Eh les gars :D Je suis à l'heure !
Non mais, que je vous explique pourquoi c'est un exploit. Ce matin, j'ai été réveillé par nos connards de voisins qui avaient mis leur dubstep à fond (salutations à vous, si vous passez par là. Je vous hais). Puis j'ai été en courses avec ma mère et je me suis perdue dans le magasin. Ce midi, j'ai faillit mourir étouffée avec une brochette. Cette après-midi, noyée dans la petite piscine. Et ensuite, j'ai joué aux Sims, et en faisant la super astuce pour gagner de l'argent en mettant une autre famille riche dans son foyer avant de la diviser, j'ai viré - sans faire, exprès, hein -, le fils aîné de ma famille que j'avais mis des millénaires à élever. Et impossible le récupérer. Et vous savez pas le pire ? Le père Sims s'appelle Tony Stark. Et le fils c'était Andrew Stark (Andrew Scott, Sherlock toussatoussa), frère de Adam Stark (OLLA). Donc j'étais écœurée et au bord du suicide.
Mais j'ai quand même écris, hein. Donc voilà, je vous laisse avec ma vie de merde (beuheuheu mon bébéééééééééé) et vous souhaite bonne lecture.
(Ah, et si je n'ai pas répondu à tout le monde, je suis désolée, c'est une erreur de ma part, mais vous êtes tellement que je sais plus trop à qui j'ai répondu ou pas. Quoi qu'il en soit, merci pour les reviews).
Lorsque le ballet des infirmières et des médecins eut cessé, Loki s'approcha de son lit et vint prendre la chaise qui attendait près de lui. Il se contenta de s'asseoir, sans dire un mot, fixant le corps chétif de Tony qui ne se remettait pas de sa crise. Et cette fois-ci, le génie trouva ce qu'il redoutait dans le regard vert et terne de son ami. De la pitié.
Oh, en grande majorité, c'était de la culpabilité, bien sûr. Mais enfouie, profondément sous des couches et des couches de remords, il y avait une lueur de pitié face au corps décharné et à la peau grise de Tony, une lueur de pitié qui donna envie au malade de se lever et de frapper Loki aussi fort que sa pauvre musculature le lui permettait encore. S'il y avait bien une chose que Tony ne supporterait jamais, et certainement pas de Loki, c'était la pitié.
Alors il se redressa sur ses oreillers et commença doucement à retirer les aiguilles de son corps, alors que la respiration du jeune homme à ses côtés s'arrêtait. Et quand Loki commença à lui bredouiller des imprécations pour qu'il « cesse ses conneries » et « se rallonge tout de suite », Tony se contenta de le fixer de son regard mordoré, si brillant, la seule chose en lui qui contenait encore de la vie.
Et Loki cessa de protester, parce qu'il y avait cette lueur de pitié au fond de lui qui lui disait que c'était comme les dernières volontés d'un condamné à mort et que c'est quelque chose qui ne se refuse pas. Cela frustra encore plus Tony qui termina de se débarrasser de son équipement médical, faisant siffler le moniteur et alertant sûrement les médecins.
Loki l'aida à se relever, lui prêta son long manteau noir qui lui donnait une allure de chauve-souris et ils sortirent de la chambre pour se diriger vers l'ascenseur. Et le jeune homme aux yeux verts avait glissé les perfusions de Tony dans la doublure de sa veste. Ils atteignirent sa voiture à la vitesse d'un escargot asthmatique, mais personne ne les arrêta, encore une fois, et ils reprirent la route.
Pendant une heure, ils ne dirent rien, Loki avait redémarré Metallica et Tony s'abreuvait des paroles et de la voix grave du chanteur, tentant de refouler cette douleur apportée par la lueur dans les yeux de son ami. Il refusait de mourir en étant plaint. Parce qu'alors, toute sa vie, tous ses principes n'auraient servi à rien, et ce n'était pas quelque chose qu'il acceptait. Il se battrait contre ça jusqu'à son dernier souffle s'il en avait l'occasion.
Il était encore tôt et le soleil n'avait pas atteint son zénith. Puis Tony vit un panneau se dresser au bord de la route, un de ces petits panneaux sombres à l'écriture tremblotante, et il décida que c'était là qu'ils devaient aller, comme si quelque chose l'y attirait. Il brisa le silence qui s'était installé depuis la veille en intimant à Loki de se détourner de la nationale pour prendre ce chemin de terre.
Une paire d'yeux verts se fixèrent sur lui mais son vis-à-vis obéit sans prononcer un mot. Ils roulèrent encore une petite demi-heure avant qu'un grand chalet de bois ne se dresse devant eux. Loki stoppa la voiture et sortit, avant d'aider Tony à en faire de même. Il n'avait pas fière allure et portait encore son pyjama d'hôpital, mais il avait un pressentiment. Quelque chose de bien allait lui arriver.
Ils arrivaient à peine sur le porche du chalet quand la porte s'ouvrit, laissant place à une jeune femme aux cheveux bruns noués en chignon, un sourire ravi sur les lèvres et une expression réjouie illuminant son visage. D'un geste, elle leur proposa d'entrer, et les deux jeunes hommes passèrent sous le panneau de bois qui disait, en grandes lettres pyrogravées, « Le Chalet de l'Hiver, B&B ».
Tony chuchota à Loki de le lâcher lorsqu'ils pénétrèrent dans la grande pièce boisée qui sentait le cèdre et la résine de pin, un fumet de pain chaud s'échappant, semblait-il, de tous les coins. La jeune femme se tourna vers eux et son sourire s'élargit encore lorsque la porte s'ouvrit de nouveau. Un grand homme aux cheveux bruns mi-longs entra dans la pièce, contournant Tony et Loki pour se diriger vers le bar, embrassant la jeune femme sur la joue au passage.
- Bonjour messieurs. Je suis Peggy. Voici mon frère, James.
- Appelez-moi Bucky ! entendit-on crier de derrière un battant de bois.
- Nous sommes ravis de vous accueillir au Chalet de l'Hiver. Puisse le séjour vous être agréable.
