Hi !

Et oui la suite est là, je n'y croyais pas moi-même !

Par contre, en ce moment le taf ! C'est de pire en pire ! Le prochain qui me dit que prof c'est un boulot de fainéant je le dépèce à la petite cuillère à pamplemousse ! Donc pour ce qui est du chap 8 je promets rien, encore moins que d'habitude ...

En attendant, j'espère que cette fic vous plaît toujours, enjoy !

Bisous à toi ma Mithy, j'ose espérer que le déroulement te conviendra ;-P

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_Saleté de vieux fous ! Jeta Duo en entrant dans leur suite. Je n'arrive pas à croire que Une ait cautionnée cette mission ! Franchement, tu crois vraiment qu'on était nécessaire pour ça ? Demanda-t-il à Trowa qui le suivait. C'est ridicule, enchaîna-t-il tout de suite sans laisser le temps à son ami de répondre. Ils sont complètement hors de la réalité, leur plan est minable ! Comme si ils pouvaient vraiment faire le poids face à l'Alliance ! Je ne comprends pas comment ils ont pu réunir autant de partisans ! S'exclama-t-il en se laissant tomber dans un fauteuil.

_ Le pouvoir de persuasion d'un professeur sur ses élèves n'est plus à démontrer, et il y en a plusieurs dans ce parti qui enseignent dans les plus grandes écoles de la colonie, lui rappela Trowa. Et si Une nous a demandé pour cette mission c'est parce qu'elle veut s'assurer qu'elle sera menée à bien, justement parce qu'elle semble facile, elle a dû avoir peur que les autorités de L1 ne prennent pas la menace au sérieux et bâcle le tout, supposa-t-il en rejoignant son ami.

_ Ouais, grogna le châtain, contrarié quand même. En attendant, j'ai l'impression de faire un boulot de subalterne et il faut que je me contienne pour ne pas y retourner et boucler tout le monde. Ces types sont tarés ! Ajouta-t-il en faisant allusion au rendez-vous qu'ils avaient eu avec les dirigeants du parti.

Ils étaient arrivés à la gare juste à l'heure prévue pour la rencontre. En descendant, ils avaient pu apercevoir leurs « nounous » marcher sur le quai en se tenant la main comme de crédibles amoureux, et Duo s'était surpris à espérer qu'ils le soient vraiment ...

Le premier contact avec les politiciens s'étaient fait sans heurt, au point précis dont ils avaient convenus au téléphone. A peine quelques mots et ils les avaient suivi vers une voiture stationnée devant la gare, s'assurant que les deux autres agents étaient toujours là.

Les deux hommes qui les précédaient devaient avoir la quarantaine et paraissaient bien sous tout rapport. Habillés en hommes d'affaire et sans aucun signe particulier, ils étaient « passe partout » et Duo et Trowa s'étaient alors lancé un regard dans lequel chacun avait vu que l'autre pensait pareil : Attention !

Les hommes comme ceux-là, il fallait s'en méfier. C'était toujours ceux que l'on soupçonnait le moins qui étaient capable des pires choses. Ils s'étaient installés à l'arrière après avoir déposé leurs sacs dans le coffre et avaient attendu de voir si ils se rendaient bien dans le bâtiment surveillé depuis des mois par les Preventers.

Ils avaient bien étudié les plans de la ville et à n'en pas douter c'était bien là qu'ils se rendaient. Ces mecs n'étaient vraiment pas prudents, ou alors bien trop sûrs d'eux, ça restait encore à déterminer et les deux coéquipiers étaient restés sur leurs gardes un bon moment.

Juste avant de s'engouffrer dans la voiture, Duo avait vu le jeune « couple » grimper dans un taxi, ou ce qui semblait en être un mais qui était en réalité une voiture Preventers sous couverture. Leurs arrières étaient assurées quoi qu'il arrive.

Le bâtiment avait été bientôt en vue et le véhicule s'était engagé dans un parking en sous-sol. Duo avait alors imaginé Tompson débarquer dans la planque et entreprendre son plan drague sur Heero comme il le lui avait en partie expliqué avant de prendre le train mais que Duo n'avait pas eut envie d'écouter jusqu'au bout. Une rage inexpliquée et une angoisse sans nom l'avait alors pris à la gorge.

Et si Heero, fatigué d'attendre que Duo se « décoince », en profitait pour se détendre avec ce mec prétentieux et arriviste ? L'américain n'en saurait rien après tout, en infiltration il n'aurait pas la possibilité de lui passer ne serait-ce qu'un coup de fil à part pour la mission et en rien privé. Comme il l'avait dit à Heero lors de leur dernière « discussion », le brun avait des besoins et des envies et depuis le temps qu'il attendait Duo, il pourrait finir par craquer …

Ça avait été avec difficulté qu'il s'était concentré sur ce qui se passait autour de lui. Descendus de la voiture, ils étaient entrés dans un ascenseur et n'allaient plus tarder à rencontrer la tête pensante de toute cette merde, aussi il aurait mieux valut pour lui qu'il se reconnecte à l'instant présent.

L'entrevue avait été brève et menée surtout par Trowa qui avait endossé l'identité de Delrive. Ils s'étaient surtout présentés rapidement et avaient ensuite écouté pendant une temps infiniment long les élucubrations de ces vieux fous sur leur projet de coup d'État.

_ Si nous vous avons choisi c'est parce que vous êtes le groupe de mercenaires le plus nombreux et le mieux armé de toute la colonie d'après nos sources, avait commencé le plus vieux qui apparemment était le chef. Et nous aurons besoin de tous vos hommes. Le but est de prendre d'assaut l'hôtel présidentiel et de capturer le gouverneur ainsi que sa famille. Nous les utiliserons comme otages pour que les ministres nous cèdent les pleins pouvoirs et notamment le commandement de l'armée. Nous avons déjà des partisans en bonne place au sein de celle-ci et une fois cela fait, il nous sera facile d'en prendre la direction, avait-il continué d'un ton assuré qui n'avait pas plu à Duo. Nous pourrons ainsi stabiliser notre pouvoir et la population sera obligée de suivre. Dans un premier temps, nous leur laisserons le choix, s'exiler sur Terre ou nous reconnaître comme l'autorité suprême. Puis nous entamerons de fausses négociations avec l'Alliance pendant que nos chercheurs mettrons au point des armes perfectionnées qui nous permettrons ensuite de prendre le pouvoir de toutes les colonies. Dans le même temps nous enverrons des émissaires sur Terre, sous couvert de liens diplomatiques, qui s'assureront de la non-intervention de l'Alliance et qui prendront contact avec les anciens partisans de Romfeller. Quand ce sera fait, nous pourrons enfin les mettre toutes les cinq ainsi que leurs satellites sous le joug de la Terre duquel elle n'aurait jamais dû sortir et nous pourrons les détruire de l'intérieur pour que plus jamais elles ne se révoltent, s'était-il exclamé avec un regard délirant.

Duo s'était tout de suite demandé comment des personnes qui étaient nées, avaient grandi, et vivaient toujours, sur les colonies pouvaient adhérer à leurs idées. La seule explication possible était qu'ils les avaient manipulé, qu'ils leur avaient menti. Il espérait très fort que c'était ça, dans le cas contraire cela voulait dire qu'il leur faudrait arrêter un nombre incroyable de personnes et les prisons de toutes les colonies réunies seraient insuffisantes.

Trowa avait hoché la tête, signifiant qu'il avait compris et puis ils avaient discuté de quelques points de détail avant d'être conduits à un hôtel luxueux à quelques kilomètres de là. Rendez-vous avait été pris pour le lendemain soir de façon à ce qu'ils « s'organisent » avec leurs hommes de leur côté et que les politiciens réunissent leurs têtes pensantes pour une rencontre en plus grands effectifs.

_ Ils sont si peu prudents, soupira Duo, c'est presque trop facile. Tu crois qu'ils nous ont menti ? Qu'ils nous testent ? Demanda-t-il soudain à Trowa alors que ce dernier se dirigeait vers la salle de bain.

_ Je ne pense pas non, par contre ils nous surveillent, précisa-t-il. Et ils sont vraiment mauvais, ils ont choisi les mêmes hommes pour surveiller l'hôtel que ceux qui nous ont conduits à eux, se marra-t-il en commençant à enlever ses fringues.

_ Amateurs, grimaça le châtain en s'étirant. J'ai vraiment hâte que cette mission soit finie.

_ Un peu de patience. Demain soir nous serons fixés sur leurs partisans, nous saurons ce qu'ils leur font croire et donc qui nous devrons arrêter. Ensuite, nous n'aurons plus qu'à attendre une petite semaine, Une nous a dit vouloir agir pendant leur congrès annuel pour en arrêter le plus possible d'un coup, lui rappela Trowa en entrant dans la douche.

De là où il était, Duo avait vu une partie du « strip-tease » de son ami et il s'était surpris à le reluquer pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient. Ils avaient à de nombreuses reprises partagé des vestiaires ou autres, surtout en temps de guerre, et c'était la première fois qu'il portait sur lui ce genre de regard.

Pourtant, il était loin de ressentir les picotements qui le parcouraient lorsqu'il s'agissait de Heero. Trowa était un très bel homme, cela il le savait, mais il n'avait eu aucune réaction. N'y avait-il que Heero qui soit capable de le faire se désintéresser des femmes ? Intéressant, il lui faudrait y repenser dans un moment plus propice.

Heero. Que faisait-il à cet instant ? Les surveillait-il ? Ou bien était-il en pause en compagnie de Tompson ? Lui manquait-il ? Regrettait-il leur engueulade ?

Il donnerait n'importe quoi pour pouvoir ne serait-ce que lui parler au téléphone. Se frottant le visage pour tenter de chasser de son esprit la jalousie qui s'y distillait, il entrepris de défaire son sac dans l'armoire prévue à cet effet de son côté de la suite. Elle était très bien agencée. Deux chambres individuelles séparées par un salon spacieux et agréable, un ravissant balcon-terrasse et une grande salle de bain, cette suite devait coûter une fortune.

Il ne savait plus très bien où il en était et n'avait finalement plus qu'une hâte, prendre une douche, se faire porter un repas dans la chambre et dormir. Mais avant, ils devaient passer un coup de téléphone tous les deux à l'équipe de surveillance pour les tenir informés du déroulement des opérations.

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Il n'avait même pas pu entendre sa voix. C'était Wufei qui avait décroché et à qui ils avaient fait leur rapport. Lorsqu'il avait demandé où était les autres, comme ça, l'air de rien, Wufei lui avait répondu avec un sourire narquois qu'il avait pu sentir à défaut de le voir. Quatre dormait pour récupérer de ces heures de surveillance, quant à Heero, il était parti en reconnaissance avec un nouveau, Tompson.

Duo en était malade. Si il mettait la main sur ce fils de pute, il lui ferait comprendre à sa façon qu'on ne chassait pas sur une propriété privée, et peu lui importait que ce dernier ne sache pas que Heero était en couple. Il n'était plus rationnel tant il se sentait impuissant coincé dans cette suite d'hôtel pour une mission aussi minable que celle-ci au lieu de retrouver Heero et s'expliquer avec lui.

_ Vas-tu arrêter de faire les cent pas ? Tu cherches à creuser une tranchée ? Bougonna Trowa, à bout de patience devant le manège de son ami qui, depuis leur réveil quelques heures plus tôt, ne tenait pas en place.

_ Désolé, grommela le châtain.

Il grimaça devant le regard de son équipier et finit par s'installer en face de lui, conscient qu'il ne fallait pas le pousser plus loin.

_ Et si tu m'expliquais ? Tout, depuis le début, insista-t-il.

_ Ok, finit par soupirer Duo. De toute façon, si je n'en parle pas, je vais faire une connerie, abdiqua-t-il.

Et il lui raconta tout, leur engueulade à cause de son blocage, les révélations de Tompson et ses craintes, sa jalousie, son envie dévorante de coller un pain à ce mec et d'en finir une bonne fois pour toute avec cette mission.

_ Tu ne lui fais pas confiance ? Lança Trowa, impassible.

_ Si, avoua-t-il en baissant les yeux, en temps normal, bien sûr que si. Mais là c'est plus fort que moi, tu comprends ? Espéra-t-il.

_ Non, trancha Trowa sans pitié. Tu l'aimes mais tu ne lui fais pas confiance, alors non, je ne comprends pas. Après tout ce qu'il a dû endurer pour finir auprès de toi, penses-tu réellement qu'il irait coucher avec le premier venu ? L'interrogea-t-il encore, pas aussi innocemment qu'il voulait s'en donner l'air.

_ Non, sûrement, lâcha Duo du bout des lèvres, ne sachant pas lui-même si il était vraiment convaincu. Mais ce serait humain de craquer ! Tenta-t-il de se justifier. Je ne lui apporte rien de ce qu'il est en droit d'attendre de moi depuis qu'on est ensemble.

_ Tu crois réellement ce que tu dis ? L'interrogea Trowa, bien conscient au fond que son ami avait surtout besoin d'être rassuré. Tu lui apportes bien plus que tu ne sembles le croire. Être un couple ce n'est pas seulement physique, ou alors il y aurait de très nombreux couples, et pas tous légitimes, le contra-t-il. Tu as accepté ses sentiments, tu les lui as retourné, tu lui as demandé de s'installer chez toi, tu as baissé une bonne partie de tes barrières pour lui et il en est conscient. Et puis c'est de Heero qu'il s'agit, tu sais mieux que moi combien il peut être patient quand il est motivé, et crois-moi quand je te dis que là il l'est, motivé, conclut-il.

_ Hm, grogna le châtain en baissant les yeux, un peu honteux. J'ai l'impression de ne plus savoir réfléchir par moi-même en ce moment. D'abord Hilde, puis Quatre et maintenant toi, énuméra-t-il en se recalant au fond du fauteuil. Si j'en viens à demander des conseils à Wufei, promets-moi de m'achever à coups de pelle s'il-te-plaît, fit-il pour détendre un peu l'atmosphère.

Trowa sourit, amusé bien qu'un peu anxieux tout de même. Il était conscient que Duo n'avait pas tout extériorisé et il avait peur que son impatience ne conduise à de l'imprudence pendant la mission.

_ Quatre m'a un peu expliqué pour ton « blocage » comme tu dis, relança-t-il la conversation. Tu as de la chance d'avoir pour premier amant un homme qui a de l'expérience, continua-t-il, faisant fi de la grimace de Duo à ses dernières paroles. Il ne te brusquera pas, il ne brûlera pas les étapes. Je le connais assez pour te l'affirmer sans crainte, et si tu pouvais être moins impliqué, tu serais plus objectif et tu t'en rendrais compte tout seul.

_ J'ai hâte de le revoir, qu'on puisse mettre tout ça au clair, soupira-t-il après un moment de réflexion.

_ Courage, dans une dizaine de jours nous serons rentrés, en attendant, je compte sur toi, ne me fais pas faux-bond, lui sourit Trowa pour clore le sujet.

_ Évidemment, pour qui tu me prends ?! Se vexa Duo.

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_ Bonsoir Messieurs, tout se passe-t-il bien ? Les salua le chef du parti, une coupe de champagne à la main.

_ Bonsoir, répondit Trowa, pour tout vous dire, vous vous doutez bien que ce genre de mondanités ne nous est pas très agréable, grimaça-t-il.

_ Oui, bien sûr, et je vous remercie encore de bien vouloir y participer, certains de nos … « actionnaires » souhaitaient vivement vous rencontrer, se justifia le vieil homme. Encore une petite heure et ils seront tous là, vous pourrez ensuite vous retirer sans problème.

Cette fois ce fut Duo qui grimaça. Cela faisait déjà plus de deux heures et il en avait ras le bol. Sous couvert de gala de bienfaisance, le parti avait organisé des rencontres clandestines entre leurs membres influents et les deux « mercenaires ». Chacun voulant être sûr de la fiabilité des hommes qui allaient engloutir une partie de leurs fonds.

Ils avaient dû serrer des mains, parler artillerie sous couvert d'expressions courantes, justifier de leur expérience et charmer leurs dames. Bref, tout ce qu'il aimait, sans ironie bien sûr ! Et pour couronner le tout, de nombreuses personnalités de la colonie étaient présentes, ainsi que la presse.

N'était-ce pas l'occasion idéale pour les Preventers d'infiltrer un ou deux agents pour aller voir de plus près comment les choses avançaient ? Et il fallait que ce soit Heero et Tompson évidement ! Ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre, n'est-ce pas ? Pourquoi pas Quatre ? Duo était persuadé que Trowa aurait été ravi d'avoir l'occasion, ne serait-ce que cinq minutes, de serrer son amant dans ses bras.

Il enrageait depuis le début de la soirée à voir le soit-disant photographe tourner autour du soit-disant journaliste. Il le suivait à la trace de toute évidence, à croire qu'ils avaient été siamois dans une vie antérieure et lui, il ne se reconnaissait plus. Il se retrouvait incapable de se concentrer véritablement sur son propre rôle et Trowa lui avait déjà donné autant de coups de coude qu'il lui avait écrasé le pied pour le rappeler à l'ordre.

_ Tu sais quoi, l'interpella d'ailleurs ce dernier, va donc faire un tour aux toilettes, je peux me passer de toi quelques instants. Je suis sûr qu'en te voyant faire, il te rejoindra. Tu as cinq minutes pour régler le problème.

Duo le fixa un instant, indécis, puis voyant les yeux noirs que son ami lui fit, il n'hésita plus et se dirigea tranquillement et naturellement vers le couloir au fond de la salle qui devait le conduire aux toilettes.

Il en profita pour sourire à quelques unes des femmes déjà rencontrées un peu plus tôt, fit un signe de tête à certains hommes mais tout était mécanique. Trop concentré sur son problème, il savait qu'il mettait une mission banale en péril et il s'en voulait, surtout qu'il faisait angoisser Trowa avec son comportement. Cette culpabilité ajoutée à tout le reste le rendait malade, il finirait avec un ulcère, se dit-il en poussant la porte des commodités. Vides, tant mieux. Il était encore un peu tôt pour que les poivrots embourgeoisés viennent cuver leur vin.

Respirant profondément pour se secouer un peu, il entreprit de se rafraîchir, priant pour que Heero l'ai vu et le rejoigne vite, ou qu'il ne l'ai pas vu et ne vienne pas, il ne savait pas trop. Et si l'autre sangsue lui collait aux basques jusque là ? Il n'oserait quand même pas ?

Il en était là de ses pensées quand le brun de ses tourments poussa la porte et la bloqua derrière lui. Il ne faudrait pas qu'ils s'attardent. Un panneau « momentanément hors-servie » aurait été bien pratique mais ils devraient faire sans. Heureusement que les hommes ne courraient pas aux toilettes comme les femmes ou ils auraient été sacrément emmerdés, se dit le japonais en fermant derrière lui.

_ Salut, fit-il doucement, un peu anxieux.

_ Salut, répondit le châtain sur le même ton.

_ Tout se passe bien ? Demanda Heero, sans trop savoir où commencer.

_ Ça pourrait aller mieux, grogna son compagnon. Tu m'as suivi juste pour ça ? Nos rapports ne suffisent pas ? Demanda-t-il en faisant référence aux deux rapports qu'ils avaient réussi à transmettre en « commandant des pizzas » à l'extérieur de l'hôtel.

_ Non, bien sûr que non. Je voulais en profiter pour te voir, avoua le brun, un peu refroidi tout de même par l'agressivité sous-jacente de Duo. Je n'aime pas l'idée d'être loin de toi alors que les derniers mots qu'on s'est échangé n'étaient pas des plus tendres. Si il devait se passer quoi que ce soit, j'aimerais que les derniers souvenirs que tu es, c'est moi te disant que je t'aime, murmura-t-il en s'approchant doucement de lui.

_ Je suis désolé, souffla le natté en baissant la tête, frissonnant sous cette déclaration inattendue. Je sais que c'est de ma faute si on s'est engueulé et de ma faute encore si on est resté en froid, même si je n'imaginais pas qu'on devrait partir si vite en mission.

_ Je suis tout autant fautif et c'est stérile de chercher à savoir qui est responsable de quoi. Après cette mission, nous aurons une longue discussion et nous mettrons tout à plat, mais ... en attendant … s'interrompit-il en accrochant la taille de Duo pour le tirer vers lui.

Il l'embrassa alors à perdre haleine et le châtain ne pensa plus à rien. Ses mains sur ses hanches, sa langue dans sa bouche, tout lui semblait étudié pour lui faire perdre pied. Alors que le brun lui mordillait la lèvre inférieure comme il aimait tant le faire, le bruit de la porte refusant de s'ouvrir les fit sursauter et s'éloigner l'un de l'autre, se rappelant brutalement du contexte.

Après un baiser léger sur ses lèvres et un sourire contrit, Heero recula jusqu'à la porte pour la déverrouiller, prêt à s'excuser d'une fausse manipulation pour expliquer la porte fermée à clé. Toutefois, à leur grande surprise, ce n'était autre que le collègue du japonais qui venait voir ce qui prenait tant de temps au « journaliste ».

_ Je m'inquiétais, qu'est-ce que tu fous ? Le questionna-t-il alors qu'il se faisait fusiller du regard par Duo que, malheureusement pour ce dernier, il ne regardait pas.

_ A ton avis ? Gronda Heero en l'attrapant sèchement par le bras pour le dégager de la porte d'entrée. Tu ne t'es pas dit que j'avais profité de l'occasion pour faire le point ? L'engueula-t-il.

Duo fulmina. Pourquoi il ne lui disait pas la vérité ? Il avait honte de lui ou quoi ? Il ne voulait pas que son compagnon et son amant se rencontrent ?

Oui, il n'était plus cohérent et il emmerdait consciencieusement sa petite voix qui lui faisait remarquer que Heero ne voulait probablement pas lui faire faire un coming-out forcé dans les chiottes d'un resto, aussi luxueux soit-il, pendant une mission d'infiltration. Et l'air arrogant de ce Vianney n'arrangeait rien.

_ Si, au début, mais je trouvais que ça prenait du temps, se justifia le « photographe » avec un sourire en coin.

_ Ça prendra le temps que ça prendra ! Retourne dans cette salle et fais ton taf ! Lui ordonna le japonais d'un ton qui n'attendait aucun retour.

_ C'est toi le chef, répondit tout de même le suicidaire, mais ne tarde pas trop, plus vite on aura fini, plus vite on pourra retourner à la planque, lança-t-il encore avec une œillade explicite avant de sortir.

Duo crut qu'il allait l'encastrer dans le mur. Mais il était malade ce mec ? Si il était en manque il n'avait qu'à ce lever un mec facile dans une boîte pourrie ou utiliser sa main ! Il ne tenait pas à sa carrière pour faire des remarques pareilles à un supérieur et en plein job en plus !

_ Mais putain pour qui il se prend ?! Explosa-t-il après un silence perplexe d'au moins deux bonnes minutes. Et toi tu te laisses draguer sans rien dire ? T'attends quoi pour réagir ? Qu'il te colle contre un mur pour te baiser ? A moins que vous n'ayez déjà dépassé ce stade ?! Hurla-t-il sans réfléchir.

Heero, ne s'attendant pas à ce déluge de reproches véhéments, resta un instant bloqué sur place. Que son ami soit jaloux, pourquoi pas, ça prouvait qu'il tenait à lui, mais qu'il lui fasse des remarques déplacées quant à une éventuelle trahison de sa part, ce n'était plus seulement de la jalousie, c'était un manque de confiance évident, et ça, ça faisait mal. Comment pouvait-il imaginer qu'il l'aurait trompé comme ça ? Se contenant comme il put, il choisit de faire demi-tour et de retourner dans la salle. Mieux valait pour eux deux qu'il ne réponde pas, qu'il ait le temps de se calmer et qu'ils en reparlent à tête reposée à un moment plus propice.

_ Et tu réponds même pas ! Tu préfères partir plutôt que de mentir en niant, c'est ça ? Lui lança Duo, blessé par son attitude qu'il n'avait pas comprise.

_ Je t'arrête tout de suite, gronda le brun en se retournant vers lui. Tu arrêtes de lancer des accusations sans fondement …

_ Sans fondement ?! Le coupa brusquement Duo. Tu te fous de ma gueule ? Tu crois que je sais pas que vous avez couché ensemble ? C'est une des premières choses dont il s'est vanté quand il a su qu'il allait travailler avec toi cet abruti ! Lui apprit-il, toujours sur le même ton. Tu devrais mieux choisir tes plans cul si tu veux éviter de voir ta vie privée étalée devant tes collègues ! Ajouta-t-il sur un ton qui déplut fortement à Heero.

Ce dernier eut quand même la décence de rougir. Il ne comptait pas vraiment avouer à Duo son aventure avec Vianney, en tout cas pas si tôt, et d'apprendre qu'il avait déjà été mis au courant, surtout de cette façon-là, le foutait dans une rage …

_ Je m'occuperai de lui plus tard et quand j'en aurai fini il ne sera plus en état de parler de quoi que ce soit crois-moi, promit-il dans une réplique trompeuse du perfect soldier, en attendant, le fait que j'ai couché avec lui par le passé ne justifie certainement pas que tu m'accuses de te tromper !

_ Je n'ai pas le droit de douter selon toi ? Tu as vu comment il te colle au cul ? Qu'est-ce que je suis censé en déduire hein ?!

_ Que c'est un gros lourd ! S'écria Heero, hors de lui. Certainement pas que je me le tape en attendant que tu aies fini ce pourquoi tu es là ! Et si tu vas dans ce sens, je te signale qu'avec toutes les filles que tu as dragué ce soir, tu aurais eu de quoi ouvrir un harem ! Alors moi aussi j'aurai pu tirer des conclusions foireuses de simples observations, sauf que moi je te fais confiance !

_ Ça n'a rien à voir ! Et ne cha...

Les éclats de rire qui précédèrent l'ouverture de la porte le coupèrent dans sa colère mais leur permirent néanmoins de se recomposer un visage d'apparence neutre. Au moment où les trois hommes déjà ivres pénétraient dans la pièce, Duo était enfermé dans une cabine et Heero se lavait les mains.

Saluant poliment les hommes d'un signe de tête, il sortit ensuite pour retrouver Vianney et lui faire passer l'envie de déballer sa vie à tout le monde. Dans l'état de nerf où il se trouvait, ça risquait de faire mal. Si il avait su que la discussion avec Duo tournerait ainsi, il ne serait certainement pas aller le rejoindre.

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_ Qu'est-ce qui s'est passé ? Osa enfin lui demander Trowa alors qu'ils s'apprêtaient à aller se coucher, lui du moins, car le châtain ne donnait pas l'impression d'être en état de dormir.

Il était pourtant minuit passé et la soirée avait été plus qu'éprouvante.

_ La merde totale ! S'exclama le natté en ouvrant le mini-bar. Tu veux un verre ? Lui demanda-t-il en lui tendant une bouteille, vodka à première vue se dit Trowa avant d'accepter.

Si ça pouvait lui faire du bien, il se saoulerait avec lui toute la nuit, seulement il doutait que ce soit vraiment la solution. En attendant, il ne savait pas trop quoi faire d'autre, alors il s'assit avec lui et pendant que le châtain lui narrait leur nouvelle engueulade, ils entreprirent de vider consciencieusement le mini-bar.

_ Il va vraiment falloir que vous vous posiez pour mettre les choses aux clair, murmura Trowa d'une voix pâteuse.

_ Je sais pas … c'était peut-être une connerie dès le départ, répondit Duo, dans un état pire encore. J'aurai pas dû lui céder, se lamenta-t-il.

_ Vous vous prenez la tête pour rien, c'est le contexte actuel qui rend les choses difficiles, quand on sera rentré ça ira mieux, voulut le rassurer Trowa.

_ Au moins on serait encore amis aujourd'hui, on arriverait à se parler sans se déchirer … continua Duo sans même écouter ce que lui disait son ami.

C'était un vrai dialogue de sourd, ou plutôt d'ivrognes. Bien imbibés l'un comme l'autre, ils suivaient chacun leur idée sans réaliser que leur équipier ne l'écoutait pas. Quelques minutes de plus suffirent pour qu'ils s'endorment tels quels.

Au petit matin, ce fut le servie d'étage qui les réveilla en cognant à la porte pour apporter le petit déjeuner qu'ils avaient commandé la veille avant de partir. Quelques grognements retentirent dans la pièce avant que le plus grand ne parvienne à s'extirper du canapé dans lequel il avait échoué pour aller ouvrir la porte.

Il revint rapidement avec les plateaux qu'il largua sur une table au passage et alla secouer Duo avant de se rendre à la salle de bain. Quand il en sortit, plus de trace de l'américain mais le bruit dans l'autre chambre lui indiqua que lui aussi avait ressenti le besoin de se décrasser.

_ Heureusement qu'on bossait pas ce matin, grommela-t-il pour lui-même en servant du café. Hey Duo ! Te noie pas, le petit déj est arrivé ! Lui lança-t-il sans bouger du salon.

_ Hum, gueule pas comme ça, grogna le châtain en sortant de sa chambre, torse nu, une serviette sur les épaules avec laquelle il se frottait la tête énergiquement, emmêlant ses cheveux plus qu'ils ne l'étaient probablement déjà. Merci, ajouta-t-il en acceptant la tasse de café que lui tendait Trowa en souriant en coin.

_ C'est plus une gueule de bois là, putain, ça faisait une éternité que je m'étais pas pris une cuite pareil, se marra Trowa.

_ Si Quatre était là, tu rirais pas autant, rétorqua Duo.

_ Si il avait été là, on aurait pas bu autant, rebondit aussitôt le clown de service en attrapant un toast. Il t'aurait engueulé comme un gosse pour la scène que tu as faite à Heero, il t'aurait consolé ensuite et on serait allé se coucher gentiment. Désolé de ne pas avoir pu faire ça.

_ Dis pas ça, le contra Duo. J'adore Quatre, tu le sais, mais des fois … il est trop raisonnable et là, j'avais juste besoin de péter un câble tu vois ?

_ Je comprends. Mais tu sais quoi, maintenant que j'ai mangé et que j'ai moins mal au crâne ... ba … j'irais bien me recoucher, avoua-t-il.

_ Oh God ! Merci ! Je croyais être le seul à me faire vieux ! S'exclama le châtain, soulagé. Ma tête est comme prise dans un étau et même si je me sens moins nauséeux, en fait je suis mort …

_ Ouais, je te crois. On fera le rapport pour Une après, toute façon il n'y a rien d'urgent, on a juste eu confirmation de ce qu'on pensait dès le départ et la date d'intervention est déjà fixée. Au lit !

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_ Beau travail messieurs, mesdames, les félicita Une dès que la porte de la salle qui leur avait été prêtée claqua.

Toute l'équipe d'infiltration et de planque était réunie dans la grande pièce et Une avait fait le déplacement en personne pour assister à la dernière étape de l'opération. Comme prévu, la liste des coupables avait été facile à dresser. En réalité, peu de partisans du parti étaient mêlés à cette tentative avortée de coup d'état. Beaucoup ignoraient les réels projets des personnes qu'ils admiraient et ça avait été un soulagement pour les Preventers qui se voyaient mal arrêter des centaines de personnes.

Déjà là ils avaient mis aux arrêts trente-deux suspects et les procès s'annonçaient longs et pénibles. Heureusement, ils se tiendraient à Sank. Les lois d'extradition avaient beau être sévères, quant il s'agissait de personnes accusées d'atteinte à la sécurité internationale, elles n'entraient plus en ligne de compte et les accusés étaient envoyés d'office dans la ville où se tenait le siège de l'Alliance Terre-Colonies.

_ Vous allez boucler les derniers rapports et nous quitterons L1 dès la première heure demain matin avec nos «invités », leur annonça-t-elle avec un sourire, soulagée que tout se soit passé au mieux. Nous serons en état d'alerte jusqu'à ce que nous les ayons remis entre les mains de leurs futurs hôtes alors soyez prudents, ajouta-t-elle.

L'intervention s'était déroulée la veille lors du congrès réunissant tous les membres du parti et on en parlait déjà dans la presse comme le coup de filet du siècle. Une heure après le début de la soirée, juste après la fin du discours de bienvenue en fait, Duo et Trowa avaient suivi les dirigeants dans un bureau à l'étage pour régler les derniers détails de leur « coopération ».

Au moment où ils recevaient l'argent censé acheter les services de leur groupe de mercenaires, Duo avait discrètement appuyé sur le bouton d'alarme de sa montre pour prévenir le reste de l'équipe que l'échange venait d'être conclu.

A partir de cet instant tout se passa très vite. Des hommes armés et aux uniformes portant les couleurs des Preventers et des forces de police de L1 avaient fait irruption en grand nombre par toutes les entrées de la salle de réception au milieu des convives, des gens allant de la haute société à de simples étudiants.

Et alors que la musique cessait brutalement, que les gens arrêtaient de virevolter sur la piste, de manger et de boire, de discuter gaiement, les troubles fêtes repéraient rapidement et efficacement ceux qui se trouvaient sur leur liste et dont les visages défilaient sur les verres de leurs lunettes électroniques, vert pour ceux qui venaient d'être arrêtés par un collègue, rouge pour ceux qui étaient encore libres.

Duo et Trowa s'étaient levés rapidement et avaient sortis leurs armes pour les braquer sur leurs interlocuteurs, leur expliquant ce qui se passait et leur signifiant clairement qu'il valait mieux pour eux de rester tranquilles et de ne pas tenter le diable.

Une s'était félicitée que tous les invités aient répondu présents. L'avantage d'intervenir lors de cette soirée était qu'ils pouvaient arrêter tout le monde en même temps. Si il avait fallut agir à un autre moment, il aurait fallut dépêcher un nombre bien trop élevé d'équipes pour couvrir tous les lieux de résidence des accusés en même temps. Quant à les arrêter chacun leur tour, le risque était trop grand que certains soient prévenus et ne s'enfuient, lançant les Preventers dans une chasse à l'homme dont ils se passeraient volontiers.

_ Sur ce, profitez bien du brunch qui vous est offert et de votre après-midi pour souffler avant le grand départ demain, leur annonça-t-elle avant de les laisser entre eux pour retrouver le gouverneur de L1.

Elle salua les anciens pilotes d'un signe de tête et passa la porte en soupirant à l'idée de la réunion pompeuse qui l'attendait. Pour le coup, elle aurait donné son poste pour s'épargner cette corvée et rester avec ses hommes.

_ Je ne suis pas mécontent d'en avoir fini, soupira Quatre en se servant une tasse de café.

_ Moi aussi, tu m'as manqué little one, lui sourit Trowa en passant un bras autour de sa taille, s'attirant par là un regard enflammé de son petit blond.

Depuis que leurs amis proches savaient pour eux, ils ne se cachaient plus de personne. Sans se donner en spectacle, ils ne retenaient pas pour autant les gestes d'affection qu'ils avaient l'un pour l'autre au quotidien.

Et Duo se tendit imperceptiblement, se demandant quand et si il serait capable d'offrir ça à Heero un jour. D'ailleurs, en parlant de lui, depuis le début de la réunion ils s'étaient scrupuleusement ignorés. Duo, parce qu'il n'était pas sûr de savoir quoi lui dire, et Heero …

Depuis leur dernière dispute, la colère avait eu le temps de retomber. Il s'était repassé toutes les phrases qu'ils s'étaient jetés à la figure et il devait reconnaître ne pas avoir été tout à fait juste envers lui. D'accord, il était persuadé que le brun comptait passer sous silence son aventure avec ce mec mais, pour être honnête, il s'agissait d'un coup sans lendemain qui remontait à plusieurs années, rien à voir avec eux donc.

Et il l'avait accusé de choses vraiment horribles, avec un vocabulaire qu'il n'aurait jamais cru utiliser contre lui un jour. Surtout qu'en y réfléchissant bien, c'était Tompson qui l'avait agacé avec ses remarques, Heero n'avait rien dit ou fait pour attiser sa colère ou ses doutes.

Il avait donc bien dépassé les bornes. Le trop-plein d'émotions contradictoires qui l'habitaient depuis le début de la mission lui avait fait péter les plombs, il avait clairement perdu son self-control et maintenant il devait trouver un moyen de réparer. Le connaissant comme il le connaissait, si Heero n'était pas venu le voir, ce n'était certainement pas par rancune. Il craignait probablement de se heurter à nouveau à un mur d'accusations et il devait donc se décider à faire le premier pas.

_ Vas-y au lieu de le fixer comme ça, tu vas finir pas lui faire un trou dans le dos à force, se moqua gentiment Trowa.

Cette mission les avait encore plus rapprochés et la gêne que ressentait Duo envers lui après avoir appris pour sa relation avec Quatre avait totalement disparu. Il avait découvert que l'ex-pilote 03 était de bons conseils, autant que son compagnon, et il ne l'appréciait que plus, il avait réellement l'impression d'avoir trouver une famille.

_ J'ai peur, lui avoua-t-il alors.

_ Tu dois vaincre ta peur, pour lui, intervint Quatre. Il l'a fait pour toi, à toi de lui prouver que tu comptes vraiment t'investir, et pas que dans le domaine physique. Profite de cet après-midi, vas, lui ordonna-t-il gentiment.

Duo ne put que sourire. Son ami avait raison, comme bien souvent. Il se décida donc et quitta le coin de la salle où ils s'étaient retrouvés tous les trois. Il ne voulait pas quitter Heero des yeux mais plusieurs de ses hommes le hélèrent au passage, lui posant des questions, le félicitant pour l'infiltration réussie et surtout le retardant. Se contenant comme il put, il répondit à tous le plus brièvement possible mais c'était trop tard.

Le brun n'était plus seul devant la baie vitrée comme quelques minutes plus tôt. Il était maintenant avec Vianney et la discussion semblait animée même si faite à voix basse. Duo sentit la jalousie refaire surface mais il fit un effort monstrueux pour se contenir. Heero n'était pas sa propriété, il n'appartenait à personne, il n'avait aucun droit sur lui …

Ses belles résolutions partirent en fumée lorsqu'il vit la main de Tompson frôler sciemment la hanche de son japonais. Une décharge électrique lui traversa le corps et tous ses muscles se crispèrent violemment. Il cessa de réfléchir.

Il serra les mâchoires et accéléra le pas. La salle n'était pourtant pas si grande, mais éviter les occupants et les différentes tables éparpillées ça et là, sans quitter des yeux son objectif, lui parut soudainement un chemin de croix.

Et quand la main en question se posa franchement sur le corps de Heero et que Vianney se pencha vers son oreille pour y murmurer les dieux seuls savaient quoi, Duo arriva à lui et le retourna brusquement, lui faisant lâcher sa proie, avant de lui coller un puissant direct dans la mâchoire.

Une fois l'importun éloigné, étalé au sol serait plus juste, il agrippa le pull du brun d'une main et de l'autre sa nuque avant de lui dévorer la bouche devant toute la salle ébahie.

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Ok … hum … alors comment dire … En fait ça devait pas se passer comme ça, je sais pas ce qui s'est passé … je plaide non coupable !

Pour le coup, parti comme c'est parti, ça va vraiment être une longue fic !

J'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à me le dire quoi que vous ne pensiez, ça ne prends tant de temps que ça ; )