Coucou les amisss…

Je ssuiss navrée de ne pas avoir postée comme promis hierrr… bref j'ai eu un petit empêchement.

Et ce soir… ce soir je viens en vitesse, mais je nee peeux malheureusement pas vous laisser un petit commentaire particulier pour chacune de vos reviews. Je suis vraiment vraiment désolée. En tout cas, sachez que je vous remercie toutes et tous, elle m'ont fait vraiment énormément plaisir.

J'espère que le chapitre pourra me faire pardonner. Sachez que c'est le préférés de mes 2 bêtas et que moi… moi j'aime vraiment beaucoup. Prenez vos sombreros, claquez des doigts et mettez vous au parfum espagnol, ça pourrait vous aiderrrr ! porque Te calor te calor !!!! –les paroles de la chanson sont en gras… normalement !

Bisous et donc à très vite ! je ne suis même pas certaine de pouvoir poster samedi puisque je pars en vacances… donc soit c'est samedi si vous avez de la chance, soit c'est…. Dimanche 1er mars. Bref une éternité, je sais.

Bonne lecture et pleins de bisousssss !!!!

oOoOoOoOoOo

Chapitre 6 : Constatation.

Je rejoignis Jacob à la « BU » comme tous les midis. Cela faisait maintenant trois semaines que nous vivions au Canada et je commençais à prendre gout à notre petite vie commune. Je faisais la cuisine, Jake la vaisselle, au prix de longues négociations cependant. J'étudiais la littérature et lui l'histoire. Il avait insisté pour que je prenne biologie mais je m'étais tellement opposée à son choix qu'il m'avait cédé. Je ne voulais pas assister à un cours de science sans Edward. Jacob avait compris, même si une lueur triste avait embrasé ses prunelles sombres. Je le trouvais debout au milieu de l'allée K12. J'avais mis un peu de temps avant de comprendre pourquoi il se postait toujours à cette place afin de m'attendre, jusqu'à ce que je constate qu'ainsi il se trouvait au beau milieu de la bibliothèque. Toutes les filles le dévisageaient avec envie, rentrant leur ventre et rejetant leurs épaules en arrière afin de faire ressortir leur poitrine. C'était amusant. Il poussait le vice jusqu'à leur adresser un clin d'œil, un sourire, ou pour les plus chanceuses un petit signe de la main, qui les faisaient se pâmer. Et comme d'habitude, je me trouvais désormais à ses côtés, et il passait sa main dans mes cheveux avant d'embrasser ma joue. Et comme d'habitude, des regards haineux ne me quittèrent pas de toute la traversée.

Nous nous installâmes dans le petit restaurant universitaire, et comme à l'accoutumée nous ne nous parlions pas. D'ailleurs nous n'avions pas échangé un seul mot depuis plus de deux semaines. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser, à chaque fois que je le croisais qu'il avait fait de moi un monstre. Qu'il avait bouleversé ma destinée. J'aurais dû devenir un vampire et épouser Edward. Je vivais avec un loup garou et appartenait désormais à cette race. J'aimais l'un et je… ne savais pas ce qui se passait en moi quand je me trouvais auprès de l'autre. Distraitement j'émiettais mon morceau de pain, tandis que Jacob terminait son assiette de pâtes. Ou peut être étais-ce celle de patates. Qu'importait. Je ne pu retenir un sourire quand ses yeux croisèrent les miens et qu'il s'essuya la bouche tant bien que mal. J'avais l'impression d'être Belle et lui la Bête dans le dessin animé de Disney, quand elle lui apprend à boire sa soupe. Il m'adressa un sourire solaire. Avec un sourire pareil, mon amertume fondit comme neige au soleil et il prit ma main dans la sienne. Pour la première fois je l'y laissais. Je ne savais pas pourquoi mais cette fois ci, ce geste ne m'irrita pas. Au contraire, il m'attendrit. Je n'avais plus envie de bouder. Il me lâcha pour s'attaquer à son steak saignant, Beark !

Ca avait toujours faim un garçon. Je ne m'en étais jamais vraiment rendu compte avec Charlie parce qu'il avait un appétit de moineau. Ni avec Edward, cela va sans dire ! Mais Jacob, lui, c'était une autre histoire. En plus d'être un garçon, il avait son ascendance de loup-garou qui l'obligeait à engloutir en un repas ce que dix obèses peineraient à avaler. C'était à se demander comment il parvenait à conserver ses tablettes de chocolats. Moi je possédais des tablettes « Nutella », j'explique : avant j'avais comme Jake des tablettes de chocolats, et m'étant exposée trop longtemps au soleil, ces dernières avaient fondues ! Du moins c'était la théorie de Jacob. Avec mon compagnon, je pouvais lui demander s'il avait faim à n'importe quelle heure, la réponse serait immuablement : « OUI ! » même si nous venions de sortir de table. Une fois j'avais poussé le vice jusqu'à le réveiller la nuit pour vérifier mon hypothèse :

-« Tu as faim ?

-Ouaip, on y va ! » Avait il répliqué sans rechigner que je le secoue comme un pruneau au beau milieu de la nuit.

Par contre il n'était pas compliqué au niveau culinaire. C'est ça qui était bien avec les humains c'est qu'ils désiraient toujours manger la même chose.

-« De la viande et des patates ! »

Je souriais de nouveau à cette pensée et ancrais mes prunelles chocolat dans les siennes d'onyx.

-« A quoi tu penses Bella ?

-Que pour qu'un garçon soit heureux sur une île déserte il lui faut une vache et une patate » Riais-je.

Il hocha la tête amusé et recommença à déchiqueter sa viande avec méthode.

Ainsi il n'avait plus rien de sexy, il ne conservait que son côté sauvage… même l'odeur s'apparentait plus à celle d'un fauve qu'à celle d'un humain. Le pire c'était au niveau des bras et des pieds ! Et puis désormais il piquait ! Mon Jacob commençait à avoir de la barbe ! Pas que ça me déplaisait, juste que je n'avais pas l'habitude. Edward était mort imberbe et demeurait ainsi. Charlie se rasait toujours de près. Mais Jacob semblait apprécier sa moustache et ses favoris… Ou sinon il avait la flemme de se raser, ce qui connaissant le numéro était tout aussi probable que la première option !

-« Jake ?

-Tu te décides enfin à recommencer de m'adresser la parole ? » Me questionna t'il avec désinvolture.

-« Il semblerait en effet » Ronchonnais-je, vexée. Il repoussa son assiette et redevint sérieux. Un sourire amusé s'afficha sur mes lèvres. Ma conversation lui avait sans doute manqué pour qu'il délaisse ainsi son déjeuner. Il m'encouragea à poursuivre :

-« Qu'est ce qu'il y a Bella ?

-Je… Je devais te dire merci. » Commençais-je, maladroitement et désemparée.

Jake fronça les sourcils. Il ne me suivait pas. Mais n'osa piper mot. Il attendait que j'éclaire sa lanterne, ce que je fis rapidement :

-« Merci pour m'avoir sauvé la vie, en me sortant de l'eau. En… me mordant.

-Je… ce n'est rien. » Me répondit il soudain mal à l'aise. Il ne s'attendait sans doute pas à cette révélation. Je poursuivais :

-« Je suis désolée pour tout. Pour mon humeur exécrable, pour mon silence, pour nos disputes, pour t'avoir arraché à ton père.

-Ne le sois pas Bella. Tu es la chose la plus merveilleuse qui me soit jamais arrivée. Je désespérais seulement d'attendre que tu me pardonnes. » Avoua t'il.

Ce fut à mon tour d'être surprise.

-« De quoi devais-je te pardonner ?

-D'avoir fait de toi un monstre. » Dit il d'une voix atone, qui dénotait avec son habituel entrain. « Tu me l'as tellement reproché dans ton sommeil. »

Je me mordis les lèvres. Pourquoi est ce que je parlais la nuit moi hein ? Et pourquoi est ce que les garçons que j'aimais m'écoutaient toujours lorsque je dormais ?

Ce n'est pas très agréable au début mais je suppose qu'on s'y fait. » Répliquais-je pour le rassurer, tout en reprenant sa main dans la mienne.

-« Oui tu verras… Je t'apprendrais très bientôt.

-La pleine lune c'est ça ? » Frissonnais-je.

-« Oui Bella.

-Mais si je devenais… Si tu ne parvenais pas à me contrôler… Si je faisais comme avec Mike ?

-Ce n'est pas en t'angoissant que tu surmonteras cette épreuve Bella. Et je serais là. Je te protègerais de toi-même s'il le fallait.

-Tu as toujours été là pour moi.

-C'est un peu mon rôle d'ami après tout.

-Je sais. Mais merci de ne m'avoir jamais abandonné. »

Il semblait de plus en plus mal à l'aise. Il rougissait, son regard fuyait le mien. Il grimaça. Je sentais qu'il voulait me dire quelque chose mais qu'il n'osait pas. Sans doute quelque chose qui avait un rapport avec Edward.

-« Vas-y Jacob ! Crache le morceau ! Je sais qua ça te feras plaisir !

-… … … …

- Si tu as quelque chose à dire, c'est maintenant.

-Tu vas encore te fâcher comme à chaque fois qu'il revient sur le tapis. Même à l'autre bout du monde il est toujours présent et palpable. Il est en toi, comme un fantôme, et son souvenir te ronge.

-Je cesserais un jour d'être hantée par lui.

-Non Bella. Tu mens. Il est comme une drogue pour toi. Ton petit sachet d'héroïne personnelle. » Soupira le loup-garou.

Je me mordis les lèvres.

Edward m'avait défini exactement de la même manière, dans notre clairière.

Il hocha la tête en lâchant un : « Touché » qui me blessa. Je m'empressais de lui répondre :

-« Je plaide coupable. Je ne l'ai jamais oublié. Je ne pourrais jamais. Il est une partie de moi et tu es l'autre. Je n'existe qu'avec vous deux.

-J'ai une question Bella. Peux-tu me promettre d'y répondre ?

- Je ne promets rien. Mais pose-la quand même.

-Pourquoi es-tu venue me rejoindre à la Push si longtemps après qu'il soit parti ? Tu ne m'avais croisé qu'à quelques reprises auparavant et tu te souvenais à peine de moi… »

Un épais silence s'installa. Je n'avais pas envie de lui dire la vérité. J'étais persuadée que cela le blesserait, savoir que je l'avais utilisé pour entendre la voix de l'autre. Mais je vivais avec Jacob désormais et nous devions instaurer un climat de confiance entre nous. Je laissais échapper l'air de mes poumons et d'une voix atone je répondis :

-« Pour ressentir de nouveau sa présence.

-Quoi ? Qu'est ce que tu viens de dire ? » S'écria Jacob, étonné.

J'articulais maladroitement :

-« Je me suis rendue compte que lorsque j'approchais d'un danger, j 'entendais sa voix. Alors je suis devenue une vraie tête brûlée. Et qui d'autre à part toi pouvait me suivre dans ma folie ? J'ai acheté les motos… Tu m'as appris à en faire…

-On va plutôt dire que j'ai appris par cœur le chemin qui menait à l'hôpital, sans te faire offense Bella ! » Rigola Jacob en claquant sa main sur sa cuisse. Je me rembrunis pour la forme avant de continuer :

-« Peut être mais en tout cas, à chaque fois que j'allais dans le décor il était dans ma tête. J'entendais sa voix.

-Tu ne revenais donc que pour lui ? » Questionna mon ami, visiblement ennuyé cette fois. Je réfléchis. Longtemps. Et puis ma voix retentit :

-« Non. Je revenais aussi pour te voir. J'avais besoin de toi et de tes blagues. J'avais besoin de ta normalité et de ta vie d'humain. C'était mon seul bol d'air. Et puis tu étais le seul qui en me dévisageant ne prenait pas une tête chagrine du genre « Pauvre Bella, regardez dans quel état Cullen l'a mise. » Avec toi j'étais juste Bella. Et c'était aussi agréable que de sentir le vent dans mes cheveux avec la vitesse de la moto. »

Jacob baissa les yeux, visiblement touché par mon aveu. Emu. Il murmura :

-« Merci de m'avoir enfin dit la vérité. Je pense que ce « non-dit » nous pourrissait plus la vie qu'il n'y semblerait.

-J'avoue que j'avais peur de ta réaction. » Chuchotais-je.

C'est seulement à cet instant que je remarquais que le self s'était vidé, mais que les rares individus – un groupe d'une dizaine de filles, groupies de Jake- qui s'y trouvaient encore écoutaient notre conversation. Jake leur adressa un sourire chaleureux et lança :

-« Cancanez bien mes amies, comme ça, il ne manquera plus rien pour que vous ressembliez à des oies ! »

Les filles se levèrent vexées, entrainant avec elle le rire sourd de mon loup-garou. Puis il redevint sérieux et posa la question ultime, celle que j'appréhendais plus que tous les dangers de la terre :

-« C'est pour ça que tu t'es jetée de la falaise, pas vrai ? »

Je gardais le silence, incapable d'articuler un mot de plus.

Il me prit dans ses bras et je me pelotonnais contre son torse.

-« Là, là Bella. Je ne te juge pas. Je sais à quel point il est difficile de vivre loin de celui qu'on aime. »

Des larmes montèrent à mes yeux et roulèrent sur mes joues. Il les sécha, doucement, par des gestes très doux et tendres. Je savais de quoi il parlait. Des quelques semaines ou il s'était éloigné de moi à cause de sa transformation en loup.

Jake embrassa mon front avant de reprendre, sans critique dans son timbre :

-« Je comprends à présent que tu es incapable de vivre sans lui. Même avec l'imprégnation. Tu es différente Bella. Différente des humaines, différentes des louves. Un mystère à toi toute seule, et je n'aurais pas assez de toute l'éternité pour te mettre à jour. Je ne vais donc plus me battre contre un fantôme, puisque ça te rends malheureuse. Il est trop tard, une partie de toi lui appartient, et ce, pour toujours. Ton côté humain sans doute. Mais je peux avoir l'autre partie, pas vrai ?

-Ce n'est pas un jeu Jacob. Je ne suis pas le premier lot d'une loterie !

-Et qu'est ce que tu as contre les loteries ? » Se moqua t'il en ébouriffant mes cheveux. Je le grondais un peu :

-« Jacob ! »

Il se recula, et m'adressa un sourire radieux avant de reprendre :

-« N'empêche, j'aurais été plus sain pour toi. Je n'aurais pas été une drogue, mais ton air, ton soleil. »

Je pouffais, minablement. Il me dévisagea.

-« Qu'est ce qui est drôle dans ce que je viens de dire ?

-La définition que tu donnes de toi-même. C'est ainsi que je t'envisageais, avant. Comme mon soleil qui compensait les nuages de ma vie.

-Si tu me donnais ma chance, je pourrais combattre les nuages et les expulser à jamais de ta vie.

-Les nuages sont chassés par les vents. Mais ils reviennent toujours Jacob. Il faut seulement apprendre à vivre avec. Après tout, c'est ce qui fait que la vie est belle. Profiter mes instants heureux en prévention des orages qui se préparent et qui la jalonnent. »

Jacob ne répondit pas. Il se contentait d'agacer une mèche de mes cheveux.

Quand la sonnerie retentit, nous soupirâmes à l'unisson. Je n'avais pas envie de suivre mon cours sur l'anglais du moyen âge, et lui semblait tout aussi enthousiaste que moi à l'idée de suivre une leçon sur la guerre d'indépendance. Cependant nous nous levâmes et il me glissa à l'oreille :

-« Prépares toi ce soir, je t'emmène quelque part…

-Jacob qu'est ce que tu mijotes ?

-Tu verras ce soir. Ah, une robe serait des plus appropriées !

-Jacob Black je vais…

-Je t'aime aussi Bella ! » Rit il avant de s'enfuir comme un voleur. De mauvaise humeur, je pris mes livres, les calais sous mon bras et me décidais à rejoindre mon amphithéâtre. L'après-midi risquait d'être encore plus longue que d'ordinaire…

Je dévisageais mon miroir pour la centième fois consécutive. Quand j'étais rentrée, j'avais trouvé sur la porte du frigidaire un petit mot de Jake, tracé de son écriture maladroite et dissymétrique :

« Suis les post-it Bella, et à ce soir ! Baisers. Jacob»

Docile, je m'étais exécutée, et les petits papiers multicolores m'avaient tout droit menés à la penderie ou j'avais découvert une véritable robe de princesse. Et vu son prix, ça devait en être une ! Je souris en remarquant que même lorsqu'il voulait se montrer « prince charmant » Jake ne parvenait qu'à atteindre le stade « prince ». Ne pas enlever l'étiquette sur un cadeau, tout lui ça !

Je pris donc une douche chaude, tentant en vain de trouver la surprise qu'il me concoctait. Je détestais ça. Pourtant je devais avouer que le mystère de cette sortie avait sur moi un effet grisant. Je séchais mes cheveux et entrepris de m'habiller. La robe tombait juste au dessus de mon genoux, vaporeuse. L'encolure dégageait un décolleté profond dans mon dos, et à l'avant, deux bandes de tissus emprisonnaient ma poitrine avant de se nouer autour de mon cou. Le tout d'une couleur bleue nuit, qui faisait ressortir mon teint ivoire. Je relevais mes cheveux avec quelques pinces et rougis. Je me trouvais jolie ainsi parée. C'est à cet instant que la sonnette retentit. Mon cœur battait la chamade lorsque j'ouvris la porte.

Les pulsations de ce dernier s'arrêtèrent brusquement dès que je posais les yeux sur mon cavalier. Jacob avait laissé ses cheveux, d'un noir de jais, détachés, et il les avait brossés ce qui leur conférait un éclat qu'on ne retrouve que dans la soie. Il portait son éternel jean fatigué, mais une chemise d'un blanc éclatant, rappelant ses dents. Il me sourit et passa une main sur mon visage.

-« J'étais sûr qu'elle t'irait bien.

-C'est gentil.

-Tu es merveilleuse. » Se contenta t'il de me répondre avant de m'offrir son bras. Le rouge aux joues, j'enserrais son avant-bras et me laissais conduire par mon prince charmant. Mon carrosse était avancé, et demeurait notre vieille voiture :

-« Et oui, tous les rêves ont quand même un prix ! » S'excusa Jacob. J'éclatais de rire. Il sembla content de me voir heureuse.

-« Cela faisait longtemps Bella que j'attendais que tu m'offres ce rire.

-Ah bon ?

-Tu ris différemment quand tu es avec lui et avec moi. Et là, je sais que j'ai eu droit à son rire à lui ! »

Je me crispais, lui paraissait aux anges. La voiture s'ébroua et nous quittâmes notre petit appartement.

Plus d'une heure plus tard, nous arrivâmes dans un petit restaurant mexicain. Je dévisageais Jake aux anges.

-« Tu n'as pas oublié !!!

-Je savais que les tapas te manquaient.

-Oh merci merci merci ! C'est génial ! » Pillais-je, en me jetant dans ses bras.

-« Et bien quelle ferveur ! Si j'avais su, je t'y aurais emmené plus tôt ça m'aurait évité un silence de mort pendant deux semaines et demie !

-Je suis désolée Jacob.

-Je sais. » Conclut il avant de sortir de la voiture. Je la quittais aussi, et nous pénétrâmes dans le bar à tapas, « El Sol y la Luna. »

Je tombais tout de suite sous le charme de l'endroit. C'était petit, confiné, il y avait de la fumée. Mais je me sentis tout de suite chez moi. Jacob s'attabla dans un coin et je l'y rejoignis. Des mariachis grattaient leurs guitares et fredonnaient des chansons d'amours de leurs voix suaves et chaudes. J'étais simplement émerveillée, je ne voulais plus repartir, jamais.

-« Ca te plait ?

-Oh tu ne peux pas savoir à quel point Jacob !

-Tu ne veux pas savoir ce que l'on fête ce soir ?

-Parce qu'il y a quelque chose à fêter ?

-Oui. »

Je réfléchissais, perplexe.

Il me dévisagea amusé de me voir chercher à me souvenir.

-« Ca fait un an que je t'ai rencontrée à La Push Bella. Un an aujourd'hui.

-Vraiment ? » M'étonnais-je.

Il hocha la tête. Un an. Un an déjà. Comme le temps avait filé cette fois ci. Je portais mon mojito à mes lèvres et proposais un toast :

-« Alors et bien, faisons en sorte qu'il y ait d'autres anniversaires de cette rencontre à l'avenir.

-A nous. » Conclut mon compagnon avant de vider son verre d'un trait. Nous passâmes une agréable soirée, bavardant fort, nous remémorant nos bêtises d'enfant. Je me sentais bien, de nouveau en paix avec moi-même. Aussi bien que lorsque j'étais avec Edward. Comme s'il n'était jamais parti. J'observais Jake, songeuse. Peut être que je l'aimais un peu plus que ce que je ne le pensais. Peut être que…

Mon rêve se brisa en un éclat de rire. Jacob se tenait devant moi et me tendais la main. Hilare il demanda :

-« Quoi, qu'est ce que j'ai fait encore ?

-Pourquoi tu…

-Je t'invite à danser Bella.

-Mais je ne sais pas danser ! » M'écriais-je, affolée.

-« Moi non plus ! » Assura-t-il, avant de me trainer sur la piste de danse. Les accords rappelaient ceux du tango argentin, mais ils étaient plus lents, plus langoureux. Jacob m'attira contre son torse. Je plaçais instinctivement ma main dans la sienne, postant l'autre sur son épaule. Quand à ma tête, elle trouva naturellement place au creux de son cou. Nos corps s'étaient imbriqués et se frottaient avec une folle indécence. C'était agréable d'être prisonnière de sa chaleur. Mon ami me conduisait, et je le suivais, me concentrant sur son odeur et sur la musique qui caressait mes oreilles.

Aquella manana me levante
Ya no estaba tu solo una carta escrita
Dirme porque te has marchado con el
Sin tu amor es impossible mi vida
Amor darme una explication
A nuvesta historia de amor
Porque te vas amor mio porque acaba
Porque acaba

Cette chanson avait pour nous une portée encore plus importante que pour les autres couples. C'était une histoire d'amour. Une histoire de trahison et de peine. Une complainte d'un jeune amant qui venait de perdre sa maitresse. C'est à cet instant que la main de Jacob qui enserrait ma taille se faufila au creux de mes reins, sans que je n'y prenne garde. Et quand enfin je le remarquais, je n'eus aucune envie de le repousser. Bien au contraire même. Je savais à quel point ce chant devait le toucher. Je me serrais encore plus contre lui, tandis qu'il me fit virevolter. J'évoluais désormais dans un bruit magnifique de soie et de froufrous qui glissent sur la peau des femmes.

Le refrain me bouleversa, et j'entendis Jacob me le murmurer tendrement à mon oreille, comme s'il le connaissait par cœur déjà. Pourtant j'étais persuadée que je ne l'avais jamais écouté auparavant et je m'y connaissais en musique !

No puedo vivir no puedo vivir
Morire sin tu amor
Y no puedo yo vivir
No puedo vivir no puedo vivir
Morire sin tu amor
Contigo vivir

Je m'écartais de Jacob quelque peu. Nos souffles se mêlèrent. Mes pulsations cardiaques s'affolèrent lorsqu'il fit courir ses doigts sur mes épaules et que ses lèvres cherchèrent mon cou. Sa voix douce continuait de me murmurer les paroles de la chanson en espagnol, et ce son me parut le plus doux qu'il n'ait jamais existé sur cette terre. Instinctivement, je rejetais mon visage en arrière, offrant ma gorge à embrasser. Jake se contentait de le parcourir, la chaleur de son souffle de plus en plus heurté le chatouillant. Il me goutait, il prenait son temps. Je ne savais plus ou j'en étais. La seule chose dont j'étais certaine c'est que si à cet instant mon loup garou m'avait embrassée je ne m'y serais pas opposée. Fiévreuse tout d'un coup, je l'attirais à moi et écrasais sa bouche sur ma clavicule. Amusé, Jacob chuchota à mon oreille :

-« Tu es soule Bella.

-Peut être. Mais certainement pas de ce que tu crois ! » Lançais-je tentatrice. Je rougis violemment immédiatement après, me rendant compte de ma propre audace. Mon ami noua de nouveau ses doigts aux miens et m'entraina dans la danse qui prenait un rythme de plus en plus effréné.

Hoy mi vida no parece nada
En cada sitio te imagino y teveo aperercer
De mi mente todas esas noches no se me van
Sentado en ese sofa te recuerdo vuelve vuelve
Aomor darme una explication a nuestra historia
De amor
Porque te vas amor mio
Porque acaba porque acaba

Ivre de plaisir, ivre de me sentir de nouveau vivante, je le laissais me conduire ou il le désirait. Je n'écoutais plus les chants des mariachis, seulement la voix de Jacob qui susurrait les notes à mon oreille. D'un mouvement brutal, il me ramena à lui, et je dus, pour reprendre mon équilibre, enlacer sa jambe de ma cuisse, relevant ainsi encore un peu ma robe, découvrant un bout de chair ou il s'empressa de plaquer sa main, avant d'y remonter tout doucement. Je bloquais ma respiration, la passion déferlant dans mes veines. Je me sentais malade. C'était désagréable et à la fois terriblement attrayant. En tout cas, je ne souhaitais pas que cela cesse. Son front se posa sur le mien et j'ancrais mes prunelles dans les siennes. Elles brûlaient d'un feu que je connaissais bien, et je vis mes yeux se refléter dedans. Ils brillaient avec le même entrain. C'en était grisant. Et le mieux c'est que je savais que contrairement à Edward il n'aurait pas à se réfréner. Il pourrait s'abandonner dans mes bras et nous pourrions… Non mais qu'est ce que je disais moi ? J'avais vraiment quelque chose qui tournait pas rond dans ma caboche. Je ne lui adressais pas la parole pendant deux semaines et là, parce qu'on était dans un resto mexicain, parce que j'avais bu, parce qu'on dansait comme nous dansions je me faisais mon petit film perso… Rahh mais qu'est ce qu'il était bon ce petit film quand même !

No puedo vivir no puedo vivir
Morire sin tu amor
Y no puedo yo vivir
No puedo vivir no puedo vivir
Morire sin tu amor
Contigo vivir

-"Jacob?

-Moui Bella?

-Pourquoi tu connais cette chanson ?

-Parce que c'est moi qui l'ai écrite. » Souffla t'il à mon oreille. Je le dévisageais, affolée.

-« Tu as écrit ça ?

-Oui. Quand tu m'as rejeté la première fois.

-C'est très beau ce que tu y dis.

-C'est ce que je ressens pour toi. Ce que je pense être. Je n'ai pas écris avec mes mots mais avec mon cœur.

-Je ne te savais pas romantique.

-Moi non plus. » Avoua t'il, avant de me faire basculer en arrière. Cassée en deux, il me regarda de son regard de braise avant de me redresser brusquement et de me faire tournoyer. Je manquais d'ailleurs de peu de m'emmêler les pinceaux, mais avec l'agilité d'un chat, Jacob resserra son étreinte et me permis de me maintenir debout.

-« Même avec les facultés de lupins tu reste aussi maladroite, Bee. »

Encore ce surnom minable. Et pourtant cette fois ci il coula dans ma gorge comme du miel d'acacia. C'était doux et parfait.

Es imposible de vivir de vivir esa manera
Vuelve junto a mi te lo pido que vuelvas vuelve
No puedo vivir

La musique s'emballa.

Mes sens aussi.

Mes hanches ondulaient toutes seules.

Les mains de Jacob dessinaient sur mon corps des arabesques qui me faisaient frémir.

Je rendais les armes, tant pis.

Je voulais Jacob.

Je voulais ses lèvres, je voulais ses mains, je voulais son odeur et je voulais sa langue pour apprendre le désir et à y succomber.

Ma gorge devint sèche tout d'un coup.

Je dévisageais de nouveau mon loup garou.

-« Bella… » Murmura t'il gauchement.

Oui ? » Minaudais-je.

-« Je voudrais qu'on essaye quelque chose. » Me dit-il.

Mon cœur rata un battement.

Les mêmes paroles qu'Edward. Comment pouvaient-ils se détester autant alors que dans le fond ils se ressemblaient ?

Je le vis doucement se pencher vers moi. Je fermais mes yeux et tendis mes lèvres.

Il était minuit.

La musique se mourait au loin.

No puedo vivir no puedo vivir
Morire sin tu amor
Contigo vivir

Et moi j'attendais avec fureur et patience le baiser du prince charmant.

L'haleine chaude de Jacob chatouilla mon nez.

Ses doigts glissèrent sur mes lèvres humides pour l'y accueillir.

Il s'approcha tout doucement de moi.

Nous nous aimions.

C'était une constatation.

Et seuls quelques misérables centimètres nous séparaient de nous le prouver.

No puedo vivir no puedo vivir
Morire sin tu amor
Contigo vivir

oOoOoOoOoOo

J'espère que comme Bella vous avez apprécié la petite danse ! XD Personellement je suis très visuelle et je me suis amusée comme une folle pour l'écrire !

Comme je n'ai pas d'Edward Cullen personnel (je cherche, je cherche mais les vampires centenaires et liseurs de pensées se font rares de nos jours), pensez au petit bouton vert qui m'indique ce que vous pensez ! C'est mon seul salaire !

La young lucky girl sadique vous salue.

A très vite j'espère.

Votre dévouée auteur.

Eléa