Voici le chapitre 7 et avant dernier, oui déjà, ^^ donc comme à notre habitude nous partageons les rôles, toujours Rick pour Mc et Kate pour moi, Merci encore pour vos com' s continuez on aimes ça !
Chapitre 7 Kate
Qu'avait il voulu me dire ? Il avait cet air très sérieux sur le visage, celui qu'il n'arborait que rarement enfin sauf depuis quelques jours car même s'il plaisantait son air enfantin avait disparu de son visage.
Kate Beckett et Rick Castle l'exemple même des occasions ratées, c'était toujours comme ça entre nous.
Sur les lieux du crime je constatais qu'encore une fois c'était une jeune femme brune d'une trentaine d'années, qui avait été poignardée en plein cœur, aucune trace de lutte, l'agresseur l'avait prise par surprise, vu la tenue de la victime elle devait certainement elle aussi vendre ses charmes comme la première. Je soupirais, me sentant responsable de ne pas avoir donné assez d'attention à cette affaire, je faisais passer mes histoires de cœur avant la vie de ces deux jeunes femmes qui avaient eu le seul tort de croiser un dangereux psychopathe. Elles faisaient le trottoir pour vivre, oui mais cela ne les rendaient pas plus inférieures que qui que ce soit certainement n'avaient elles pas eu le choix. Je sentis une main sur mon épaule sans même me retourner je sus qui c'était, je fermais les yeux, Castle savait toujours lorsque j'avais besoin d'être soutenue, il savait rien qu'à ma posture que j'étais tendue, mal à l'aise ou triste.
Je le regardais, il me sourit et ce sourire me réchauffa le cœur. Lui à mes cotés je savais que je pourrais tout affronter.
- Rentrons au commissariat pour regrouper ce que nous avons. Il hocha la tête et nous partîmes tous deux en même temps, sur le même pas connectés comme toujours.
Le chemin qui nous séparait du commissariat se fit en silence, je sentais le regard de Castle sur moi, il semblait vouloir reprendre ce qu'il avait entreprit de faire, c'est-à-dire m'annoncer quelque chose, je m'inquiétais car la dernière fois qu'il m'avait dit vouloir parler c'était pour partir…loin de moi avec une autre femme. Je ne voulais décidément pas avoir cette conversation j'éviterai le sujet, oui, je l'empêcherai de me dire qu'il me quitterait, après tout c'est sûrement ça qu'il allait me dire, d'où son air soucieux depuis ses derniers jours.
Je me garais à mon emplacement, arrêtant le moteur de la voiture, j'allais sortir lorsque Castle me saisit le bras.
- Kate il faut qu'on parle. Voila j'en étais sûre, il allait me dire qu'il me quittait.
- Pas le temps Castle ! J'esquissais un mouvement pour sortir mais la pression de sa main sur mon bras se fit plus forte.
- Je sais que ce n'est pas le moment, Kate mais… Mon Dieu quand il m'appelait par mon prénom j'avais vraiment du mal à me maîtriser. Il prit une longue aspiration, souffla puis me regarda droit dans les yeux.
- Mais c'est important… Je me dégageais de son emprise, il était trop gentil, trop tendre, il allait forcément me dire qu'il partait c'était trop…dur, je ne voulais pas entendre ça pas après ces derniers mois passés avec lui, pas après mettre tant rapproché de lui, pas après être retomber amoureuse de lui encore plus fort qu'avant, non, je ne pouvais pas l'entendre me dire ça…
- Plus tard ! J'ouvris la porte. Il hurla.
-Attends Kate...
- J'ai pas le temps...
- Je...tu sais...c'est pas facile...mais...Tu...merde.
Je le regardais surprise pourquoi bafouillait il ?
- Tu me rends fou...Chaque jours est un...Non...pas ça...Je… Je ...t'aime. Oui c'est ça...Oui, je l'ai dit...Je t'aime Kate
J'étais dans une bulle de brouillard, je ne parvenais pas à réagir, complètement bouleversée, heureuse, mais affolée. Ma main toujours sur la portière je tremblais de tout mon être. Je déglutis, je ne parvenais plus à le regarder, c'était trop mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il avait atterrit dans ma tête, en fait tout mon corps vibrait à cette déclaration.
Un long moment passa avant que je ne puisse dire quoi que ce soit.
J'entendis la porte passager s'ouvrir puis se refermer puis Rick passa devant la voiture s'éloignant sans même me regarder.
Mais pourquoi n'arrivais-je pas à réagir, l'homme que j'aimais, que j'adorais dont j'étais folle amoureuse, venait de me faire la plus belle de toutes les déclarations et moi je n'avais pas su répondre, je n'avais pas pu réagir et maintenant, il s'éloignait le cœur certainement en morceaux par ma faute.
Rick
Son recul me détruisis le cœur. Explosion atomique à l'intérieur de mon corps. Ce qui n'avait pas été soufflé par le souffle de l'impact, va être détruit pas la radioactivité. Instinctivement, je jetais un regard au sol, pour voir s'il y avait des morceaux de moi à ramasser, mais à quoi ça sert. Ma seule joie c'était que l'explosion de mon cœur n'avait pas éclaboussée Beckett. Oh Mon Dieu, imaginez vous si elle avait reçu, les chaires de mon corps explosé sur elle. Une Beckett toute pleine de morceaux de moi…Bah au moins elle aurait eu quelque chose de moi sur elle.
Oh corps éclaboussé, un bon sujet pour un prochain roman. Merde, il me reste moins d'une journée à vivre. Je dois appeler Conrad, et lui donner l'idée, au moins lui restera vivant. J'avais toujours le regard vers le sol, quand je sentis Kate s'approcher quelque peu de moi…
- Euh !
Oh non de la pitié. En plus d'avoir vécu une bombe atomique, la première depuis les deux de la seconde guerre mondiale, en plus de savoir que j'allais devenir un engrais à carotte. Je devais subir la pitié de la Déesse Beckett.
Et on sait toujours que les êtres divins, ne pensent rien de bien gentil des pauvres mortels, encore moins des mortels ultra mortels. Vous savez ceux qui vont mourir dans moins de 24 heures.
Les Dieux n'aiment pas les humains, ils les prennent en pitié, les rabaisses…Oh eh bien putain, elle a fait ça durant 4 ans.
- J'ai trouvé l'élément important pour le cas…
Lanie…Toujours présente pour me sauver…Ou du moins, pour venir briser les bons, comme les mauvais moments. Je sentis Kate sursauter et soupirer, avant de se tourner vers la légiste. Qui remarqua assez vite notre physionomie. Moi explosé et Beckett en plein crise de pitié pour une victime atomisée.
- Je dérange quelque chose ?
- Oui !
- Non.
Elle avait dit oui, j'avais dis non. Je ne sais trop pourquoi, elle avait dit oui. Peut-être que Lanie la dérangeait en pleine construction d'un discours pour mon enterrement. Moi j'avais dis non. Pourquoi j'avais dis non ? Ah oui…j'avais dis non, car j'aurai été incapable de dire quelque chose de plus long.
Lanie sembla convaincue en tout cas, donc elle se mit à jacasser. Je remarquais bien que Kate me jetait de rapides coups d'œil, toutes les 15 secondes. Mais je gardais mes yeux bien ancrés sur les portes de l'Ascenseur. J'aurais dû lui dire dès le début de mon décompte que je l'aimais. Je n'aurai pas perdu 6 jours et des poussières pour un amour non partagé. J'aurai pu vivre a fond mes derniers jours, avec ma fille et ma mère. Les seules filles qui m'auraient aimé jusqu'à la fin.
Mon cadavre marchait vers l'ascenseur. Lorsque la voix de la divine retentit.
- Castle ?
La voix de celle qui venait de me condamner à ma seconde mort. Celle qui à ma première mort avait presque hurlé qu'elle m'aimait. Celle qui m'avait pleuré et regretté. Je la maudissais au plus profond de mon être. Oui, la bombe atomique avait fait d'énormes trous profonds en moi, donc je la maudissais très profondément. Mais sa voix ne m'arrêta pas. Je pressais sur le bouton de l'ascenseur et priais pour qu'il arrive vite, car les talons haut de la mort s'approchèrent. Le 'dig' de l'ascenseur arrivait en même temps que Kate à ma hauteur.
- Rick ?
L'utilisation de mon prénom m'annonçait rien de bon. Les portes s'ouvrirent et j'y entrais. Je me retournais vers elle. Elle semblait totalement perdue, elle était légèrement tremblante.
- Rick où vas-tu ?
Elle chuchota, je plongeais mes yeux morts en elle.
- Je retourne chez moi…je suis totalement mort.
Quel jeu de mots d'une platitude sans nom, je la vis tressaillir. Encore sa putain de pitié.
- On doit parler…
Je pesais sur le bouton RC.
- Je ne crois pas…
- Bah oui mais je…
- Kate ?
Sauvé par Lanie qui l'appelait. Elle se retourna une seconde vers son amie et lorsqu'elle reporta son regard vers moi, les portes se refermèrent. Je me contrôlais encore, de peur qu'elle ait fait une course dans les escaliers, et qu'elle m'attende a la sortie. Mais non, aucune Beckett à la sortie de l'ascenseur.
Oui je sais je suis un total épais, j'avais toujours un petit espoir qu'elle allait accourir vers moi, se jeter dans mes bras, et me couvrir de baisers. Aller riez de moi, pauvre merde qui commençait déjà à sentir la pourriture de la mort.
Je ne sais trop comment je réussis à me rendre chez moi sans trop de dégâts. Bon j'étais déjà en morceaux, mais je voulais quand même préserver mes morceaux intacts.
La première chose que mes yeux croisèrent en entrant chez moi, fut la jetée avec laquelle Kate c'était couverte la veille. Je ne pus compter jusqu'à trois, que je me retrouvais couché sur le dit divan avec dans les bras la satanée jetée. Et le tout en pleurant toutes les larmes de mon corps.
C'était affreux. Dans mes larmes, dans mon assèchement une phrase de Pétrarque me passa dans la tête : "Pleurer est plus doux qu'on ne le peut croire." BALIVERNE. Rien de doux dans la douleur que je ressentais au fond de mon ventre, à ce vide dans mon cœur. A ma tête qui ne demande qu'a mourir des radiations. Je pleurais dans un silence de mort, aucun son ne sortait de ma bouche. Mon visage était crispé, ma bouche ouverte prête à hurler, mais non, les larmes coulèrent sans bruit, sans gêne, mais avec une douceur qui me réconfortait presque.
L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
J'avais toujours trouvé cette phrase de Musset, assez prétentieuse. Mais que réel. Durant cette douleur je pouvais me connaître. Un homme faible devant l'amour, mais oh combien combattant et patient. J'ai toujours été un optimiste, mais là…
J'acceptais la mort, mais pas le manque d'amour. Pas comme ça. Pas après avoir vu Beckett me dire qu'elle m'aimait…et revenir en arrière. Comment pouvait-elle oublier qu'elle m'aimait.
- Elle t'aime…
Je sursautais, et je vis devant moi mon ange gardien docteur.
- Elle t'aime…mais ne le réalise pas.
J'étais incapable de parler, car bien sur, là, a cet instant je savais qu'elle m'aimait…Je l'avais vue me le dire, la première fois quand j'étais mort. Mais elle ne le réalisait pas. Elle ne l'acceptait pas. Je voyais son amour dans les yeux du l'ange.
Du revers de ma main j'essuyais mes larmes et savais mon heure presque arrivée. Je savais qu'il était trop tard pour moi, pour nous…dans cette vie.
- Aurais-je une autre chance…dans une autre vie ?
- Mon Rick, vous êtes des âmes sœur, vous vous manquez à chaque époque. Dans une autre vie…sera sûrement la bonne… cela aurait peut être...
- Com…combien de vie nous manquons ?
Je le vis sourire.
- Plusieurs…
- Combien ?
- 8
- Ça fait 8 vies, 8 vies que nous passons l'un a côté de l'autre…
- Oui, et on croyait celle-ci la bonne, c'est pour ça qu'on a permis ton retour…
- Pourquoi…?
- Pour te donner une chance…
- Non, pourquoi ça n'a jamais marché ?
- Tu es prédisposé à mourir toujours avant.
J'étais né pour mourir avant elle. J'étais sur cette putain de planète depuis 8 vies, pour souffrir et ne jamais être avec elle. Je fermais les yeux, et tendis la main à mon ange gardien, je ne voulais pas mourir seul…
- 10 heures, 8 minutes et 45 secondes…avant ma 2e mort et ma 9e en tout…sans elle…
