Je vous offre ce petit chapitre bonus que j'ai adorais écrire.
Bonne lecture a vos mes LG
Rien ne m'appartient sauf l'histoire

Bisous


Bonus 4. L'Atelier pâtisserie se transforme en atelier désastre.

Une semaine qu'il n'avait pas eu de contact avec Jackson, un longue, très longue semaine. Malgré les efforts de Stiles et Derek, le jeune blond était perdu et en colère, il leur avait quand même expliqué que le retour de la jeunesse de Peter ne le dérangeait pas.

Seulement le fait d'avoir été seul, abandonné dans un restaurant en périphérie de la ville, dans un endroit qu'il ne connaissait pas, sans moyen de transport que ses pattes de loup garou, sans nouvelles de Peter, sans rien, l'avait profondément affecté.

Stiles pouvait parfaitement comprendre l'état d'esprit de Jackson. Un jeune homme qui avait été abandonné par sa famille à la naissance, il reste quand même des séquelles plus tard.

Stiles avait beau expliquer aussi la situation de Peter, mais a chaque fois qu'il tentait de discuter, Jackson se fermait au monde. Alors il eut une idée pour détendre le jeune homme, un atelier pâtisserie.

Jackson s'étant enfermé le weekend précédent, il embarqua son louveteau blond chez lui pour un après-midi.

Mais ce qui ne devait être qu'un atelier innocent se transforma en tornade blanche et les responsables allaient subir la fureur d'un shérif très en colère.

Stiles venait d'enfourner la première tournée de Devil Food Cake en mode solo, il baissa le thermostat à 350°F et se tourna vers Jackson qui se débarbouillait le visage encore noir de préparation chocolat mais qui malgré tout avait le visage fendu d'un grand sourire presque enfantin et les feux d'artifices qui explosaient dans ses yeux réchauffait le petit cœur humain de Stiles.

Quand en début d'après-midi Stiles avait embarqué de force le jeune Whittemore chez lui pour un atelier pâtisserie, jamais le blond n'aurait imaginé s'amuser autant en faisant de la cuisine.

Stiles le laissait faire et apprendre quelque chose que normalement les mères apprenaient à leurs enfants.

C'est une sorte de rite d'initiation et de partage, chose que jamais Jackson n'eut jamais droit de faire. Sa mère toujours occupé par monts et par vaux, n'avait pas une minute pour ce genre d'activité, que Mme Whittemore trouvait dégradante et laissait aux bons soins de femmes de cuisine.

Alors quand Stiles lui avait laissé battre le sucre et les œufs, Jackson s'en était donné à cœur joie, plongeant de temps en temps son doigt dedans pour goûter la mixture qu'il trouvait à son goût mais surtout en croyant que Stiles ne le voyait pas.

Puis vint le moment où Stiles ajouta le chocolat qu'il venait de faire fondre avec le beurre.

Après avoir ajouté de l'eau bouillante, Stiles incorpora la farine, le baking soda et le sel pendant que Jackson continuait de touiller.

Alors que Stiles se tournait pour récupérer le vinaigre et le lait, Jackson plongea son doigt dans la préparation et soupira de contentement, Stiles lui jeta un œil amusé et heureux.

Puis chacun des garçons étaient devant un assortiment de mini moules à gâteaux, ils les remplirent assez mais pas trop pour que les gâteaux de débordent pas à la cuisson.

Alors que Stiles allait commencer à ranger devant un Jackson qui essuyait le plat à gâteau au chocolat avec son doigt, son téléphone se mit à sonner. Stiles regarda le numéro et se précipita dessus quand il vit que c'était Derek qui l'appelait.

_ Salut toi, chuchota Stiles à la limite de la minauderie pathétique, Jackson pouffa devant tant d'amour écœurant mais une petite lueur de tristesse pointa son nez dans ses yeux et Stiles le vit parfaitement.

_

_ Tu veux bien répéter ! Scott a fait QUOI ? Cria soudainement Stiles. Jackson le vit se tendre nerveusement, il n'écouta pas la conversation mais sut quand le regard de Stiles devint froid que quelqu'un allait avoir des ennuis. Attends ! Tu veux bien répéter s'il te plaît. Sa voix se fit basse et menaçante et ça, ça n'augurait rien de bon, Jackson posa le récipient sur le plan de travail central de la cuisine et attendit.

_ …

_ OK, j'arrive de suite et dis bien à Scott que s'il ne se calme pas de suite, j'ai des histoires normalement interdite avec le Bro-Code mais qu'elles pourraient sortir, et il raccrocha. Jackson tu veux bien rester ici et surveiller les gâteaux, dans … Stiles regarda la pendule … dans 23 minutes tu sors la première fournée et tu mets la deuxième, puis trente minutes après tu mets la troisième en route ! Ok ?

Jackson opina de la tête pour lui signifier qu'il avait compris, mais aussi qu'il avait saisis qu'il allait devoir rester là, d'un côté ça ne le dérangeait pas, les conneries de Scott il en avait plus que ras le bol.

Encore un coup de sa jalousie maladive envers Stiles, il pourrait partager un peu. Des personnes comme Stiles, il en existait très peu, alors pour lui comme pour les autres bêtas de la meute, c'est un trésor inestimable que des fois Scott n'arrive pas à partager, pourtant c'est pas faute de l'avoir abandonné à de nombreuses reprises pour aller voir Allison quand ils sortaient ensemble.

Abandonné mais pardonné, tout ceci lui fit tilter.

Scott avait plusieurs fois abandonné Stiles, le mettant souvent en danger et pourtant Stiles lui pardonnait toujours.
Alors que Peter l'avait laissé seul une fois et il lui avait bien sûr pardonner mais il n'arrivait pas à passer outre de peur qu'il ne recommence.

Scott avait souvent récidivé et dès qu'il avait un souci Stiles lui ouvrait les bras.

Pourquoi n'y arrivait-il pas ?

Dieu savait qu'il l'aimait son loup, à son âge ou même jeune, il le trouvait sexy et mon dieu ses yeux, perçant, pénétrant, inquisiteur, il en rêvait la nuit, fantasmait le jour.

_ Jackson tu m'écoutes ?

_ Hein ? Quoi ? Pardon tu disais ?

_ Je reviens vite, je vais calmer ce Crétin de McCall et j'arrive. Sans s'en rendre compte, Stiles se pencha sur Jackson et l'embrassa sur la joue puis partit.

Jackson se toucha la joue, embarrassé et touché, c'était la première fois que Stiles lui faisait un truc pareil. Il avait beau le consoler, lui parler gentiment comme à tous les autres, c'était la première fois qu'il avait droit à un tel geste.
Isaac y avait droit tout le temps, Lydia aussi, Erica aussi, Boyd non, avec Boyd ils avaient instauré un truc débile de tchek bien à eux, pour Scott s'était câlins obligatoire, Alison aussi avait droit à des câlins mais plus genre accolade et frottement tête contre tête.

Bon Derek oublie, car Derek c'est un tout autre niveau et même Peter avait droit mais à un certain niveau genre main sur épaule, petites œillades bien à eux.

Tout d'un coup, un grognement sorti de sa gorge, surprit il apposa ses mains sur sa bouche, comme cherchant à dissimuler le bruit guttural sorti du fond de ses entrailles, son loup grognait.

_ Pourquoi je grogne, rien qu'à l'image des œillades entre Stiles et Peter ? Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Stiles est mon ami, mon réconfort ...

_ C'est un grognement de jalousie, fit une voix amusait derrière lui, une voix qu'il pouvait reconnaître même si elle avait perdu de l'âge.

_ Peter, grogna Jackson surprit de ne pas l'avoir senti, pourtant l'odeur musqué de son compagnon était forte et puissante.

_ On peut discuter ? La phrase ressemblait plus à un ordre qu'à une question, mais Jackson savait au son de sa voix qu'elle était empli d'une certaine prise de doute.

_ On n'a rien …

_ Jackson ! grogna Peter. Ça fait une semaine que je patiente, que je tourne en rond comme un lion en cage dans mon appartement …

_ Bizarre, car j'ai cru t'avoir senti toute la semaine, caché devant le lycée …

_ S'il te plaît !

Jackson resta coi, c'était bien la première fois que Peter prononçait ces mots, peut-être qu'il pouvait écouter ce qu'il avait à dire, en fin de compte. Il n'était pas Stiles mais le pardon, il pouvait tenter.

Surtout que depuis deux jours le manque de Peter se faisait sentir, ses doigts sur son corps, son nez niché dans le creux de son cou, ses mains se promenant sur ses hanches, tout cela lui manquait affreusement.

_ Peter ! Écoute, je ne sais pas quoi faire, ni quoi te dire, je veux bien discuter mais je suis trop en colère, je suis perdu, j'ai peur de beaucoup de choses et l'une d'elle et l'abandon. Malheureusement, c'est cela qui me terrifie le plus, tu m'as abandonné dans ce restaurant Peter ! Tu m'as laissé seul dans un endroit que je ne connaissais pas ! Heureusement que je suis un loup et que j'ai pu rentrer à Beacon Hills sans problème. Imagine un instant que tu l'aies fait alors que j'étais encore humain, seul au milieu de nulle part, j'aurais fait quoi ? Vas-y Peter, dis-moi ce que j'aurais fait !

Plus Jackson parlait, plus Peter baissait la tête, comprenant ce que son compagnon lui disait. Il y avait bien sur pensé, il avait réfléchi à tous ses actes dans la semaine, mais sur le moment, il avait oublié la peur de l'abandon.

_ Mais quel con, souffla Peter pour lui-même, passant sa main nerveusement dans ses cheveux, il leva la tête et s'approcha de Jackson qui recula d'un pas. Écoute Jackson je suis vraiment un abruti, je suis désolé de t'avoir laissé seul, j'ai paniqué et je me suis enfuit comme un lâche en ne pensant qu'à moi. Je n'ai pas encore repris l'habitude de penser aux autres, alors que tu es celui qui me complète, mon âme sœur, mon compagnon. Si Talia avait été encore en vie, je peux te dire qu'elle m'aurait fait passer à travers la maison à coup de pied ! S'il y a bien une chose qu'elle nous a appris c'est le respect des compagnons, servir leurs besoins et leurs désirs …

_ Attend Peter ! Coupa Jackson. Je ne te demande pas de me servir comme un prince, j'en suis un, je suis un Whittemore ce que je veux je l'obtiens. Ce que j'attends de toi, c'est le respect, je te respecte, tu me respectes, c'est tout ce que je te demande.

Peter glissa sa main sur sa joue et la caressa du bout du doigt, Jackson pencha la tête pour combler l'espace. Jackson frissonna sous le geste, un frisson qui voulait tout dire, l'amour qu'il avait pour son compagnon devenu adolescent, le respect qu'il lui témoignait, la confiance qu'il avait en lui.

_ Je t'aime Jackson ! souffla Peter en picorant ses lèvres, me pardonneras-tu ? Que dois-je faire pour que tu me fasses à nouveau confiance, je t'aime et te respecte, c'est dur sans toi.

Alors qu'il embrassait son compagnon, Peter sentit quelque chose dégouliner sur sa tête, il s'écarta et s'aperçut que Jackson venait d'écraser deux œufs sur sa tête. Il observait d'un œil intrigué le jeune homme qui affichait un petit sourire amusé et mesquin sur le visage.

C'est à ce moment-là que tout dégénéra.

_ SCOTT ANTONY MCCALL ! Hurla Stiles qui entra en trombe dans le manoir. OÙ ES TU SALE PETIT MORVEUX DE LOUVETEAU À LA MORT MOI LE NŒUD !

Stiles se figea, tous les louveteaux se trouvaient bien tranquille dans le salon mort de rire devant la tête terrorisée de Scott. Alors que Stiles s'approchait du loup, celui-ci se leva et recula jusqu'à la cuisine en demandant à Stiles de se calmer et qu'il ne comprenait pas pourquoi il était en colère.

Quand Stiles entra dans la cuisine, Scott heurta de dos Derek qui attendait patiemment avec une bonne dose de caféine dans une tasse.

_ Attend Stiles je n'ai rien fait, je te …

_ Comment oses-tu ….

_ Stiles ?

_ Derek ?

_ Il n'a rien fait ! Déclara Derek imperturbable, tout en buvant une gorgée de son café.

_ Mais tu …

_ C'était pour te faire venir ici. Derek sentait la confusion de son compagnon, mais il n'en pouvait plus de voir Peter en format adolescent tourner en rond dans son manoir, mais surtout tous ses sentiments qui passaient par son jeune oncle l'insupportait et il rendait fous ses bêtas.

_ Je ne comprends pas !

_ Euh … je peux retourner au salon ? Demanda incertain Scott.

_ Oui Scott désolé pour ça. Derek fini son café et déposa la tasse dans l'évier, puis poussa légèrement Scott vers la sortie de la cuisine pendant que Stiles tentait de réfléchir.

Quand Scott fut sorti, Derek enlaça Stiles, collant son torse contre son dos et plongea son nez dans le creux de sa nuque et frotta tout doucement, Stiles se détendit et frissonna quand les bras de Derek glissèrent sous son tee shirt pour caresser ses flancs.

_ Derek …

_ Chut …

_ Faites ça ailleurs ! hurla Erica. C'est comme sentir papa et maman sur le point de copuler.

Des hurlements de rire se firent entendre dans toute la maison, Stiles était sûr que Derek avait levé les yeux au ciel, mais il sentit qu'il était aussi amusé que lui.

_ Sales gosses, souffla Stiles.

_ Nous aussi on t'aime ! hurla encore Erica.

_ Moi aussi, cria Isaac

_ Rhoooo ! Le chouchou !

_ Hey ! s'insurgea Isaac auprès de Boyd qui venait de le vanner

Stiles pouffa, mon dieu qu'il aimait cette meute de louveteaux, qu'il aimait être là avec tout le monde, avec Derek qui le tenait et le berçait légèrement … Tout le monde ?

_ Mon dieu Jackson ! s'écria Stiles alors qu'il tentait de sortir de l'étreinte de Derek, celui-ci le serra un peu plus. Attend ! Je dois …

_ Peter est avec lui !

Stiles mis deux secondes à tout remettre dans l'ordre et cela fit "boum" dans son cerveau.

_ Derek Steven Hale, grogna Stiles, il passait beaucoup trop de temps avec lui, voilà qu'il grognait maintenant. J'espère pour ton bien que tu ne m'as pas passé ce coup de téléphone, et m'a fait venir en voiture furax, pour laisser le champ libre à Peter ?

Derek sentit bien que Stiles était furieux, il le sentit se contracter et se tendre, il était foutu.

Stiles se tourna dans ses bras et se calma, mieux, il lui sourit, ce qui lui ficha les pétoches.

_ Je suppose que cette idée ne vient pas de toi ?

_ Non, c'est Lydia qui en a eu l'idée, hurla Isaac.

Stiles ricana puis il entendit un "Aie mais quoi ?", il leva la tête et embrassa tendrement son compagnon.

_ Tu crois que ça va aller ?

_ J'espère … Le téléphone de Stiles sonna, il décrocha de suite en voyant qui l'appelait.

_ Oui papa ….

_ …

_ Attend … papa n'hurle pas, je ….

_ …

_ Mais …

_ …

_ Papa …

_ …

_ Ok, ok, j'arrive !

Stiles raccrocha, il n'avait jamais entendu son père hurler à ce point, il n'avait rien compris. Que s'était-il passait pour qu'il soit aussi furax …

_ Bordel … À plus tard les louloups, fit Stiles qui sortait de la maison comme il était rentré, laissant Derek dubitatif sur ce qu'il avait compris des paroles de John. Il savait qu'il allait déguster, car s'était un peu de sa faute, mais vraiment un tout petit peu. Bon il allait devoir préparer quelque chose de sexy pour se faire pardonner. Pourquoi pas mettre ce boxer noir presque transparent que Stiles lui avait offert et qu'il n'avait jamais mis, il inspira et monta dans sa chambre.

_ Tu vas devoir passer à la casserole Ô Grand Alpha, ricana Erica, alors qu'Isaac et Scott tentait de ne pas rire.

_ Pas grave j'ai l'habitude …

_ Quoi ? Hurla Lydia, attend il faut qu'on parle, fit la jeune femme suivit d'Erica alors qu'il grimpait à l'étage et s'enferma dans sa chambre pour pouvoir être tranquille.

Quand Stiles gara sa jeep devant la maison, il put voir son shérif de père l'attendre de pied ferme devant la porte d'entrée.

Dire que son père était furieux, c'était comme dire qu'Erica était légèrement sournoise ou qu'Isaac était un petit diablotin, parce que Stiles pouvait voir de la fumée sortir de ses oreilles et rien qu'au regard qu'il lui lançait, il savait qu'il allait en prendre pour son grade.

Si seulement Stiles savait pourquoi, il pourrait anticiper l'engueulade qui se préparait, seulement rien ne pouvait le préparer à ce qu'il allait découvrir.

_ Papa ? Stiles tenta la technique d'Isaac, faire des yeux de chiots apeurés avec une petite moue désolée, même s'il ne savait pas pourquoi, valait mieux se préparer.

_ Stiles, souffla le shérif passablement en colère. Veux-tu bien m'expliquer "ÇA", le shérif pointa la cuisine du doigt laissant passer son fils intrigué.

Du couloir du salon, Stiles pouvait apercevoir de la poudre blanche étalé devant le passage menant à la cuisine, plus il avançait, plus il stressait, c'est alors qu'il comprit pourquoi son père était énervé.

Jackson et Peter se tenaient tout penaud sur les chaises hautes du petit bar de la cuisine, alors que celle-ci était méconnaissable, divers ingrédients se trouvaient au sol, sur les murs, Stiles leva la tête, même sur le plafond, puis il passa en revue les deux individus assis.

Le tee shirt de Jackson était déchiré, tandis que la chemise de Peter était à moitié griffée et pendante d'un côté, Stiles comprit de suite la situation.

_ D'après ce que j'avais compris Jackson tu étais en couple avec Peter …

_ C'est Peter, crut bon de préciser Stiles, il savait qu'il avait oublié de dire quelque chose à son père cette semaine, voilà c'était ça.

_ Pardon ?

_ Oui, pour une raison encore inconnu, Peter est redevenu un adolescent de 17 ans et j'ai oublié de te le dire, ça m'est complètement sorti de la tête …

_ Ok, par contre je peux savoir ce qui s'est passé ?

_ Pourquoi tu ne leur demandes pas, c'était nickel quand je suis parti … LES GÂTEAUX ? Jackson pointa du doigt la fenêtre de la cuisine, où se trouvait des saladiers avec des petits monticules de gâteaux qui n'attendaient que d'être mangé. Étrangement, c'était le seul endroit qui avait été épargné par la tornade de nourritures.

_ Stiles ! grogna John fatigué par les bêtises de son fils et de ses amis. Il venait d'enchaîner 24 heures de travail. Un gros accident de la route, une déposition de femme battue, une interpellation d'un jeune délinquant faisant partie de la classe de Stiles, un petit con du nom de Donovan, il était plus que fatigué, en plus le manque d'effectif lui prenait la tête. Bon en fin de compte je veux rien savoir, je vous donne jusqu'à mon réveil pour tout nettoyer et sans faire un seul bruit, sinon je vous mets tous en garde à vu pour tapage diurne, c'est compris ?

_ Oui papa !

_ Oui Shérif ! répondirent Jackson et Peter trop ravi d'éviter la garde à vue, ils étaient persuadés qu'il en était capable.

Le shérif monta à l'étage pour se coucher, Stiles se tourna vers eux le doigt pointé sur le couple, quand il s'apprêta à leur remonter les bretelles, il s'aperçut que les jeunes se tenait la main.

Stiles souffla un bon coup, il n'avait pas le cœur à les sermonner, ils venaient de se retrouver, il comprenait parfaitement ce qu'il c'était passé.

_ Bon, je passe l'éponge pour cette fois. Par contre vous me rangez tout votre bordel, et je ne veux pas voir une trace de saleté, c'est d'accord ?

_ Oui chef ! Bien chef !

_ Pfffff, cette journée m'a épuisé à courir partout, râla Stiles alors qu'il se dirigeait vers le salon.

_ Ouais ce n'est pas pour autant que tu vas pas allez chez Derek ce soir pour une séance de câlins …

_ Je suis son père et le shérif bordel, je ne veux pas savoir, hurla John du premier étage.

Stiles se frappa le front et soupira, qu'est-ce qu'il avait fait au monde pour avoir une meute pareille. Il se tourna vers ses deux amis et les vit s'embrasser discrètement alors qu'ils rangeaient la cuisine, il sourit et ce dit que malgré tout, ça en valait le coup, il sortit son téléphone et envoya un message.

De l'autre cote de la ville Erica hurla de rire tout en lisant le message qu'avait envoyé Stiles sur le portable de Derek, portable oublié sur la table du salon.

"Je te préviens, ce soir tu vas douiller grave,

Jackson et Peter se sont remis ensemble,

je t'aime à ce soir mon étalon garou"