7) Duels et Noël

Mais qu'est-ce donc ?

Les vacances de noël arrivèrent bien vite pour les trois amis. Hermione alla à Pré-au-lard prendre le train pour revenir chez ses parents et promis à Harry et Léo de leur demander si ils pourraient eux aussi venir aux prochaines vacances.

Harry et Léo passaient leurs journées tranquillement dans leur chambre secrète à pratiquer les activités qu'ils préféraient : s'amuser, discuter, réviser et s'entraîner. Après plusieurs mois passés avec Hermione et Léo, Harry avait fini par prendre le goût de la révision. Il avait compris les avantages que cela comportait : faire ses devoirs à temps durant la semaine permettait d'avoir le week-end presque totalement libre. Et puis même Hermione faisait une pause pendant le week-end. En revanche, Léo continuait à prendre de l'avance, travaillant énormément.

Ils avaient terminés les devoirs que les professeurs leur avaient donnés dès le premier jour et sans attendre, ils étaient allés en demander d'autres. Si le professeur Snape les envoya balader, d'autres parurent étonnés mais ravis de cette demande et fournirent les deux Serpents en exercices et leçons.

Le jour de noël arriva rapidement, et avec lui une grande excitation ambiante. Tout le monde dans le château ne tenait plus en place, sorciers, fantômes, armures, tableaux qui parlaient entre eux et qui tous s'amusaient elfes de maison qui travaillaient.

Harry et Léo allaient souvent voir les elfes dans les cuisines et passaient un moment à parler avec eux, tout en se faisant gâter avec des gâteaux et des bonbons. Si au début les elfes avaient mal pris les congés et le salaire que Léo leur avait obtenus, ils s'y habituèrent très rapidement et bientôt Léo devint une véritable idole pour les petites créatures de Poudlard.

Le soir du réveillon vit réunit à la même table de la grande salle les professeurs qui étaient restés à Poudlard et une quinzaine d'élèves qui étaient restés à l'école pour les vacances. De nombreuses personnes s'échangèrent des cadeaux, et Léo ne fut pas en reste. Quand Hermione et Harry lui avaient expliqué ce qu'était Noël, étonnés qu'il ne le sache pas, il avait trouvée l'idée excellente et avait décidé d'offrir des cadeaux à de nombreuses personnes.

Parmi elles se trouvaient Neville qui reçu de la part du trio un ouvrage rare sur la botanique. Léo offrit à Harry un livre sur le Quidditch et un long paquet qui révéla à la surprise générale un nouveau balai. Harry fou de joie tendit à son tour à son ami un autre livre intitulé tout simplement : La magie, théories et hypothèses.

Léo fut enchanté par cet ouvrage, et les cadeaux fusèrent encore dans toutes les directions. Léo tendit un paquet imposant au professeur Dumbledore qui le prit très surpris. Il ouvrit son cadeau et révéla un petit arbre d'une trentaine de centimètres de hauteur.

- Un arbre ? Merci beaucoup, monsieur Léonard, cela me permettra d'égayer mon bureau ! De quelle espèce est-il ? demanda Dumbledore avec son sourire de grand père.

- C'est un citronnier Professeur. Comme ça, quand il donnera des fruits, vous pourrez vous régaler !

Toute la table partit dans un éclat de rire. Même le professeur Snape esquissa un sourire narquois. Mais le miracle disparu en un instant quand Léo lui amena à son tour un cadeau qui semblait fort encombrant.

- Qu'est ce ? Demanda le Professeur de Potions, peu habitué à recevoir des cadeaux.

Une carte pendait du paquet et le professeur put lire à haute voix :

A l'attention de notre directeur de maison et chauve souris des cachots préférée.

Les Serpentards.

La dite chauve souris darda d'un regard noir Léo et Harry, les deux seuls serpents à table, et ouvrit le paquet sous les éclats de rire de toute la table, professeurs y compris. Il fit apparaître un chaudron d'argent finement ouvragé et recouvert de très nombreuses runes anciennes qu'il ne réussit même pas à identifier. Il l'examina curieusement avant de demander :

- Quelle est cette matière ? Je ne la connais pas. Et ces runes ?

- La matière est du Mithril, de l'argent parfaitement pur si vous préférez. Il est naturellement imprégné de magie et je pense qu'il permettra de faire des potions encore meilleures. Quand aux runes, elles sont Naines. Elles renferment simplement des sorts pour se protéger des débordements ou des explosions.

Le professeur Snape remercia à deux reprises Léo pour ce cadeau, ce qui venant du froid professeur de potions équivalait à un petit millier de bisous d'une personne normale. Le professeur McGonagall eut elle aussi droit à son cadeau et reçu un chat qui lui rappelait quelque chose…

- Mais… c'est exactement la forme que j'ai quand je me transforme ! Comment avez-vous su que j'étais animagus, Monsieur Léonard ?

- Je vous aie vue vous transformer un jour. J'ai pensé que cela vous ferait plaisir.

Et le professeur effectivement ravi remercia chaudement Léonard qui reçu un bisou sur la joue. Le petit professeur de sortilèges, Filius Flitwick, reçu à son tour un présent de la part de Léo. Quand il déballa son cadeau, il eut la surprise de voir un livre de plusieurs milliers de pages, plus lourd que lui, intitulé : Sortilèges rares et difficiles par Merilin.

- Un livre écrit de la main de Merlin ? S'exclama le petit professeur. Mais comment est-ce possible ? Où l'avez-vous obtenu Monsieur Léonard ?

- Le château est si grand, répondit mystérieusement Léo.

Harry sourit à cette réponse, car il savait que le tableau qui gardait l'entrée de leur chambre était Merlin et qu'il avait écrit ce livre. Bien qu'il ignorait comment un tableau pouvait faire cela.

Toutes les autres personnes présentes à table eurent un cadeau de la part de Léo, bien souvent des livres, et tous furent joyeux durant toute la soirée.

Mais dès qu'il eut distribués ses cadeaux, Léo se leva et fit mine de quitter la table.

- Léo ? Où vas-tu ? Demanda Harry.

- Je suis fatigué, je vais me reposer, répondit simplement Léo en partant.

Mais Harry, habitué à côtoyer Léo depuis quelques mois, avait bien remarqué que quelque chose n'allait pas chez son camarade. Mais il ne pouvait dire quoi. Il se dépêcha de finir le repas et d'aller le rejoindre dans leur salle secrète.

.LHP

Les jours passaient tranquillement pour les deux amis. Ils s'entraînaient régulièrement au Quidditch avec Neville et allaient même dans la salle commune des Gryffons avec leur ami et Parvati, la seule des premières années qui appréciait Neville et qui échappait à l'influence de Weasley et de ses acolytes.

Ils se rendirent aussi tous les deux dans les salles d'entraînement de l'école, qui étaient presque toutes vides en cette période de l'année. Ils s'amusèrent à faire de nombreux duels entre eux et avec des années supérieures. Léo eut un jour une idée et en parla à Harry qui la trouva excellente. Tous les deux, ils allèrent trouver le professeur Dumbledore alors qu'il se trouvait dans son bureau…

Léo toqua à la porte et entra après en avoir reçue l'autorisation.

- Messieurs Léonard et Potter ! Que puis-je pour vous ? Vous voulez un bonbon au citron ? demanda Dumbledore alors qu'il était en train d'arroser son citronnier.

- Bonjour professeur, répondit Léo. Nous venons vous proposer une petite idée d'activité pour les élèves.

- Très bien, prenez place, je vous écoute, dit Dumbledore en s'asseyant sur son fauteuil.

- J'ai pensé à un concours de duel, professeur. Tous les élèves volontaires participeraient à des éliminatoires en fonction de leur année, et ceux qui seront qualifiés combattront les concurrents des autres années au hasard. Qu'en pensez vous ?

- Ce n'est pas une mauvaise idée, répondit Dumbledore après un moment. Mais je ne pense pas que ce soit tout ce que vous avez imaginé, n'est-ce pas ?

- Non, en effet. Pour donner envie de participer, nous avons pensé à une récompense pour l'élève gagnant, et à une autre un peu plus petite néanmoins pour tous ceux qui passeraient les éliminatoires.

- Et… quel genre de récompense avez-vous imaginé ?

- Eh bien, pourquoi pas des points aux maisons ? Disons cinq points pour avoir passé les éliminatoires, et cinquante pour avoir remporté le concours.

Dumbledore réfléchit quelques minutes, puis acquiesça aux propositions de Léo.

- Malheureusement, dit-il, je n'ai pas le temps de m'en occuper, je suis déjà débordé de travail. Je pense malgré tout que le professeur Snape serait content de vous aider à mettre cela en place. Il apprécie beaucoup les duels. Mais justement, où voulez-vous organiser ces dits duels ?

- Eh bien les éliminatoires auraient lieu dans les salles d'entraînement, et les finales, pourquoi pas dans la grande salle ? En public ?

- C'est une excellente idée, dit Dumbledore avec un sourire. Je vais contacter le professeur Snape dès ce soir, et je lui dirais d'organiser cela avec vous.

- Nous sommes d'accord alors, professeur. Au revoir.

- Au revoir messieurs Léonard et Potter, dit d'un ton bienveillant le directeur. Un bonbon au citron avant de partir ?

.LHP

Dès le lendemain soir, les deux serpents se retrouvèrent dans le bureau du professeur Snape à organiser leur idée. Leur directeur de maison avait été emballé à l'idée d'un concours de duel, et avait miraculeusement accepté de laisser tomber les potions, sa première passion, pour se concentrer sur la seconde, les duels.

Il fallut aux trois organisateurs tout le reste des vacances pour organiser tout cela convenablement. Hermione leur envoyait des conseils avisés tous les jours dans ses lettres. Quand la rentrée arriva, les élèves purent voir affiché dans toutes les salles communes :

CONCOURS DE DUEL

A compter du 1er février, un grand concours de duel aura lieu. Tout les élèves, quelque soit leur année, peuvent s'inscrire. TOUS devront passer par des éliminatoires, toutes les maisons seront confondues. Ceux qui seront qualifiés recevrons dix points de récompense et participerons à des finales. Le grand vainqueur se verra attribué une récompense de friandises et aura cinquante points pour sa maison.

Les éliminatoires auront lieu en privé dans les salles d'entraînement sous la surveillance du professeur Snape, et les finales se dérouleront dans la grande salle. Tout ces évènements auront lieu chaque dimanche, sauf pendant les vacances de Pâques.

Pour vous inscrire, contacter les organisateurs de ce concours, à savoir le professeur Snape où messieurs Léonard et Potter, ou miss Granger, à Serpentard.

Les dates des éliminatoires seront transmises la semaine prochaine.

L'excitation était clairement visible dans toutes les maisons de l'école. Un concours de duel ! Quelle excellente idée ! De nombreux élèves de toutes les années étaient déjà en train de sourire et pensaient remporter les points pour leur maison. Mais malheureusement, de nombreux Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigle se refroidirent en voyant qu'il fallait entrer en contact avec le professeur Snape pour s'inscrire. Puis ils aperçurent les noms du Trio des Serpents et soupirèrent de soulagement.

Pour nos trois amis, les retrouvailles à la gare de Pré-au-lard furent tout sauf malheureuses. Dès qu'elle fut sortie du train, Hermione sauta sur ses deux camarades et leur arracha leurs livres des mains pour les serrer dans ses bras (ses amis, pas les livres. Quoique…).

Ils rentrèrent au château en calèche, en compagnie des autres élèves. Juste avant de monter dans les véhicules, Léo alla devant ceux-ci et fit mine de caresser l'air.

- Qu'est ce que tu fais Léo ? Demanda Hermione.

- Je dis bonjour aux sombrales, répondit calmement le jeune homme, comme si cela était la chose la plus naturelle du monde.

- Des sombrales ? Mais… il faut avoir vu la mort pour pouvoir les voir !

- Oui, et ? demanda Léo en se tournant vers la jeune fille avec un air indéchiffrable qui lui fit peur.

Hermione ne trouva rien à répondre, et monta rejoindre Harry dans la calèche, vite suivie par Léo.

- On fait quoi une fois au château ? demanda Hermione. On a le banquet, mais une fois dans notre chambre, on révise ?

- Encore réviser ? Dit Harry. On pourrait plutôt s'entraîner à jeter des sorts, non ? Ce serait bien pour le concours, non ?

Léo et Hermione acquiescèrent, puis leur discussion se porta ensuite entre Hermione et les deux garçons sur ce qu'ils avaient fait durant leurs vacances.

Mais le trio n'eut pas le temps de se lever de la table des Gryffondor –où ils s'étaient restaurés avec Neville – qu'ils furent aussitôt entourés par des élèves de toutes les maisons non vertes. Tous voulaient des renseignements sur le concours de duel, ou bien voulaient s'inscrire.

Finalement, au bout d'une longue heure, près de la moitié des élèves de Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigle étaient inscrits au concours. Alors qu'ils regagnaient les cachots en faisant mine d'aller dans la salle commune des Serpentards, Harry, Hermione et Léo étaient de nouveau interpellés par des élèves, tous voulant s'inscrire.

Le trio d'amis arriva enfin devant le tableau de Merilin une heure et demie plus tard qu'il ne l'avait prévu. Harry et Hermione s'effondrèrent tous les deux sur le premier lit qui apparut et s'endormirent comme des souches, sans prendre le temps de se laver et de s'habiller en pyjama.

Léo souffla un peu dans un fauteuil confortable, installé à côté du feu qui brûlait dans la cheminée de leur chambre. Après s'être reposé quelques minutes, le regard dans le vague, il s'installa sur une chaise et s'attela à mettre en ordre les inscriptions des élèves. Il avait remarqué que les Serpentards étaient tous allés demander au professeur Snape pour s'inscrire.

.

Une semaine plus tard, les équipes de Quidditch étaient de nouveau stressées. En effet, le match opposant Serpentard à Poufsouffle allait avoir lieu l'après-midi même. Encore une fois, les joueurs de l'équipe des Serpents autres que nos trois amis se pavanaient devant leurs supportrices féminines, et augmentaient leur endurance en étant solidement enfermés avec dans leurs dortoirs…

Ce fut finalement après le déjeuner que tous les joueurs et le public se rendirent vers le stade de l'école. Comme d'habitude, Harry et Hermione avaient quasiment jeûné, préférant – selon leurs dires – vivre sur leurs réserves. Léonard, quand à lui était parfaitement normal, aucunement stressé. Pour preuve, il en était déjà à sa troisième assiette pleine de légumes.

- Mais comment fais-tu pour manger autant, Léo ? Demanda Hermione. Et pourquoi ne prends-tu jamais de viande ?

- Je suis végétarien, c'est pour ça Mi, répondit ledit Léo. Et puis je me contente de manger à ma faim. Tu es sûre de ne pas en vouloir un peu ? Tu n'as presque rien mangé…

- Ca ira, merci. Je n'ai pas très faim… je te laisse ma part.

- Volontiers, dit Léo en prenant l'assiette d'Hermione et en l'engloutissant proprement.

Les élèves se répartissaient comme d'habitude entre les quatre maisons de Poudlard. Si les Gryffondor, les Serdaigles et bien évidemment les Poufsouffles soutenaient les noir et jaune, les Serpentards se contentaient de huer tous ceux qu'ils voyaient et qui n'appartenaient pas à leur équipe.

Seule exception dans cette organisation centenaire, deux élèves de Gryffondor : Neville et Parvati. Ils arboraient fièrement des écharpes vertes et argent, et agitaient chacun un drapeau sur lequel était inscrit en lettres d'or : VIVE LEO HERMI ET HARRY !

Après un moment d'attente pour les spectateurs, les joueurs entrèrent sur le terrain, balais à la main. Ils gagnèrent le centre du terrain, soit sous les huées, sois sous les applaudissements. Ils attendaient qu'arrive Mrs Bibine, l'arbitre habituelle pour les matches, quand arriva soudain le professeur Snape. Balai à la main.

Autant les Serpentards exultèrent et explosèrent de joie dans leurs gradins, autant tous les autres élèves poussèrent des exclamations déçues et huèrent l'arrivée du maître des potions.

Un sifflement les fit taire, et tous montèrent sur leurs balais au signal donné par l'arbitre. Un autre sifflement retentit, et tous les joueurs s'élevèrent dans les airs. Hermione gagna immédiatement ses buts et Harry s'éleva haut au dessus des autres joueurs, commençant sans attendre à chercher le Vif d'or. Léo, quand à lui, se contenta de veiller sur le professeur Snape et sur les batteurs, principalement ceux de son équipe. Si ceux des autres maisons étaient honnêtes et ne causaient jamais de blessures involontairement, les Serpentards cherchaient à chasser de leur équipe ce sang-mêlé de Potter et ces deux sangs de bourbe de Granger et de Léonard.

Le professeur Snape lâcha finalement le souaffle et décolla à son tour. Sans attendre, Léo se jeta droit en direction de la balle rouge, exactement en même temps que Cédric Diggory, un poursuiveur de l'équipe des Blaireaux.

- Et c'est parti pour le match ! Hurla dans son micro Lee Jordan. Et Serpentard s'empare du souaffle en la personne de Léonard, qui s'envole droit en direction des buts de Poufsouffle après avoir feinté Cédric Diggory ! Il fait une passe très bien réalisée à Montague, un autre poursuiveur des Serpentards, mais la balle lui échappe et est rattrapée par Diggory !

- Imbécile de sang de bourbe ! Hurla Montague. Tu ne pouvais pas mieux lancer ?

Léo ne lui donna comme à l'habitude aucune réponse, et il se contenta d'assumer à lui seul le travail des trois poursuiveurs habituels d'une équipe de Quidditch. Pourquoi seul ? Tout simplement parce que les autres montraient leurs bourrelets de graisse à leurs supportrices féminines en faisant croire qu'il s'agissait de muscles… un comportement ridicule, pensa Léo.

Mais hors de ces pensées, le match continuait ! Hermione avait arrêté deux fois le souaffle, et avait à chaque fois tentée de renvoyer la balle vers les poursuiveurs les plus proches. Mais comme à leur habitude, ceux-ci faisaient croire qu'elle était mal lancée à cause du sang de bourbe et que c'était pour cette raison qu'ils n'arrivaient pas à la rattraper. Léo restait vers le milieu du terrain.

Soudain, Harry s'envola le plus vite possible vers les gradins des professeurs. Avait-il vu le Vif d'Or ? Toujours est-il que Diggory s'envola lui aussi à toute allure, poursuivant Harry le plus possible. La tribune des professeurs approchait dangereusement, et certains commençaient à se demander ce qu'il se passait, quand soudain Harry plongea vers le sol, à la surprise générale. Diggory, comprenant qu'il s'était fait avoir, remonta en chandelle autant que possible, mais la paille de son balai heurta le haut des tribunes et se retrouva déchiquetée. Son balai commença à trembler fortement, puis alors que l'attrapeur des Noirs et Jaunes était très haut dans le ciel, il ne répondit plus et commença à tomber.

Léo, Harry et Hermione réagirent aussitôt. Sans plus s'occuper de leur poste, ils s'envolèrent droit en direction de Diggory, en formation serrée. Dès qu'ils l'atteignirent, ils firent chuter leurs balais pour être à la même hauteur que lui. Puis sous les yeux des spectateurs et de Diggory, qui n'en croyait pas ses yeux de tant de virtuosité, Léo lui prit les jambes, Harry et Hermione chacun un bras, et exactement au même moment, ils réactivèrent leurs balais et se dirigèrent vers le même endroit du sol. Ils y reposèrent Diggory, entier et sans aucune blessure… Bien que l'on ne puisse en dire autant de son balai.

Le pauvre bout de bois avait percuté le sol dans un bruit sourd qui retentit comme une violente explosion dans le silence du stade. Il venait d'être transformé en cure-dents.

Et soudain, alors que le Trio demandait à Cédric Diggory si tout allait bien, des hurlements retentirent dans le stade et un vacarme d'enfer s'éleva. Toutes les tribunes habituelles (autrement dit, toutes sauf celle des Serpentards) étaient en train d'applaudir de toutes leurs forces le Trio des premières années.

Le professeur Snape se précipita vers eux aussi vite que les ailes de chauve souris de son balai le lui permettaient et demanda si tout allait bien. Diggory répondit par l'affirmative, même si il dût pour continuer à jouer emprunter un des balais de l'école.

Le match repris alors, ainsi que les commentaires effrénés de Lee Jordan. Durant le match, Hermione arrêta en tout pas moins d'une vingtaine de buts et n'en laissa passer que trois. De son côté, Léonard paraissait s'amuser littéralement avec les quatre batteurs sur le terrain ainsi qu'avec le gardien et les attrapeurs des deux équipes. Il prenait le souaffle presque dès que les autres joueurs arrivaient à l'attraper et ne le lâchait pas tant qu'il n'avait pas passé un but.

Harry quand à lui, n'eut aucune pitié envers Diggory. Il le feinta plusieurs fois de différentes manières en faisant croire qu'il avait vu le vif d'or. Puis au moment où il se dirigea réellement vers la petite balle porteuse de victoire, son adversaire ne compris que beaucoup trop tard qu'il ne s'agissait pas cette fois d'une feinte.

Le professeur Snape siffla la fin du match dès qu'Harry eut refermée sa main sur le vif, et à ce moment, deux Gryffondors parés de vert et argent explosèrent de joie. Ils étaient d'ailleurs les seuls. Pas un seul Serpentard n'applaudissait. Féliciter des sang de bourbe ? Pas question ! Pensaient t'ils tous. D'ailleurs, certaines filles de septième et de sixième année avaient l'intention de féliciter Marcus Flint et les autres joueurs sang-purs de l'équipe en s'enfermant dans les toilettes… Bref.

Parmi les joueurs de Serpentard, seul le Trio des Serpents avait marqué un but. Les autres joueurs n'avaient rien fait, et n'avaient même pas tenté d'attraper le souaffle. Les batteurs avaient joués leur rôle, mais pas contre les bonnes personnes. Les seuls qu'ils visaient étaient en effet le Trio d'amis.

Au final, le match eut pour résultat trente points pour les Poufsouffles et cinq cent quatre-vingt pour l'équipe de Serpentard. Tous les records de l'école avaient été vaincus. Jamais un aussi grand écart de points n'avait été réalisé.

Plus tard, le Trio fit la fête avec Neville et Parvati dans le dortoir des premières années de Gryffondor après avoir bloqué la porte pour empêcher d'entrer Weasley et ses deux toutous. Puis par la suite, ils continuèrent à rire tous les trois avec le tableau de leur chambre secrète dans les cachots…

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Deux semaines avaient passées. Deux semaines durant lesquelles l'excitation n'avait pas baissée d'un cran parmi les élèves et les professeurs. L'adrénaline n'avait fait que monter, et avait atteint son paroxysme en ce samedi matin.

Sans doute pour la première fois dans l'histoire de Poudlard, aucun élève ne fit la grasse matinée ce jour là. Tous se levèrent de bonne heure et se dépêchèrent de se laver et de s'habiller avant de courir à la grande salle et d'engloutir leur petit-déjeuner.

Pourquoi une telle excitation ? Tout simplement car aujourd'hui, après les éliminatoires, avait enfin lieu les seizièmes de finale du concours de duel.

Trente deux élèves, majoritairement des sixièmes et septièmes années, avaient réussis à se qualifier. Seuls sept élèves sortaient du lot. Ils étaient tous des premières années. Certains disaient qu'ils étaient arrivés là par pure chance, qu'ils étaient tombés durant les éliminatoires sur des élèves totalement incapables.

Mais ce n'était pas l'avis de ceux qui les avaient rencontrés. Tous avaient dût reconnaître la qualité ou le défaut qui avait permis à leur jeune adversaire de l'emporter.

Léo, Harry et Hermione étaient bien sûr qualifiés. Ils avaient fait preuve d'une maîtrise extraordinaire pour des premières années, et le professeur Flitwick avait quasiment pleuré de joie en voyant Hermione exécuter sans difficulté un sortilège que l'on apprenait qu'en quatrième année.

Draco Malfoy avait lui aussi réussi à se qualifier. Suite à de nombreuses fourberies dans les couloirs, il avait fait en sorte d'affaiblir et d'effrayer tous ses adversaires, les uns après les autres.

Blaise Zabini, le solitaire de Serpentard, le garçon qui ne parlait jamais aux autres et restait seul dans son coin avait fait sensation en jetant avec une rapidité incroyable des enchaînements explosifs de sorts. Il avait battus tous ses adversaires en moins d'une minute à chaque fois.

Ronald Weasley avait lui aussi réussis à se qualifier suite à une succession de tricheries honteuses. Sa tactique était simple. Il faisait mine de rater son adversaire quand il lui lançait des sorts et il attirait l'attention des spectateurs et des professeurs de l'autre côté de la salle de combat en faisant tomber un objet, en touchant soi-disant involontairement un autre élève… Pour lui, tous les moyens étaient bons. Dès que l'attention de l'arbitre et des spectateurs était détournée, il lançait un sort de mutisme à sa victime et en murmurant, puis l'attaquait avec des sorts peu adaptés aux duels. Ils étaient habituellement utilisés pour taper fortement dans quelque chose, pour casser autre chose… les réactions ne se faisaient jamais attendre, mais il n'y avait jamais de témoin pour aider l'infortuné perdant à faire entendre sa version des faits. Et Weasley s'en sortait toujours sans problème.

Le dernier des premières années qualifié était, à la surprise presque générale, Neville Londubat. Le Gryffondor maîtrisait particulièrement bien le sort de désarmement, Expeliarmus. Il esquivait les sortilèges envoyés par son adversaire avec aisance et lançait quelques sorts mineurs pour le déconcentrer. Puis quand il jugeait le moment venu, il lançait le sort de désarmement et récupérait la plupart du temps la baguette de son adversaire dès le premier essai.

En arrivant de bon matin devant les portes de la grande salle, ils purent voir affiché sur le bois un grand panneau. Il montrait les noms des trente deux participants aux finales, inscrits en bas du panneau et en verticale. Des traits constituaient une pyramide reliée à chaque joueur et qui les amenaient tous au niveau supérieur, avec marqué de haut en bas : seizièmes de finale, huitièmes de finale, quarts de finale, demi-finales, finale.

Encore plus impatients qu'en sortant de leurs dortoirs, les élèves engloutirent leur repas sous le regard amusé des professeurs qui prenaient le plus de temps possible. Finalement, ce fut une heure après que tous les élèves eurent terminé de manger que les professeurs se levèrent. Ceux qui dirigeaient une maison firent sortir en ordre leurs élèves dans le hall d'entrée, où ils les surveillèrent en attendant que les portes de la salle, refermées derrière le flot d'enfants, se rouvrent. Le professeur Snape confia ses élèves à Mr Rusard, qui garda par on ne sait quel moyen tous les Serpentards sages comme des images. Ils eurent alors tout le temps voulut pour regarder attentivement le tableau des combats.

Aujourd'hui auraient lieu uniquement les seizièmes de finale. Le premier combat allait opposer Ronald Weasley à un quatrième année de Poufsouffle. Ils étaient aussi tricheurs l'un que l'autre. Cela promettait du spectacle.

Viendraient ensuite deux élèves de septième année, Serpentard et Serdaigle, puis au troisième combat, Harry face à un sixième année de Serdaigle un peu simplet qui avait eue une grande chance, si l'on en croyaient les rumeurs, d'arriver jusque là.

En quatrième combat, il y aurait un duel Gryffondor face à Serpentard entre un sixième année du côté des rouge et or et un cinquième année du côté des verts et argent. Le cinquième, le sixième et le septième combat n'avaient pas pour l'instant soulevé d'intérêt particulier. Les élèves qui y combattraient n'avaient jusque alors pas fait beaucoup parlé d'eux, et leurs supporters se limitaient à leurs amis.

Mais en huitième combat, venait de nouveau le tour d'un élève de première année, Hermione Granger, face à une Serdaigle de septième année. Les paris secrets faits entre les élèves donnaient Hermione perdante, car l'élève de Serdaigle était très maligne. Elle n'avait pas de force particulière, mais elle avait montré qu'elle pouvait gagner en organisant des pièges et des stratégies très complexes.

Le neuvième combat allait opposer un cinquième année de Serpentard au première année de la même maison, Blaise Zabini. Le jeune solitaire des cachots avait montré un très bon potentiel pour les combats, et il disait ses sortilèges si peu fort que ses adversaires l'entendaient très rarement, ce qui lui donnait un avantage important en acquérant celui des informulés.

Pour le dixième et le onzième combat, il n'y avait de nouveau rien de particulier. Les duels étaient respectivement un Serdaigle / Gryffondor de sixième année tous deux et un Poufsouffle / Serpentard de quatrième et troisième année.

Mais le douzième combat était attendu avec impatience par Parvati Patil. Elle était la seule élève de Gryffondor amie avec Neville, et était sans doute sa plus fervente supportrice. Car en effet, ce serait au tour de Neville Londubat de combattre un autre Gryffondor, de Septième année.

Enfin, le seul combat de premières années de ces seizièmes de finale. Il allait opposer Draco Malfoy à Léonard. Les « sang de bourbe » avaient fusés à l'adresse de Léo depuis des jours entiers de toutes les directions. Mais il n'y faisait pas attention, se contentant de regarder ceux qui lui disaient cela de regards pénétrants qui les firent taire bien vite.

Les trois derniers combats n'avaient plus autant d'intérêt, opposant les maisons Gryffondor à Poufsouffle, Serpentard à Serdaigle et un duel Poufsouffle / Poufsouffle. Il n'y avait pour combattre que des septièmes années.

A l'intérieur de la grande salle, les organisateurs, à savoir le professeur Snape et le trio des Serpents, étaient en pleine discussion. Il leur avait fallu prendre des mesures de sécurité importante. Il fallait que Mrs Pomfresh soit prête à intervenir en cas de problème il fallait aussi lancer des sorts de protection puissants pour que le public ne soit pas atteint par un sort perdu il fallait enfin monter la garde. Quirrel rôdait peut-être toujours dans le château.

Ils se répartirent les tâches. Aidés du professeur Dumbledore, Harry Léo et Hermione transformèrent les tables des quatre maisons en quatre immenses gradins placés en demi cercle autour de la salle. Seul le côté de la grande porte était laissé nu.

Le professeur Snape, de son côté, conjura à partir de chaises une estrade de combat impressionnante. Il ne s'agissait pas là d'un simple rectangle avec des photos souriantes, mais d'une scène ronde surélevée d'un mètre au dessus du sol.

Elle était parfaitement plate, ne contenait rien d'autre que quelques tapis épais pour amortir les chutes (Mrs Pomfresh avait dragonnement insisté là-dessus). Puis, avec l'aide de son directeur, il conjura un ensemble complexe de boucliers magiques de tous types et de toutes formes. L'estrade se retrouva entièrement entourée d'une demie sphère de boucliers très puissants. Dumbledore les rendit totalement transparents et invisibles, puis les finalistes furent amenés dans la salle où l'on faisait habituellement attendre les premières années pour la répartition.

Stressés pour certains, détendus ou confiants pour d'autres, ils purent tous entendre le public entrer dans la grande salle et s'installer sur les gradins en riant, criant des messages d'encouragement et faisant apparaître des étincelles de couleur de leur baguette pour les plus exubérants, à savoir les jumeaux Weasley et Lee Jordan.

L'arbitre des matchs varierait suivant les maisons qui combattraient pour éviter tout favoritisme. Le premier arbitre serait donc Severus Snape.

Le froid Professeur de potions monta au centre de l'estrade, fit taire tous les bruits avec plusieurs BANG ! Assourdissants, émis de sa baguette, puis commença à parler…

- Je vais maintenant annoncer les règles des duels ! Tous les coups sont permis, dans la limite de la légalité. Les duels prendront fin lorsque l'un des concurrents aura perdu sa baguette et que son adversaire l'aura récupérée. Si Mrs Pomfresh juge l'un des duellistes trop blessé pour se battre, il sera obligé de déclarer forfait. Voilà. Et maintenant…

Il se tourna vers une porte discrète sur un des murs de la grande salle.

- Premier duel des seizièmes de finale, opposant Ronald Weasley de Gryffondor à John Courduhot de Poufsouffle ! Montez sur l'estrade, dit-il avant de s'en aller.

Prochain chapitre le 6 décembre… jour de ma saint dites donc !

N'oubliez pas, le seul revenu de l'auteur, ce sont les commentaires…

Points des trois maisons : Gryffondor : 120

Serpentard : 285

Serdaigle : 230

Poufsouffle : 220

Finit d'écrire le 15/05/2010