Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
POINT DE VUE DE BELLA :
La première chose que j'ai entendu lorsque Demetri m'a mordu, c'était sa voix. Je ne sais pas pourquoi, mais sa voix me rassurait, m'apaisait. D'accord, je le déteste, mais je l'aime en même temps !
« Dépêche-toi mon amour, j'ai hâte d'entendre ta voix de nouveau ! »
Il n'en fallut pas plus pour me convaincre et j'ouvris les yeux. Ma gorge me brûlait atrocement.
« Bella ! »
En un quart de seconde, je me retrouvais assise sur le lit, face à Demetri. Je le trouvais encore plus magnifique.
« Comment tu te sens ? » demanda-t-il.
« Bien ! » répondis-je.
Il me tendit sa main, que je pris sans hésitation, et je fus sur mes jambes l'instant d'après.
« Je n'ai pas quitté ton chevet ces trois derniers jours. Tu m'as tellement manqué ! » m'avoua-t-il.
Je n'eus pas le loisir de répondre que ma bouche fut recouverte de la sienne. Je me détachais de lui, sous son regard ébahis, presque blessé, mais je le poussais sur le lit où il atterrit sur le dos, et cette fois, c'est moi qui fus au dessus de lui, une jambe de chaque côté de son corps.
« C'est la première fois qu'un nouveau-né aussi canon que toi se réveille avec des envies de ce genre ! » s'amusa-t-il.
« Si tu savais de quoi j'ai envie là, en ce moment ! » minaudai-je en fondant sur sa bouche.
Quand j'étais encore humaine, c'est-à-dire il y a trois jours, ses baisers étaient somptueux, mais maintenant que j'étais vampire, la sensation de sa langue contre la mienne était divine. Je relâchais sa bouche et plantais mon regard dans le sien.
« Tu t'es enfin décidé à t'abandonner à moi ? » demanda-t-il, plein d'espoir.
« Pas encore, en faites, si tu veux vraiment que j'accepte le fait que nous sommes faits l'un pour l'autre, tu vas devoir me prouver, que je peux avoir confiance en toi ! » répondis-je
« Je ferai tout pour que tu n'aies plus à souffrir ! » me dit-il en caressant mon visage.
« Mais, ne crois pas que je vais m'assagir ! » susurrai-je en passant ma langue sur ses lèvres.
« Tant que tu ne flirtes plus avec qui que ce soit en dehors de moi ! » grogna-t-il.
« Pour m'avoir, il faut me mériter, Demetri ! » l'allumai-je en roulant le R de son prénom.
Je repris ses lèvres pour un baiser passionné, qu'il me rendit pour mon plus grand plaisir. Quel bonheur de ne plus avoir besoin de respirer !
« Bella… ! » marmonna-t-il contre mes lèvres.
« Hum ? »
Ses mains se baladèrent sur mon corps, me rendant complètement folle, mais lorsqu'il posa ses mains baladeuses sur mes fesses, je rompis le baiser, choquée par son geste.
« On est choqué Mademoiselle Swan ? » ricana-t-il.
Je lui mis un coup de poing aux côtes pour s'être moqué de moi, mais je su que c'était une erreur à la minute où il inversa nos places. Il emprisonna mes mains avec les siennes, et se plaça entre mes jambes. C'est à ce moment là que je me rendis compte que je n'avais plus mes vêtements d'il y a trois jours, et que je portais une robe noire très belle qui moulait parfaitement mes formes.
« Pourquoi je porte cette robe ? » demandai-je.
« C'est Jane qui t'a changé ! » répondit-il. « Regarde-moi ! »
Ouh, le ton qu'il venait d'employer m'excitait ! Je plongeais mes yeux dans ses prunelles rouges, qui étaient devenues noires de désir et, de colère.
« Sache une chose, Isabella, tu peux me faire subir toutes les tortures du monde, mais jamais, je dis bien jamais, tu n'auras le dessus sur moi, que ce soit au combat, ou avec ce petit jeu qui s'est installé entre nous depuis le jour où on s'est rencontré. Tu ne fais pas le poids contre moi, et tu me tomberas dans les bras plus tôt que tu ne le penses, Mi Amore ! » me prévint-il d'une voix rauque.
« Tu parles comme ça à toutes les femmes que tu as mis dans ton lit ? » questionnai-je tout en essayant de trouver un moyen de lui faire ravaler sa fierté masculine à deux balles.
« Seulement une, et je suis amoureux d'elle ! » répondit-il avec son sourire diabolique. « Je t'aime ! »
Il ne m'avait pas quitté des yeux en me disant cela.
« Non Rosalie ne les dérange pas ! »
C'est la voix d'Alice ça !
« Je veux seulement savoir si elle est réveillée ! »
La porte s'ouvrit sur… Rosalie en personne. Contre toute attente, elle éclata de rire. Alice arriva juste derrière, et elle ne pu s'empêcher de rire elle aussi.
« J'adore la nouvelle Bella ! » ria Rosalie.
« Ravie de te revoir Rosalie! » dis-je en repoussant Demetri qui abandonna sa position à regret.
Je me relevais, et ne pu que sourire devant la mine renfrognée de mon vampire.
« Vous êtes arrivés quand ? » demandai-je en allant prendre Alice dans mes bras.
« Il y a dix minutes, mais Rosalie ne tenait plus en place alors elle a quittée la salle du trône pour venir te voir ! » me répondit Alice.
« Heureusement que c'est moi, et pas Emmett qui t'ai trouvé dans cette position des plus confortable pour une séance de câlin ! » s'esclaffa Rosalie.
Quand j'eus relâchais Alice, Rosalie me prit dans ses bras, et je lui rendis son étreinte avec plaisir, sans pour autant lui faire mal.
« Bella ? » m'appela Demetri.
Je me retournais vers lui :
« Oui ? »
« Je vais devoir t'emmener hors de la ville pour que tu puisses te nourrir ! » me dit-il.
A peine avait-il dit ça, que ma gorge me brûla.
« Je me change et je te suis ! » lui dis-je en allant vers l'armoire, mais la poigne familière de Demetri me stoppa.
« Tu dois rester comme tu es, parce que tu devras te présenter aux Rois vêtue de cette robe. C'est l'usage ! »
Je regardais Alice, et elle me fit oui de la tête.
« Très bien, allons-y ! » dis-je à Demetri.
Il me tendit une cape.
« Mets-ça ! » m'ordonna-t-il.
« Arrête de me donner des ordres ! » rétorquai-je en prenant le tissu.
« Je sais que t'adore ça ! » répliqua-t-il en sortant de la chambre.
Et il a raison en plus !
« Bonne chasse ! » me souhaita Rosalie en souriant.
« Et elle semble fructueuse ! » me dit Alice.
« Enterrez-moi quelque part ! » marmonnai-je.
Les rires d'Alice et Rosalie se firent entendre alors que je sortais de la chambre pour rejoindre Demetri. Vêtue de ma cape noir, je le suivis jusqu'au garage où on prit sa BMW.
« Je peux conduire ? » demandai-je.
« Non ! » refusa-t-il catégoriquement.
« S'il te plaît ? » le suppliai-je.
« Bien que j'aime quand tu me supplies, je ne laisse personne conduire mon petit bébé ! » m'expliqua-t-il en caressant la carrosserie.
« Je croyais que c'était moi ton bébé ? » lui susurrai-je en me collant à lui.
« C'est vrai, sauf que mon petit bijou, je le cajole d'une autre façon que ce que j'ai l'intention de te faire une fois qu'on sera enfermé dans ma chambre ! » me répondit-il en m'embrassant vigoureusement.
Il me relâcha et me mit une claque sur les fesses avant de monter dans la voiture. Il démarra en trombe, et nous quittions les rues de Volterra.
Ça faisait plus d'une heure que nous roulons, quand nous entrons dans Milan.
« Comment se fait-il que Jane a mit deux heures lors de notre virée shopping pour arriver ici ? » m'étonnai-je.
« Je conduis plus vite ! » répondit-il.
« Macho ! » lui dis-je.
Il roula quelques minutes à travers les rues Milanaise, quand il se gara à l'extérieur d'un quartier.
« Qu'est-ce que tu fais ? » demandai-je.
« Je sais que tu ne tueras pas d'humain, à moins que la personne ne le mérite vraiment, et c'est dans ces environs-là que tu trouveras ce que tu veux ! » répondit-il en sortant de la voiture.
Je détachais ma ceinture, que j'avais mise par simple habitude, quand ma portière s'ouvrit, et la main de Demetri qu'il plaça devant moi.
« Si Mademoiselle veut bien se donner la peine ! » me dit-il sur un ton pompeux.
Je levais les yeux au ciel et pris sa main. Une fois hors de la voiture, il me guida à l'intérieur du quartier, quand un cri se fit entendre non loin de là. Je suivis ce cri de détresse aussitôt, et arrivée dans une ruelle sombre, où une jeune fille de mon âge était retenue prisonnière par deux hommes, et mon nouvel instinct de chasseur prit le dessus. L'un d'eux avait mit sa main sur sa bouche pour l'empêcher de hurler davantage, et l'autre commençait à lui arracher les vêtements. Un grognement sourd sortit de ma poitrine, et je me dirigeais vers eux. J'attrapais le premier type que je fis valser contre le mur, et empoignais l'autre par la gorge, l'obligeant à libérer la fille.
« Cours ! » lui sommai-je.
Elle ramassa son sac et s'en alla à toute vitesse dans la nuit. Pendant que je resserrai mon emprise sur la gorge du premier salopard, lui coupant la respiration, un mouvement dans mon dos me fit me retourner, et je vis que Demetri avait planté ses crocs dans la nuque du second type. L'odeur du sang me donnait vraiment envie, alors sans perdre un instant de plus, je sautais à la gorge de mon prisonnier, et me nourris de son sang. Tout mouvement de lui cessèrent au moment même où j'avais planté mes crocs dans sa carotide, certainement dû au faite que j'avais serré sa gorge un peu trop fort. La sensation du sang chaud qui coulait le long de ma gorge me fit un bien fou. Moi qui détestais la vue et l'odeur du sang quand j'étais humaine, je dois admettre qu'il était très revigorant en tant que vampire. Tant que ça ne venait pas d'une victime innocente, ça ne me gênait pas plus que ça. J'aspirais la toute dernière goutte de sang de ma victime, avant de laisser tomber sa dépouille par terre. Je portais mon attention sur Demetri, qui me regardait comme s'il était sur le point de me violer. Les lèvres retroussées, il se jeta sur moi et je fus plaqué contre le mur, sa main enserrant ma gorge.
« Qu'est-ce qu'il t'arrive ? » m'étonnai-je, soudainement apeurée.
Il ne répondit pas, et la seconde d'après, sa bouche se colla à la mienne brusquement. Nos langues se trouvèrent rapidement, et les mains de Demetri se posèrent sur mes hanches, collant nos bassins dangereusement l'un contre l'autre. Je sentis sa main se poser sur ma jambe droite, et la remonta autour de sa taille, puis, il glissa sa main sous ma robe.
« Demetri… ! » soupirai-je en reprenant sa bouche aussitôt.
Mes mains agrippaient ses cheveux, avant que sa bouche ne dévie jusqu'à mon cou, qu'il dévora de baiser.
« Oh Mon Dieu continu ! » haletai-je.
Il revint prendre ma bouche en otage, avant de s'éloigner de moi.
« On va arrêter là ! » dit-il, haletant.
« Bonne idée ! » acquiesçai-je.
On se débarrassa des corps dans la benne à ordure et on remonta dans la voiture. Il démarra et fit route jusqu'à Volterra. Je vis ses mains se crisper sur le volant.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demandai-je, toute douce.
« Je n'aurais pas dû te sauter dessus comme ça, je suis désolé ! » répondit-il en gardant les yeux sur le route.
Je m'approchais de lui pendant qu'il conduisait, et déposa un baiser sur sa joue.
« Ne t'excuse pas, j'ai adoré ! » lui assurai-je.
J'eus droit à un sourire et quand je me réinstallais convenablement sur mon siège, il appuya sur l'accélérateur.
Lorsqu'il entra dans le garage, je réprimais un cri en apercevant Emmett. Au moment où la voiture s'arrêta, je sortis illico presto et sautais dans les bras d'Emmett qui me serra aussi fort que ce nounours le pouvait.
« MA PETITE SŒUR ! » cria-t-il en me faisant tourner.
J'éclatais de rire puis, il me reposa sur mes deux pieds.
« Je suis content de te revoir Bella ! » me dit-il.
« Même si je ne me nourris pas d'animaux ? » demandai-je en baissant la tête.
Sa main se posa sur mon menton et me releva la tête doucement.
« Peu importe les choix que tu fais, tu seras toujours ma petite sœur ! » m'assura-t-il, m'arrachant un sourire. « Sauf que je ne peux plus te faire rougir ni te taquiner sur ta maladresse ! »
On se mit à rire quand un raclement de gorge se fit entendre.
« Oh, euh, Emmett, je te présente Demetri, et Demetri, je te présente mon gros nounours de frère ! »
« Ah ouais, c'est le chien de garde ! » se moqua Emmett.
« Ah, ah, ah, très drôle ! » ironisa Demetri.
Il quitta le garage, visiblement vexé.
« Oh, il est vexé mon petit vampire ! » dis-je en lui courant après.
Je sautais sur son dos, et il se stoppa net.
« Ne fais pas cette tête ! » couinai-je en lui faisant ma moue.
« J'ai droit à un bisou ? » demanda-t-il.
Je descendis de son dos et l'embrassa sur la joue.
« Voilà ! » riais-je en m'échappant.
Il me rattrapa sans trop de mal, me faisant rire encore plus, et il m'embrassa sur la bouche.
« Oh, non c'est dégueulasse de voir ça, surtout venant de ma petite sœur ! » râla Emmett.
Demetri se détacha de moi en grognant, mais je déposais un baiser sur sa nuque en lui murmurant :
« Calme-toi ou plus de bisou pendant une semaine ! »
Aussitôt, ses grognements cessèrent.
« Est-ce que mes Maîtres sont dans la salle du trône ? » demanda Demetri à Emmett.
« Non, ils sont dans le salon où ils s'entretiennent du bon vieux temps avec Carlisle ! » répondit Emmett avec une voix, un peu pompeuse.
Il me lança un clin d'œil, et je décidais d'entrer dans son jeu. Je m'approchais de lui, et fis :
« Pourriez-vous m'escorter jusqu'à bon port mon brave ? »
« Mais certainement ma chère ! » accepta-t-il en me tendant son bras.
« Vous êtes bien aimable mon ami ! » répliquai-je en prenant son bras, tout en essayant de contenir le fou rire qui nous guettait.
Nous avancions à pas chassés, suivant Demetri qui s'exaspérait devant notre attitude avec Emmett. Il ouvrit une double-porte noire et la pièce qui s'offrait à moi me laissa sur le cul. Pardon d'être vulgaire, mais c'est le seul mot qui me venait à l'esprit. Alors qu'au centre de la pièce se trouvait plusieurs canapés de luxe où siégeaient les Rois, tout autour, se trouvait des montagnes de livres. A la vue de tous ces romans qui ne demandaient qu'à être lu, je ne pu rien dire à part :
« Putain de Dieu ! »
« Bella ! » entendis-je une voix féminine me réprimander.
Me tournant vers la droite, où je vis Esmé qui me lançait un regard de reproche avec les mains sur les hanches, je me repris :
« Désolé, c'est sortit tout seul ! »
Elle se radoucit et me sourit. Je ne pu attendre plus longtemps et me jetais dans les bras de ma mère de substitution. Après elle, se fut au tour de Jasper, et arrivé à Carlisle, je fus honteuse tout à coup, et je baissais la tête devant lui.
« Que se passe-t-il Bella ? » me demanda-t-il.
Je ne répondis pas, et Jasper s'en chargea à ma place :
« Elle a honte ! »
« De quoi ? » s'étonna Carlisle.
« De ne pas suivre le même régime alimentaire que nous ! » fit la voix d'Emmett.
« Elle a peur de ce que tu pourrais penser d'elle, et que tes sentiments envers elle changent ! » expliqua Alice.
« Bella, regarde-moi ! » me dit Carlisle avec son calme légendaire.
Je portais mon regard sur lui, et son visage restait impassible, fidèle à lui-même !
« Tu es, et seras à jamais ma fille ! » me rassura-t-il.
Mes bras s'enroulèrent autour de son cou et il me berça dans une étreinte paternelle que je n'avais que rarement connue, même avec Charlie. Lorsqu'il me relâcha, je me présentais aux Rois.
« L'immortalité te va à ravir, ma chère ! » me complimenta Caïus.
« Merci ! » dis-je, gênée.
« Puis-je ? » demanda Aro en me tendant sa main.
Je lui tendis ma main, qu'il prit. Les secondes défilèrent, avant qu'il ne prenne la parole de nouveau :
« Je ne vois toujours rien ! »
Je récupérais ma main, quand il se tourna vers Jane.
« Jane ! » dit-il simplement.
Elle me regarda et je vis dans ses yeux qu'elle espérait de tout cœur que son pouvoir ne fonctionne pas sur moi. Les minutes défilèrent, sans que je ne ressente la moindre douleur.
« Ça ne marche pas, Maître ! » informa-t-elle en me souriant.
« Tu as un immense potentiel, Isabella ! » me dit-il. « Eleazar, peux-tu me confirmer qu'elle est bien un bouclier ? »
Un vampire aux cheveux bruns bouclés, les yeux dorés, s'approcha de moi et me contempla. Je pouvais sentir la présence de Demetri à mes côtés, tendu comme un piqué. Lui et sa jalousie !
« Tu as vu juste Aro. Cette jeune fille est bel et bien un bouclier. Elle me bloque ! » s'exclama le fameux Eleazar.
« J'en étais sûr ! » s'extasia Aro. « Bien, Demetri, j'aimerai que tu me montres ce qui s'est passé quand Bella s'est réveillée ! »
Je regardais Demetri, et il avait l'air, réticent. Dans un demi-sourire, je fis semblant d'éternuer en disant :
« Mauviette ! »
Bien sûr, j'eus droit à un grognement de sa part, des rires de la part d'Emmett et Rosalie, et un sourire amusé de la part de Caïus. Demetri me regarda et me lança un regard noir plein de reproche.
« Quoi ? Arrête de me regarder comme ça, je n'ai rien fais, c'est mon rhum ! » le taquinai-je. « Qui aurait cru que les vampires puissent attraper le rhum ? En plus d'être un aimant à problème, je suis un aimant à microbe ! »
Cette fois, Emmett éclata de rire à en faire trembler toute la pièce, et je vis Jane lever les pouces en l'air pour me dire : bien envoyé ! Demetri se résigna, et tendit sa main à Aro, qui s'empressa de lire en son garde. Les minutes qui passèrent étaient aussi longues que la journée shopping que j'avais subi avec Jane. Lorsqu'enfin, il relâcha la main de Demetri, un sourire d'amusement orna le visage d'Aro.
« Tu sembles bien t'adapter à ta nouvelle condition, ma chère ! » me dit-il, plein de sous-entendus.
Je me contentais d'un sourire.
« En ce qui concerne ton mode opératoire pour te nourrir, sache que tu as ma bénédiction ! » m'avoua-t-il.
« De quoi parles-tu Aro ? » lui demanda Caïus.
« Vois-tu mon frère, Bella adopte le même régime alimentaire que nous, sauf qu'elle ne désire pas ôter la vie, si sa victime ne le mérite pas. Ce soir, elle a évité le pire à une jeune fille en la sauvant des griffes de deux individus mal intentionnés ! » répondit Aro. « Es-tu d'accord avec son choix, mon frère ? »
« Bien entendu ! » acquiesça Caïus.
« Marcus ? » fit Aro en se tournant vers le troisième Roi.
« Je suis d'accord ! » accepta-t-il.
C'est la première fois que je l'entendais parler.
« Bella, tu commences ton entraînement demain, avec Demetri bien sûr ! » me dit-il.
« Youpi ! » ironisai-je, ce qui le fit sourire.
« Les Cullen resteront à Volterra quelques temps, si cela te convient ! » poursuivit-il.
« Quoi que je décide ou que je dise, j'en connais une qui risque de ne pas vouloir partir ! » m'exclamais-je en regardant Alice.
Elle tapa dans ses mains, toute guillerette, et je connaissais très bien ce comportement.
« Oh non Alice, tu oublies le shopping ! » la prévins-je.
« Tu me repousses, alors que Jane tu la suivis ? » s'offusqua-t-elle.
« Je n'avais pas le choix ! » répliquai-je.
« Mais moi non plus je ne te donne pas le choix, et c'est sans appel ! » martela-t-elle.
Je fulminais intérieurement. Comment un être aussi petit pouvait être aussi autoritaire ?
« Je pense que chacun peut vaquer à des occupations plus, distrayantes ! » nous dit Aro en nous congédiant.
Mon regard se porta directement sur la bibliothèque, et je ne pu résister plus longtemps à l'envie de découvrir les romans qui se trouvaient dans toutes ces étagères. N'ayant pas emmené mes classiques en dehors des Hauts de Hurle-Vent, de peur d'être trop encombrée, je pris Orgueil et Préjugés, Roméo & Juliette et Macbeth ! Quand je me retournais pour rejoindre ma chambre, je croisais les regards des Rois.
« Tu aimes la lecture on dirait ! » dit Aro.
« Oh euh, oui, j'adore ça ! » affirmai-je.
« Tu peux te retirer Bella, si tu le désires ! » me dit Caïus.
Je m'inclinais légèrement, et quitta la pièce pour regagner ma chambre. Je passais par l'accueil, qui était vide, et empruntais les couloirs du château. J'essayais de me concentrer et de repérer l'odeur de Demetri mélangeait à la mienne afin d'atteindre plus facilement ma chambre, et quand je tournais à une intersection, je tombais sur une femme brune, pâle, et visiblement très en colère, vêtue d'une robe rouge. Elle me plaqua au mur avec sa main sur ma gorge, et me lança un regard noir.
« Dans quelle galère je me suis foutue encore ? » pensai-je.
