui voulait mourir tranquillement, il avait oublié ce détail. Tant pis.

Il regarda devant lui. Il écoutait sans répondre les cris du Patron et du Panda qui lui hurlait de sortir et d'aller butter les deux agents pour l'un, et qui lui suppliait de ne pas renoncer à la vie pour l'autre. Cela lui faisait mal au cœur, mais il n'en fit rien. De toute façon, il n'y avait aucun moyen de sortir de la camionnette. Et quand bien même... L'extérieur ne lui réservait qu'une errance sans fin avec pour seule finalité une mort désagréable voir douloureuse, sans compter la souffrance que lui apporteraient la solitude, la famine et le froid. Non, il voulait espérer une mort rapide et sans douleur. Il resterait dans cette camionnette. Point.

« Gamin, si tu ne te décides pas de sortir d'ici dès l'ouverture des portes, je te jure que je prend ta place jusqu'à la fin de ta putain de vie ! »

« T'en est incapable Patron, je reprendrai le dessus très rapidement et tu le sais. Et non, je ne sortirais pas. »

« Je m'assurerai de garder le contrôle, j'ai déjà ma petite idée pour y parvenir. Ne m'oblige pas à te faire du mal pour rester en vie. »

« Je t'emmerde, et c'est tout ce que je vais faire avant de mourir. »

Ses paroles dépassaient sa pensée, mais le Patron commençait vraiment à les lui briser. Il ne pouvait pas le laisser tranquille pour une fois ?!

« Ok gamin, t'as gagné. »


Et voilà ! J'espère que ça vous a plu ! J'essaye de poster mon chapitre 7 au plus vite bien que je ne vous promet pas de date. Je vais m'attaquer à l'épilogue de mon autre fic entre temps parce qu'il faut bien la terminer un jour !

N'oubliez pas votre review, qu'elle soit énorme ou pitite, ça me fait toujours plaisir d'en recevoir !

A bientôt ! o/