Mes chers amis, l'heure est grave.

Dans exactement 11 heures et demie, je dois rentre un rapport d'histoire de cinq pages sur cette connerie de Réforme, me doucher, m'épiler, faire une recherche d'histoire de l'art ET préparer un petit speech pour le prof de latin (Oui monsieur, je suis désolé d'avoir séché votre cour que j'aime tant, tout ça, c'est la faute à Marine. Et je suis encore plus désolé de vous avoir foncé dedans juste après la fin du cour où je n'étais pas là. Ca quand on a pas de chance, on en a pas...) En plus de dormir, évidemment. Mais je crois que ça va pas être possible, ça xD M'enfin, pour survivre je prépare une énooooorme cafetière. Jtiendrai la nuit avec ça, huhu.

Mais sinon, la bonne nouvelle du jour, celle qui va éclairer votre nuit et tout et tout, c'est que j'ai fini mon épilogue ! OUIIIII J'AI FINI MA FIC, waaaw, c'est un miracle !

(et si vous avez envie de me tuer à la fin, n'hésitez surtout pas : ça me donnera une bonne raison pour ne pas finir ce rapport.)

Bref, euuh, vous m'en voudrez pas si je fais pas tous les remerciemments et tout, je suis désolé mais ça fait toute l'aprem' que je regarde world en essayant d'ensorcelé ce foutu ordinateur, merrde, c'est pas si difficile, hein, faire apparaître un analyse complet sur monsieur notre pote Calvin, surtout qu'on est à Genève, là, c'est pas comme si c'était le bout du monde, huuum. Oui. Donc. Sujet suivant.

C'est triiiiste que ce soit fini. Mais bon, je suis contente, je pensais pas ... Surtout quand on sait que je suis incapable de finir une seule de mes foutues histoires. Oh, et je sais, vous allez râler : j'ai mis deux mois pour écrire trois ridicules petites pages où il ne se passe rien. Eh bah, comment vous dire... En vérité, ces petites ridicules trois pages ont été écrite le même jour, à savoir samedi ou dimanche passé (je sais plus, j'ai la mémoire courte.) Ouais, vous pouvez le dire : je suis une grosse nulle.

Pardoooon.

Huhu.

(Jvous jure, je commence à sérieusement flipper pour l'histoire là, c'est l'affolement général, je veux pas être demaiiiin, je veux rester chez moiiii, je veux faire comme Valentine et faire l'école à la maisoooon. Quoique... Bref. J'aime pas mon prof d'histoire, j'aime pas Luther, ni Calvin, ni Zwingly machin - jsais pas comment on écrit :D - ni personne qui a fait cette foutue Réforme. Oh, et d'ailleurs, est-ce que quelqu'un saurait si 'réformateur' ça s'écrit avec un R majuscule ou minuscule ?)

Tiens, mes parents viennent de rentrer, c'est magnifique, on va bientôt manger T.T Quand je pense que j'ai passé toute l'après-midi à appeler les gens pour demain, mais ce qui est étrangement rassurant, c'est de savoir que personne a encore commencé à écrire. Ce qui l'est moins par contre, c'est de savoir que tout le monde a préparé sa cafetière pour la nuit...

Breeeef, j'arrête de parler, passons aux choses sérieuses, huhu.

Dernier chapitre. Dernier fois que je poste sur Idylle. Alors, pour clore le tout, je voulais vous dire à tous un GRAND merci ! Pour tous les encouragements et les gentilles reviews, surtout que je pensais vraiment pas que cette fic allait avoir autant de succès.

Et je dédie ce magnifique épilogue à :

Margaux I qui isolée en Allemagne (tiens, vers chez monsieur Luther T.T) pour trois looongs mois mais qui est entourée de magnifiques êtres étranges parlant allemand et la draguant en allemand (seeeexy). Une pensée pour toi même si t'en as pas besoin hein. Tss, c'est pas juste, moi aussi je veux aller en Allemagne rencontrer des beaux allemands blonds aux yeux bleus tout musclés et tout.

Margaux II qui elle, est isolée pour toute sa vie dans son petit trou en Bretagne et que je vais aller rejoindre cet été pour apprendre à chasser les écrevisses (mais elle devra faire genre on les relâche, non non, c'est pas elles qu'on va bouffer ce soir parce que je suis végétarienne).

Tiens, jviens de m'apercevoir que c'est que des M, mon Dieu, c'est flippant de voir que je suis entourée de gens avec la même lettre pour prénom.

Bref, encore un grand merci à tous ceux qui m'ont suivis (ça fait genre le discours d'adieu mais naaan).

Bonne lecture !

P-S : Je n'ai pas répondu à toutes les reviews, je suis vraiment désolé mais je ferai ça demain parce que là, c'est vraiment plus possible :S


POV Hermione

Il est vivant.

Trois mots, ce n'était pas grand-chose. Enfin je crois. Parce qu'il était vivant. Vivant, comment ? Vivant et marié. Innocenté. Je restais droite, Harry avait fini de parler et je savais, ça crevait les yeux, ça crevait le cœur qu'il attendait ma chute. Alors mes yeux ne brillèrent pas, mes mains ne tremblèrent pas, rien. J'y pris soin.

Ne pas se laisser envahir, ne pas pleurer; à quoi bon ? Lever la tête, encore, plus haut, lever les yeux et haut le cœur, il en fallait plus, encore, toujours.

Et mon souffle :

« Oh… »

C'était ridicule.

Harry sembla étonné, à peine. Nos regards se croisèrent, une seconde peut-être, puis ils se lâchèrent délicatement.

« Je suis désolé.

– Non, lâchais-je. Non, tu ne l'es pas, ça se voit. Tu n'es pas désolé pour moi, juste pour toi, pour les autres. Et tu me hais encore plus. Ce n'est pas grave. »

Il baissa la tête. Je continuai :

« C'est pas grave, c'est même tout con. Il est vivant, l'autre est mort, et moi, je suis entre deux, je vacille, mais je n'en rejoins aucun. »

Je ne savais pas si j'avais plus envie de rire ou de pleurer alors je rejetai la tête en arrière et grimaçai.

Vivant, mon Dieu, qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre, mais j'avais raison, ce n'était pas grave, ce n'était rien, rien du tout à présent.

Je me mordis la lèvre, un peu trop fort. Mais le sang âcre qui résulta de ce geste ne changea rien aux battements de mon cœur.

« Dans quelques années, tu sortiras…, murmura Harry.

– Oui. C'est dommage, hein ? Imagine toi. Je rejoindrais le monde des vivants mais Ron restera chez les morts. C'est ça, la justice.

– Tais toi ! »

J'haussai les épaules et lui se prit la tête entre les mains.

« Tu te rends compte ! Tu avais tout. C'est vrai, après la Grande Bataille, c'était le bordel, on ne savait pas qui était mort, qui était vivant, et Ron était persuadé de s'être venger de Malefoy… Mais plus tard, on l'a trouvé. Toi, tu étais déjà en prison. Il a été jugé et… et évidemment, il s'en est sorti. On n'avait pas assez de preuves et lui avait trop d'argent. Blanc comme neige. Lui et toute sa putain de famille.

– Oui… Evidemment. » Répétais-je lentement.

Je tendis une main vers quelques vieilles cendres de cigarettes qui étaient restées sur la table grise. Elles étaient encore brûlantes sous mes doigts. J'appuyais. Fort. Mais cela ne faisait pas mal.

« Comment s'appelle la femme de Drago ? »

Tant qu'à faire, hein, autant s'enfoncer jusqu'au bout.

« Ether, répondit Harry sans me regarder. Ether Adams. Elle vient d'une vieille famille de Sang-pur anglais mais sa mère était française alors…

– Je ne te demandais pas sa fiche détaillée, coupais-je. Juste son nom.

– Alors Ether. C'est tout. »

J'hochais la tête.

Ça faisait bizarre. Je n'avais pas envie de pleurer, au final. J'avais juste comme un coup au cœur qui restait là, qui s'accrochait, et mon ventre se tordait, mais j'étais froide, toute froide et les sentiments n'allaient pas plus loin.

Jamais.

Huit ans à Azkaban; c'est une question de survie, pour ne pas sombrer dans la folie. Huit ans, c'est long. Même si c'est derrière, ça pèse sur les épaules et c'est bien plus lourd qu'une petite mort. Pourtant, j'étais là.

J'étais vivante, enfin je crois.

« Je vais bientôt devoir partir, remarqua faiblement Harry.

– Au revoir, alors. »

Il hésita :

« C'est… c'est tout ? »

Je ricanais :

« Ben oui, c'est tout. Tu t'attends à quoi ?

– Tu as tué Ron pour rien, tu le sais, ça ? Il n'avait rien fait et il t'aimait. Alors que Malefoy n'en a jamais rien eu à foutre. C'est lui qui aurait dû mourir ! Et toi, tu souris ? – sa voix devint plus rauque – Tu trouves ça drôle ? Et de quoi tu rêveras cette nuit avec les Détracteurs, hein ? De Malefoy qui te baise ? Ou de Ron qui crève pour rien ?

– Je ne rêve pas. »

Silence. Et durant un instant, je crû qu'il allait me tuer, sincèrement, parce qu'il y eu cette flamme, cette vie au fond de ses yeux, qui s'éleva. Mais un instant seulement puis il s'effondra un peu plus sur sa chaise.

« Alors tu as de la chance, marmonna-t-il. Parce que moi je rêve tout le temps. De toi, de lui, de vous. Et de cette guerre. Et de tous ces morts qu'on n'a pas eu le temps de pleurer, de Remus que tu as condamné et des autres que, comme lui, tu as vendu à Malefoy.

– Que veux-tu, la vie est mal faite… »

Mais ma voix n'était pas aussi cassante que je l'aurais voulu. Oui, la vie était mal faite. Tant pis, fallait faire avec.

« Je ne te reconnais pas, Hermione. Je ne comprends pas.

Ce n'est pas grave. Je t'avais bien dit que venir ici ne servait à rien.

Quand tu sortiras de prison, tu seras seule. Tu le sais, ça ? Seule. Et tu n'auras jamais la garde de Thelisa. »

Je secouais la tête, un sourire aux lèvres :

« C'est quoi, ça ? Une promesse, une menace ? Tu n'es même pas son oncle, tu n'es rien, vous n'êtes rien. Et tu verras. Elle ne deviendra pas comme toi. »

Il hocha lentement la tête puis se leva et frappa trois coups sur la porte.

« Ouvrez ! »

Pendant plusieurs secondes, rien ne se passa. Mais finalement, la porte grinça et le gardien apparut.

Harry se tourna une dernière fois vers moi :

« Au revoir. »

Je baissais légèrement la tête et il disparut.

Alors, tandis que j'attendais patiemment qu'on vienne me chercher, je me dis que si je trouvais le moyen d'être seule pour pleurer ce soir, je le ferais.

Juste pour voir si ça changerait quelque chose au fond de moi.


POV Harry

Il pleuvait toujours dehors. Je passais l'après midi dans un petit pub à me noyer dans du café noir Et il pleuvait encore sur Londres lorsque je me levai pour rentrer.

J'étais devant chez moi. La maison était illuminée, Ginny devait être en train de faire à dîner. Le cœur battant, je fis un pas en direction de la porte.

Et m'arrêtais.

Mes doigts glissèrent dans ma poche à la recherche du paquet de cigarettes que je n'avais plus et je soufflais doucement dans l'air du soir, m'enveloppant de la douceur de cette nuit.

Le cœur tremblant, j'avançais à nouveau, mais le mur se dressait là, devant moi, barrière infranchissable de l'oubli, du bonheur de ne rien savoir. De n'avoir rien chercher à comprendre, de n'avoir rien vu.

Tonton Harry, pourquoi ma Maman a tué mon Papa ? Non, Maman n'a pas tué Papa, Thelisa. Papa ce n'était pas Papa, c'était juste Monsieur Ron et moi je ne suis pas Tonton, je ne suis que Monsieur Harry. Maman, elle a aimé Papa mais Papa n'était qu'un salaud de Mangemort qui n'aimait que lui. Alors Papa est vivant. Mais pas Monsieur Ron. Parce que Maman a tué Monsieur Ron. Voilà. Triste histoire, fait divers moins sanglant que d'autres devant lequel on ne peut plus rien faire.

J'ouvris brusquement la porte et la chaleur de la maison m'envahit.

« Eh bah c'est pas trop tôt ! »

Ginny passa un visage fatigué par l'embrasure de la cuisine :

« Je t'ai attendu toute la journée, qu'est-ce que tu faisais ?

– Excuse moi, je… »

J'eu soudain envie de tout lui dire. Depuis le début. Hermione, Malefoy, et puis Thelisa. Mais je me tu au dernier moment. Ça ne servait à rien, elle comprendrait encore moins que moi.

« Tu sens la fumée, remarqua-t-elle en s'approchant de moi.

– Oui. J'ai été boire un café. J'étais fatigué.

– Oh…

– Thelisa est là ?

– Dans sa chambre oui. »

Elle ne posa pas de question et je déposais un léger baiser au coin de ses lèvres. Puis levais les yeux vers l'escalier qui me menait vers la petite. J'hésitais. Et finalement, me tournai à nouveau vers Ginny et, avisant son petite tablier blanc, je lançais d'une voix qui se voulait joyeuse :

« Tu veux de l'aide, en cuisine ? »


FIN


Yeeeah, j'ai finiiii !

Voilà, je retourne à ma foutue Réforme.

Bisous, et à bientôt !

Ana'