Bonjour à tous :)

C'est un tout petit chapitre que je vous poste maintenant, mais j'espère qu'il vous plaira malgré tout ;)

Disclamer : tout appartient à JKR

RAR :

loulou c'est moi : Non, je ne dirais pas qu'elle est jalouse. Je sais pas si ça n'arrive (arrivait) qu'à moi, mais au collège/lycée, quand je voyais le mec ou la fille que je détestais rouler des pelles à son copin/copine, j'avais juste envie de leur dire "mais cachez-vous bande de blaireaux !...) xd Donc c'est ce que ressent Hermione lol

MrsT : Merci à toi ;) J'espère que la suite te plaira :)


Chapitre 7 : Mon cadeau.


Malgré l'état lamentable dans lequel Hermione se trouvait, elle s'était empressée, à peine arrivée dans sa chambre, de récupérer le grimoire caché sous son matelas. Vu l'activité qui régnait dans la chambre de Drago, elle savait qu'elle ne risquait pas d'être surprise avant un moment.

Elle s'était installée en tailleur sur son lit et bouquinait avec empressement les passages qui décrivaient les techniques utilisées par Merlin pour se servir de ses pouvoirs sans baguette.

Malheureusement, il n'y avait pas grand-chose d'intéressant... D'après ce qui était marqué, il suffisait de faire le vide dans son esprit, de penser très fort à ce que l'on désirait, de le visualiser, et d'agir. Ça ressemblait surtout aux sorts informulés, qui nécessitaient quand même une baguette magique...

Cependant, Hermione avait toujours pensé qu'il était possible qu'un adulte fasse la même magie que celle utilisée par les enfants parce que c'était bien connu, avant d'avoir leur première baguette, il arrivait constamment que les enfants fassent de la magie incontrôlée ! Ça venait du subconscient, du désir profond.

Et puis, Merlin faisait presque partie des mythes pour elle, alors que Dumbledore, elle l'avait connu et l'avait vu faire, de ses propres yeux...

Elle repoussa le livre, ferma les yeux, inspira profondément, et expira lentement. Elle se concentra sur le verre qui se trouvait sur son bureau. Si elle devait tenter un sort, pourquoi ne pas essayer le premier qu'elle avait appris à Poudlard, le « Wingardium Leviosa ». Hermione se sentit envahie par le silence. Les yeux fermés, elle avait l'impression de tomber dans un gouffre sans fond. La vue du verre se gravait dans son esprit, elle le visualisa de plus en plus précisément, c'était comme s'il se rapprochait, quand soudain :

— Oh ! Drago !...

La vision du verre disparut d'un coup ! Hermione ouvrit les yeux, maudissant cette dinde qui gloussait comme telle !

Les nerfs en pelote, elle tenta de retrouver son calme intérieur, mais elle n'entendait plus que Pansy prendre du plaisir, au point même qu'elle avait l'impression qu'elle utilisait un « Sonorus » !

Plus elle l'entendait, et moins elle ne parvenait à se concentrer. Hermione en vint à pester à voix haute. Soit Malefoy était un dieu de l'amour, soit la dinde en faisait des caisses ! Hermione pencha pour cette seconde hypothèse et se dit que si elle n'avait pas peur des représailles, elle dirait clairement à Pansy qu'elle devrait y aller moins fort sur la simulation, parce que là, ça frisait le ridicule.

Au bout d'un moment, n'arrivant à rien, elle ferma violemment son livre et le remit à sa place, avant d'éteindre sa bougie et de s'enfoncer dans son matelas à grands coups de coude, se couvrant le visage de son oreiller pour atténuer les bruits.

Le lendemain matin, lorsque Hermione ouvrit les yeux, elle vit tout de suite que quelque chose avait changé. Sur le dossier de la chaise, en face de son lit, sa taie d'oreiller avait été échangée contre un uniforme plus classique.

Elle se leva et l'examina avec attention. C'était un uniforme que les femmes de ménage portaient en général. Ce n'était qu'une autre tenue liée à sa condition d'esclave, mais elle eut l'impression d'avoir reçu un merveilleux cadeau !

Hermione entendit quelque chose tomber lorsqu'elle s'empara de l'uniforme pour l'examiner sous toutes les coutures. En y regardant de plus près, elle vit qu'il s'agissait d'un papier plié en deux, sur lequel étaient écrit ces quelques mots «Arrange-toi pour ne pas déchirer celle-ci... »

C'était irrationnel, mais à ce moment précis, elle était heureuse. Peut-être que ce nouvel uniforme était un souhait de Pansy qui n'avait pas voulu qu'elle vive à moitié dénudée sous les yeux de son fiancé, et qui avait donc obligé Malefoy à faire ça, mais ça n'avait pas d'importance pour Hermione ce qui lui importait, c'était de pouvoir jeter sa vieille taie d'oreiller.

Après avoir enfilé ses nouveaux habits, elle se regarda des pieds à la tête. Elle portait une paire de chaussures confortable, des bas blancs, comme les chaussures, une jupe à plis, gris clair, qui lui arrivait un peu en dessous des genoux, un chemisier blanc, et un tablier de la même couleur qui complétait la tenue. La seule fausse note restait l'état de ses cheveux, mais elle n'irait pas jusqu'à demander à Drago Malefoy de lui procurer une brosse...

Il était tout juste sept heures et demie, ce qui laissait à peine à Hermione le temps de préparer le petit-déjeuner exigé par Pansy. Elle finit donc de s'apprêter en vitesse et partit en cuisine.

Pour être sûre de ne pas être prise au dépourvu, elle prépara thé et café, ainsi que trois sortes de confitures. Malgré ça, elle était presque certaine que Pansy l'enverrait rechercher quelque chose...

La grosse horloge du salon sonna ses huit coups au moment où elle frappait doucement à la porte de la chambre. Personne ne répondit. Craignant qu'on ne lui reproche un quelconque retard, Hermione prit l'initiative d'entrer tout de même.

Malgré l'obscurité de la pièce, la jeune femme pouvait voir des habits étalés de-ci de-là sur le sol. Drago semblait dormir paisiblement, quant à Pansy, elle était si bien enroulée dans les draps qu'Hermione ne pouvait pas voir son visage, ce qui ne lui déplut pas. En y regardant de plus près, elle vit que seul un coin de drap protégeait la masculinité de Drago, le reste de son corps étant dénudé. « Ça ne m'étonne pas qu'elle soit du genre à piquer toutes les couvertures ! » pensa Hermione avec mépris.

Debout à côté du lit, les mains chargées du plateau d'argent, elle hésita à les réveiller. Devait-elle le faire ou devait-elle simplement déposer le plateau quelque part ? Machinalement, son regard s'était reposé sur Drago et vagabondait sur son corps, le temps qu'elle prenne une décision.

Au bout de quelques secondes, lorsqu'elle revint de nouveau sur le visage de Malefoy, elle vit qu'il la regardait. Elle se sentit tellement fautive qu'elle sursauta et faillit lui renverser le plateau dessus !

— Désolée, vous dormiez et... je ne savais pas... alors...

Ce fut les seules paroles qu'Hermione réussit à bafouiller après avoir vivement détourné les yeux. Elle espérait que l'obscurité cacherait l'embarras qu'elle éprouvait.

Drago prit soin de se couvrir davantage en tirant les draps, ce qui fit grogner Pansy dans son sommeil, et se redressa pour se trouver en position assise.

— Pose ça là Granger.

D'un geste de la tête, il avait indiqué ses cuisses. Hermione se força à ne regarder l'endroit que du coin de l'œil, même s'il était maintenant couvert plus décemment. Elle fit également attention à ne pas le frôler de quelque manière que ce soit.

Une fois débarrassée de son plateau, elle fit mine de partir, puis se ravisa au dernier moment.

— Merci... pour la tenue, dit-elle en rajustant instinctivement sa jupe.

Drago se contenta d'un signe de tête. Alors qu'elle partait de nouveau, il la rappela :

— Granger ?

— Oui ? fit-elle, étonnée par le ton qu'il avait employé. Il semblait vouloir lui dire quelque chose mais sans trop savoir par où commencer.

— Pour l'autre soir... J'avais trop bu, et... tu le sais mieux que beaucoup, je ne suis pas quelqu'un de particulièrement gentil, mais, je ne suis pas ce genre de personne, tu vois ?

Hermione le regarda attentivement avant d'acquiescer de la tête. Il semblait vouloir s'excuser du geste qu'il avait eu envers elle, lorsqu'il lui avait caressé les cuisses. Elle avait eu peur à plusieurs moments, mais elle avait maintenant la certitude que Drago Malefoy n'était pas du genre à abuser sexuellement des autres. Bizarrement, elle sentit comme une sensation de légèreté. Elle ignorait pourquoi mais même s'il ne s'était pas excusé clairement, elle lui en était reconnaissante.

— Je sais.

Hermione avait prononcé sa phrase avec un léger sourire, avant de partir sans se retourner, ratant par là même le « merci » inaudible qu'avaient formé les lèvres de Drago.

Cette journée était à marquer d'une pierre blanche. Hermione faisait ses tâches ménagères avec bonne humeur, malgré les piques continuelles de Pansy. Dans l'après-midi, lorsqu'ils partirent, Hermione eut tout le loisir de s'entraîner à la magie innée dans sa chambre. Mais en dépit de tous ses efforts, elle ne parvint pas une seule fois à faire ne serait-ce que trembloter le verre d'eau posé sur son bureau. Ça ne la découragea pas pour autant, elle se doutait bien qu'il ne suffirait pas de quelques heures de pratique pour réussir ce que deux personnes au monde, seulement, étaient parvenues à faire...

Le soir venu, elle fut rassurée de voir que seul Drago revenait à la maison. Quelques heures en compagnie de Pansy lui avaient largement suffi, mais elle se gardait bien de faire la moindre réflexion à ce sujet.

Le repas du soir se passa bien plus calmement que la veille, et pour la première fois depuis qu'elle avait été capturée, Hermione s'endormit paisiblement.


Merci d'avoir lu :)

Si vous avez des questions ou des remarques, je serais ravie de les connaitre et d'y répondre ;)