Merci à : unaestrella, Habswifes, doudounord2, Twifictions, ptitcoeurfragile, mlca66, bellaeva, nana10, edwardbellaamour, cindy (pas de problèmes pour moi, je suis d'accord avec toi, cependant je ne suis que la traductrice et ne peut donc changer l'attitude des personnages. Merci pour ta review en tous cas), Linou2701 (pas sûre qu'elle suive tes conseils...), LuneBlanche

Chapitre 7 :

Bella POV

- A quelle heure est le dîner? Demandais-je à Esme.

Je me trouvais debout devant elle, buvant mon café dans mon pyjama. Il était 10 heures, et j'allais probablement prendre ma douche d'ici quinze à vingt minutes. Esme regarda sa montre.

- J'ai déjà mis la dinde dans le four et je vais commencer à faire cuire le reste ... alors tout sera prêt vers 18H, 18H30, ça te va? Demanda-t-elle.

Je hochais la tête. Aujourd'hui, c'était Thanksgiving. Mon deuxième jour férié favori après Noël et j'étais impatiente. Je regardais par la fenêtre de la maison des Cullen, profitant de la beauté de la saison. Les feuilles avaient déjà changé de couleurs, certaines étaient tombées sur le sol, et un petit vent soufflait.

Hier j'avais demandé à Alice si je pouvais emménager avec elle, étant donné que je n'avais nulle part où aller, ils avaient une chambre supplémentaire, et je ne pouvais pas rester avec Edward. Je lui avais promis d'aider pour les factures, mais elle avait refusé. Je ne voulais pas qu'elle pense que je vivais à leurs crochets, je devais donc trouver un emploi. Je n'avais pas grands choix avec un diplôme en littérature et je n'avais pas envie d'enseigner. Je pourrai toujours bloguer en ligne pour de l'argent, ou être assistante d'un rédacteur en chef, ou écrivain de newsletter. Je ne savais pas quoi faire. Merde! Esme avait du me parler et je n'avais pas du l'entendre parce qu'elle agitait ses mains devant mon visage. Je secouais la tête pour sortir de mes pensées.

- Je suis désolée, que disiez-vous? Esme rit doucement en secouant la tête et je souris.

- Je te demandais si tu allais être capable de gérer le fait que mon fils soit là, autour de toi?

- Oh, oui bien sûr. Nous avons parlé la nuit dernière et il sait ce qu'il a à faire.

- Tu es sûre que ce ne sera pas gênant pour vous deux?

Je secouais la tête pour la rassurer, pris ma dernière gorgée de café et posais la tasse dans l'évier.

- Je vais aller prendre ma douche.

- OK.

Je me dirigeais vers la porte et Esme m'arrêta.

-Oh, et Bella?

Je me retournais pour lui faire face.

- Oui?

- Ils arriveront vers 14H. En outre Bella, j'espère vraiment que vous allez vous en sortir tous les deux. Tu es la seule personne que je veux voir avec mon fils.

- Je vous remercie Esme. Je l'espère, vraiment.

Je montais à l'étage pour me rendre dans la salle de bains qui se trouvait dans la chambre d'amis, allumais l'eau chaude, enlevais mon pyjama et entrais dans la douche, laissant l'eau couler sur mon corps, emportant toute la tension de la nuit dernière et apaisant mes muscles . J'attrapais la bouteille de shampoing à la fraise, et le fis mousser dans mes cheveux. J'attrapais ensuite mon gel douche parfum freesia. Tout en me lavant je réfléchissais à la façon dont la journée allait se passer. Est-ce qu'il essaierait de faire quelque chose pour me récupérer. Il était le seul avec qui je me sentais en sécurité, aimée, choyée. J'étais impatiente de voir ce qu'il allait faire pour me reconquérir. Mais j'allais le faire trimer, vraiment. Je ne voulais pas laisser ses charmes diaboliques, beau sourire, visage magnifique, son corps et ses yeux, briser ma détermination. Je ris parce que je savais que c'était la première chose qu'il allait essayer, et je m'étais préparée à cela.

Je fermais le robinet et attrapais une serviette pour l'enrouler autour de mon corps. J'entrais dans la chambre pour aller chercher mon séchoir et poser mes vêtements pour la journée sur le lit. Tout en séchant mes cheveux, je passais la brosse afin qu'ils ne soient pas emmêlés. Puis j'éteins tout et en ouvrant la porte, je me heurtais à corps musclé.

- Oh! Criais-je.

Je levais les yeux pour voir sur qui j'étais tombée, et rencontrais les yeux émeraude d'Edward. Oh merde, je suis en serviette putain! Ses yeux erraient sur mon corps et je rougis immédiatement. Ses yeux étaient noircis de désir, et il poussa un gémissement. Ce son atterrit directement entre mes jambes, et je fermais les yeux afin de prendre une grande inspiration, priant pour que mes jambes ne me lâchent pas. Je relevais les yeux pour découvrir qu'il était de l'autre côté de la chambre, la respiration difficile, me regardant comme un homme affamé.

- Jésus, Bella je ne savais pas que tu étais là. Tous les autres salles de bains étaient occupées... Je suis désolé chérie, j'ai frappé mais personne n'a répondu. J'ai juste supposé ...

Il ferma les yeux, essayant de contrôler sa respiration.

- Je n'ai pas entendu, je séchais mes cheveux. Tu as du frapper juste avant que je ne l'éteigne. Murmurais-je, essayant de ne pas pleurnicher.

- Peux-tu arrêter?

- Arrêter quoi?

- De me regarder comme ça. Je commençais à m'énerver.

- De te regarder comme quoi bébé?

Il me répondit en souriant béatement. Merde, il savait comment il me regardait. Cet homme essayait de me torturer.

- Comme si j'étais le dernier verre d'eau dans le désert et que tu mourrais d'envie de l'avoir.

Je tapais du pied, frustrée de ses taquineries, qui faisaient se soulever mes seins dans ma serviette, il poussa un nouveau profond et excitant gémissement.

J'étais sur le point de jouir.

- Je suis désolé Bella, mais il m'est très difficile de ne pas considérer que tu es dans une serviette, et je suis un homme qui te désire et je sais ce qu'il y a sous ce morceau de tissu et à quoi ça ressemble. Répondit Edward, les yeux parcourant toujours mon corps. .

Je soufflais.

- Tu ne devais pas utiliser la salle de bain? Oh, et qu'est-ce que tu fais ici de toute façon? Esme m'avait dit que vous n'arriveriez pas avant 14H.

- Oui, je dois utiliser la salle de bains. Je suis venu plus tôt pour aider. Ma mère ne savait pas que je venais, je ne lui ai pas dit. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je dois utiliser les toilettes.

Il passa devant moi et ferma la porte. Je m'assis sur le lit, essayant de respirer normalement. Dieu, pourquoi était-il ici? Pourquoi avait-il du utiliser cette salle de bain? Super, maintenant j'allais devoir passer la journée entière en pensant à lui, me regardant, et imaginant ce qu'il y avait sous mes vêtements. J'entendis la chasse d'eau et le robinet s'ouvrir. Au moins, il se lavait les mains. Il sortit et me sourit.

- Tu n'es pas encore habillée?

- Non, j'attendais que tu partes pour pouvoir le faire sans risque, et éviter que tu me surprennes à nouveau.

Il se mit à rire en secouant la tête.

- Quelle honte. J'aurais aimé, et je sais que toi aussi. Tu aimes me taquiner.

Je ne dis rien car je savais que c'était la vérité. J'aimais bien le taquiner, lui faisant demander grâce. Il s'avança vers moi, plaça ses mains sur le lit et se pencha en avant, ce qui me fit me pencher en arrière sur mes mains, pour essayer de m'éloigner de lui. Il était pratiquement au-dessus de moi, et sans savoir pourquoi, je ne le repoussais pas. Il fit courir son nez le long de mon cou, me faisant gémir, puis il mordit mon oreille. Je commençais à haleter et il me regarda dans les yeux.

- Retiens mes mots mon bébé. Murmura-t-il.

Nos nez se touchaient et sa bouche était à quelques centimètres de la mienne.

- Tu seras à nouveau mienne.

Embrasses-moi. Embrasses-moi. Embrasses-moi. Je gémissais. Il se pencha davantage, embrassa le côté de ma mâchoire, se leva et partit.

Je me retournais sur le lit, la respiration haletante, me frottant les cuisses pour essayer d'alléger la douleur. Merde, j'étais toute retournée. S'il avait décidé de me faire l'amour sur ce lit, je l'aurais laissé faire, je ne l'aurai pas arrêté. Dieu, il me faisait fondre.

Je m'habillais. J'avais choisi un joli haut rouge décolleté, un pull en cachemire gris foncé m'arrivant à mi-cuisses, un jean slim noir et une paire de bottines noires. A la différence d'Ali, Esme, et Rose, je ne portais pas de talons hauts. Je mis mon collier et le bracelet, et me dirigeais vers le miroir pour me regarder.

Pas mal Bells, pas mal du tout. J'ébouriffais un peu mes cheveux. Je ne m'étais pas maquillée parce Edward me disait que je n'en avais pas besoin, puis je vaporisais un peu de parfum aux freesias et je sortis.

Edward .

Merde, toute ma peine était de retour! Magnifique.

Je fis demi-tour et courus à la porte alors qu'Alice arrivait. Je l'attrapais et l'emmenais à l'extérieur. Elle râla tout le long du chemin, essayant de me ralentir.

- Quoi Bella? Quel est le problème avec toi? Souffla-t-elle.

- J'ai failli l'embrasser Alice!

- Quoi?

- Ton frère a failli m'embrasser dans la chambre d'amis et je l'ai presque laissé faire!

Alice leva ses mains pour stopper mon discours.

- Retour en arrière. Pourquoi était-il dans la chambre d'amis avec toi? En outre, comment as-tu pu te mettre dans cette situation?

- J'étais sortie de la douche et je séchais mes cheveux. Il a dû frapper juste avant que je ne finisse parce que je ne l'ai pas entendu, donc je suis sortie en serviette et je me suis heurtée à lui. Il me regardait comme un homme affamé et il m'a fait reculer jusqu'au lit, puis il a fait courir son nez dans mon cou, et il m'a dit à l'oreille : Crois-moi bébé, tu seras à moi à nouveau. Puis il a embrassé ma mâchoire et il est parti, mais si il avait essayé de m'embrasser, je ne l'aurais pas arrêté. J'ai failli l'embrasser Alice! Dieu, je le voulais tellement.

Je haletais en finissant de lui expliquer.

Elle hurla.

- Oh mon Dieu Bell, combien de temps s'est écoulé depuis qu'il ne t'a pas touché?

- Un mois et demi. Peut-être plus. Ali, je suis excitée et c'est Thanksgiving! Ce n'est pas bon. Il est ici depuis onze heures. Ça me rend folle. Je suis sur le point de l'attraper et de l'emmener dans la chambre la plus proche!

Je dus crier un peu trop fort parce que Esme me regarda par la fenêtre de la cuisine. Je lui souris et articulais: «Je suis désolée». Elle hocha la tête en souriant.

- Oh ma chérie, je suis tellement désolée. Tu dois être tellement frustrée. Bella c'est si excitant. Tu veux savoir pourquoi?

- Pourquoi? Demandais-je.

- Tu as suffisamment confiance en lui pour qu'il te fasse à nouveau l'amour, peu importe l'endroit!

Effectivement je le réalisais, et je lui attrapais les épaules.

- Oh mon Dieu Alice, tu as raison!

Je me mis à sauter partout, excitée , parce que je ne l'avais pas réalisé jusqu'à présent. Mais je m'arrêtais.

- Il s'est arrêté cependant Ali. Il n'a pas été plus loin!.

Elle couvrit ma bouche.

- Parce qu'il ne voulait pas te pousser. Il te voulait, fais-moi confiance, il le voulait.

- Comment le sais-tu?

Elle saisit mon visage et le tourna vers la porte. Edward se tenait là, me regardant à nouveau, la tête penchée sur le côté et souriant. Ses yeux brillaient d'amour.

- Hey Edward, peux-tu aller chercher Rose s'il te plaît? Cria Alice.

- OK.

Quelques secondes plus tard Rose sortit et commença à avancer vers le belvédère.

- Quoi de neuf? Demanda Rose en souriant. Nous lui racontâmes l'histoire, elle était aussi excitée que Alice. Puis je posais mes yeux sur les bottes de Rose.

- Comment peux-tu marcher là dedans Rosie? Demandais-je, déconcertée qu'elle n'ait pas mal.

Elle haussa les épaules.

- J'ai commencé jeune.

Je rejetais ma tête en arrière et me mis à rire, imaginant une petite Rose en talons. Rose portait une robe blanche en soie avec des boutons de nacre, elle s'arrêtait au-dessus du genou, un pull bleu ciel, des collants de couleur crème et ses bottes. Alice portait une robe pull verte, des leggings noirs, et un bandeau vert dans ses cheveux hérissés. La tenue faisait ressortir ses yeux verts.

- Vous avez fière allure toutes les deux!

- Tu en fais trop Bella! Dirent Alice et Rose.

Il se faisait froid nous rentrâmes donc à l'intérieur.

Il était cinq heures et toutes les femmes étaient assises dans des fauteuils regardant les gars jouer au football. Edward, Carlisle et Jasper formaient une équipe tandis que Charlie, Emmett et Jake formaient l'autre.

- Break! Crièrent Emmett et Carlisle. Jake jeta le ballon sur le terrain, Emmett décolla pour l'attraper, mais Edward le prit avant et couru dans l'autre sens, il fut presque attrapé par mon père, mais Charlie le manqua et Edward marqua le but en lançant la balle au sol, puis il cogna ses poings sur sa poitrine.

- Dommage mon vieux! Criais-je à mon père.

Emmett couru vers moi et me jeta sur son épaule avant de courir autour du terrain. Je criais et tapais son dos jusqu'à ce qu'il m'abandonne dans les bras d'Edward qui me retint pour que je ne tombe pas.

- Salut mon cœur. Il me sourit tout en me tenant serrée.

- Salut Edward. Murmurais-je en rougissant.

Il me posa et pris ma joue en coupe, faisant glisser son doigt sous mon œil gauche, je me mis à rougir. Il laissa retomber sa main et ses doigts enlacèrent les miens.

- Dîner! Cria Esme.

Edward me tira vers l'avant, tenant toujours ma main, en frottant le dos de celle-ci avec son pouce. Il était inoffensif, donc je ne dis rien et le laissais faire, me dirigeant vers la maison avec lui. Alice, assise dans la salle à manger à côté de Jasper me regarda, puis Edward, puis nos mains jointes et sourit. J'allais m'asseoir à côté d'elle et Edward prit le siège à côté de moi.

Carlisle arriva avec la dinde et les pommes de terre, Emmett avec la sauce aux canneberges et mon père avec les haricots et les desserts. Nous nous donnâmes la main autour de la table alors que Carlisle disait une prière.

Nous mangeâmes jusqu'à ce que les hommes déboutonnent leur pantalon, puis nous rimes, plaisantâmes, et évoquâmes les années passées, se taquinant les uns les autres pour les gênes subies. Le moment du dessert arriva, les gars avaient de nouveau faim. Je me coupais un morceau de tarte à la citrouille et j'étais sur le point de prendre la crème fouettée, quand une main l'attrapa et en mis un peu sur ma tranche.

- Extra crème fouettée avec une pincée de cannelle . Dit doucement Edward en attrapant la cannelle et en la saupoudrant dessus.

- Tu n'as pas oublié. Lui dis-je en souriant.

- Quand tu aimes quelqu'un, tu te souviens de toutes les petites choses. Il sourit.

J'attrapais ma fourchette et pris une bouchée.

A la fin du dîner les hommes se retirèrent dans le salon pour regarder le match et les femmes allèrent à la cuisine.

- Je te remercie de m'avoir invité ainsi que Jake, Bella. C'est probablement le meilleur Thanksgiving que j'ai jamais passé. Je ne pense pas que cela aurait été aussi bien chez mère car Emily aurait probablement été là. Dit Leah pour me remercier.

Je lui souris et la serrais contre moi.

- Vous êtes les bienvenus Lee. Je suis contente que vous soyez là.

- ALEZ BEBE! VAS-Y ! PUTAIN! J'étais sûr que c'étaient les hurlements de Emmett

Nous rimes en secouant la tête. Je terminais mon verre de vin et attrapais mon pull, puis je sortis vers le belvédère et m'assis sur le banc, serrant mon pull autour de moi. J'entendis la porte se fermer, et pensant que c'était Ali je ne bougeais pas.

- Tu veux danser avec moi?

C'était Edward et je souris. Je tournais la tête pour le regarder, le clair de lune rendait sa chemise blanche presque brillante dans le noir

- Il n'y a pas de musique. Lui dis-je en riant.

Il sortit son portable et me l'agita sous le nez.

- Je peux arranger ça.

- Très bien.

Je me levais et attendais qu'il s'approche de moi.. Il entoura ses bras autour de ma taille, je mis mes mains derrière ses épaules, posant ma tête sur sa poitrine dans un soupir, respirant son parfum.

Edward fredonnait les paroles et chantait parfois doucement dans mes cheveux.

Never knew I could feel like this
Like I've never seen the sky before
Want to vanish inside your kiss
Everyday I love you more and more
Listen to my heart, can you hear it sings
Telling me to give you everything
Seasons may change winter to spring
But I love you until the end of time

Come what may, come what may
I will love you until my dying day

Suddenly the world seems such a perfect place
Suddenly it moves with such a perfect grace
Suddenly my life doesn't seem such a waste
It all revolves around you

And there's no mountain too high no river too wide
Sing out this song and I'll be there by your side
Storm clouds may gather and stars may collide
But I love you until the end of time

Come what may, come what may
I will love you until my dying day
Oh come what may, come what may
I will love you

Suddenly the world seems such a perfect place...

Come what may, come what may
I will love you until my dying day

- Mais je t'aime jusqu'à la fin des temps. Il murmura les paroles de la chanson à mon oreille.

Je me mis sur la pointe des pieds et l'embrassais, enveloppant mes bras autour de son cou. Il posa son visage sur mon épaule, en prit une profonde inspiration.

- Tu sens si bon.

- Toi aussi. Comme la cannelle.

Je sentis son corps se secouer un peu de rire.

- Cela me fait-il gagner des points?

- Oh certainement. Cette chanson me rend toujours triste, mais ne t' inquiètes pas, pas cette fois.

- Oui! Dit Edward.

- Tu as aimé me taquiner ce matin, n'est-ce pas? Lui demandais-je.

- J'aime te taquiner parce que lorsque tu es embarrassée tu rougis. Bella, j'aime tes rougeurs. Ça me manque de ne plus les voir envahir ton corps tout entier. Tu te souviens de cette nuit-là?

Je hochais la tête et enfouissais mon visage plus loin dans son épaule parce que je rougissais maintenant en me souvenant de cette nuit-là et je ne voulais pas qu'il le sache. Pourtant il le savait. J'enfouissais toujours mon visage dans son épaule si je rougissais quand j'étais dans ses bras.

- Ah, j'aimerai voir ça.

- Tu ne sais pas ce que je fais. Dis-je grinçante. - Tu as voulu m'embrasser aujourd'hui, n'est-ce pas?

- J'ai toujours envie de t'embrasser. Oui mais aujourd'hui surtout. Je ne t'ai pas embrassé depuis des siècles. Me dit-il, même s'il ne s'agissait que d'un mois et demi.

- Qu'en est-il maintenant? Demandais-je.

- Dieu bébé, oui. Désespérément, mais je ne veux pas faire pression sur toi. Dit-il en gémissant.

- Que faire si je dit que j'en ai envie autant que toi?

Il gémit doucement, ce son me transperça. Je gémissais tandis qu'il m'emmenait dans une partie du belvédère où il n'y avait pas de banc. Il me fit asseoir sur un rebord de fenêtre et écarta mes jambes pour se placer entre elles, me regardant dans les yeux.

- Es-tu sûre de toi?

Je hochais la tête, léchais mes lèvres, mordant un peu celle du bas. Il plaça son pouce sur mon menton et le tira vers le bas, forçant ma lèvre puis mes dents.

- Ne te fais pas saigner chérie. Ça pourrait faire mal quand je t'embrasse.

- D'accord. Murmurais-je.

Il remonta sa main de mon bras, à mon épaule et à mon cou, renforçant ainsi notre proximité. Son autre main passa dans mon dos et il me tira pour que mes jambes s'enroulent autour de lui, nos centres se touchant presque. Je fermais les yeux et Edward se pencha vers moi, posant ses lèvres sur les miennes, les caressant une fois, deux fois, puis j'ouvris ma bouche pour le laisser entrer à l'intérieur. Il tourna la tête, approfondissant le baiser, sa langue plongeant à l'intérieur de ma bouche, et je gémis, tout en passant mes mains dans ses cheveux. Il se dégagea et embrassa le coin de ma bouche, le long de ma joue, ma mâchoire, le bas de mon cou. Je penchais ma tête sur le côté afin de lui donner plus d'accès, ses mains voyageaient dans mon dos, pétrissaient mes fesses, je me rapprochais, jusqu'à pouvoir sentir son érection, puis il commença à bouger contre moi.

Ma tête retomba et je gémis à la sensation, alors qu'il continuait son assaut dans mon cou et me mordait l'oreille. J'avais tellement besoin d'une sorte de libération que je bougeais contre lui, la respiration rapide et lourde, car je pouvais sentir le nœud en moi se resserrer, je me pressais plus fort contre lui, mes deux bras s'enroulant autour de son cou, retrouvant sa bouche, je pris sa lèvre entre mes dents, la tirant, la léchant, demandant l'accès à sa bouche, l'embrassant plus durement, et enveloppant mes jambes autour de sa taille.

- Bella, si nous n'arrêtons pas, je vais venir bébé. Je suis tellement excité. Bella, tu dois me dire d'arrêter. Edward haletait.

Je continuais à l'embrasser, lui répondant avec mon corps, lui disant que je ne voulais pas arrêter. Il s'enfonça plus fort contre moi, saisissant mes fesses plus durement, enfonçant sa langue dans ma bouche. Je haletais. Il attaqua mon cou tout en se frottant contre l'endroit que je voulais qu'il touche.

- S'il te plaît, j'en ai besoin, s'il te plaît. Edward plus vite. Ne t'arrêtes pas. Dis-je en gémissant.

Mon nœud se resserra alors que je l'invitais à y aller plus vite. Mon orgasme allait venir, je pouvais le sentir. Il vint un peu plus vite et un peu plus fort, j'étais sur le point de me libérer.

- EDWARD!

Nous nous arrêtâmes et nous figeâmes au son de la voix qui criait. Edward baissa la tête sur mon épaule et gémit.

- Va te faire foutre Emmett. J'y étais presque.

Je ris, ma honte s'estompa peu à peu, je passais mes mains dans ses cheveux, le regardant dans les yeux.

- Ça va. Nous n'aurions probablement pas dû aller aussi loin de toute façon.

Il hocha la tête, d'accord. Nous nous quittâmes et je redescendis, puis nous nous arrangeâmes et nous dirigeâmes vers la maison.

- EDWARD! Cria Emmett de nouveau.

- Je viens! Il me regarda en souriant de ma réaction.

Je récupérais et lui dis :

- Nous devrions nous dépêcher, j'ai besoin de changer ma culotte de toute façon.

- Bella, ne me fais pas ça. Dit-il en gémissant.

Je ris à la légère et lui pris la main alors que nous retournions à la maison.

- Suis-je sur le point de te récupérer? Demanda Edward.

- Oh, très certainement. Tu es plus proche qu'avant, mais tu n'y es pas encore.

Emmett était appuyé contre le plan de travail, tout le monde derrière lui, il leva les yeux.

- Hey, vous couchiez ensemble ou quoi?

- Tu ne me connais pas. Répondit Edward.

Cela fit rire Emmett et Carlisle. Alice me regarda avec un regard interrogateur, voulant savoir ce qui s'était passé. Je lui fis signe de venir vers moi et lui chuchotais à l'oreille.

- Je dois me changer.

Sa main se porta à sa bouche.

- Non! chuchota-t elle avec enthousiasme.

Je hochais la tête et lui mimais avec mon index et mon pouce que «J'y étais presque».

Elle hurla en frappant dans ses mains, ce qui poussa Edward à la regarder. Je lui souris et montais me changer, Alice à ma suite, voulant connaître les détails.

Oh oui, il était proche de me récupérer. Très proche.