CHAPITRE 7 : INFORMATIONS
Pendant environ une ou deux heures, Med n'avait essayé d'engager la conversation contrairement à son habitude. Ni Trafalgar. L'ébène les avaient guidés jusqu'à un sentier de terre battue qui menait sans aucun doute à Duz, Orphée avait fini par reprendre une respiration stable. Les grands yeux noisettes de la blessée était ouvert, ils fixaient Med, un peu loin puis revenait sur le paysage avant de repartir vers l'ébène comme si elle craignait que Med ne fasse quelque chose lorsqu'elle détournait le regard d'elle. Trafalgar, lui, ne loupa rien des regards suspicieux de la blonde sur sa guide cependant il préféra agir comme si de rien n'était observant silencieusement Orphée et Med.
L'ébène avait refusé de marché à côté de lui, préférant le devancer de quelques mètres. Les cheveux de la jeune femme semblaient s'animer à chacun de ses mouvements, comme si ils renfermaient quelque chose de vivant, Law avait eu tout le loisir d'observer sa guide de dos. Les cheveux ébènes lui arrivait en dessous des omoplates, en flottant avec légèreté traîtresse.
– Orphée ? Appela le pirate d'un ton assez bas, pour que Med n'entende pas. Il sentit, une nouvelle fois, la blonde se raidit contre son dos.
- Ou.. Oui ? Répondit-elle incertaine en murmurant, ses mains s'étaient crispées sur les épaules musclés de Trafalgar mais il ne s'en formalisa pas.
– Tu la connais ?
– Non, la réponse négative et immédiate surpris un peu le pirate. De toute évidence, ce n'était pas une réponse naturelle d'Orphée. Il fronça les sourcils mais s'en ajouta pas plus. Puis-je vous faire confiance ?
– Si vous jugez que je mérite votre confiance.
– En vérité... Commença la blonde d'un ton devenu plus assuré, elle releva la tête pour regarder Med.
Elle reçu un regard froid et dangereux de celle-ci, Med s'était tournée pour regarder ses deux compagnons et avait froudroiyé Orphée du regard sans aucune raison apparente. Orphée frissonna dangereusement, ferma les yeux soudainement et poussa un soupir en cherchant à faire partir quelque chose de son corps, sans succès. Elle tomba sans prévenir du dos de Law qui la rattrapa in extremis avant qu'elle se heurte au sol dur. Il fronça les sourcils, de toute évidence il n'avait pas loupé l'échange entre les deux femmes.
– Trafalgar, appela calmement l'ébène en se rapprochant pour la première fois depuis qu'ils avaient quitté les Centaures. Nous perdons du temps, elle nous retarde, je vais la prendre sur mon dos.
Il releva la tête vers l'ébène, hochant la tête pour signifier son accord. Med attrapa le bras d'Orphée qui s'était à nouveau recroquevillée sur elle-même lorsqu'elle avait entendu le son de la voix de Med, comme un animal effrayé ou en danger.
Trafalgar se rappela vaguement les statues effrayés par un danger dans l'une des ruelles de la ville.
Med hissa le corps mou et blessée sur son dos avant de s'engager sur le sentier d'un pas vif à peine plus lent, même pas gênée par le corps. Elle planta ses yeux fendus dans les grands yeux noisettes de la blonde, elle ne se priva pas pour lui lancer un regard glacial et lourd de reproche. Trafalgar observa silencieusement la scène à travers un regard en biais tout en posant son sabre sur ses épaules. Il perçut malheureusement des mots qui ne lui étaient pas destinés.
– Je suis désolée Meduse, je...
– Tais-toi Orphée, grimaça d'un ton inaudible Med en hissant un peu plus Orphée sur son dos. Elle tourna la tête vers Law et déclara d'un ton plus fort, naturel comme si rien ne s'était passé. Duz est à environ moins de deux heures de marche si l'on ne s'arrête pas, on suit le sentier.
Il acquiesça d'un signe de tête et suivit les deux femmes sur le sentier en prenant soin de rester à côté d'elles. Law avait parfaitement vu le regard que Med avait adressé à Orphée, alors, qui sait ce qu'elle pouvait faire si il avait le dos tournée. Le pirate tenait quelqu'un qui serait en mesure de lui fournir des explications sur sa guide, à condition qu'elle reste en vie.
– Soyez les bienvenus à … Commença une femme à la peau tannée habillé d'une robe à fleurs, elle stoppa sa phrase en voyant Med et, lâcha ses prospectus en voyant la chevelure blonde sur le dos de Med. Elle porta ses mains à sa bouche ouverte comme pour étouffer un cri, des larmes commencèrent à se former sur le bord de ses yeux. Orphée !
– Elle est vivant, assura d'un ton froid l'ébène. Prends la et emmènes la voir Chiron maintenant.
La femme s'exécuta, tremblante, aux paroles de Med, elle s'approcha d'un pas incertain. Plusieurs passants s'approchèrent, attirer par le cri de la femme à la peau tannée comme des mouches, ils eurent la même réaction qu'elle, ils portèrent leurs mains à leurs bouches, choqués. Med les foudroya du regard, ils baissèrent les yeux automatiquement comme des enfants pris en fautes. Puis ils se tournèrent vers la femme qui pleurait avec une main sur la bouche, sanglotant silencieusement. Ils l'arrêtèrent.
– Ismène, ne t'approches pas d'elle !
– Orphée est sur son dos !
– Ne la touches pas, restes où tu es.
Med soupira, avant de lancer un coup d'œil au Chirurgien resté à ses côtés. Le regard adroit de Law s'enfonça dans celui de la jeune femme, la surprenant quelque peu. Il s'approcha, attrapa le corps blessée d'Orphée en passant une main sous ses épaules et sous ses genoux. Il la garda dans ses bras.
– Un docteur, maintenant, tonna la voix grave du pirate parmi tous les murmures de la foule épaise. Le silence suivit sa déclaration, ce fut la femme habillée d'une robe qui s'avança d'un pas un peu plus sûr vers lui.
– Notre docteur, Chiron, a été enlevé il y a quelques mois.
– Je veux accéder à sa maison, je suis chirurgien, coupa-t-il d'un ton autoritaire qui n'admettait aucune protestation. Elle sembla hésité un instant puis l'invita d'un signe de la main à la suivre.
– Je suis Ismène, la tante d'Orphée, informa-t-elle à voix basse en jetant un coup d'œil à Med qui les regardait partir, les bras croisés. Venez.
Le Chirurgien accompagné d'Illiada fendirent la foule, avant d'être suivit par un bon nombre de personnes. Med se dissipa doucement en même temps que la foule, partant en direction de la ville. Elle attrapa un homme par le col, sans prévenir, il ne se tourna pas, tremblant comme une feuille mort et attendit.
– Toi, là. Tu vas trouver le pirate et, tu lui dis que je serais à l'hôtel si il me cherche.
Elle lâcha le col de l'homme mort de peur et le quitta. Med passa la main sur son visage trempée par la pluie fine, elle écarta les mèches trempées de son visage dans un soupir énervé. L'ébène s'engagea en direction de la ville, d'un pas discret sans attirer de regard.
– C'est ici, annonça Ismène en poussant la porte grinçante d'une maison. Elle rangea la clef qu'elle venait d'utiliser dans sa poche avant de laisser entre le pirate avec la blessée. Law s'avança et analysa la pièce d'un regard critique, une maison propre. Il sembla satisfait et alla posé Orphée sur le canapé du salon.
– Votre docteur est parti en mer ?
– Il a été enlevé par les Marines il y a quelque temps déjà.
– Par les Marines ?
– Oui, ils avaient besoin d'aide pour se soigner après une attaque, c'est Chiron qui s'est chargé d'eux. Malheureusement, ils ont décidés de l'emmener en mer avec eux à cause des soins miraculeux.
Trafalgar Law l'écouta à moitié, faisant le tour de la maison. Il inspecta minutieusement le salon, la cuisine, la chambre vide cherchant tout ce qui pouvait être utile pour soigner la blonde. Il trouva, dans les placards de la cuisine.
– Quel est le groupe sanguin de votre nièce ?
– Du groupe AB, que lui est-il arrivée ?
– Voyez, commença Law en s'approchant du canapé, il désigna l'abdomen d'Orphée lacérée. Nous l'avons trouvé en compagnie de deux Centaures mais, je doute que ce soit eux. Où sont ses parents ?
– Elle n'en a pas vraiment, Orphée fait parti des Adoptés.
– Les Adoptés ?
– Quatre enfant adoptés en même temps sur l'île.
Ismène regarda la blessure ouverte couverte de sang séché, elle ne résista pas et tourna la tête. La femme soupira longuement, recula et alla se laisser tomber dans un des fauteuils. Law la regarda faire avant de s'approcher avec plusieurs flacons, et outils de chirurgie trouvés qu'il posa sur la table basse. Il jeta un regard à Ismène en enfila des gants en latex trouvés.
– Pouvez-vous me faire quelque chose à manger pour vous rendre utile, je meurs de faim depuis 24 heures. Tout sauf du pain.
– Bien sûr, tout de suite !
Ismère se leva du fauteuil et alla en cuisine pour préparer quelque chose à manger au pirate. Elle l'observa découpé l'habit d'Orphée afin de voir la blessure, puis reporta son attention sur les aliments présents. Chiron avait laissé sa maison du jour au lendemain, bien évidemment, il restait encore quelques aliments mangeables.
Trafalgar, lui, s'affaira au dessus de l'abdomen d'Orphée afin de désinfecté l'énorme plaie. Son regard glissait sur la peau lacérée de la jeune femme, effectivement, les lacérations qu'elle avait reçu venait d'une bête puissante avec des griffes. Un ours, un loup, peut-être mais pas un Centaure. Il nota des contusions sur le corps et heureusement, une petite plaie camouflée dans un coquard violet sur l'arcade sourcilière mais pas dangereuse. Tout en appliquant les premiers soins à Orphée, il posa une question qui lui brûlait la langue depuis un petit bout de temps.
– Qui est Meduse ?
– Meduse, quel plaisir de te voir ici ! Hurla un homme d'une petite taille d'une corpulence démesurée, il agita sa petite main depuis le comptoir en direction de l'ébène qui venait de pénétrer dans le bar.
– Salut Dionysos, salua-t-elle avec un sourire étincelant à l'homme. Elle embrassa la taverne du regard, cherchant quelqu'un mais elle ne le trouva pas et alla s'asseoir au comptoir. Med se laissa tomber sur le siège en face de Dionysos, il avait une petite barbichette rousse prononcée, sans perdre son sourire, elle l'interrogea. Des nouvelles ?
– Tu viens d'Optyfen n'est-ce pas ? Encore un capitaine perdu, il soupira et continua. Notre petite Orphée nous revient, les taxes n'ont pas changés et, Jace est de plus en plus chiant en plus d'être insociable.
– Quel changement impressionnant, s'amusa Med. Où est Jace d'ailleurs ? J'ai besoin de quelques informations.
– Avec ses bébêtes glissantes, comme toujours. Je suis outré, tu ne venais donc pas pour moi, ton preux prince charmant ? Questionna Dionysos d'un ton dramatique en portant le dos de sa main sur son front, un nouveau sourire s'installa sur le visage de Med face à la stupidité du barman roux. Je te sers quelque chose ?
– Un verre d'eau et, une assiette, j'ai faim.
Dionysos la laissa seule au comptoir pour disparaître quelque instant derrière le comptoir, Med attrapa un journal traînant sur un siège à côté d'elle et l'ouvrit. Ses yeux tombèrent sur un gros titre du journal tel que « Jewelry Bonney attrapée par l'Amiral Akainu » ou d'autres nouvelles inintéressantes comme le Nouveau QG installé dans le Nouveau Monde. L'ébène releva la tête, se sentant observé et croisa le regard d'un homme assis un peu plus loin, presque aussitôt il détourna le regard.
– Tiens, lança Dionysos en réapparaissant avec une assiette à la main ainsi qu'un verre dos. Il posa le plat devant la jeune femme et s'accouda lourdement au comptoir, son regard se porta sur le journal qu'elle tenait entre ses mains. Oui, le nouveau QG va venir s'installer dans les eaux du Shin Sekai. Tous les espoirs se tournent vers eux, malgré toutes les demandes d'aides faites, il n'y a jamais eu personne pour nous aider. On espère que le nouveau QG va faire partir Eurytion..
Med posa le journal avant de s'emparer de la fourchette, elle attrapa les nouilles dans son assiette et ne tarda pas à les engloutir rapidement, répétant l'opération plusieurs fois, l'ébène s'attira un rire de la part du roux.
– Quelle faim !
– Une demi-journée le ventre vide, en pleine forêt, ça donne faim !
– Revoilà, l'estomac qui parle, s'amusa une nouvelle fois le barman en récupérant l'assiette vide. Il soupira longuement en secouant la tête comme pour peser pour le pour et le contre, puis il se lança finalement, sans surprendre la jeune femme. Med, il faut que je te parle de Jace. Il s'attira un regard aiguisé et fendu de l'ébène. Il ne sort plus, ne se nourrit plus, ne parle plus. Il ne m'adresse même pas un regard, il reste avec ses bêtes à les dessiner ou à s'en occuper. Je sais à quel point tu étais proche de lui autrefois, mais même si ce n'est plus le cas, aides-le.
Une pause, avant qu'elle repose sa fourchette et soupir.
– Je vais essayer.
Sans attendre, elle décolla de son tabouret et se dirigea vers la sortie du bar, elle adressa un regard au barman et quitta le bar. La pluie fine et chaude qui tombée sur Duz était des plus agréables, Med profita de l'instant présent, sentant les gouttelettes de pluie descendre le long de ses bras, de sa mâchoire pour venir terminer leur course au sol. Se détachant du moment de détendre, l'ébène se glissa dans la rue pour atteindre une maison posée plus en hauteur.
Les pas rapides traversaient les flaques d'eau, produisant des éclaboussures immenses autour d'elle sans que personne ne proteste. Il n'y avait personne dans la rue, personne à part elle. Filant sous la pluie, Med se surprit à sourire pour un simple plaisir innocent. Elle ne tarda pas à arriver à la maison, sans prévenir, elle grimpa le portail en fer pour se diriger vers le jardin. La jeune femme connaissait la propriété par cœur, une immense VERANDA sous laquelle un jardin botanique s'organisait grimpant sur un muret adjacent, elle se glissa dans la VERANDA sans un bruit, par effraction.
L'air chaud et humide lui colla immédiatement à la peau, une grimace s'afficha sur son visage. Elle avança prudemment parmi les arbres et plantes à l'abri de la pluie, puis s'arrêta derrière un bosquet de fleurs.
Un jeune homme, blond, avec une paire de lunette ronde calée sur son nez lui donnant un air mignon, était assis en tailleur au milieu de la VERANDA. Autour de lui, sous une lampe solaire de haute puissante, se trouvait plusieurs serpents. Des serpents gris, verts, rouges, jaune. Ils étaient tous entassés ensembles sur le sol, en face du blond, bougeant sans cesse pour profiter de la chaleur artificielle au maximum.
Dans les mains du jeune homme, un carnet ouvert ainsi qu'un stylo. Il levait la tête frénétiquement avant de la baisser pour regarder son carnet, traçant des traits fins invisibles pour Med. Sans faire de bruit, la jeune femme ébène s'approcha de lui, délaissant le bosquet touffu, elle masquait sa présence à l'homme.
Med prit place aux côtés de l'homme, il ne releva la tête, traçant son croquis avec adresse sur le papier. L'ébène tendit le bras pour attraper l'un des serpents, celui-ci s'enroula instinctivement sur son bras nullement gêné par la gravité, un sourire doux fleurit sur le visage de Med. La sensation du corps lisse, sensuelle était semblable à une drogue, elle ferma les yeux l'espace d'un instant pour profiter au maximum de la sensualité offerte du corps.
– Yo, ça fais longtemps que je ne t'avais pas revu ici.
– Salut Jace.
Le serpent, probablement, dérangé par les vibrations de la voix de Med, la quitta pour retourner vers la chaleur artificielle. Le blond releva la tête, suivant le serpent du regard jusqu'à ce qu'il trouve une place parmi les autres. Finalement, il ferma son carnet qu'il déposa à terre avec son crayon puis se tourna vers Med. Ils se regardèrent pendant un instant, sans rien dire, comme deux adolescents coincés ne sachant pas quoi dire, cherchant chacun une expression sur le visage de l'autre. Ce fut Med qui lança un sourire chaleureux au blond avant de se pencher vers lui pour attraper le carnet à dessins.
– Comment vont tes serpents ?
– Comme tu peux le voir, bien. Et toi ? Comment va ton serpent ?
– Bien, comme tu peux le voir.
Le blond ne put s'empêcher de sourire à sa réponse, comme il pouvait le voir. Jace la laissa regarder son carnet, elle s'amusa de certains croquis. Elle se stoppa sur un croquis, le croquis d'un serpent en particulier, les yeux verticaux du serpent semblaient si intense, les écailles grises et vertes si vivantes à travers les couleurs ajoutées par le blond.
– Une vipère, commenta-t-il en observant les réactions de Med.
– Tu ne dessines que des serpents, comme toujours.
– Med, lança le blond en s'allongeant, il jeta un regard aux fenêtres de verre, les fixant avec intensité. De quoi as-tu besoin ?
– La localisation des contrebandiers d'Eurytion, ceux qui ont récemment kidnappé un équipage, annonça prudemment l'ébène en reposant le carnet. Elle jeta un regard distrait au ciel visible depuis la VERANDA en verre.
– L'information contre quoi ?
– Que veux-tu ?
– Un croquis, il se redressa sans prévenir et fixa la jeune femme intensément avec ses grands yeux bleus. Il vit Med levé les yeux aux ciel avant hocher positivement la tête.
– Juste un croquis alors, j'ai besoin de l'information rapidement.
– Ne t'inquiètes pas, assura Jace en saisissant son carnet et son stylo.
Trafalgar termina de refermer la plaie importante à l'aide d'un fil et d'une aiguille. Il coupa le fil dépassant et inspecta son travail, cherchant une erreur mais n'en trouva aucune et en fut satisfait. Le brun se redressa, laissant la blonde se reposait, il jeta un coup d'œil au compresse imbibées de sang sur la table basse.
Law quitta le salon pour aller s'asseoir sur le comptoir de la cuisine, presque aussitôt, Ismène lui apporta une assiette fumante. La femme à la robe fleurit jeta un coup d'oeil à Orphée désormais endormie, puis alla s'asseoir en face du pirate qui mangeait.
– L'informateur ? Jace, à tout les coups.
– Parlez moi de Jace, son informateur.
– Jace est le fils adoptif du barman, c'est l'un des quatre Adopté, il est tombé malade à l'âge de seize ans : une maladie terrible qui l'empêche de sortir de chez lui, il est coupé du monde extérieur, il se replie sur ses plantes et reptiles. Ce malheureux garçon refuse même d'adresser la paroles à son père, ou a qui que ce soit à part Orphée.
– Ses reptiles ? Questionna l'homme en mangeant lentement, sans perdre une miette des explications de la femme.
– Il s'occupe de reptiles à ses heures perdus, le pauvre garçon ne peut faire que ça. Autrefois, quand il pouvait encore sortir dehors, il revenait souvent avec des œufs de reptiles trouvés je-ne-sais-où dans la forêt avec elle, aujourd'hui ces œufs sont devenus des ignobles serpents qu'il dessine. Il porte toujours une paire de lunette. D'ailleurs, Euryt..
Elle fut interrompue des coups à la porte au grand bonheur du pirate qui commençait à être lassé des confidences devenus des avis personnel d'Ismène. Cependant, un sentiment étrange lui tordait peu à peu les entrailles, un sentiment de jalousie envers ce Jace. Ce Jace si proche d'elle. Il termina son assiette, attrapa son sabre et alla ouvrir la porte. Law tomba nez à nez avec un homme visible stressée puisqu'il jetait des regards dans toutes les directions.
– Elle m'a dit de vous dire qu'elle vous attendais ce soir à l'hôtel, balbutia-t-il incertain et mal à l'aise par le regard glacial du pirate.
– L'hôtel ?
– Le grand bâtiment en centre-ville, vous ne pouvez pas le louper !
L'homme se détourna du brun, partant sous la pluie fine dans une direction inconnu. Le pirate arqua un sourcil en fermant la porte, rendez-vous à l'hôtel donc. Il hocha la tête, posa son sabre dans un fauteuil et regarda Orphée, les traits crispés de la jeune femme semblaient plus détendus. Il jugea donc qu'elle prenais la bonne voie, il leva la tête pour regarder Ismène et proposa d'un ton abrute.
– J'ai besoin de me reposer ainsi qu'Orphée, je vous laisse veiller.
– Il y a une chambre à l'étage, indiqua poliment la femme à la robe fleurit en désignant les escaliers de l'index. Elle fut remerciée par un signe du menton, elle regarda le pirate disparaître à l'étage avant d'aller s'asseoir près d'Orphée
Law trouva rapidement la chambre, il s'allongea sur le lit, en inspectant la chambre. Une table de chevet sur laquelle reposait plusieurs livres, des livres traitant plusieurs sujets. Il les regarda un à uns avant d'en attraper un portant sur le corps humain, il l'ouvrit, laissant s'échapper une photographie du livre. Trafalgar l'attrapa et la regarda.
Quatre enfants.
Une petite fille blonde se cachant le visage avec les mains.
Un garçon brun, dans la douzaine probablement, affichant un sourire démentiel.
Un autre garçon, plus jeune et blond, avec une paire de lunette sur le nez le rendant calme.
Puis une petite fille aux cheveux ébènes, un sourire familier pour le pirate et un regard vertical, pers.
Orphée, l'un des Adoptés inconnu, Jace et Med.
Les Adoptés.
