Hey ! Dsl de l'attente pour ce nouveau chapitre, disons que j'ai eu pas mal de boulot. Tout de même je tiens à souhaiter à tous une bonne et heureuse année à tous, en espérant que tous vos souhaits se réalisent !
Sur ce, Enjoy ! ;)
Mais qu'est-ce que j'avais fait ? C'était à présent la phrase que je ne cessais de répéter dans mon esprit, mais qu'est-ce que j'ai fait ?
Je pouvais encore visualiser cet instant, Arizona tournant sa tête légèrement pour faire face à mes lèvres et puis le moment où je me décidais finalement à me pencher, jusqu'à ce que la raison ne me rattrape… Même si je regrettais d'une part mon lâcher prise je ne pouvais m'empêcher de me demander comment ses lèvres auraient bougé contre les miennes….
Cela faisait maintenant deux semaines que je n'avais pas revu Arizona et pourtant ce (presque) baiser ne cessait d'hanter mon esprit. C'était comme une malédiction qui me gardait éveillée la nuit et qui me faisait rêvasser le jour. Alors que maintenant je me battais pour rester désespérément éveillée car Miranda rodait dans les parages. En parlant de Miranda, nos relations s'étaient étrangement apaisées, son air surpris et son petit sourire lorsqu'elle m'avait vu relookée ne cessait de me rendre fière. J'apprenais dès lors à ne plus répondre à ma patronne (ou du moins j'essayais) et d'entreprendre tout ce que je faisais « avec classe » selon les conseils de Nigel. Et la différence se voyait, Miranda me traitait désormais avec un peu de respect et de même pour Emily.
Je me trouvais encore dans le bureau de Nigel, j'avais depuis mon relooking, établit une réelle sympathie pour cet homme, dès que je le pouvais je filais dans son bureau et l'aidais avec des shoots de Vogue.
-Donc tu me disais Mark c'est ton petit ami c'est ca ?
Je sentis encore une fois un nuage de culpabilité envelopper mon esprit à la mention de Mark. C'est vrai, il était le petit ami idéal : toujours aux petits soins, il cuisinait et ne se plaignait plus désormais lorsque je rentrais tard du boulot. Cela faisait bientôt un an que nous étions ensemble et tout allait pour le mieux jusqu'à ce qu'une blonde mystérieuse ne vienne tout chambouler- Non je ne peux pas dire cela ! C'est juste une fantaisie, une sorte de fantasme rêvé …
-CALLIE! Je t'ai posé une question
Je me perdais encore pour la énième fois de la journée dans mes pensées si bien que je me rendais compte à présent que j'avais rêvassé pendant un moment sans répondre à la question de Nigel.
-Mmh…Oh pardon, oui c'est mon petit ami…
Nigel me regardais maintenant sucpieusement, ses sourcils concertés.
-Callie qu'est-ce qu'il ne va pas ?
Je pouvais voir à présent le souci de Nigel alors qu'il s'approchait de moi.
-Tout va bien Nigel, je t'assure.
Nigel rehaussa de nouveau ses sourcils et baissa la tête.
-Mouais...J'en suis pas si sur. En fait je suis 100% sur que cela à rapport avec Mark, parce que normalement lorsque je pose la question du petit ami, toutes les filles sont incapables de s'arrêter de parler de leur petit chéri qui fait patati et patata ou qui se plaignent au contraire des slips sales qui trainent dans l'appartement...
Je m'esclaffais maintenant ce qui fit sourire Nigel. Cet homme avait le don de rendre les choses tellement simples et le don de faire relativiser.
-En fait Mark laisse trainer ses slips sales dans notre appartement…
A ma réponse, Nigel laissa échappa un bruit de dégout et je rigolais encore une fois. C'est fou comme le visage de cet homme peut-être si expressif…
-Baahh… C'est écœurant tout cela ! Donc est-ce la raison pour laquelle tu tires une mine d'enterrement et que tu ne cesses de souffler dans le vide toutes les trente secondes ?
-Non… Mais c'est compliqué…
-AHH baste ! Rien n'est compliqué dans la vie quand on a de la force et de la volonté. Dis-moi ce qui se passe Callie ? Je n'aime pas te voir dans cet état…C'est Miranda encore ?
-Non ce n'est pas elle…je…je me sens tellement coupable si tu savais…
Nigel stoppa nettement ces mouvements me fit face et enleva ces lunettes. Il me regardait maintenant avec une expression sérieuse.
-Coupable de quoi ? Sérieusement Callie tu as en trop dit là…
Je soupirais maintenant et pesais le pour et le contre. Dois-je révéler ce secret ? A près tout, Nigel n'était qu'un collègue de bureau qui pouvait facilement divulguer mes secrets dans l'entreprise. Sachant qu'ici les rumeurs et scoops se transmettaient comme la syphilis. Mais Nigel était aussi un ami que j'avais fini par apprécier au fil des semaines. Finalement je me décidais à parler.
-Ok Nigel, est-ce que je peux avoir confiance en toi pour ne rien dire à personne?
-Oui bien sur Callie, tu sais que je n'aime pas toutes ces rumeurs qui circulent dans l'entreprise.
Ok, tu peux le faire… J'expirais un grand coup et clarifiais ma voix.
-Euhh…voilà en fait, il y a quelque temps j'ai rencontré quelqu'un…
Je pouvais maintenant voir l'expression horrifiée de Nigel, sa main portée à sa bouche de façon dramatique, comme les petits enfants qui se rendent compte de leur bêtise.
-Oh sweet Gaga ! Mais est-ce qu'as trompé Mark ?
-Non ! Je ne l'ai pas trompé mais on pourra appeler cela de la tromperie, je me sens attirée par une personne plus même que je ne l'ai étais lorsque j'ai rencontré Mark et même maintenant je ne sens pas cette attraction. Avec Mark tout est doux et confortable alors qu'avec cette personne…c'est…c'est comme si des milliers d'électrochocs parcouraient mon corps dans la seconde et que je me retrouvais paralysée. Toute ma raison, mon amour pour Mark, mes valeurs…tout cela est oublié…
-Mmh et bien je crois bien que tu as subi un coup de foudre ma chère petite Callie...
-Un coup de foudre ?
-Un coup de foudre.
-Non ce n'est pas possible… Les coups de foudre n'arrivent que dans les contes de fées ou les séries américaines pour ados.
-Bien sûr que non que Callie ! Le coup de foudre existe et-
-Je n'ai jamais eu de « coup de foudre » immédiat avec Mark et pourtant cela fait maintenant un an que nous sommes ensemble !
-Mais ce que tu viens de me décrire toute à l'heure ressemblait bien à un-
-Ce n'est pas un COUP DE FOUDRE OK ?!
Je soufflais maintenant un grand coup dans le vide et crispais mes mains violemment à la racine de mes cheveux.
-Pardon de m'être emportée Nigel… C'est juste que c'est tellement nouveau…
-Tu parles du coup de foudre ?
-Oui et non.
Nigel rehaussa ses sourcils et me pressa de continuer afin d'expliciter mes pensées.
-Ok… Voilà il se trouve que cette personne… est en fait une femme et… et… ET j'ai toujours été avec des hommes ! Et ça me fait flipper OK ?! Je ne suis pas du tout contre les homosexuels…en fait…c'est… je pense que c'est plutôt moi mon problème… Comme se fait-il que je sois autant attirée par quelqu'un… du même sexe que moi…et je… je n'ai jamais été attirée par…tu sais, une femme avant…
Je n'osais pas lever la tête, mon aveu complètement incohérent, mais lorsque je fis face à Nigel, celui-ci ne me parut pas surpris ou même choqué. Au contraire, son regard témoignait toute sa sympathie et sa compréhension.
-Callie ce n'est pas toi le problème. Etre attirée aujourd'hui par une femme ne signifie par forcément que tu es homosexuelle et le fait que tu aies été toujours été avec des hommes ne veut rien dire. Le genre, cela ne veut rien dire. Je sui gay, enfin c'est comme cela que beaucoup de gens m'appelle, parce que j'ai couché avec des hommes et je couche avec des hommes. Mais cela ne se réduit pas seulement à cela j'aimé des hommes et j'aime aujourd'hui les hommes. Je ne veux pas t'inciter à aimer cette femme, bien sûr. Ce que je veux dire par là, c'est que si tu veux te ranger dans des cases gay, hétéro ou bisexuelle, c'est ton choix. Mais ce n'est que souffrance et illusion! La preuve tu me disais qu'auparavant tu n'avais été attirée que par des hommes et il se trouve qu'aujourd'hui tu l'est par une femme. Le cœur est dicté par les sentiments… Je suis persuadé que nous ne sommes pas attiré par un genre, mais seulement par une personne avec toute son individualité, son originalité, sa personnalité. Et ça Callie, c'est quelque chose d'unique qui ne peut se mêler au genre.
-Je dois reconnaitre que ce que tu dis là-dedans est vrai. Je l'avoue, je suis extrêmement et irrévocablement attirée par cette femme, mais où est Mark dans l'histoire ?
-Pour ça je ne peux pas te donner les réponses, seul ton cœur le peut. Mais ne joue pas avec le feu Callie, sinon il y aurait beaucoup de blessés et tu pourrais bien finir seule et déçue. Réfléchie à chacune de tes actions tout de même, mais avant tout sois honnête avec toi-même et envers les autres.
-Wow Nigel, franchement tu me surprends aujourd'hui, je ne te pensais ce n'est pas si clairvoyant et philosophe.
-Et bien tu as découvert un de mes facettes aujourd'hui. Allez Callie ne te tracasse pas pour cela vraiment. Par contre si j'étais toi, j'irais vite me remettre au boulot, je sens Miranda dans les parages.
-Ah ! Et bien je vais faire confiance à ton sixième sens, Merci de m'avoir écouté Nigel.
A peine je fus installée dans mon fauteuil et commençais à travailler sur quelques dossiers, que Miranda fit son apparition. Décidément cet homme avait une intuition de Général en chef.
-Cabbieeeee venez j'ai besoin de vous.
Je me dirigeais à présent vers le bureau de Miranda.
-Allez cherchez la nouvelle collection de chez Blanhik reçue ce matin dans la réserve.
Quinze minutes plus tard j'arrivais finalement devant la salle de réunion afin de préparer les vêtements sur les larges cintres. Emily m'aidait alors à présent à lister les prochains vêtements présents sur le shooting de Runway et donc dans le magazine également.
-Alors je pense que l'on pourrait rajouter cette jupe crayon corail ici et là ce blazer gris chiné ceinturé qu'est-ce que t'en dit ?
Alors que je suggérais mes propositions à Emily celle-ci continuait de me regarder avec un sourire en coin. Bizarre, elle me sourit maintenant ?...
-Yououu ! Emily t'es toujours là ?
Je débattais maintenant mes mains devant son visage qui continuait à me fixer, son sourire maintenant largement visible.
-Tu sais je n'aurais jamais parié il y a un mois que tu serais maintenant en train de choisir les vêtements pour le nouveau shooting de Runway. Mais je dois admettre que tu as fait beaucoup d'efforts et j'entends par là surtout vestimentaire, j'aime beaucoup ton style.
Woah Emily gentille, mais que se passe t-il, où sont les caméras ?
-Euh…merci ?
Nous restâmes encore un bon quart d'heure à finir de choisir tous les vêtements puis nous installions enfin la maquette du prochain numéro sur chaque place avec un verre d'eau et un stylo attaché. Les stylistes et journalistes ne devraient plus tarder maintenant. Alors que je finissais de poser tous les verres sur la table, Emily brisa le silence, me demandant à présent d'un ton neutre et détaché :
-Est-ce que tu couches avec Arizona Robbins ?
-Quoi ?!
Je vis mon verre vaciller un instant et fit tomber un peu d'eau sur la moquette. Elle se fout de moi j'espère ?
-Je pensais avoir été claire, est-ce que tu couches avec Arizona Robbins oui ou non ?
-En quoi ça te regarde avec qui je couche ? D'ailleurs comment peux-tu en déduire cela ?
-Je vous ai vu vous manger du regard la dernière fois qu'elle est venue.
Oh…Elle avait donc remarquée…merde !
-Je ne couche pas avec elle si c'est ce que tu veux savoir. Maintenant est-ce que tu vas me laisser tranquille avec tes questions embarrassantes ?
-Ok ok, mais tout de même fais attention…
-Attention à quoi ?
-Et bien Arizona aime bien jouer avec les femmes, je ne m'amuse plus maintenant à compter toutes ses conquêtes, je devrais alors compter tout Manhattan. Mais essayes aussi de ne pas te la mettre à dos, c'est une femme très influente à New York. Elle pourrait rapidement ruiner ta vie et ta carrière.
-Tu parles de cela comme si cela t'été déjà arrivé ?
-Nous avons eu plusieurs aventures.
Emily gay ? Are you fucking kidding me?! Je l'avais vu draguer ce mec du service de sécurité juste avant de les voir dans un placard et dans des positions, disons, assez compromettantes…
-Tu es…
-Non ! Mon dieu non ! Mais Arizona Robbins arrive très facilement à charmer toutes les femmes, cela semble inné chez elle. Et je dois avouer qu'elle a été l'un de mes meilleurs coups. Elle n'a pas…enfin tu me comprends… mais je peux te dire qu'elle est douée… ça alors !
Comment étais-je censée réagir ? Je me retrouvais à la fois choquée, embarrassée et je dois l'avouer un petit peu jalouse du fait qu'Emily ai couché avec Arizona. Juste l'imaginer, me suffisait à me mettre légèrement…ok assez en colère…Alors c'était bien vrai Arizona faisait cela avec toutes les femmes ?
Ce fut finalement Miranda qui coupa mes pensées, et pour la première je lui en fût reconnaissante. Je suis sure que mes ongles s'enfonçaient maintenant violemment dans mes paumes pour m'empêcher de débarrasser Emily de son sourire ridicule.
-Cabbie, j'ai besoin de toi à la réunion. Tu seras à côté des différents rédacteurs et j'attends de vous une contribution active. Et Emily j'ai besoin que vous finissez de préparer le gala ce week-end au Plaza Hôtel. C'est tout.
Deux heures plus tard, la réunion était finie et j'étais assez satisfaite de mon travail. Nous avions réussi à boucler la maquette finale avec en plus des supers shootings et des articles intéressants. Je regardais maintenant l'heure sur mon portable : vingt et une heure trente, dix appels manqués et six nouveaux messages… Merde j'avais maintenant raté le dîner avec Mark, Lily et Alex .Je composais à présent le numéro de Mark.
-Callie ! Tu fais quoi putain ? Ca fait plus d'une heure que j'essaie de te joindre !
-Désolé Mark, j'ai eu une réunion qui a duré plus longtemps que prévu, j'aurai du te prévenir...
-Mouais…bon là on va sortir du resto mais j'ai prévu de sortir ce soir au Moonlight Club avec toi, donc habille toi bien, d'ailleurs John va sûrement nous rejoindre là-bas.
-John ? Ca fait un bail que je ne l'ai pas vu ! Il vit à New York maintenant ?
John était notre ami commun de longue date, on s'était rencontrés tous les trois au lycée, à l'époque Mark et moi ne formions pas un couple. On était devenus assez vite inséparables. John avait été autrefois, le compagnon de drague attitré de Mark, et les deux avaient réussi à s'attirer une réputation de coureurs de jupon dans lycée. On se demandait souvent d'ailleurs ce que je faisais avec ces deux garçons insupportables. Mais au fond, malgré leur nombre inestimable de conquêtes qui me rendait souvent irritable, j'aimais ces deux personnes comme des frères. John qui avait tendance à entraîner Mark dans ses excès, voyait cela comme un jeu (et de même pour Mark).Jamais l'un n'allait inciter l'autre à franchir ses limites.
-Ouais c'est fou non ? Il me tarde de le revoir et de partager des moments comme au bon vieux temps. Bon je viens d'arriver à l'appart là, je vais me changer puis j'attendrais que t'arrives pour qu'on parte ensemble.
-D'accord je me dépêche.
-Bisous. Je t'aime.
-Bisous.
Alors que je raccrochais, je me rendais compte de mon erreur. Il te dit « je t'aime » et tu lui réponds seulement bisous ? Oh man… je suis tellement grillée… Je soufflais un bon coup et me dirigeais vers ma voiture. Ce soir tu ne penses qu'a Mark …
Je poussais désormais la lourde porte de notre appartement et n'apercevais toujours pas Mark.
-MARK ! T'es ou ?
-Dans la salle de bain ?
J'ouvrais maintenant la porte de la salle de bain, révélant un Mark torse nu, encerclé d'une serviette blanche à la taille, laissant apparaître ses abdos et son torse musclé. Sérieusement ? De quoi je me plaignais… Même si j'étais à ce stade extrêmement confuse, je ne pouvais dénier le fait que je désirais toujours Mark. J'encerclais Mark par la taille et il me fit un sourire à travers l'épaisse couche de mousse à raser qui masquait son menton et sa moustache. Il passa un dernier coup de rasoir puis se rinça le visage. Il me faisait maintenant face et se pencha avant de m'embrasser passionnément sur les lèvres. Quand nous nous séparions, je pouvais sentir ma libido surgit d'un coup, mes hormones en pleine ébullition alors que je pouvais désormais clairement sentir une bosse contre mon ventre. Je n'étais pas la seule dans ce cas présent…
-Oh…Quelqu'un est content de me voir on dirait ?
Mark plaçant délicatement des baisers papillons dans le cou, releva la tête et plongea ses yeux verts-gris dans les miens.
-Mmh…John vient de m'appeler pour me dire qu'il aura du retard…et j'ai une petite idée pour faire passer le temps…
-Ah vraiment ?
C'est alors qu'il retira alors sa serviette d'un coup sec, tel un matador expérimenté, me souleva et me portât par la taille.
- Vas a descubrir mis talentos… Pertenece a mi, senora !
Je ne pus m'empêcher de rire à la façon dont Mark théâtralisait ma langue maternelle tout en courant dans l'appartement.
-Hey ! Tranquilo el matador ! J'aimerais bien ne pas finir par terre.
-Si si, senorita !
Trente minutes plus tard, après notre petit « moment », je finissais maintenant d'appliquer une dernière couche de rouge à lèvres. Je me contemplais désormais dans le miroir de la salle de bain et hochait la tête de guise de satisfaction. Débardeur noir, tout en dentelle dans le dos et laissant apparaître un peu de décolleté devant, jeans en cuir noir et des talons aussi noirs laqués signés Jimmy Cho que m'avait offert Nigel. J'avais opté ce soir pour un maquillage smoky-eyes , avec une bouche rouge dangereuse et mes cheveux noirs formant des grandes boucles indisciplinées qui me donnaient un air diabolique mais tout de même ultra sexy.
-Woww…Callie je pourrais presque te manger maintenant, tellement tu es délicieuse à regarder…
-Pff…n'importe quoi toi. Allez viens, prends les clefs de ta voiture, on va être en retard.
Une heure et demie plus tard, John, Mark et moi étions toujours dans le Moonlight club. Après avoir dansé sur les derniers rythmes endiablés du club, nous étions à présent tous les trois assis sur les sofas en cuir, une coupe de champagne à la main.
-Mmh ce champagne est vraiment délicieux Callie mais bon ça m'embêtes toujours que tu aies payé cette bouteille…deux cent quatre-vingt dollars ça fait beaucoup quand même !
-Oh mais ne t'inquiètes pas, en fait je n'ai pas vraiment payé cette bouteille, tous les employés de Runway ici ont droit à une bouteille de champagne offerte.
-Quoi ? Mais c'est génial ! Putain est-ce que je peux te piquer ton job ?
- Oh crois-moi John, ça ne vaut pas le coup, tu ne supporterais pas Miranda, ma patronne.
-Pourquoi qu'est-ce qu'elle a de spécial ta patronne ?
-Oula, c'est vraiment un cas. A Runway, personne n'ose bouger un orteil lorsqu'elle se trouve dans la même pièce que ses employés.
John haussa ses sourcils, ne me croyant pas visiblement.
-Je ture, c'est un vrai tyran. D'ailleurs la semaine dernière, elle a viré une fille qui était sortie de son fauteuil pour aller aux toilettes.
-Woah, à ce point ? Donc tu ne pisses plus pendant toute une journée ?
Mark et moi étouffâmes nos rires, ma gorgée de champagne passant difficilement dans ma gorge. S'il y avait bien quelque chose que j'aimais chez John, c'était sa spontanéité.
-Pff…Tu es bête alors…Non j'ai eu de la chance, il se trouve que Miranda me confie beaucoup des tâches où j'ai besoin de me déplacer. Et comme je m'entends bien avec son bras-droit Nigel, elle me laisse plus de libertés si tu veux.
-Ah d'accord. Par contre moi j'aimerais bien être sur les shootings lorsque les mannequins sont en lingerie et-AIE
Je tapais la tête de John, lui faisant semblant d'être réellement blessé, ce qui nous faire rire moi et Mark. Mark secouait la tête désormais et reprit la conversation.
-Je vois que tu ne t'es toujours pas remis de nos escapades d'autrefois Jojo.
-Ah mec, ça c'était le bon temps…
-Haaaa…Tu te rappelles de cette blonde, Cindy ?
-Ohhhhhh…Tu parles si je m'en rappelle !
Mark et John s'esclaffaient maintenant, se racontant d'autres anecdotes aussi crues les unes autant que les autres. Qu'est-ce qu'ils pouvaient être puérils parfois… Mark et John se tapaient maintenant dans les mains, et s'esclaffaient encore.
-C'est bon vous me le dites quand vous avez fini de parler de cul ?
Les deux hommes se regardèrent dans les yeux à ma remarque, comme s'ils communiquaient par le regard puis s'esclaffèrent à nouveau, Mark étant devenu tout rouge et trouvait un intérêt soudain pour sa coupe de champagne. John me regardait maintenant avec un sourire en coin puis se mis à parler à voix basse.
-Pourtant Mark m'a bien fait comprendre que ça ne te dérageais pas vraiment lorsque vous étiez à l'appartement…tu sais avant de me rejoindre.
Je restais là choquée face à la révélation de John, mes joues devenant subitement rouges alors que je lançais un regard noir à Mark.
-Mark ! Je ne veux pas que tu déballes notre vie sexuelle à John ! Et toi! Arrêtes de rigoler, ou je pourrais bien utiliser ces jolis escarpins pour te faire taire, si tu voies ce que je veux dire.
-Oh la la pourquoi de suite la violence Callie ? Je ne te pensais pas si maso- Aiiieeee
-Je ne veux même pas entendre la fin de cette phrase Jojo.
-Aie-euh…Mark je te plains mon pote.
Je ne pouvais m'empêcher de secouer la tête. Sacré John, ça alors ! Il n'avait certainement pas changé.
-Bon allez un peu plus de champagne ? Proposa John, comme pour changer de sujet. Je continuais de regarder Mark avec un regard froid alors que celui-ci me suppliait des yeux.
-Ah c'est fou quand même qu'après toutes ces années, on se retrouve enfin et que- OH Putain !
Mark et moi tournions notre tête vers John, qui n'avait toujours pas fini sa phrase et semblait hypnotisé par quelque chose devant lui.
-Quoi qu'est-ce qu'il se passe Jojo ? Demandai-je.
Mais John ignora ma question, semblant toujours hypnotisé et bizarrement…agité.
-Wow c'est énorme…Mark regarde regarde ! Là ! Devant toi ! ENORME !
John était maintenant devenu tout excité, sautillait sur son siège et pointait son index vers deux femmes qui dansaient très très près l'unes de l'autre sur la piste de danse.
-Ohhh ! ENORME…
-Pff…vous êtes pathétiques les mecs vraiment…
Mais Mark et John m'ignoraient et je pouvais entendre maintenant leur surprise. Alors que je relevais la tête, je voyais maintenant leurs deux expressions figées et leurs bouches grandes ouvertes. Je rigolais maintenant devant leurs expressions similaires.
-Hey ! Les deux perroquets ! Vous devriez vraiment voir votre tête maintenant, c'est ENORME comme vous dites. Qu'est-ce qui vous paralyse autant ?
Je regardais maintenant où se dirigeait le regard de Mark et John, et je distinguais dès lors ces deux mêmes femmes s'embrasser sensuellement. Une des femmes, pencha légèrement sa tête sur le côté pour accéder plus facilement à la bouche de l'autre. Mais lorsque celle-ci se tourna légèrement de notre côté, je reconnus aussitôt ce visage. Je ne le crois pas…
Ma main se crispa tellement sur le verre qu'il se fendit en deux. Mon visage était devenu rouge et je pouvais sentir mon cœur battre violemment. A ce bruit, Mark et John tournèrent la tête, étant assez surpris par ma réaction.
-Callie ! Ca va ? S'exclama Mark en s'approchant de moi, visiblement paniqué.
-Oh mais tu saignes, mon dieu ! s'exclama John. Je suis désolé Callie, je ne voulais pas que tu soies en colère contre moi…
-Ce n'est pas toi John… grinçais-je entre mes dents. Hum…excusez-moi…je vais aux toilettes, je reviens.
Arrivée finalement à l'intérieur des toilettes, j'expirais un bon coup et tentais de calmer mon souffle enragé. Mais pourquoi je réagissais comme cela ? Je me penchais désormais vers le lavabo pour rincer ma plaie. Merde, je m'étais bien taillée…
-Aiee… murmurais-je lorsque l'eau froide du robinet fut en contact avec ma plaie.
-Calliope, est-ce que tout va bien ?
Je n'eus pas besoin de me retourner, pour reconnaître cette voix. J'essuyais maintenant la plaie avec un mouchoir, mais le sang ne cessait de couler. Je restais tout de même face au lavabo, refusant de me retourner.
-Calliope ?
-Quoi Arizona ?!
-S'il te plait laisse moi voir…
Arizona prit ma main blessée délicatement dans la sienne et inspecta ma plaie. Je n'osais croiser son regard, ayant maintenant honte d'avoir sur-réagit jusqu'au point de briser un verre. Elle sortit alors de son sac un flacon et des pansements.
-Qu'est-ce que tu fais avec une bouteille d'eau oxygénée et des pansements dans ton sac ?
-Et bien…Venant d'une famille de militaires, cela peut paraître idiot, mais j'ai toujours eu mon kit de secours sur moi. Et puis les pansements sont là parce que je suis souvent très maladroite, enfin pas au point de briser des verres.
-Haha très drôle…
-Bon ta plaie n'est pas jolie à voir, il faut mettre un peu d'eau oxygénée sur la plaie sinon elle risque de s'infecter. Par contre cela risque de piquer un peu.
-Je m'en fiche, si cela arrête le saignement.
-Okay, à trois je la mets…
-Un, deux, trois…
Bon finalement ça ne piquait pas autant que cela- Mais soudain une douleur vive apparût dans ma main gauche, mes doigts se crispant tellement la sensation était désagréable.
-AIEEE !
-Je sais ça fait mal, désolé mais au moins tu éviteras une infection. Voilà maintenant le pansement, hop c'est fini. Tu voies ça ne saignes plus.
-Merci.
Arizona caressait maintenant gentiment ma main, évitant soigneusement le pansement, puis déposa un baiser dans la paume de ma main.
-Calliope…
-Quoi ?
-Regarde-moi.
Arizona souleva mon menton avec son index je me retrouvais désormais face à deux yeux bleus scintillants et mon cœur rata un mouvement. C'était comme si mon corps se rappelait à présent son état il y a deux semaines auparavant, lorsqu'Arizona avait prononcé ces mots : Tu sais je pourrais me perdre dans tes yeux Calliope… J'avalais ma salive difficilement, sentant à nouveau mes joues se rosir.
-Calliope, est-ce que tu es jalouse ?
-Pff…Jalouse de quoi ? Je ne suis pas jalouse…
Arizona, incrédule, fronça ses sourcils.
-Vraiment ? Même lorsque tu m'a vue embrasser cette femme ?
-Pff… pas du tout…Je ne sais même pas ce que tu lui trouves d'ailleurs…
Arizona ne put s'empêcher de sourire à ma remarque.
-Ok je l'avoue je suis peut-être un peu jalouse, voilà.
-Mmh…C'est bien ce que je pensais. Mais rassure toi Calliope, tu n'as vraiment pas à être jalouse.
Le sourire d'Arizona laissa place à une expression plus sérieuse, sa main maintenant posée contre ma joue, me caressant tendrement avec son pouce.
-Je sais que tu m'as dis que nous nous devions plus nous revoir…Mais voilà deux semaines depuis notre dernière rencontre et je ne cesse de penser à toi… Je ne pense qu'à toi, seulement toi et cette femme là ne représente rien pour moi. Je n'ai jamais été autant attirée par une personne auparavant… Tu hantes mes nuits, mon esprit Calliope Torres…Je sais que tu ne peux pas retourner mes sentiments, car oui je l'avoue j'ai des sentiments pour toi. Cela peut sembler idiot et tellement rapide, mais le rapide battement de mon cœur à chaque fois que je te vois ne mens pas. Et je pense que je pourrais tomber très facilement amoureuse de toi…
Je restais maintenant la bouche ouverte, complètement stupéfaite par la déclaration qu'Arizona venait de faire.
-Et qui me dit que tu ne fais pas ça avec toutes les femmes ? Je sais que tu as eu beaucoup d'aventures Arizona…
-Hum…Je vois que l'on parle beaucoup à Runway…C'est vrai …j'ai eu beaucoup d'aventures et ce n'est pas quelque chose dont je suis spécialement fière… J'ai toujours essayé de satisfaire ces désirs, mais plus je rencontrais des femmes, plus je me sentais insatisfaite, incomplète. Comme si…je ne sais pas…comme s'il me manquait quelque chose, une clef voilà… au pur bonheur, à la complétude. Tu es cette clef Callie, et cela fait tellement longtemps que je ne me suis pas sentie aussi bien avec quelqu'un. Je ne t'oblige pas à pas vouloir de moi…de cette façon…je comprends tout à fait : tu es dans une relation avec quelqu'un, tu n'as jamais été attirée par les femmes et tu ne m'as rencontré que deux fois. J'avais juste besoin que tu saches ce que je ressens à propos de toi…
WOW...Que répondre à cela ?…C'était sûrement l'une des plus belles déclarations que l'on m'avait faite, et là je ne trouvais pas les mots. Je regardais alors le visage d'Arizona, attendant une réponse mais je restais toujours figée, la bouche ouverte et j'aurai sûrement ris de mon expression si le moment n'était pas aussi sérieux.
-Hum…je…euh…
Je soupirais maintenant. Dès que je m'approchais d'Arizona Robbins, je ne pouvais m'exprimer correctement, mon pouls s'accélérait j'étais tout simplement nerveuse.
-Callie ? Ca va ? Tu t'en sors ? T'as besoin d'aide peut-être ?
La voix de Mark résonnait maintenant derrière la porte et je pouvais voir maintenant le visage triste et frustré d'Arizona. Elle me regarda encore une fois puis me lança un faible sourire.
-Je crois que je ferais mieux de partir…
-Callie ?! Tu es là ?
Elle descendit du comptoir où se trouvait le lavabo et commença à marcher en direction de la porte des toilettes.
-Attends.
Mais je la pris par le bras juste avant qu'elle ne s'en aille et déposa mes lèvres hésitantes sur ses lèvres surprises. Le baiser ne dura pas plus de quelques secondes, mais ce simple contact entre nos deux lèvres suffit à déclencher en moi des millions d'électrochocs. Tout cela était nouveau : la douceur de ses lèvres et de sa peau, c'était quelque chose de nouveau. Ces longs cheveux blonds chatouillant mes joues, sa taille fine entre mes mains, je n'aurais jamais cru être attirée par un corps féminin. Mais voilà que je l'étais, et je perdais le contrôle rapidement. Je décidais finalement de rompre le baiser, le grand sourire d'Arizona désormais visible, ses yeux ayant pris une nuance plus foncée. Finalement, Arizona se pencha vers mon oreille, en suça le lobe avant de susurrer sensuellement.
-Appelle-moi…Ou sinon… je serais vraiment très très en colère si tu ne le fait pas.
-Callie !? Si tu ne me réponds pas, je te jure que je rentre.
Mais je continuais d'ignorer Mark, regardant Arizona s'éloigner de moi avec ce fameux balancement. Elle se retourna une dernière fois, me fit un sourire malicieux avant d'adopter une fausse attitude nonchalante.
Will you tell me once again
how we're gonna be just friends?
If you're for real and not pretend
then I guess you can hang with me
And if you do me right
I'm gonna do right by you
And if you keep it tight
I'm gonna confide in you
I know what's on your mind
there will be time for that too
if you hang with me
hang with me
Hang with me de Robyn.
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