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Vous savez que je vous aime ? Beaucoup très fort ? Vous êtes formidables.

Je n'ai plus rien posté pour cette fic depuis novembre et je viens tout juste de boucler ce chapitre alors le voici, j'espère qu'il vous plaira.

Je suis désolée de publier à un rythme aussi irrégulier mais j'ai bien envie de vous dire que, le plus important, c'est que cette histoire se termine un jour et que je n'ai pas du tout l'intention de l'abandonner, même si je mets du temps à en venir à bout. Et sur ce coup-là je me l'a suis un peu jouée à la J. K. Rowling puisque j'ai déjà écrit la toute fin.. x')

Bref.

Dans ce chapitre, vous trouverez deux références à deux séries que j'aime beaucoup. Je vais vous laisser lire et voir ça par vous-même et, pour ceux qui ne verraient pas les deux (l'une étant un peu particulière), je vous les donne en bas :)

Bonne lecture !


Lorsqu'enfin Dean et Cas purent regagner leur lit ce soir-là, nul ne savait lequel des deux avait le sourire le plus béat mais une chose était sûre. Ils étaient tous les deux certains d'avoir tout juste mis un terme à l'une des meilleures soirées de leur vie. Et ce ne serait sûrement pas la dernière. Surtout si l'on se fiait au sourire malicieux de Gabriel qui leur avait promis, juste avant de regagner son propre appartement, une année comme jamais ils n'en avaient eu.

Garçons et filles avaient passé la majorité de la soirée à alterner chips, parts de pizzas, coca, gâteaux et bières. Même Lisa et Charlie avaient fini par prendre une bière – mais rien qu'une alors. L'ambiance n'avait pas mis longtemps à redevenir bon enfant après l'arrivée de Kévin. Et chacun avait finalement donné son numéro à l'autre. Lisa s'était surtout empressée de donner le sien à Dean, il fallait bien le dire. Elle n'avait eu de cesse de jeter des regards appréciateur au jeune homme tout le long de la soirée. Regards qu'elle pensait discrets. Regards que tout le monde avait bien sûr remarqués. Charlie croisait déjà les doigts pour que ces deux-là ne finissent pas par passer à l'action dans son appartement à elle…

Gabriel, cet ange, avait fini par convaincre tout ce beau monde de terminer la soirée en beauté en regardant un film d'horreur et Dean avait été pris d'une bouffée de chaleur alors que Lisa étouffait un cri de terreur et s'agrippait à son bras… Charlie et Castiel avaient levé les yeux au ciel de concert. C'était tellement cliché…

Plus tard dans la soirée, Sammy avait envoyé un message à son grand-frère après avoir reçu un flot quasi incessant de snap pendant une dizaine de minutes mais, vu que Dean avait délaissé son portable sur une commode x, ce fut Gabriel qui eut la joie de répondre à l'adolescent, de se présenter et de lui envoyer des smileys bisous. Sammy avait balancé son portable sur son lit et avait décidé de ne plus y toucher avant un moment. Tout de même, un mec, qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, venait de lui envoyer une bonne douzaine de bisous et de smileys cœurs. Sam avait de quoi être perturbé. Et Dean n'avait bien sûr toujours pas remarqué ce qui s'était passé au moment de se coucher.

Il venait d'ailleurs tout juste de remonter la couette jusque sous son nez lorsqu'un bruit attira son attention. Il sortit le nez de sous le drap et regarda de ses yeux ensommeillés Castiel rire doucement, allongé sur le dos, face à lui. Sa couette à lui lui arrivait au milieu du ventre et il avait posé une main sur ses yeux tandis que l'autre était coincé dans ses cheveux.

- Hey, mec. T'es flippant quand tu veux, tu sais ?

Dean roula sur le côté et se souleva sur le coude, le poing sur le menton. Il haussa un sourcil à l'intention de Castiel qui lui jeta un regard sans pour autant se défaire de son sourire avant de reporter son attention sur le plafond de leur chambre. Dans le silence de l'appartement, le bruit de sa douce respiration parvenait aux oreilles de Dean et, comme son colocataire avait fini par se calmer et ses yeux par se fermer, le jeune homme se dit qu'il devait sûrement s'être endormi. Alors il se remit dans sa position initiale, complètement allongé et prêt à rejoindre les bras de Morphée. Mais, soudain, le garçon aux cheveux d'ébène lâcha, le plus normalement du monde :

- Je t'aime bien Dean. Je t'aime bien.

Alors Dean hocha doucement la tête. Il mit cet épanchement affectif sur le compte des quelques bières que son colocataire s'était enfilé tout au long de la soirée. Et de la fatigue, aussi. Parce qu'il était quand même plus d'une heure du matin.

Il remonta à nouveau sa couette jusque sous son nez et, alors qu'il était sur le point de s'endormir, lui répondit dans un murmure :

- Moi aussi Cas. Moi aussi.


- Dean…

Le susnommé était au volant de Baby, Back in black d'AC/DC à fond, les fenêtres de sa voiture grandes ouvertes. Il roulait à toute allure sur cette immense ligne droite qui s'étendait sous ses yeux. Pour peu, il aurait presque passé la tête par la fenêtre pour sentir encore plus le vent qu'il ne le sentait déjà sur son bras. Bras qu'il tendait à l'extérieur de l'habitacle, ouvrant et fermant le point en rythme avec la musique. Comme si on pouvait attraper de l'air, mais oui bien sûr. Il sourit doucement en pensant que, si son frère avait passé la tête par la fenêtre alors qu'il roulait à cette allure, ses cheveux longs se seraient mis à voler en tous sens, lui faisant des nœuds. Et qu'il aurait assurément finit par pester contre lui-même pour ça, passant et repassant encore sa main dans ses cheveux, tentant d'y remettre un peu d'ordre. Et Dean lui aurait, comme toujours, proposé d'y remédier définitivement avec une bonne paire de ciseaux.

- Dean ?

Dean fronça les sourcils et tourna le bouton du volume pour augmenter encore un peu plus la musique avant de ramener sa main sur le volant et de le caresser distraitement. Ce qu'il pouvait aimer ces moments passés seuls, ces moments où il pouvait écouter ce qu'il voulait, autant qu'il voulait et surtout aussi fort qu'il l'entendait. Bon. Il avait failli arracher la tête de son petit frère adoré la dernière fois qu'il avait sorti son Ipod et avait proposé de le brancher au poste de la voiture. D'accord, Taylor Swift n'était peut-être pas si nulle que ça mais, quand même ! Rien ne valait le rock, le pur, le dur. Après tout, qui dans cette immensité désertique allait bien pourvoir lui reprocher de monter le son au point d'en réveiller les morts, hein ? Personne, eh oui.

- DEAN !

Le jeune homme ouvrit brusquement les yeux lorsqu'une main se posa sans prévenir sur son épaule et, alors qu'un instant auparavant il se trouvait encore assis sur un confortable siège en cuir, à rouler cheveux au vent dans le soleil couchant, il se retrouva à embrasser le sol au pied de son lit. Parce qu'il avait sursauté. Et qu'il était tombé. Parce qu'il n'avait pas quitté sa chambre d'étudiant, qu'il était dans son lit, et non pas dans Baby. Qu'il avait tout simplement rêvé. Et que Cas faisait des allers-retours sous son nez tel un fauve en cage, une tasse à la main.

Dean roula sur le sol en poussant un juron jusqu'à ce qu'il puisse voir le plafond. Il agrippa alors le bord de son lit et se redressa doucement pour éviter d'avoir la tête qui tourne, en plus de la bosse qui n'allait sûrement pas tarder à apparaître sur le haut de son crâne. Il grimaça et se frotta les yeux. Merde, mais qu'est-ce qu'il foutait là ?

Pendant ce temps, Castiel avait rejoint son armoire et en avait extirpé tout ce dont il pouvait avoir besoin pour se changer. Et, voyant que Dean était complètement hors service, il en avait rapidement fait de même avec l'armoire de son colocataire. D'ailleurs, c'était à ce moment-là que Dean avait enfin remarqué que son ami ne portait rien d'autre que son boxer. Alors qu'il se souvenait pourtant l'avoir vu se mettre au lit avec un t-shirt sur le dos. Et un boxer bleu, pas noir. Oui, Dean avait remarqué.

Cas se tourna finalement vers lui, soupira bruyamment et se passa une main dans les cheveux. Comme s'ils ne ressemblaient pas déjà assez à un champ de bataille…

- Dean. Les cours commencent dans trente minutes.

L'étudiant émis un son fort peu viril avant de sauter sur ses pieds et de se précipiter hors de la chambre. Il faillait se prendre la table de la cuisine dans sa hâte de terminer son café et de s'enfiler un pain au lait en un temps record. Pain au lait avec lequel il manqua d'ailleurs de s'étouffer puisqu'il l'avala presque tout rond.

En plus, il ne cessait de crier « Mais pourquoi tu me l'as pas dit plus tôt !? Ohlalalala j'vais être en retard ! Cas ? Cas ! Tu aurais pas vu mon chargeur ? J'ai pompé toute la batterie de mon ordi hier soir. Et c'est quoi ce truc, ça pue ! Mon sac bordel, où que j'ai encore mis mon saaaac ! ».

Et, heureusement pour lui, non seulement Castiel avait déjà bu son propre café mais en plus de cela il avait pris en compte l'éventualité selon laquelle Monsieur-je-me-couche-à-point-d'heure préfèrerait sans doute ignorer royalement son éveil. Il avait pris soin d'avancer un peu le sien pour pouvoir déjeuner tranquillement, sortir et mettre à disposition directe tout ce dont Dean pourrait avoir besoin pour se préparer. Il avait rempli une tasse de café pour lui, déposer un pain au lait en évidence près du mug et s'était douché avec de se dire que, oui, si Dean ne se levait pas maintenant, il ne se lèverait jamais.

Il n'avait pas pris la peine d'éteindre le réveil de son colocataire - son portable en fait – pensant que, peut-être, son colocataire finirait par émerger sans qu'il n'ait besoin de l'aider. Mais son portable avait déjà braillé du AC/DC en boucle pendant une bonne demi-heure lorsqu'il s'était enfin décidé à aller lui-même le secouer un peu. Et qu'il avait d'ailleurs pu remarquer que le jeune homme dormait si bien, si profondément qu'il en bavait même un peu sur son coussin. Il avait pris une photo, juste au cas où.

Dean passa devant lui en courant à moitié, les cheveux encore tous humides de sa douche ultra rapide, sa serviette enroulée à la va-vite autour des hanches, dévoilant son corps finement dessiné. Il avait vraiment besoin de lui exhiber son corps parfait de si bon matin ? Castiel roula des yeux.


- Qu'est-ce qu'on a en premier ? demanda l'étudiant d'un air détaché alors que, pourtant, il accélérait le pas de peur d'être en retard.

Castiel jeta un regard à Dean alors qu'il ouvrait son agenda à la recherche de son emploi du temps. Il l'avait mis au propre, contrairement à son colocataire.

Le jeune homme évita un piéton qui avait le nez dans son portable et semblait totalement absorbé par Candy Crush, s'il en croyait les sons provenant de l'appareil. Il tourna la tête et le regarda s'éloigner une fraction de seconde en espérant secrètement qu'il finisse par se prendre un poteau.

A présent que l'importun était loin, il reporta son attention sur son agenda et répondit :

- Histoire du livre et de la presse. Avec J.K Rowling, ajouta-t-il avec un sourire en coin.

Dean se mit soudain à tousser sous le regard amusé de Cas. Il avait avalé sa salive de travers à cause de ses conneries…


Il s'avéra que leur professeure, une certaine Ellen Harvelle, avait su capturer l'attention de tout l'amphithéâtre dès le début de son cours. La femme qui, selon Dean, lui faisait un peu penser à sa mère avec ses cheveux blonds et son air fier, était entrée dans l'amphi, s'était installée en silence et avait patiemment attendu. Une petite minute avait suffi à tous les étudiants présents pour se taire. Il fallait dire qu'elle en imposait, rien que par sa présence.

Elle s'était présentée succinctement, avait présenté la matière dont elle était chargée pour ce semestre (Histoire du Livre et de la Presse, rappelons-le) puis elle avait allumé le vidéoprojecteur de la salle et la mâchoire de Cas en était tombée. Mais quel était cet appareil magique !? Non. C'est pas vrai. C'est juste l'auteure qui divague. Désolée. Bref.

Leur professeur avait débuté son cours en affichant la photo de ce qui, aux yeux de tous ces étudiants fans de littérature, devait se rapprocher au plus près de ce que devait être leur définition de « paradis » : l'intérieur de l'une des plus grandes bibliothèques du monde. Non. LA plus grande bibliothèque du monde : La Bibliothèque du Congrès, située Washington, aux Etats-Unis. Et, mon dieu, Dean avala sa salive avant de baver comme un bébé.

Laissant cette image absolument magique sur la toile du vidéoprojecteur, Ellen Harvelle commença tout d'abord son cours par une brève introduction sur la naissance de l'écriture, son évolution, l'invention de l'imprimerie avant de leur faire la liste des thèmes qu'ils étudieraient tout au long du semestre. Et, alors qu'elle discourait ainsi, faisant de temps à autre défiler les diapositives sur son écran, les étudiants suspendus à ses lèvres, une question vient à l'esprit de Dean. Alors, comme tout bon élève, il leva la main pour attirer l'attention de son professeur. Et failli l'appeler « maman ».

Le professeur de leur cours suivant, « Grands débats culturels » était un véritable livre d'histoire. Enfin. C'était en tout cas la rumeur que portaient les étudiants en attendant l'arrivée du dit professeur. Kim Shin, avait dit l'emploi du temps de Dean, lorsqu'il avait regardé la petite case « professeur » accolée au nom du cours auquel il allait assister. Ce nom lui disait vaguement quelque chose mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus… Peut-être que cela lui reviendrait plus tard.

Chuck et Meg avaient retrouvé Dean et Cas aux portes de leur second cours : tous les deux n'avaient malheureusement pas entendu leur réveil sonner et avaient tout naturellement séché le premier cours de l'année. Fort heureusement pour eux, ce n'était jamais qu'un cours magistral et les garçons ne voyaient aucun inconvénient à leur passer les quelques notes qu'ils avaient prises.

Dean le soupçonnait déjà et ce petit événement le conforta un peu plus dans son idée : ces deux-là devaient vivre ensemble. Une pareille coïncidence, ça n'existait pas. Enfin, si on en croyait Stiles, ou plutôt, Noah Stilinski : une fois, c'était un hasard deux fois, une coïncidence trois, c'était une constante. Alors Dean décida de laisser aller les choses et ne pipa mot. Il laissa Castiel aux prises des mains de Meg qui s'était mise en tête d'arranger ses cheveux (« mais comment t'es coiffé aujourd'hui c'est quoi cette tête làààà !? ») et ouvrit la porte avant de faire signe à Chuck d'entrer.

Ils allèrent tous les quatre s'installer au fond de leur nouvel amphithéâtre, bavardant tranquillement de tout et de rien mais surtout de leur liste de course parce que les garçons commençaient déjà à avoir faim (les mecs, ça a toujours faim p*tain…) alors que chacun sortait et installait son ordinateur ou ouvrait son bloc-notes et éparpillait ses stylos sur la table. Merci Castiel et son obstination à prendre les cours sur des feuilles volantes qui, d'après Dean, finirait sûrement par se perdre aux quatre de leur appartement tellement Cas pouvait se montrer tête en l'air.

En parlant de lui, Meg n'avait fait qu'empirer sa coupe de cheveux. Si avant il avait l'air de tout juste avoir quitter son lit, à présent il semblait avoir tenté de discipliner ses cheveux à grand renfort de bâtons de dynamite… « Sexy.. ? », avait tenté la brune, comme si ça allait arranger ce léger souci capillaire. Dean le savait déjà, jamais elle n'arriverait à faire quoi que ce soit des cheveux de son ami. Lui-même s'y était essayé, après des jours et des jours passés à voir Castiel avait cette coupe coiffée décoiffée.

Au début, il pensait que son ami s'en fichait. Le truc, c'était qu'il avait fini par le capter avec un peigne à la main, se regardant dans le miroir de la salle de bain, tirant doucement sur la pointe de ses cheveux et les implorant du regard de bien vouloir se plier à sa volonté ne serait-ce qu'une fois, mon dieu. Alors Dean lui avait pris le pauvre peigne des mains, avait passé la main dans les cheveux du brun, constaté que le désastre n'en était que plus grand et adressé une grimace au reflet de Cas. Celui-ci avait esquissé un petit sourire avant de laisser son colocataire essayé de faire quelque chose de ses cheveux. Peine perdue. Dean avait cru réussir pendant un cours instant, avait fièrement brandi le peigne d'un air supérieur sous le nez de son ami mais, soudain, comme s'ils étaient d'une volonté qui leur était propre, les cheveux de Castiel était revenus dans leur position initiale, arrachant un petit « Whaaaaat !? » d'une voix un peu trop aiguë à Dean, sous le regard amusé de Castiel. Depuis, Dean n'avait plus jamais tenté de recoiffer Cas puisque cela ne servait strictement à rien.

Dean regarda son colocataire farfouiller dans sa trousse et en tirer son feutre jaune puis son feutre noir et dessiner une petite abeille sur le dos de la main de Meg. Comme leur professeur ne faisait toujours pas acte de présence, il prit lui-même le temps d'extirper un paquet de chewing-gums du fin fond de son sac de cours et, après en avoir proposé aux autres, se mit distraitement à faire des bulles avec. Au bout d'un moment passé le regard dans le vague à faire semblant d'écouter Meg parler des démons, de l'enfer et de tout le blabla, il finit néanmoins par jeter un coup d'œil à sa montre. Midi vingt. Aaah. Voilà pourquoi il avait faim. Cela expliquait aussi le fait que certains étudiants commençaient à quitter l'amphithéâtre : leur professeur pointait toujours aux abonnés absents.

Le jeune homme s'apprêtait à demander à ses amis ce qu'ils pensaient de la situation, s'ils n'avaient pas envie d'aller manger au McDo du coin plutôt que de se contenter d'un pauvre sandwich ou d'une petite salade, bien trop chère pour ce qu'elle était, à l'heure de la pause, comme ils en avaient convenu en se retrouvant un peu plus tôt. Cependant, son geste fut interrompu par le claquement sonore de la porte de l'amphithéâtre qui venait d'être ouverte à la volée pour laisser passage à un homme qui devait bien être aussi grand que lui.

Dean ne sut quoi penser de lui lorsqu'il remarqua qu'il avait à la fois une tête de bébé et l'allure d'un tueur en série. En plus de ça, il avait plus ou moins la coupe au bol (à quelque chose près, mais on s'en fiche, on aurait dit qu'il sortait tout droit d'un film) et de belles cernes sous les yeux, à croire qu'il n'avait pas dormi depuis des jours. Ah. Et il avait un chapeau. Et un long manteau noir. Alors que c'était encore l'été aux dernières nouvelles… Et puis, Cas devait bien penser la même chose, puisqu'il le regardait avec une expression confuse. Et puis, il avait la peau tellement blanche… Dean ne put s'empêcher de se demander si ce type n'était pas un vampire. Ou un zombie. Ou un peu des deux. Et même qu'il commençait à tourner ces deux appellations dans sa tête pour mieux les associés, n'en plus faire qu'un seul nom et ainsi nommé ce nouvel arrivant qui ne semblait pas avoir d'âge.

L'homme ne s'attendait peut-être pas à voir autant de monde en entrant, vu son air partagé entre surprise et fatigue. Cependant, il se racla la gorge avant de lancer, toujours droit comme un i, les bras toujours le long du corps et trahissant une certaine froideur mais aussi une certaine nervosité :

- Je suis Kim Woo Bim. Le Go… M. Kim Shin ne pourra pas assurer son cours aujourd'hui. Il a des soucis avec sa fiancé. Veuillez m'excuser.

Et il repartit aussi rapidement qu'il était venu, telle une ombre, claquant à nouveau la porte derrière lui, laissant les élèves complètement confus mais absolument ravis de pouvoir déjà louper un cours. Alors ils avaient décidé d'aller manger à McDo, parce que Dean en avait envie, et que personne ne paraissait vraiment enjoué à l'idée d'ouvrir son paquet de sandwichs triangles jambon-beurre achetés à la supérette du coin. Et quand Dean s'était écrié, un immense sourire aux lèvres, dévoilant toutes ses dents, « McDo !? », il n'en avait pas fallu plus. Et ils s'étaient retrouvés tous les quatre à rassembler rapidement leurs affaires, à tout fourrer en désordre dans leurs sacs en se souciant seulement de ne rien oublier, à se sourire de manière débile mais complice et s'étaient précipités au bas des marches de l'amphithéâtre, avaient agressé la pauvre porte qui s'était dressée devant eux et s'étaient mis à rire quelques mètres plus loin de leur bêtise lorsque les gens qu'ils croisaient avaient commencé à leur jeter des regards de travers.

Arrivés, ils avaient pratiquement jeté leurs pauvres bagages sur une table inoccupée et Meg les avait traités d'enfants. Même si c'était elle qui s'était jetée la première sur cette malheureuse table qui ne lui avait rien demander. Et parce c'était de la faute de Dean s'ils en étaient arrivés là, à sniffer la bonne odeur des frites et à saliver alors que leurs estomacs hurlaient à la mort, tout le monde demanda à Dean d'aller chercher leur commande auprès du jeune homme qui s'activait seul au comptoir. Le pauvre. Alors Dean ronchonna un peu pour la forme, se leva et envoya une tape à l'arrière du crâne de son colocataire avant de lui faire une jolie grimace et de s'en aller les mains dans les poches.

Au fond, personne n'avait vraiment envie de rester dans l'enceinte de l'université et d'assister au cours du si charmant M. Crowley, même si c'était de Littérature mondiale qu'il s'agissait.


Aloooors ? Qu'en avez-vous pensé ? Pas trop déçus d'avoir dû attendre tout ce temps ?

Pour ce qui est des références, nous avons une petite mention de Stiles Stilinski et de son papa, Noah Stilinski, tous deux personnages de Teen Wolf (au passage, le Sterek, ohlala.).

Pour la deuxième référence, la plus complexe... Pour ceux et celles d'entre vous qui auraient vu le drama coréen Goblin, eh bien, vous devriez à la fois pouvoir deviner qui sera notre cher professeur de Débats Culturels et qui a fait irruption dans l'amphithéâtre. Pour ceux ne connaissant pas du tout, ce sont tous les deux les personnages principaux de cette série, le premier étant une créature surnaturelle immortelle (faisons dans la simplicité x') ) et le deuxième n'étant rien d'autre qu'un faucheur. Et ces deux abrutis sont amis. Voilà.

Kiss~