Into the woods : chapitre 7

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Arthur courait aussi vite qu'il le pouvait pour revenir au camp.

Amelige... je suis un idiot. Je courais loin de toi... mais rien de plus. Suivant le roi et cette maudite mission. Je veux être avec toi, et voilà.

Quand Arthur arriva au camp, il remarqua que les cinquante membres de l'équipage l'attendait à l'entrée. Ils avaient tous les sourcils froncés.

'' Désolé, tout le monde. Je dois m'occuper de quelque chose.'' leur dit Arthur. '' La grenouille reviendra un peu plus tard, donc pour l'instant, que diriez vous de commencer à remballer- ''

'' Un traître n'a pas le droit de donner des ordres.'' cracha Edward.

Gilbert sourit à l'expression d'Arthur.

'' De quoi est ce que tu parles ? '' demanda Arthur, un sentiment d'angoisse grandissant dans son estomac.

'' Vous savez exactement de quoi il parle.'' dit Gilbert, faisant un pas en avant. '' Vous sortiez furtivement du camp pendant tout ce temps. Dans un premier temps, nous ne savions pas pourquoi. Mais maintenant... nous savons ! Vous aviez rendez-vous avec un barbare indien ! ''

Arthur écarquilla les yeux, en état de choc. Comment a t-il su... ?

'' Non seulement, je vois cette brute quitter votre tente, mais je trouve des chose qui lui appartiennent.'' continua Gilbert.

Gilbert leva une main dans laquelle il tenait le panier contenant le maïs et les plumes d'Amelige.

'' Nous n'avons pas amené de maïs avec nous pour ce voyage. Ce truc ne peut être trouvé qu'en Amérique. Mais nous sommes dans une forêt. Le maïs ne pousse pas dans ce genre d'environnement.'' Gilbert plissa les yeux, face à Arthur. '' En outre, il n'y pas d'aigles en Virginie, alors comment avez vous eu ces plumes ? Je doute que vous soyez allé en haut d'une montagne pour les avoir. Seuls les indigènes les récupèrent et les utilisent comme décorations.''

'' Sans oublier que notre mission de chasse a été sabotée.'' ajouta Thomas. '' Francis est un expert en navigation dans ces régions. Pourquoi nous aurait-il conduit dans la mauvaise direction, à part si on le lui avait Ordonné ? ''

'' Ordonné par vous, Arthur Kirkland.'' proclama Gilbert. '' Et j'ai le sentiment que votre ami barbare sait où sont les animaux que nous sommes censés chasser. Si vous me dîtes où est le sauvage, je ne vous ferez pas de procès pour trahison.''

Arthur regarda Gilbert, une lueur dangereuse dans l'œil. '' Je préférerai être pendu plutôt que de te dire où est Amelige.''

'' Comme vous voulez, imbécile. Les gars, attrapez-le et ligotez-le ! '' aboya Gilbert.

'' Oui monsieur ! ''

Trois hommes attrapèrent Arthur tandis que quatre autres étaient allés chercher la corde et le bâillon.

'' Lâchez moi ! Je suis votre capitaine ! '' cria Arthur, luttant pour se libérer.

'' Je vous ai destitué de votre rang pour trahison.'' dit Gilbert à Arthur, souriant diaboliquement. '' Et mon équipage a élu le génial moi comme nouveau capitaine. Ils n'ont plus d'ordres à recevoir de toi maintenant.''

Gilbert remarqua les suçons dans le cou d'Arthur. '' Oh... voilà qui est intéressant. Vous avez des marques rouges sur votre cou... ayant été faites par une autre personne. Je ne savais pas que le grand Arthur Kirkland voulait ce genre de chose d'une bite barbare.''

'' Ferme la, fuck ! '' cria Arthur, crachant au visage de Gilbert. '' Tu ne dégraderas jamais mon amour pour lui.''

Gilbert essuya la salive de son visage, grognant à l'anglais. '' Puisque que vous aimez tant les hommes, que diriez vous de tirer un coup avec tous ces hommes ici.''

Gilbert fit un geste vers le reste de l'équipage. Les quatre hommes revinrent avec un corde et un chiffon pour s'en servir de bâillon.

'' Attachez ses mains et ses pieds. Ensuite bâillonnez-le, et prenez votre tour avec lui.'' dit Gilbert.

Ça va certainement attirer ce natif étrange. Après, nous ramènerons les fourrures en Angleterre, je sais que le roi va me récompenser pour la découverte de la trahison d'Arthur. Je vais avoir plus qu'assez d'argent pour aller chercher West et le ramener avec moi. Kesesesesese !

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Francis soupira, s'éloignant du bord du lac. Il se leva.

'' Pourquoi Arthur met si longtemps ? Il a dit qu'il revenait. Je serai ravi de rester ici pour toujours, mais je veux rencontrer cet Amelige.''

Francis se dirigea vers le camp à un rythme rapide. Maintenant que j'y penses... j'espère qu'Arthur n'a pas eu d'ennuis.

A cette pensée, Francis accéléra. Alors qu'il approchait du camp, il entendit des cris et le son du rire de Gilbert.

Que diable se passe t-il... ? Se demanda Francis, en se cachant derrière un arbre près de l'entrée du camp.

Il haleta quand il vit Arthur, pieds et poings liés, bâillonné par un chiffon. Il se tortillait et criait. Gilbert et les quarante-cinq membres de l'équipage marchaient vers leurs tentes. Les cinqs autres entouraient Arthur.

'' Est ce qu'il faut lui enlever son bâillon pour quelques secondes ? '' demanda t-on sadiquement. '' Ce doit être un expert pour donner de la tête.''

'' Gilbert a dit qu'on pouvait lui faire tout ce qu'on voulait. Donc, vas y. Je me concentre sur une zone différente.'' ricana un autre, tirant le pantalon d'Arthur.

Non ! Ça ne peut pas arriver ! Je ne pourrais jamais arrêter l'ensemble de l'équipage. Je dois trouver Amelige !

Francis commença à courir, devenant de plus en plus nerveux et effrayé à chaque seconde qui passait.

Arthur a mentionner un buisson plein d'épines... si je passe par là, je trouverai certainement Amelige !

Amelige fulminait, il ne cessait d'aller et venir dans son tipi.

Pourquoi est ce qu'Arthur m'a repoussé ? Se demanda Amelige avec colère. Je l'aime... et il m'aime. Pourquoi est ce que ce « roi » est plus important que moi ? C'est moi son amant, pas le roi !

Amelige soupira et s'assit. '' Arthur... pourquoi ? ''

'' Au secours ! J'ai besoin d'aide maintenant ! '' cria une voix.

'' Que se passe t-il... ? '' Amelige se précipita hors de sa tente pour voir un homme blond couvert des coupures du buisson d'épines. Il tremblait et la peur était visible dans ses yeux.

'' Où est Amelige ? '' cria Francis.

Avant que d'autres indigènes aient pu attaquer Francis, Amelige courut vers lui.

'' Tu as dit mon nom. Qui es tu et que se passe t-il ? '' demanda Amelige.

'' Tu dois venir avec moi ! Il est difficulté ! '' dit rapidement Francis, la peur lui faisant oublier son anglais.

'' Qu'est ce que tu dis ? '' demanda Amelige, fronçant les sourcils.

'' C'est Arthur ! Il a besoin de ton aide ! '' cria Francis.

En entendant le nom d'Arthur, Amelige pressa ses lèvres contre celles de Francis, apprenant ainsi le français instantanément.

'' Que ce passe t-il ? Tu as parlé d'Arthur. '' répondit Amelige en français.

'' Tu... tu viens de m'embrasser.'' dit Francis, choqué.

'' Oh, maintenant tu parles anglais. Dis moi ce qui ce passe maintenant ! '' dit Amelige, frustré.

'' C'est Arthur ! Il est en grand danger ! Son équipage s'est retourné contre lui, avec Gilbert Beilschmidt à leur tête ! Tout ça parce qu'il a passé du temps avec toi ! Je... je ne peux pas les affronter tout seul. Si tu rassemble certains de tes amis indiens, nous pourrons les arrêter.'' lui dit Francis avec urgence.

Amelige plissa les yeux. '' Gilbert, tu dis ? Arthur m'a parlé de lui.''

Amelige retourna à son tipi et en ressorti avec son arc et des flèches. '' Allons-y, français.''

'' Mon nom est Francis. Et qu'est ce que tu veux dire par « allons-y » ? nous avons besoin d'une armée ! '' lui dit Francis.

'' Tu n'as besoin que de moi.'' dit férocement Amelige. '' J'ai plus de pouvoir que deux armées réunies. Maintenant, j'ai dis, allons y.''

Amelige s'élança hors de son village, suivi de près par Francis.

Arthur... je me fiche que tu ne veuille pas être avec moi. Je t'aime.. et je me suis promis de te protéger... et c'est ce que je vais faire.

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Arthur avait résisté vaillamment aux cinq membres d'équipage. Quand ils avaient essayés d'atteindre son bâillon, il avait roulé, quand un autre avait essayé de lui retirer son pantalon, Arthur avait soulevé le haut de son corps vers le haut, ce qui rendait la tâche extrêmement difficile.

'' Ce foutu imbécile commence à faire chier.'' grogna un des membres d'équipage. '' Maintenez le au sol ! ''

Arthur était cloué au sol, incapable d'esquisser le moindre mouvement.

Bon sang ! Cria Arthur dans sa tête. Si on me souille, je vais mourir.

''Maintenant, soit un bon garçon et fais nous plaisir.'' ricana un membre d'équipage, enlevant le bâillon d'Arthur, pour lui attacher autour des yeux afin qu'il ne puisse plus rien voir. Le membre d'équipage commença à déboutonner son propre pantalon.

A ce moment, une flèche sortit de nulle part et alla se planter dans le sol, manquant à peine l'un des membre de l'équipage.

'' Quoi ?! '' Ils se retournèrent pour voir un Amelige furieux, les fusillant du regard.

'' Si vous voulez vivre, je vous conseille de vous éloigner de mon compagnon.'' grogna Amelige, tirant une autre flèche.

'' Amelige... ! '' cria Arthur.

'' C-Ce doit être le barbare dont Gilbert parlait.'' dit un matelot.

'' Ouais, mais cet idiot est tout seul.'' un autre se mit à rire. '' Tout ce que nous avons à faire est de lui tirer dessus.''

'' C'est la dernière fois que je le dis. Éloignez vous d'Arthur ! '' grogna Amelige, mettant une flèche sur la corde.

'' Fait gaffe à ce que tu nous dis, espèce d'animal sauvage ! '' cria un membre d'équipage, en sortant son pistolet.

Amelige tira la flèche, une lumière verte l'entourant.

'' Que se passe t-il ?! '' Les membres d'équipage sautèrent sur le côté pour éviter la flèche.

La flèche commença à revenir comme un boomerang, ce qui obligea les membres d'équipage à l'éviter à nouveau.

'' Espèce de... ! ''

Un coup de pistolet fut tiré.

'' Non ! '' cria Arthur, souhaitant voir ce qui se passait.

Un bouclier vert entoura Amelige, déviant la balle qui lui était destinée.

'' Q-Q-Quoi ?! Comment a t-il fait ça ?! '' cria le matelot, effrayé.

Francis regarda Amelige. Il ne plaisantait pas quand il disait qu'il pouvait le faire.

'' Qu'est ce qui se passe ici ? ''

Amelige regarda au delà des cinq membres d'équipage et vit l'homme prussien aux cheveux d'argent se rapprocher de lui avec le reste de l'équipage. Ils étaient tous armés de fusils.

'' Tu dois être Gilbert.'' dit Amelige, plissant les yeux.

'' Et tu dois être le sauvage, Amelige. Enchanté de faire ta connaissance.'' cracha Gilbert, sarcastiquement.

Gilbert se dirigea vers Arthur et le saisit par la chemise, le soulevant. Il sorti son pistolet et le pointa sur la tête d'Arthur.

'' Tu nous ressembles peut être physiquement Amelige, mais tu restes un natif, et l'association avec les indigènes est considérée comme une trahison. Donc si tu veux qu'Arthur vive, il vaut mieux que tu coopères avec nous. Si tu refuses ou si tu essayes d'attaquer, je le tuerai.'' menaça Gilbert.

Amelige expira fortement par le nez. '' Tu es un lâche ! Tu n'as même pas le courage de me faire face.''

Je vais faire ce qu'il faut pour être avec West. Pensa Gilbert pour lui-même.

Francis sortit de sa cachette et se faufila de l'autre côté du camp.

Je dois arrêter Gilbert, alors Amelige pourra faire quelque chose ! Pensa Francis, déterminé.

'' Tu gagnes du temps, Amelige. Prends une décision maintenant.'' aboya Gilbert.

'' Quelles sont vos conditions.'' demanda Amelige, se rendant.

'' Amelige ! Non ! '' cria Arthur.

'' Vous devrez nous laisser chasser autant que nous le voulons donc nous pourrons écorcher ces animaux pour envoyer leurs fourrures en Angleterre. Je sais qu'Arthur et toi avez tenté de nous en empêcher. Si tu abandonnes, je laisserai Arthur en vie.'' répondit Gilbert.

'' Ne sois pas idiot, Amelige ! N'accepte pas de te rendre ! Gilbert te tueras ! '' Cria Arthur.

'' Tais toi, espèce d'insolent-Ark ! '' L'emprise de Gilbert sur Arthur faiblit.

Francis s'était approché de Gilbert par derrière et était en train de l'étrangler avec une corde.

'' Amelige, maintenant ! '' cria Francis.

Les cinquante membres de l'équipage avaient chargés leurs armes et visant Amelige. Protégé par son champ de force vert, Amelige parcouru la distance en évitant toutes les balles et il attrapa Arthur, l'enfermant ainsi dans le bouclier avec lui.

Gilbert réussit à repousser Francis. '' Maudite grenouille ! '' cria Gilbert, pointant son pistolet sur lui.

'' Non ! '' cria Arthur, arrachant le chiffon qui lui bandait les yeux.

Gilbert appuya sur la gâchette, la balle perfora la jambe de Francis.

'' Gah ! '' hurla de douleur Francis.

Amelige amena Arthur hors du camp. '' Reste ici.'' ordonna t-il.

Amelige courut à l'intérieur pour aller chercher Francis, mais les membres d'équipage avaient refusé de cesser le feu.

Arthur désobéit aux ordres d'Amelige et couru vers le camp, là où se trouvait Francis.

'' Accroche toi, maudite grenouille ! '' lui dit Arthur, en utilisant le tissus pour envelopper la blessure du français.

'' Heh, tu penses vraiment qu'une balle dans la jambe pourrai me tuer ? Ouch ! N'appuie pas sur la plaie ! '' cria Francis.

Amelige était toujours debout, déviant les balles. Une lumière brillante émergeât de ses mains et toucha tout les membres d'équipage. Toutes les armes se dissipèrent dans la lumière.

'' Qu'est ce que c'est que ça ?! '' cria Gilbert.

L'équipage de Gilbert se retira tout à coup, craignant pour sa vie.

'' Revenez ici, idiots ! '' cria le prussien.

Avant que Gilbert ait pu comprendre ce qu'il se passait, il fut saisit par Amelige.

'' Tu as permis à ces hommes de presque ternir mon amant.'' dit malicieusement Amelige.

Gilbert tremblait, ses yeux élargis par la peur.

'' Tu es un être dangereux, polluant cette terre.'' continua Amelige, fou de rage. '' Donc, je vais t'exterminer ici ! ''

'' Amelige, stop ! ''

Arthur courut vers Amelige. '' Ne le tue pas ! Qu'est ce qu'il y aurai de bien à faire ça ? ''

'' Beaucoup de choses.'' grogna Amelige. '' Un pou comme lui ne mérite pas de vivre ! ''

'' Je l'ai fait pour mon frère ! '' cria soudainement Gilbert, fondant en larmes.

'' Quoi ? '' demanda Arthur.

'' Je l'ai fait pour mon petit frère Ludwig ! '' avoua Gilbert. '' Je l'ai laissé il y a sept ans pour trouver du travail en Angleterre. On n'avait pas assez d'argent pour vivre, et les emplois étaient rares en Allemagne. Même après tant d'années, en étant un simple membre d'équipage je ne gagne pas assez pour retourner en Allemagne, récupérer Ludwig et pour subvenir à nos besoins à tout les deux.''

'' C'est pourquoi, avec la trahison d'Arthur, je pouvais devenir capitaine et obtenir beaucoup d'argent pour avoir démasquer Arthur et en ramenant beaucoup de fourrures en Angleterre ! A partir de là... je pouvais vivre en Europe, ou naviguer de nouveau vers le nouveau monde et je n'aurai plus à me soucier de quoi que ce soit ! ''

Gilbert dévisagea Arthur et Amelige à travers ses larmes. '' Je ferai n'importe quoi pour Ludwig. J'adore mon petit frère, et je refuse de laisser quiconque se tenir en travers de notre chemin ! ''

'' Et je refuse de te laisser blesser Arthur.'' trancha Amelige. '' Il rentrera en Angleterre en tant que capitaine. Et tu feras exactement ce qu'il dit ! ''

'' En fait... '' Arthur prit la parole. '' Peux tu me rendre un service ? ''

'' Hein ? De quoi est ce que tu parles ?! '' cria Gilbert avec colère.

'' Quand toi, Francis et l'équipage rentrerez en Angleterre, dites au roi que j'ai trahis par amitié avec un amérindien. Alors, dites lui que je suis mort, tué par balle après avoir essayer de te tuer... et que tu as ramener l'équipage et le navire en toute sécurité... en tant que capitaine. ''

'' Qu'est ce que... ? Pourquoi est ce que tu... ? '' Gilbert était sans voix.

'' Je l'ai décidé. Je vais rester ici avec Amelige.'' dit fermement Arthur. '' Je vois que la force de ton amour pour ton frère est... semblable à la force de mon amour pour Amelige. Alors... va chercher ton argent et soit avec Ludwig à nouveau. Amelige, libère-le.''

Amelige laissa tomber Gilbert au sol, choqué par la révélation d'Arthur.

'' Aide moi à porter Francis dans sa tente. Nous avons des outils pour enlever la balle et de la médecine pour guérir la blessure.'' dit Arthur, marchant vers Francis.

'' Oui, monsieur.'' répondit Gilbert.

Le lendemain, tout avait été remballé sur le navire et tout était prêt pour naviguer vers l'Angleterre. Francis se remettait très bien... surtout depuis qu'il avait pu frapper Gilbert sur la tête à plusieurs reprises, le tout avec l'aide d'une brindille.

'' Ow ! Francis, jettes ça ! Je t'ai dis que j'étais désolé de t'avoir tiré dessus ! '' cria Gilbert.

'' Un « désolé » ne réparera pas ma jambe ! '' répliqua Francis.

Après avoir échappé à Francis, Gilbert se dirigea vers Arthur, qui se tenait près d'Amelige.

'' Merci … pour avoir épargné ma vie.'' murmura Gilbert à Amelige. '' Je vous suis redevable... à toi et Arthur.''

'' Si j'avais encore un cœur de glace, comme avant, je ne l'aurais sans doute pas fais.'' soupira Arthur.

'' Qu'est ce que tu racontes ? Tu as encore un cœur de glace.'' ricana une voix.

'' Francis ! Arrête d'écouter cette conversation ! Amène ta tête d'auto-estropié ailleurs ! '' cria Arthur au français.

Boudant, Francis s'éloigna en boitant.

'' Assure toi de dire au roi qu'on a trouvé ici aucun animal pouvant être chassé.'' chargea Arthur à Gilbert. '' De cette façon, nous éviterons d'avoir encore plus de chasseurs ici.''

'' Bien sûr.'' répondit Gilbert.

Quelques minutes plus tard, tout l'ancien équipage d'Arthur se tenait à bord du navire et tous étaient près à mettre les voiles.

'' Au revoir, Arthur et Amelige ! '' cria Francis depuis le pont.

'' Prends soin de toi, grenouille ! '' rappela Arthur.

Amelige et Arthur agitèrent la main jusqu'à ce que le navire soit hors de vue.

'' Eh bien … on dirait que c'est juste toi et moi maintenant.'' dit Arthur.

Amelige sourit. '' Et j'aime ça.'' dit-il doucement.

Arthur regarda Amelige. '' … gvgeyuhi.'' murmura Arthur avant de détourner les yeux, rougissant.

Amelige sourit brillamment. '' Je t'aime aussi.''

Amelige se pencha et embrasser son partenaire, sachant que désormais, ils pouvaient rester ensemble pour toujours.

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Un mois plus tard

Gilbert baissa les yeux et regarda une nouvelle fois l'adresse écrite sur le morceau de papier, et regarda à nouveau la veille maison poussiéreuse devant lui.

Eh bien …. c'est là. Pensa Gilbert. Après sept ans, je suis de retour à Berlin, en Allemagne, devant la maison où West et moi avons passé notre enfance.

Gilbert se dirigea vers la porte d'entrée et l'ouvrit.

'' West... ? '' appela t-il. '' West ? ''

La maison avait l'air complètement abandonnée. Elle était remplie de poussière et de toiles d'araignées. Les insectes se promenaient partout.

'' West... n'est pas ici ?! '' Gilbert s'affala sur le sol de désespoir. '' Pourquoi est ce qu'il serait ici après tout ? Je l'ai laissé seul pendant sept ans. Je suis un frère horrible... ''

Gilbert se releva et marcha un peu dans la petite maison, l'esprit emplit de nostalgie. Une épaisse couche de papier sur une table attira son attention. Il se dirigea vers la pile et ramassa une feuille.

'' Ce sont … des lettres de West ?! '' pleura Gilbert, choqué.

Effectivement, chaque côtés du papier étaient datés et commençait par « cher Gilbert ». La lettre en haut de la pile datait d'il y a deux ans.

West, tu m'as écris des lettres tous les jours pendant cinq ans ? Se demanda Gilbert, commençant la lecture de la lettre.

17 novembre 1618

Cher Gilbert,

Aujourd'hui, après cinq ans, je quitte cette maison. Tu me manques terriblement, et je suis désolé de partir à ton insu. Je sais que tu vas revenir dans cette maison, parce que je sais que tu vas tenir ta promesse. Cette pile de papier sont les lettres que j'ai écrites pendant ton absence. Je t'ai écris tous les jours, sachant que quand tu reviendrai, tu serai heureux de savoir que je ne t'ai pas oublié.

Je suis sûr que tu te demandes pourquoi je suis parti de cet endroit. Eh bien, il y a deux mois, j'ai rencontré deux garçons italiens appelés Feliciano et Lovino Vargas. Leur père adoptif, Antonio Fernandez, les avaient amenés avec lui pour rendre visite à un des ses amis en Allemagne. J'ai rencontré Feliciano pendant que je travaillais. Lui et Lovino sont un peu comme toi et moi, Gil. Lovino est le plus vieux, il est né dans une partie de l'Italie du sud et Feliciano est né dans la partie nord.

Feliciano a demander à Antonio de me prendre avec eux. Au début, j'ai rejeté l'idée, puisque je voulais t'attendre. Mais... Feliciano m'a embrassé le même jour... et d'un coup, j'ai senti que je devais être avec lui. Je suppose qu'on pourrait dire que je suis tombé amoureux de Feliciano. Lovino ne m'aime pas beaucoup, alors il était contre l'idée que je vienne avec eux. Finalement, il a cédé, et demain, je serai à Rome, en Italie avec eux. S'il te plaît viens me voir. Ils ont dit que tu pourrai rester avec nous, bruder. L'adresse est écrite de l'autre côté de la feuille.

Je vais attendre ton retour.

West

Gilbert ramassa le reste des lettres de Ludwig et les glissa soigneusement dans son sac.

'' West... je serai bientôt avec toi.'' sourit Gilbert. '' Attends juste encore un peu...''

Toc Toc Toc.

'' Que quelqu'un aille ouvrir cette putain de porte ! '' cria Lovino Vargas depuis sa chambre.

'' Tais toi, fratello ! Tu pourrais effrayer la personne qui est derrière.'' lui dit Feliciano Vargas.

'' J'y vais.'' soupira Ludwig, âgé de dix-neuf ans, sortant de sa chambre.

'' Je viens avec toi ! ~ '' chantonna Feliciano, saisissant la main de Ludwig.

Le geste fit rougir Ludwig. Feliciano rit simplement.

Ludwig ouvrit la porte, s'attendant à voir Antonio. Au lieu de ça... il y avait un homme aux cheveux d'argent avec des yeux rouges regardant fixement derrière lui. Dans un premier temps, Ludwig ne reconnu pas l'homme devant lui, mais quand ses yeux rouges commencèrent à se remplir de larmes, Ludwig sut exactement qui il était.

'' Ludwig... est ce que c'est ton fratello ? '' demanda Feliciano, en regardant l'homme prussien.

Les yeux de Ludwig se remplir de larmes. '' Willkommen zurück, bruder.'' salua t-il.

traduction :

Willkommen zurück, bruder : bienvenue, mon frère

fratello : frère

FIN !