Septième épisode

Deux semaines.
Cela faisait deux semaines que Matsuri filait le parfait amour avec Sasori, son bel inconnu rencontré par un pur hasard dans une station de métro. Commençant plus tôt qu'elle à son travail, le roux terminait donc moins tard et venait la chercher tous les jours en bas de l'immeuble des Sabaku. Il y avait un petit parc où les enfants jouaient et c'était dans ce parc, assis sur un banc, le nez plongé dans un livre que Sasori patientait tranquillement.
Depuis peu, Gaara avait été mis au courant de ce « manège » par les mauvaises langues qu'étaient Shizune et Shiho, qui faisaient une belle paire, lorsqu'elles étaient réunies. Dès lors, le Sabaku faisait en sorte que Matsuri fasse des heures supplémentaires, quoique rémunérées. Mais il désirait juste voir la tête déconfite que faisait Sasori à chaque fois qu'il accordait à Matsuri d'aller le prévenir.
Ce soir encore, Gaara avait demandé à la gentille Nakamori de rester un peu plus tard, chose qui fut insupportable pour Sasori. Le Sabaku, qui avait suivi jusqu'au parc Matsuri, entendit l'autre roux s'énerver :

- Ca m'énerve ça, Matsuri ! Ca fait deux semaines que je te connais et tous les soirs, tu rentres de plus en plus tard, fatiguée, tu me parles à peine et tu t'endors rapidement, explosa-t-il. Le matin, je pars tôt, je n'ai même pas le temps de discuter avec toi, puisque tu dors encore. On n'a pas la vie d'un couple normal. J'ai ...j'ai l'impression que ton boulot passe avant moi !
- Mais ...Sasori, ce n'est pas du tout ça ...c'est juste quand ce moment, il y a le défilé à préparer et on est tous un peu sur les nerfs, on veut être à la perfection, il y a tant de travail et si peu de temps, se justifia Matsuri.

En vain. Sasori se leva et dit, décidé.
- Je te laisse encore une chance. Demain, on va au restaurant, fêter nos deux semaines. Si tu n'es pas à l'heure, je devrais comprendre que tu ne m'aimes pas comme je t'aime.
- D'accord, accepta Matsuri, à contrecœur. Mais je te jure que je serai là.
- Ouais, c'est ça ...

Désappointée, perdue, la douce brune suivit du regard son petit-ami qui retournait chez eux. Sasori ne devait pas se faire de souci. Elle y serait demain à leur dîner, en avance même. Mais elle n'incluait pas Gaara, qui n'avait pas perdu une miette de la conservation, dans ses plans. Lui, n'avait nullement l'intention de la laisser partir à l'heure. On lui tendait une chance pour briser le couple de Matsuri, il n'allait pas laisser s'échapper cette occasion en or.


Couché dans son lit, sa belle à ses côtés, Kankûro jouait avec les boucles brunes de Tenten, qui avait les yeux fermés sans dormir pour autant. Au contraire, la jeune femme semblait être en pleine réflexion et le Sabaku se préparait à entendre n'importe quel discours de sa part.

- Kanky ?
- Hn ?
- Tu... tu sais qui je vais choisir, commença Tenten, contrôlant mal le mal-être que ses mots lui donnaient. Je suis la plus odieuse des femmes, je te fais souffrir comme personne ne l'a jamais fait et je fais souffrir Neji aussi. J'aime Neji, je l'aime car je vais l'épouser bientôt ...je ne peux pas lui annoncer comme ça que je ne veux plus de lui, qu'on doit tout annuler ...je, on a déjà préparés tellement de choses tous les deux.

Kankûro soupira, se concentra dans les mèches marron entrelacées dans ses doigts avant de s'exprimer :

- C'est par un souci de confort que tu préfères m'abandonner et te consacrer à Neji.
- Non, ce n'est ...tenta Tenten, avant de se taire.

Elle avait réellement tort. Elle délaissait Kankûro parce qu'elle n'avait pas envie de faire souffrir le Hyûga. Or, en ce cas, elle faisait le malheur du Sabaku et le sien également. Car si son esprit était tiraillé entre les deux bruns, tout son être avait déjà fait un choix, qu'elle se refusait à accepter.

- Si tu comptes retourner définitivement avec Neji, est-ce que je ...est-ce qu'on peut ...une dernière fois ?demanda Kankûro, ses yeux parlants pour lui.

Tenten ne dit rien pendant un court instant avant d'attraper sa main libre et de la serrer fort. La belle brune leva un regard tendre vers le Sabaku avant de l'embrasser amoureusement.


- Echec et mat, annonça une voix masculine, où l'on percevait une once de fierté dans le ton.
- Ce n'est pas juste !protesta une voix féminine, en renversant l'échiquier, de rage.

La propriétaire de cette voix se redressa, furieuse d'avoir perdu pour la douzième fois consécutive et partit chercher un autre jeu dans son placard. Pour ce faire, elle prit un tabouret, monta dessus pour dénicher le jeu désiré et Shikamaru put admirer à loisir les belles jambes nues. Quand la jeune femme revint, elle posa avec cette même rage le plateau de jeu sur la table basse et lança à l'homme devant elle :

- A ce jeu, je vais te battre à plate couture !
- Temari, un Monopoly, ce n'est pas drôle à deux, fit savoir Shikamaru, avec un sourire moqueur.
- Drôle ou pas, je vais quand même te battre !lança sûre d'elle la jeune femme.

Elle positionna les cartes « Chance » et « Caisse de communauté », plaça les pions, distribua la somme indiquée par la règle du jeu et lança les dés pour commencer à jouer.
Shikamaru suivait vaguement la partie. Comme durant tous les autres jeux qu'ils avaient faits, il profitait de ce temps « calme » pour contempler Temari. En mauvaise perdante, elle était encore plus belle. Mais il fallait avouer que c'était sa chemise de nuit toute légère qui la faisait resplendir davantage encore. Shikamaru aimait ces soirées où ils dînaient tous les deux, se racontant les événements de leur journée, visionnant leurs séries américaines préférées ou jouant tout simplement à des jeux de société ou de vidéos.
En quelques semaines, Temari et lui s'étaient considérablement rapprochés et cette complicité le rendait fou de joie. Parfois, quand Temari était d'humeur câline, il avait droit à des bisous sur la joue, des câlins, des caresses et ces moments de tendresse gonflaient son cœur d'amour pour la farouche Sabaku.
Soudain, le jeune homme songea au conseil de Kankûro et se décida à le suivre. Pour ce faire, il devait contrarier la demoiselle, que la rage de vaincre aveuglait.
Il s'empara de sa carte « Sortie de prison » sous son nez et comme il l'avait prévu, la blonde s'énerva :

- Non, mais c'est ma carte ! Rends-la-moi !
- Non, j'en ai besoin.
- Nara ! Tu dois payer 5000 yens au Parc Gratuit pour sortir de prison !rappela Temari, en tentant de reprendre la carte au jeune homme, qui l'éloigna. NARA !
- Oui ?fit innocemment Shikamaru, attisant la colère de la blonde.
- Je te hais, grogna cette dernière. Rends-moi ça !

Temari se leva brusquement, sauta sur le brun, qui, plus fort qu'elle, attrapa ses poignets, la bascula sous lui et l'immobilisa. La blonde avait beau se débattre, elle n'était qu'un poids-plume que Shikamaru maîtrisait à sa guise. Vaincue, la jeune femme afficha une moue désapprobatrice qui ravit le brun.

- Je te rends ta carte ...
- Si ?anticipa Temari.
- Si tu me laisses t'embrasser, acheva Shikamaru, humant le parfum vanille de la blonde.
- C'est pas croyable. C'est MA carte, que tu M'AS chipée et je dois payer pour TON vol ? C'est injuste !
- Je sais, mais la vie est injuste, Temari, taquina le Nara.

Temari le fusilla du regard avant de soupirer. Il pouvait se la mettre où elle le pensait cette carte. Tout ce qu'elle désirait, c'était son baiser et rien d'autre. Elle voulait redécouvrir sa langue mutine jouant avec la sienne, rassasier les petits papillons qui la dévoraient de l'intérieur. Shikamaru se pencha sur elle, frotta son nez contre le sien, suçota ses douces lèvres avant de les happer entièrement.

De ce baiser, l'un et l'autre en avait énormément envie, ce qui accélérait la tournure des événements.
Temari plaça ses bras derrière la nuque du brun, tandis que ce dernier passa les siens sous son bassin, de manière à coller leurs deux corps.

Sans en demander la permission, Shikamaru délaissa la bouche de la blonde pour apposer des bises sur sa gorge naissante. Il souleva la chemise de nuit de la Sabaku, déposa des baisers fiévreux sur le ventre de la belle, s'arrêtant au nombril.

Il revint sur le visage de Temari, l'embrassa passionnément, tout en caressant son bas-ventre, attisant la concupiscence de la jeune femme. Il posa une bise sur son oreille, avant de lui susurrer :

- J'ai un examen spécial crée uniquement pour toi. Tu veux être ma patiente pour ce soir ?
- Oh, oui, accepta Temari, ses sens complètement perturbés.

Shikamaru eut un sourire, posa un baiser sur la culotte jaune de la jeune femme, émit un petit rire, avant de placer la carte « Sortie de prison » sur son nombril. Il se leva, déstabilisant la blonde, qui se redressa, surprise.

- Où vas-tu ?
- Je rentre chez moi.
- QUOIII ?s'époumona Temari.

L'effarement de la jeune femme amusa fortement Shikamaru, qui revêtit sa veste tranquillement, alors que Temari se précipitait vers lui.

- Tu pars comme ça ?Mais ...
- Temari, je ne couche qu'avec une femme qui m'aime.
- Tu veux dire que ...
- Oui. Je ne veux pas que ce soit un jeu entre nous. Soit c'est sérieux, soit ça ne l'est pas, mais je ne veux pas que tu joues avec mes sentiments, déclara gravement Shikamaru.

Temari demeura surprise par cette annonce, qui cloua son bec. Elle scruta le visage qu'elle trouvait si parfait du brun, puis elle se rembrunit, la honte s'emparant d'elle. Shikamaru, conscient de l'avoir enfin touchée, fut encore plus amusé et embrassa son cou, alors qu'elle restait de marbre.

- Hmm ...boude pas, Temari, tu es encore plus sexy, murmura-t-il, embrassant son oreille.
- Je te hais.
- Je sais, mais moi je t'aime, continua Shikamaru, scellant leurs lèvres.

Cette fois, ce fut Temari qui rompit l'échange. Elle poussa le Nara hors de chez elle et lui claqua la porte au nez violemment. Shikamaru ne put s'empêcher se sourire malgré la gravité de la situation : le caractère volcanique de la jolie furieuse le ravissait complètement. Il sortit de sa poche son portable et composa le numéro de Kankûro.


- JE LE HAIS ! hurla une nouvelle fois, la Sabaku, en jetant rageusement par terre, ses nombreux dossiers que Sai s'empressait de ramasser et de ranger correctement.

Temari s'assit furieusement sur son fauteuil, cacha son joli minois dans ses mains et se fustigea à voix haute pour la énième fois.

- Comment ai-je pu le laisser faire ? Me faire avoir ? Je ne suis vraiment qu'une triple idiote doublée d'une anguille sans cervelle !
- Mademoiselle Sabaku ...
- Qu'y a-t-il, Sai ?aboya la jeune femme.
- Il y a votre frère, Kankûro, informa le secrétaire.

Temari redressa son buste, adoptant une position princière et croisa le regard ébène de son nouvel « ami ».

- Hello, soeurette !
- Salut, fille galère !
- Sale enfoiré !s'écria Temari, en se ruant vers le Nara.

Elle l'empoigna par le col, le plaqua contre le mur en verre sous les regards ahuris de ses employés qui adoraient la voir dans cet état, quand ce n'était pas eux qui étaient les victimes. Voir la Sabaku régler ses comptes était ...spectaculaire.
Shikamaru ne réagit pas et se laissa faire docilement. Il eut droit à une myriade d'insultes, à quatre claques, à un coup de poing, et il ne broncha pas une seule fois. Le regard neutre, fixant la jolie blonde courroucée, il ignorait complètement son sermon. Il s'y était préparé de toute façon.

Kankûro, lui, assistait à la scène mort de rire. Sa sœur était si drôle lorsqu'elle était en colère, enfin, pas contre lui. Au moins, Kankûro avait une belle preuve d'amour de la part du Nara : le Sabaku ne connaissait pas un homme qui n'aurait rien fait pour tenter d'arrêter la colère de sa sœur. Si Shikamaru subissait le courroux de Temari sans se plaindre, c'était bien parce qu'il tenait à elle, et qu'il avait fait une grosse bêtise aussi. Franchement, le Nara s'était entiché de la pire femme caractérielle au monde et lui souhaitait bonne courage pour l'avenir.

Temari s'écarta du brun, étonnée. Pourquoi ne résistait-il pas ? Il en avait la force, pourtant.
Connaissant la colère de sa patronne, Sai préféra s'éclipser en toute discrétion, suivi de Kankûro, laissant les deux antagonistes régler leur différend.

Temari fixa le Nara longuement, avant de détourner la tête. Shikamaru eut un geste de recul, surpris d'apercevoir cette lueur de tristesse dans les beaux yeux pers de la blonde. Il l'avait blessée plus qu'il ne le pensait. Alors qu'elle retournait son bureau, il avança vers elle rapidement, l'enlaça à la taille et posa sa tête sr son épaule. Elle voulut résister mais il était trop lourd, alors elle abandonna, l'affliction lui ôtant toute force et toute puissance.

- Je suis désolé, Temari ...
- Je n'en veux pas de tes excuses, répondit-elle, en tentant de se dégager de lui.
- Ecoute-moi, ça va faire presque trois semaines qu'on se connaît, trois semaines que je te répète que je t'aime et toi, tu fais comme si ...tu n'en avais rien à faire. Je veux simplement savoir si tu tiens à moi, si tu me voies autrement que l'homme qui t'a comblée une nuit, se défendit Shikamaru.

Temari resta silencieuse durant un moment. D'accord, dans cette histoire c'était elle la coupable. Elle n'aurait pas dû l'abandonner comme ça, mais ...elle, elle avait peur de s'engager dans une relation stable, c'était réellement sa hantise. Et ça, c'était à cause de son père.
Il l'admirait en tant que dirigeant d'une puissante société, en tant que père car il était présent pour ses frères et elle dès qu'ils en ressentaient le besoin, mais en tant qu'homme, elle le haïssait : Kinmori avait trompé sa femme jusqu'au suicide de celle-ci, détruite par la honte et le chagrin. Et Temari ne voulait pas de cette vie, elle. Elle ne voulait pas vivre avec un homme dans la crainte perpétuelle qu'il aille voir ailleurs, tandis qu'elle l'attendait sagement chez eux, jouant avec leurs enfants.
C'est pour cela qu'elle aimait les faire souffrir, en les larguant le lendemain, toute la haine qu'elle avait pour son père, elle la rabattait sur eux, et donc sur Shikamaru. Lui aussi pouvait être comme ces hommes qui courent les autres femmes alors qu'ils sont mariés.
Comme s'il devinait sa crainte, Shikamaru caressa ses cheveux, déposa une bise sur sa tempe et souffla :

- Je veux juste que tu me répondes, Temari. Est-ce que tu m'aimes oui ou non ?

Temari ne réfléchit pas. Il n'y avait pas à réfléchir. Elle aimait Shikamaru depuis le premier soir, car elle l'avait trouvé différent, car il était drôle s'il le voulait, doux, attentionné, gentil et elle adorait tout chez lui, sa voix, ses yeux, son parfum, son rire, sa prestance, son corps, absolument tout ...Mais surtout, il n'était pas comme les autres hommes, ceux qui ressemblaient si bien à son père. Il était différent, lui, totalement différent et elle savait, elle pouvait le lire dans ses yeux noirs qu'il ne lui ferait jamais de mal.
Et elle avait confiance en lui.

- Je ...
- Temari ! l'interrompit Gaara, nerveux.

Les deux adultes se séparèrent, alors que leur étreinte ne choqua pas plus que ça le dernier Sabaku.

- Qu'est-ce qu'il y a, Gaara ?
- Papa veut te voir immédiatement. C'est urgent, apprit le rouquin, une mine grave sur le visage.

Temari jeta un regard à Shikamaru, qui comprit qu'ils allaient devoir remettre leur discussion à plus tard. La belle blonde partit prendre les escaliers pour gagner le bureau gigantesque de son père.
Quand elle pénétra dans l'immense pièce, elle fut étonnée de voir Hidan, vêtu comme un prince, devant son géniteur qui avait un large sourire.

- Papa, tu m'as fait demander ?
- Oui, ma chérie. J'ai une excellente nouvelle à t'annoncer.
- Vraiment ?dit Temari, dévisageant Hidan d'un mauvais œil.

Si le Nishimura était présent dans le bureau de son père, cela n'annonçait rien de bon pour elle. Dans quel piège était encore tombé son géniteur ? Et pourquoi était-elle impliquée dans cette mascarade ?
Temari aperçut Hidan lui sourire, d'un sourire qu'elle n'aimait pas du tout, et détourna la tête. Elle avait vraiment besoin de Shikamaru à cet instant.


- Je suis rentré !lança un jeune homme, au ton et à la mine joyeux.

Il déposa ses valises dans l'entrée, se déchaussa, ôta sa veste et farfouilla dans son salon et dans la cuisine sa bien-aimée. Sauf que cette dernière était dans la salle de bain et en ressortit, une horrible mine sur le visage. Aussitôt qu'il la vit, la bonne humeur du jeune homme disparut pour laisser place à l'angoisse et à l'incompréhension.
Neji s'avança vers Tenten, regarda son visage pâle, avant de la prendre dans ses bras.

- Qu'est-ce qui ne va pas, chérie ?
- Je ...je me sens pas bien. J'ai ..j'ai pris un rendez-vous avec un médecin, informa Tenten, se détachant du Hyûga.
- Je t'y accompagne.
- Non, merci, Neji. Je ...je vais y aller seule, refusa Tenten, en disparaissant dans l'entrée.

Neji la suivit du regard, avant de passer une main dans ses cheveux. Il ne la comprenait plus.


- Hey, Tenten ! salua le brun à l'espression faciale angoissée, en accueillant son amie dans son cabinet. Tu n'as pas l'air d'aller bien.
- Toi non plus, retourna la brune, sans joie.
- Non, ce n'est pas la forme, répondit Shikamaru, en redevenant sérieux. J'ai consulté ton dossier ce matin, et normalement, tu n'as pas besoin d'auscultation urgente. Que t'arrive-t-il ?
- Eh bien je ...commença Tenten, avant de se stopper.

Elle plongea sa main dans son sac à main, en sortit un tube blanc aux rayures bleues, que Shikamaru connaissait bien. Il évalua le test de grossesse qui indiquait en toutes lettres que Tenten était enceinte. Encore fallait-il que ce test soit fiable. Shikamaru examina rapidement Tenten, bien qu'il ne puisse pas encore dire quelque chose de très concret sur le moment. Il ôta ses gants stérilisés, les jeta et s'assit en face de son ordinateur.

- Tu vas me faire une analyse sanguine. Après, je pourrai déduire vraiment si tu es enceinte ou pas, dit-il, en imprimant l'ordonnance.

La jolie brun rangea soigneusement la feuille du Nara dans son sac, s'apprêta à sortir sa carte bleue quand la main du brun l'immobilisa :

- Service gratuit. Dis-moi seulement où se trouve Temari.

Tenten dévisagea étrangement son patron en face d'elle. Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Temari n'avait pas quitté la ville. Du moins, si elle l'avait fait, elle aurait été la première prévenue.

- Temari ? Ben ...elle est chez elle.
- Apparemment non, ou alors elle m'évite. Personne ne répond chez elle, ni sur son portable, le concierge m'a assuré de pas l'avoir vu rentrée chez elle, Kankûro et Gaara ne savent pas où elle est ...je ...
- Tu t'inquiètes, c'est ça ?

Comme réponse, Shikamaru hocha seulement la tête, exprimant son affliction sincère.
Tenten eut un faible sourire, lui tapota l'épaule, en se levant.

- Je vais y aller. Si j'ai des nouvelles d'elle, promis tu seras prévenu, jura la brune, en quittant le cabinet.

Shikamaru la suivit des yeux, avant de composer pour la énième fois le numéro de portable de Temari.

Quand vous tombez sur une messagerie, vous savez ce qu'il vous reste à faire : laisser un message après le bip sonore.

De rage et d'inquiétude, Shikamaru posa brutalement son portable sur son bureau, avant de soupirer, impuissant.