En ce moment je n'avais pas trop la pêche pour continuer à écrire la fic car j'ai eu très très peu de reviews pour les derniers chapitres. Ca me met un petit coup au moral car j'ai l'impression que ma fic n'est pas vraiment appréciée. Si c'est le cas, il faut me le dire car c'est vrai que j'écris avant tout pour me faire plaisir, mais les remarques des lecteurs, petites ou grandes, sont ma motivation pour attaquer le prochain chapitre et écrire rapidement la suite. J'ai besoin de vos reviews et de vos encouragements pour écrire, sinon seule je n'ai même pas envie de continuer et c'est justement pour ça que je publie mes fics. Si je vois que j'ai des lecteurs qui aiment ce que je fais et qui attendent impatiemment la suite, et bien c'est sûr qu'à ce moment là, j'aurai beaucoup plus envie d'écrire non plus seulement pour moi mais pour vous aussi, lecteurs. J'espère que vous comprenez mon point de vue.

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture avec ce chapitre où il se passe beaucoup de choses !

Ps : Scène de torture dans ce chapitre


Kiba regardait le jeune homme qu'il avait en face de lui. Ils avaient pris rendez-vous dans un petit café bondé, en bordure de Tokyo. Il avait prit un risque énorme en le rencontrant. Le Nara était proche de Neji Hyuga et l'agent se demandait s'il était au courant de ce que faisait son ami.

- Comment connaissez-vous l'inspecteur ?

- Je ne le connais pas personnellement. J'ai entendu dire qu'on en avait après lui car il s'intéressait d'un peu trop près aux meurtres des employés de votre société. C'est pour cela que je suis allé le voir.

- Etes-vous de la police également ?

Kiba grimaça intérieurement, réfléchissant à ce qu'il devait dire.

- Disons que oui. Je ne peux pas vous en dire plus et c'est préférable ainsi. Ce que je sais, en revanche, c'est que Hiashi Hyuga est impliqué d'une manière ou d'une autre dans ces meurtres et l'inspecteur lui mettait des bâtons dans les roues, en s'y intéressant d'un peu trop près.

Il vit le jeune homme en face de lui, froncer les sourcils.

- Hiashi Hyuga, vous dîtes ?

- Oui.

Le Nara lui parut contrarié.

- Monsieur Nara, connaissez-vous une certaine Anko Mitarashi ?

- Non, cela ne me dit rien.

- En allant chez l'inspecteur hier soir, elle y était aussi et m'a dit qu'elle travaillait pour un client très aisé, qui s'intéresse de très près à ces meurtres. Vous n'avez pas une idée sur la question ?

Cette fois, il vit le jeune homme se mettre à réfléchir intensément, le visage très sérieux.

- J'ai une idée oui mais je ne suis pas sûr.

- Ecoutez, c'est un hasard complet si j'ai entendu parler de tout cela, mais la vie d'un homme est en jeu. Iruka Umino est peut-être déjà mort et je ne peux pas alerter les autorités. Ils me demanderont des détails et je ne pourrai pas continuer ma mission. Ce que je peux vous dire, c'est que la mafia est mêlée à cette histoire et donc à ces meurtres. Je suis bloqué, alors si vous savez quelque chose, dîtes le moi.

- Monsieur Inuzuka, je ne sais pas qui vous êtes. Vous me parlez de mission mais vous ne m'avez pas dit pour qui vous travaillez. Et comme par hasard, vous répondez à la place de l'inspecteur Umino alors que ce dernier a disparu. Qui me dit que vous n'êtes pas le responsable et que vous essayez de voir si je ne suis pas au courant de faits qui pourrez vous portez préjudice ?

Kiba sourit. Il n'avait pas à faire à un idiot. Comment pouvait-il lui faire confiance, en effet ? Il devait abattre une carte.

- Saviez-vous, Monsieur Nara, que Neji Hyuga travaille pour la mafia, ou joue plutôt le rôle de messager entre Hiashi Hyuga et Orochimaru ?

Vu la réaction du jeune Nara, il comprit que ce n'était pas le cas et il ne sut pas s'il devait en être soulagé.

- De quoi parlez-vous ? Bon sang…

- Donc, vous n'étiez pas au courant ?

- Ecoutez Monsieur Inuzuka, tout cela me dépasse. Neji Hyuga est un de mes amis et je ne vois pas comment il serait possible pour lui de me cacher cela.

- Et bien, avec l'aide de son oncle tout simplement. J'ai entendu votre ami avoir une conversation avec Orochimaru, concernant les assassinats, et d'après lui, son oncle était préoccupé et voulait régler ce problème rapidement.

Le jeune homme avait l'air perdu mais quand il leva la tête vers lui, son regard était indéchiffrable.

- Donnez-moi votre carte. Dès que j'aurai du nouveau, je vous préviendrai. Qu'allez-vous faire pour l'inspecteur Umino ?

- Je ne sais pas encore. Vous êtes vous rendu compte de quelque chose Monsieur Nara?

- Pour l'instant non. Il faut que je vous laisse, j'ai du travail.


Après cette entrevue avec l'Inuzuka, Shikamaru était chamboulé. Comme si ce n'était pas suffisant d'apprendre que Fugaku Uchiha était derrière la mort de son père, maintenant il y avait la disparition d'Iruka d'Umino, qui serait liée à la mafia et le fait que Hyashi Hyuga avait un lien avec les meurtres.

Quelque chose ne tournait pas rond dans la tour des trois familles les plus influentes de la ville. Quel était le lien qui reliait le tout ? Y en avait-il seulement ?

Le jeune homme ne savait même pas s'il pouvait faire confiance à ce Kiba, dont il ne connaissait rien, pas même le métier exact. Il se méfiait de lui car le jeune homme était apparu au moment même où l'Inspecteur disparaissait.

Une chose cependant le taraudait plus que tout le reste. Quel était le rôle de Neji dans tous ces mystères ? Si son ami avait un lien avec la mort de son père, Shikamaru ne savait pas comme il réagirait mais ce ne serait certainement pas beau à voir. Il souhaitait vraiment que ce ne fût pas le cas.

Il allait devoir en parler à Itachi rapidement, et surtout savoir si l'aîné des Uchiha avait fait appel à un détective pour enquêter sur les deux meurtres. Cela l'étonnait grandement car ce n'était pas le genre du brun, qui faisait souvent cavalier seul.

Fatigué et las, il s'engouffra dans sa voiture et conduisit en direction de cette tour qui commençait vraiment à le pousser à bout avec toutes ses énigmes.


Sasuke s'était hier rendu chez Itachi, après la dispute avec Ino et leur rupture. Il avait un double des clés de l'appartement de son frère et pouvait s'y rendre lorsqu'il le souhaitait.

Avant ses fiançailles et son emménagement avec Ino, il allait souvent chez son aîné pour échapper à son père. Il s'y sentait bien et avait un sentiment de sécurité.

Souvent lorsqu'il s'y rendait, son cher frère se trouvait en charmante compagnie. Bien que cela l'énervait prodigieusement, il s'en était plus ou moins accommodé et s'enfermait le plus souvent dans une des chambres, qu'il s'était approprié, pour étudier méticuleusement.

Pourtant, hier soir, Itachi ne s'y trouvait pas et n'était toujours pas rentré le lendemain matin. Le jeune Uchiha avait eu envie de parler à son frère de la situation avec Ino et était donc d'une humeur massacrante lorsqu'il se rendit au bureau.

Il fusillait tout le monde du regard et se pencha sur son projet. Son équipe et sa secrétaire, Sakura, firent les frais de son humeur. Il rejetait toutes idées qu'on lui proposait, insultait presque ses employés de leurs incompétences. Pour finir, il s'enferma dans son bureau en ruminant et essaya tant bien que mal de se concentrer sur ce qu'il faisait.

Dans l'après-midi, alors qu'il avait plus ou moins pu travailler correctement, on toqua à sa porte, il se retint d'hurler qu'on lui foute la paix. Essayant de garder son calme, il se prépara à fusiller du regard le gêneur. Génial, Itachi. Juste au moment où il n'avait pas envie de le voir.

- Petit frère, comment ça va ?

- On t'a demandé de venir me baby-sitter ? balança le jeune homme sèchement.

Son frère, habituellement si taquin, n'avait pas l'air au mieux de sa forme et Sasuke haussa un sourcil.

- Non, je voulais te voir mais j'ai entendu ton équipe se plaindre de toi en passant.

- Où étais-tu hier soir, Itachi ? J'ai dormi chez toi.

Son frère le regarda surpris mais ne lui posa pas de questions. Il s'approcha de son petit frère et posa une main sur sa tête. Il sourit tendrement à son cadet, ébouriffant ses cheveux comme il avait l'habitude de le faire, enfant.

La gorgé nouée, Sasuke se demanda ce qu'avait son frère.

- Tu as fumé, ou quoi?

- Quoi ? Je ne peux même pas montrer à mon petit frère chéri que je l'aime ?

Le petit frère chéri en question fit un bruit agacé et dégagea la main de son aîné.

- Bon Itachi, j'ai pas de temps à perdre. Il faut que je bosse sur ce projet où père trouvera encore le moyen de me rabaisser.

Il se concentra alors sur son ordinateur, ignorant royalement son frère et ne vit pas ce dernier, le fixer pendant quelques secondes le regard triste, voulant manifestement lui dire quelque chose, et finit par se diriger vers la porte, silencieux.

Sasuke aurait voulu lui parler d'Ino et même de Naruto mais quelque chose l'empêchait de le faire. Il aurait voulu que son frère le guide, le conseille mais il n'avait pas envie de voir la réaction d'Itachi. Il ne voulait pas le décevoir en lui apprenant qu'il couchait avec un homme et qu'il adorait ça.

Le brun avait pensé à appeler le blond hier soir, trouver du réconfort dans ses bras. Il avait longtemps fixé son numéro avant de se raviser et d'aller chez son frère. Il était dépassé par ce qu'il lui arrivait. Dès qu'il fermait les yeux, il voyait le visage de Naruto devant lui et ses pensées étaient essentiellement tournées vers le blond. Pourquoi voulait-il de sa présence lorsqu'il se sentait mal ? Il avait presqu'eu envie de courir chez lui et de se faire baiser toute la nuit pour tout oublier. Oublier ses principes, son père, ses responsabilités et sa fiancée.

Jamais auparavant, cela ne lui était arrivé. Il n'avait jamais eu besoin ou désirer la présence de qui que ce soit.

Shikamaru et Neji étaient ses amis mais ne faisaient pas tout ensemble. C'était d'ailleurs pour cela qu'ils s'entendaient aussi bien. Les trois amis étaient des solitaires nés et n'étaient pas friands de bavardages inutiles mais savaient qu'ils pouvaient compter l'un sur l'autre. Alors, Sasuke pouvait passer des semaines sans leur présence.

Avec Itachi, c'était différent. Le jeune homme était toujours pris avec l'entreprise et son génie faisait qu'il était demandé partout. Sasuke avait eu l'habitude de ne pas le voir pendant des mois car il voyageait souvent.

Et Ino, et bien, il n'avait jamais eu besoin de sa présence bien qu'elle fût la seule fille qu'il supportait dans son entourage. Sa présence auprès de lui n'était cependant pas indispensable. Il ne pensait pas à elle jour et nuit.

Pourtant, depuis qu'il avait rencontré Naruto, il n'arrivait pas à le sortir de sa tête et cela le déstabilisait et l'effrayait en quelque sorte.

A l'avenir, il devrait faire davantage attention et ne pas accourir comme un dératé en manque de sexe, qui n'avait aucune fierté, chez le blond, aussi doué soit-il pour le faire monter au septième ciel.


Iruka, épuisé, les yeux toujours bandés et le corps endolori par les coups de fouet répétitifs de son tortionnaire, se demandait comment il avait fait pour tenir aussi longtemps éveillé. Son bourreau s'amusait à le torturer lentement.

L'inspecteur savait que personne ne pourrait le retrouver. Il n'avait pas de proches ou de famille. A son bureau, ils avaient peut-être remarqué sa disparition mais ils n'auraient aucun moyen de remonter jusqu'à lui ; il serait déjà mort avant, pour que ça n'arrive, de toute manière.

Il avait compris lorsque l'homme lui avait dit pourquoi il était à sa merci, que son enquête sur les deux meurtres auxquels il s'intéressait, était la cause de sa situation.

Il était prêt à parier que les dirigeants Uchiha et Hyuga avaient un lien quant à sa condition actuelle. Mais maintenant il ne pourrait plus rien faire pour trouver quoi que ce soit. On voulait le faire disparaître avant que ça n'arrive.

Peut-être que son bourreau connaissait certaines choses ? Il avait envie de savoir pour les meurtres car après tout, cette enquête était devenue son obsession. Il avait besoin de comprendre, surtout s'il n'allait pas sortir de cet endroit. Il sourit alors faiblement. A la porte de la mort, c'était seulement une enquête qu'on lui avait pourtant demandé de laisser tomber, qui l'intéressait et le préoccupait.

Alors qu'il lui avait laissé quelques minutes de répit, son bourreau marcha à nouveau dans sa direction et malgré la douleur qu'il ressentait dans tout son corps, Iruka prit la parole.

- Débandez-moi les yeux. De toute façon, vous m'avez dit que je ne sortirai jamais d'ici.

- Tu veux voir à quoi je ressemble? Comme c'est mignon. J'aime te voir dans cette position de faiblesse et ne pas savoir ce qui nous entoure ou à qui on s'adresse, est délicieusement angoissant.

Le salaud ! Il n'avait qu'une envie c'était de lui sauter dessus et de le torturer de la même manière.

- Puisque vous allez bientôt en finir avec moi, dîtes-moi pour qui vous travaillez.

Il entendit l'homme éclater d'un grand rire malade.

- Regardez-moi ça. Tu ne manques pas d'air. Il faudrait peut-être passer à l'étape supérieure ?

- Pourquoi ne pas me le dire ? Je saurai au moins pourquoi on souhaite que je disparaisse.

Il lui tira ses cheveux qu'il avait mi-longs, en arrière.

- Tu devrais déjà être mort. Ce n'est que parce que j'avais envie de m'amuser avec un jouet que tu es encore vivant à l'heure actuelle. Mais peut-être que si tu me suces la bite, je ferai une exception. Bonne idée, c'est ce que tu vas faire. Tu as compris, petite salope ?

Piqué dans sa fierté de mâle, Iruka malgré la douleur, se débattit comme un forcené, se révoltant contre le traitement qu'il subissait. Il se mit à insulter ce monstre par tous les noms et finit par se recevoir un puissant coup de pied dans l'estomac, qui lui fit cracher du sang par terre.

Essouflé et fatigué, il n'eut pas la force de continuer à se démener et c'est le sang glacé, qu'il entendit son bourreau dézipper son pantalon. Il sentit à sa grande horreur, un membre dur contre son visage.

- Suce ma petite chienne. Allez.

Iruka tourna la tête sur le côté, dégoûté mais l'homme lui attrapa brutalement les cheveux, le forçant à tourner le visage dans sa direction et lui ouvrant la bouche, il fut forcé d'engloutir l'intrus. Son tortionnaire boucha des hanches, faisant des mouvements de va-et-vient rapides dans sa bouche, s'enfouissant profondément dans sa gorge, lui coupant le souffle. A un moment, alors qu'il ressortait, Iruka se servit de cette occasion pour le mordre. Il fut satisfait de l'entendre hurler de douleur, se reculant précipitamment.

- Sale chienne ! Tu vas me payer ça !

Une gifle retentissante claqua sur sa joue et sa tête cogna contre le mur derrière lui. Sonné, il vit des lumières blanches apparaître, égayant presque l'obscurité où on l'avait enfermé.

L'homme gémissait toujours et le brun ne regretta pas son acte, tout en sachant qu'il était à sa merci et qu'il le ferait payer durement.

Lorsqu'il s'éloigna, Iruka tendit l'oreille pour savoir ce qu'il préparait et s'attendait au pire. Il eut raison car l'homme attrapa brutalement ses deux jambes pour les coller l'une à l'autre. Il voulut à nouveau se débattre mais un coup de poing au visage, le calma.

Encore sonné par son précédent coup à la tête, Iruka se laissa faire et une corde attachait maintenant solidement ses chevilles.

Il comprit alors ce que souhaitait vers cet homme et une angoisse terrifiante monta en lui.

- Je vais te prendre comme la sale chienne que tu es. Tend les fesses salope, je sais que tu vas aimer ça.

Son corps fût pris de soubresaut terrible lorsqu'il s'enfouit brutalement en lui. Il hurla de douleur et se sentit déchirer sous les assauts violents. Fatigué et affaibli par sa condition, il sombra dans l'inconscience, heureux d'échapper à ce calvaire pour un temps.


Naruto regardait avec délectation le corps présent à ses côtés, appréciant la vue qu'il avait sur la chute de reins et les fesses bombées. Ce cul était vraiment délicieux et il avait bien pris son pied.

Le jeune homme qui partageait son lit était profondément endormi et le blond, sur le dos, regardait le plafond, perdu dans ses pensées.

Le téléphone sonna alors et ce fût agacé qu'il répondit.

- Oui ?

- Naruto ? C'est Anko. J'ai du nouveau pour toi.

Jetant un coup d'œil à sa conquête du jour, il se leva, nu, s'approchant de la baie vitrée qui donnait une vue panoramique sur la ville où la nuit était maintenant tombée.

- Je t'écoute.

- J'ai fait un petit tour chez cet inspecteur dont je t'ai parlé la dernière fois et il a disparu.

- Tu es sûre ?

- Certaine ! Et pendant que je fouillais son appartement, j'ai rencontré un informateur, un certain Kiba. Figure-toi qu'il travaille pour Neji Hyuga et d'après lui, Hiashi Hyuga est impliqué dans les deux meurtres. Notre hypothèse était donc la bonne mais on ne peut pas faire confiance à ce Kiba.

L'Uzumaki eut un sourire carnassier.

- C'est du bon boulot. Et bien, je compte sur toi pour en savoir plus sur ce Kiba et savoir ce qui est arrivé à l'autre.

- Oui chef, je t'embrasse mon cœur.

Amusé, Naruto raccrocha. Il était satisfait de l'avancement de son plan. Il avait eu de la chance au début avec Sasuke Uchiha. L'Uzumaki le savait fiancer mais lorsqu'il l'avait vu ce soir-là, dans cette boîte, il n'avait pu s'empêcher de s'approcher de lui. Le dernier rejeton de la famille Uchiha était un très bon morceau et avait répondu très favorablement à ses avances. Il n'avait jamais pensé attirer le jeune homme dans ses filets mais puisqu'il lui mangeait dans la main aussi facilement…

Avec Itachi Uchiha, le génie de la famille, c'était beaucoup plus compliqué de l'approcher. Il était le centre d'attention de tous les médias et était la star de la famille. L'atteindre aurait été atteindre directement Fugaku mais ce n'était pas simple à mettre en oeuvre. Et Naruto souhaitait rester dans l'ombre pour le moment.

Il se contenterait pour l'instant du jeune Sasuke, qui était presqu'à sa merci. Ce dernier avait accepté son attirance pour lui et s'était même détourné de sa petite fiancée. Qu'est-ce que dirait le père lorsqu'il apprendrait que son fils aimait les hommes ? La déception et la honte se liraient sûrement sur son visage, au plus grand plaisir du blond.

Le regard perdu sur la ville illuminée, il jubilait intérieurement. Un bruissement de drap attira son attention. Il haussa un sourcil vers la provenance du bruit et sourit en voyant le jeune homme qui avait partageait avec lui un formidable moment de baise torride, se redresser.

S'approchant, il lui claqua les fesses.

- Allez, lève-toi. Faut que tu partes.

Le jeune homme, dont il avait oublié le nom, le regarda, suppliant.

- Tu ne veux pas que je reste ? On pourrait aller dîner dans un restaurant.

Naruto se retint de rire.

- Non, on a partagé un bon moment mais maintenant, tu te casses.

Vexé, l'autre se leva et s'approcha quand même du blond, l'embrassant sur la bouche. Il se rhabilla ensuite, lentement, essayant de capter l'attention du bel éphèbe, attendant de lui qu'il se ravise pour lui demander de rester, mais ce dernier regardait vers l'extérieur, oubliant presque sa présence.

L'Iphone, toujours dans les mains de l'Uzumaki, sonna à nouveau et c'est un sourire en coin qui s'afficha sur ses lèvres, en voyant le numéro de Sasuke s'afficher sur le petit écran.

- Allô ?

- …

Il fronça les sourcils devant le silence de son interlocuteur et entendit une respiration irrégulière au bout de la ligne. Se retournant vers l'autre garçon, il lui montra la sortie du doigt et celui-ci s'en alla, penaud.

- Sasuke ?

Il ferma la porte d'entrée à clé et retourna dans sa chambre.

- Sasuke ? Tu m'entends ?

Son interlocuteur ne lui répondit toujours pas mais il entendit le bruit d'un corps tomber par terre.

- Sasuke, bon sang, réponds-moi !

- Na… Naruto ?

La voix qui lui répondit, était lointaine, comme déconnecté de la réalité et sous le choc. Naruto se tendit.

- Où es-tu ? Tu es blessé ?

- V… Viens.

- Ok, j'arrive tout de suite. Dis-moi juste où tu es.

Il se précipita vers son armoire, prenant des vêtements qu'il tenta d'enfiler, toujours au téléphone.

- Je ne sais pas…

La voix était tremblante, coupée par sa respiration rapide.

- Sasuke. Ecoute-moi. Calme-toi. Respire calmement et concentre-toi sur ma question. Je vais venir te rejoindre. Est-ce que tu es dans un appartement ?

- … Je crois…

- D'accord. Est-ce que tu reconnais la pièce ?

Après un moment de silence, l'Uchiha répéta deux mots plusieurs fois d'affiler.

- Mon frère… Mon frère…

- Tu es chez lui ? Sasuke, écoute ma voix. Tu es chez ton frère ?

- …Viens… Viens…

Le ton était suppliant et perdu. Prenant cela pour un oui, Naruto tenta de le rassurer.

- Sasuke, j'arrive, c'est bon. Je vais venir. Ne t'inquiète pas. Je vais raccrocher et j'arrive tout de suite.

L'Uzumaki raccrocha et téléphona directement Anko.

- Tu ne peux plus te passer de moi ?

- File-moi l'adresse d'Itachi Uchiha.

- Quoi ? Mais…

- Vite !

- Du calme, beau blond ! Je te cherche ça…

Il attendit nerveux qu'elle lui donne l'adresse dont il avait besoin.

- Dépêche !

- C'est bon… voilà…

Naruto nota rapidement l'adresse sur un bout de papier et raccrocha sans plus attendre. Il finit de s'habiller en mettant un T-shirt pris au hasard. Il prit à la volée les clés de sa voiture, courut comme un malade jusqu'à l'ascenseur et entra dans l'Infiniti Essence, mettant l'adresse de l'Uchiha sur son GPS. Il fût soulagé de voir que le jeune homme n'habitait pas loin de son quartier et conduisit aussi rapidement qu'il le put.

En arrivant sur les lieux, il eut la chance de voir un véhicule qui sortait justement de la résidence et put s'engouffrer dans le parking, protégé par une porte électronique qui empêchait toute personne d'entrer sans s'être au préalable servi de l'interphone. Il se gara et chercha le bâtiment du brun. Courant à l'intérieur, il bouscula des habitants et s'engouffra dans l'ascenseur, appuyant sur l'étage approprié. Il chercha ensuite le numéro de l'appartement et le trouva après quelques minutes de difficulté.

Heureusement, la porte n'était pas fermée à clé et il put rentrer dans l'appartement. Il cria le prénom du cadet des Uchiha et seul le silence lui répondit.

Il vit alors par l'entrebâillement d'une porte, le corps du brun, vraisemblablement assis par terre. Il se précipita dans la pièce et s'immobilisa devant l'horreur de la scène.

Itachi Uchiha, mort, baignait dans son propre sang, qui formait une large flaque sur la moquette bleue. Le sang était également projeté sur le mur blanc et sur quelques meubles. Le visage d'Itachi était méconnaissable et était gonflé. Le blond vit une arme à feu à côté du cadavre et comprit la provenance de sa blessure à la tête.

Choqué par ce qu'il venait de voir, il regarda Sasuke, assit contre un mur, les jambes tendues devant lui et le regard fixé sur le corps de son frère. Ses yeux étaient vides et son visage était baigné de larmes.

Doucement, Naruto s'approcha, s'agenouillant devant lui et posa une main sur son épaule.

- Sasuke ?

Le jeune homme ne réagit pas. Le blond plaça alors un doigt sous son menton, soulevant délicatement son visage. Soudain, le brun se jeta dans ses bras et laissa échapper des sanglots terriblement poignants. Naruto en fut bouleversé et serra le corps contre lui, berçant le jeune homme.

Il ressentait vraiment de la peine pour lui. Voir une scène aussi horrible et surtout lorsque cela concernait un proche, était un véritable choc. Et la mort de l'Uchiha n'était certainement pas accidentelle et laissait penser à un suicide, selon le blond, surtout avec la présence de du pistolet à côté du corps.

Pendant plusieurs minutes, il resta dans la même position, attendant que le brun ne se calme et lorsque le corps s'affaissa contre lui, signe que Sasuke s'était endormi, il s'en écarta. Il le prit dans ses bras et sortit de la chambre où se trouvait la scène macabre. Il se rendit dans le salon et déposa doucement le brun sur un canapé. Il le regarda dormir, le visage toujours crispé de douleur et soupirant, prit son Iphone pour contacter la police.

Décidément, la famille Uchiha avait décidé de s'acharner contre lui.


En ayant entendu le nom des Uchiha, la police s'était dépêchée d'arriver sur les lieux et il n'y avait maintenant pas moins d'une quinzaine de personnes dans l'appartement. L'agitation avait attiré l'attention des voisins qui tentait de voir ce qui se passait, alors que les policiers leur barraient l'accès, les intimant de rentrer chez eux.

Naruto se faisait questionner par l'un d'entre eux, répondant aux questions de manière précise et de temps en temps, il jetait un coup au jeune Uchiha, maintenant réveillé, assis sur le canapé alors qu'un médecin lui prenait sa tension et lui posait des questions. Le jeune homme était terriblement pâle et l'Uzumaki craignait qu'il ne s'effondre. Il n'était cependant plus aussi secoué que lorsqu'il l'avait vu en entrant dans la chambre même si son regard était toujours éteint.

Lorsque Naruto vit le policier qui venait de le questionner, se diriger vers le brun, il ne put s'empêcher de l'arrêter.

- Je ne pense pas que ça soit le meilleur moment pour l'interroger. Il vient de voir son frère baigner dans son propre sang.

Le policier, quelque peu intimidé par sa personne et connaissant son statut de milliardaire, n'osa rien rétorqué et se dirigea vers la chambre où se trouvait le corps d'Itachi.

Le blond avança alors dans la direction de Sasuke et s'assit à ses côtés, alors que le médecin lui disait qu'il lui fallait du repos. Il prit un verre d'eau posé sur une table basse et le tendit au brun. Ce dernier le prit sans broncher et le vida d'un trait.

- Ca va mieux ?

Il hocha la tête faiblement.

- J'ai demandé à ce qu'on prévienne ton père. Il ne souhaite pas venir ici et ira à la morgue, lorsque… lorsque le corps y sera emmené.

Il guetta une réaction chez le brun mais ce dernier ne fit aucun commentaire.

- Les policiers vont rester là. On va y aller si tu penses pouvoir marcher. Je t'emmène chez moi, ça te va ?

Sasuke leva les yeux vers lui et répondit, d'un hochement de tête, par l'affirmative. Il l'aida à se lever et le retint contre lui, le sentant chanceler.


Arrivé dans son appartement, le blond guida le brun vers sa chambre et le fit s'y asseoir. Toujours silencieux, le brun se laissa faire par Naruto. Ce dernier lui retira ses vêtements, gardant son boxer et l'allongea sur le lit, plaçant la couverture sur lui.

Lorsqu'il voulut se lever pour aller dans le salon, une main lui attrapa le bras, le retenant. Il se retourna vers Sasuke et vit dans son regard une lueur qu'il connaissait bien lui-même.

Lui caressant les cheveux, il enleva ses habits et s'allongea à ses côtés, le prenant dans ses bras. Pour la deuxième fois de la soirée, le brun s'endormit contre lui. Et Naruto mit longtemps avant de s'endormir dans les bras de Morphée, la tête emplie de questions et de sombres images.


Voilà pour ce chapitre. Vos réactions ? :)

A bientôt !

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