J'accepte toute sorte de punition; lynchez-moi, insultez-moi, tuez-moi, enfin bref, j'accepte tout, les câlins aussi.
Bonjour tout le monde ! Oui, je suis très en retard, je sais. La vérité étant que je me proclame reine de la procrastination, mais j'ai été forcée de constater que la terminale, c'est pas du gâteau. Du coup, si le début de l'année a été plutôt calme, l'approche du bac blanc et des concours d'entrées post-bac laisse peu de répits, et quand j'en ai, j'avoue ne pas avoir le courage d'écrire...
Je ne promets rien quant à une parution plus régulière, mais je vous PROMETS que je continuerai cette fiction ! x)
Alors, je voudrais remercier toutes les personnes qui suivent ce "projet", c'est vraiment dingue, fabuleux, motivant, tout ce que vous voulez bref vous êtes géniaux, et je vous adore (L)
HA et j'ai oublié, honte à moi, de faire ceci...
Disclaimer: les personnages et l'univers appartiennent à Hajime Isayama, mais chaque récit est tiré de mon imaginaire.
sinon, Concernant le chapitre: hm, je crois qu'il est court. Mais... Je l'aime bien x)
Le coin des reviews:
Amanek0 (toujours au rendez-vous !): huhuhu je suis contente alors que tu aies aimé le dernier chapitre, et le -nyaaaaa- bisou : parce que bon, c'est quand même le plus important, et puis à ce que je vois, tu aimes ce qui est fluffy (moi aussi :]). Devrais-je te dédicacer ce genre de chapitre ? XD Merci pour ta review !
Djiyae: Ça me fait plaisir que tu aies autant aimé Light et Dark (alors que Dark, je l'ai écris d'une manière tellement embrouillée que je ne pensais pas qu'il pourrais plaire x)). Je suppose que l'on ne peut pas tout aimer, j'avoue que Rot est celui qui est le plus.. Spécial haha, mais je suis tout de même contente que tu aies apprécié les autres. Mais, qui sait, sur cent chapitres (on va y arriver !), tu en trouvera peut-être qui te feront le même effets que Dark et Light (je l'espère !). Merci beaucoup à toi !
Chocolate Kangoo: oh, merci pour ton conseil, j'avoue que même si je recherchais plutôt des morceaux originaux, entendre des reprises, c'est toujours cool, surtout quand il y a du Kingdom Hearts #bave. Merci beaucoup, et merci d'avoir commenté haha.
Bonne lecture, en espérant que cela vous plaise (a)
Break
Il y eu comme un arrêt dans le temps, ou plutôt comme un ralentissement. Tout autour de lui paraissait s'écouler lentement; les gens qui courraient, les débris qui tombaient, les cris qui s'éternisaient. Et alors Rivaille comprit. Que ce n'était pas le temps qui s'était ralentit, mais son cœur.
Il s'était senti soulevé par un titan -c'était une évidence, par qui d'autre autrement- et sa vision s'était brouillée. Il ne s'était même pas aperçu que ce titan l'avait empoigné, puisque tout s'était passé très vite. La seule véritable chose qu'il parvint à retenir, c'est qu'il avait été projeté contre un mur. Après, il ne saurait dire puisque de toute évidence, il avait perdu connaissance.
Hanji faisait les cents pas. Non loin d'elle, Irvin semblait en pleine réflexion, adossé contre l'une des tables du réfectoire, mais ses yeux vides d'émotion en démontrait le contraire.
« -Et si jamais il ne se réveille pas ? Fit soudainement Zoé, brisant le silence qui semblait s'être installé depuis un long moment.
-Écoutes...
-Tu y as pensé ? Si on perd "l'espoir de l'humanité" ? Comment est-ce que tu vas faire, sans ton petit chouchou ?
-Zoé... Irvin semblait se tendre.
-Et toutes ces jeunes recrues ? Si elles n'ont pas un modèle à suivre, un homme à idolâtrer, tu penses quoi du fait qu'on puisse tout perdre ?
-Hanji Zoé ! S'écria soudainement son supérieur. Je t'ordonne de bien vouloir te calmer. Et, pour répondre à toutes tes questions, sache que je m'interroge autant que toi, mais que pour information, je n'y suis pour rien, et mieux encore, je ne suis pas Dieu. Alors s'il te plaît, ne m'agresse pas ainsi. »
La jeune femme resta de marbre, se stoppant dans sa marche effrénée. Son visage pâlit un instant.
« -Excuse-moi. C'est une situation un peu extrême.
-Je sais, soupira Irvin. Mais la seule chose que nous pouvons faire actuellement, c'est attendre. »
Le silence reprenant possession de la pièce, les deux adultes se regardèrent et, d'un accord commun, s'assirent à une table. La fenêtre face à eux leur indiquait une nuit déjà bien avancée. Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'ils attendaient, et qui sait combien de temps encore fallait-il qu'ils patientent...
Rivaille ne savait présentement pas où il était. Il avait simplement l'impression de ne pas être vivant, bien que sa conscience le poussait à croire le contraire. Il n'avait aucune notion du temps, de l'espace; en fait, son esprit même était embrumé.
Le caporal se tint la tête à deux mains, tentant de calmer les battements contre ses tempes et peut-être, de retrouver un quelconque esprit. Lentement mais sûrement, il sentait ses pensées revenir. De vagues souvenirs remontaient en lui. Ah oui, c'est vrai. Il s'était fait projeter contre un mur. Par un titan. Lui, l'homme qui vaut à lui seul une escouade entière, lui s'était fait avoir comme un simple bleu. Pourquoi, d'ailleurs ? Il ne s'en souvenait même pas. Il ne savait même plus où il était à ce moment, avec qui, ni même quelle tête avait ledit titan. Il avait juste en lui le souvenir d'avoir pensé qu'il allait mourir. Ce qu'il en avait pensé, au moment même ? Il ne se rappelait plus. Néanmoins, à l'heure actuelle, cela ne lui faisait ni chaud ni froid.
Rivaille ferma les yeux.
Lorsqu'il les rouvrit, il pu voir qu'il se tenait au milieu d'une plaine déserte. Le genre de plaine que l'on retrouve assez fréquemment dans l'enceinte des murs. Et tout était tel quel. Il sentait et voyait à travers les arbres le vent frais qui courrait dans l'air; il humait l'odeur de l'herbe qui brûlait sous le soleil. Il avait même la sensation de ses bottes s'enfonçant dans la terre humide. Mais quelque chose ici changeait radicalement des plaines qu'il avait précédemment explorer. Un sentiment de paix.
L'espace, paisible, ne cachait aucun titan, et l'horizon ne faisait apparaître quelque feu ou fumée annonçant un désastre. Pas d'odeur de pourriture, pas de sang sur le sol. Non, tout était en paix.
Et Rivaille avait l'impression qu'il avait devant lui tout ce pour quoi il avait passé son temps à se battre. Ce pour quoi ils s'étaient battu. Mais au lieu de se sentir soulagé face à cela, le caporal eut la sensation d'être oppressé. Comme si cela lui faisait peur. En fait, il pensait que le fait d'être seul ici ne pouvait lui apporter satisfaction si toutes les personnes qui l'avaient accompagné ne pouvaient voir cela. Il n'était pas le seul à s'être battu pour la paix. Et pourtant, il était seul à pouvoir la contempler.
Rivaille essaya alors d'oublier ce qu'il voyait. Il ferma à nouveau les yeux.
Il savait bien qu'il n'était pas vivant. Mais il n'était pas mort non plus. Il fallait qu'il s'en aille. Qu'il retourne de là où il venait, et qu'il puisse faire partager -véritablement, cette fois- ce qu'il venait d'observer. Il fallait qu'il retourne auprès de son escouade, auprès du bataillon; auprès de son supérieur, de ses amis. Auprès d'Eren, aussi.
"Nous vous attendons, caporal."
« -Rivaille ! »
La voix d'Hanji résonnait dans la pièce, parvenant à ses oreille si violemment qu'il eut l'impression que quelqu'un frappait des timbales dans son cerveau. Rivaille grogna, avant d'ouvrir faiblement les yeux.
« -Oh, bon sang ! Riri, tu nous as fait une de ces peurs ! S'exclama la jeune femme en sautant presque sur ledit Riri.
-Hanji, s'il te plaît..
-Oh, excuses moi, pardon, il faut que tu te repose encore, c'est vrai, désolée.
-Ts. Depuis combien de temps suis-je ici ? Grogna Rivaille.
-Depuis, hm, une semaine, pas loin.
-Tant que ça ?
-Oui. Mais ne t'en fais pas, il ne s'est rien passé de grave en ton absence hormis... Attends, tu te rappelles de ce qui s'est passé ? S'étonna Zoé.
-Un peu.
-Oh, je vois... Bon, attends, ne bouge surtout pas, je vais chercher Irvin. »
Sur ces paroles, la jeune femme se précipita vers la sortie, laissant le caporal seul dans sa chambre. Il se redressa alors, tentant de ressentir son corps qu'il avait l'impression de n'être plus accroché à lui. Il bougea ses mains, sentant quelques picotements au bout des doigts, puis fit de même avec ses jambes, et termina par craquer ses articulations. Plus de doutes possibles, il était bien vivant.
Hanji lui avait dit qu'il avait passé une semaine au lit, alors il n'avait pas envie d'y passer une minute de plus, qu'importe ce qu'on lui dirait. Il se leva donc, non sans mal, et lorsqu'il fut totalement lucide, sortit lui même de la pièce.
Il fallait qu'il sorte prendre l'air. Ensuite, il chercherait son escouade. Puis Eren, à moins qu'ils soient tous ensemble, ce qui était fort probable vu l'attachement respectif qu'ils se portaient.
Il commença alors à vagabonder dans le château, s'arrêtant parfois près d'une fenêtre pour observer l'extérieur, ou pour simplement ressentir sa présence dans les couloirs. S'étant approché inconsciemment du "cachot" d'Eren, Rivaille décida d'aller y jeter un œil, mais s'aperçut comme il le pensait que ce dernier ne s'y trouvait pas.
Il continua alors son chemin, et après quelques minutes à déambuler, il trouva dans la cour centrale son escouade. Celle-ci ne se retint pas de manifester clairement sa joie à la vue de son caporal.
« -Caporal Rivaille ! S'écria la seule femme du groupe, surprise.
-Caporal ! Nous sommes heureux de vous revoir parmi nous, renchérit Erd. Je n'arrive pas à croire que vous soyez si vite rétabli.
-Mais n'étiez-vous pas censé rester au lit à votre réveil ? S'étonna Gunter.
-Suis-je le genre de personne à rester sans rien faire ? Gronda Rivaille, non sans un léger sourire.
-Ah, ça, c'est bien vrai ! S'exclama Auruo en ricanant.
-Oh, caporal, je suis tellement heureuse de vous savoir à nouveau parmi nous ! »
Rivaille observa les quatre personnes qui l'entouraient et qui semblaient être sincèrement soulagées de le retrouver. L'espace d'un instant, leur supérieur oublia qu'il avait été involontairement absent. Il songea juste qu'à cet instant précis, il était redevenu lui-même.
« -Hm. Eren n'est pas avec vous ? »
L'escouade se figea, laissant place à un silence pesant et paradoxalement brisé par le chant lointain des oiseaux. La jeune femme présente se décida à prendre parole, mais alors qu'elle allait répondre à son supérieur, Petra fut coupée par l'arrivée d'Irvin, suivit de près par Zoé, essoufflée.
« -Rivaille ! Hanji t'avais dit de rester où tu étais ! Hurla Smith.
-Et bien, c'est mal me connaître si tu pensais que j'allais rester immobile, rétorqua la concerné.
-Tu n'es vraiment pas croyable... »
Irvin lui lança alors un regard mi-amusé , mi-fatigué, auquel Rivaille répondit avec un air de défi.
« -Le caporal cherche Eren... Coupa pourtant Petra d'une petite voix. »
Le visage de Zoé s'assombrit.
« -Tu ne m'avais pas dit que tu te souvenais de ce qu'il t'étais arrivé ?
-Vaguement, j'ai dit.
-Je vois.
-Parce que ? Demanda l'homme au centre des attentions, légèrement agacé.
-Rivaille, intervint Smith, le Titan qui t'as attaqué, il en va de soit qu'il était dangereux. Nous en avons tous souffert, mais nous l'avons... »
Mais le caporal n'écoutait plus.
Il avait oublié.
Le garçon avait perdu le contrôle. Il était de son devoir de le calmer. Mais sans doute s'était-il trop attaché à lui, il n'avait pas pu faire ce qu'il avait à faire. Ce n'était pas son cas, du moins, pas en étant un Titan. Alors, arriva ce qui devait arriver.
Tout autour de lui, à nouveau, le monde se figea. Il n'entendait plus et ne ressentait plus la présence de ses compagnons. Il repensait seulement à son souvenir de paix, lorsqu'il était inconscient, et à la voix d'Eren qui l'avait guidé à revenir faire de ce rêve une réalité. Doucement, le souvenir s'effrita, jusqu'à se casser entièrement.
Et Rivaille eut comme l'impression que son propre cœur se brisa.
Hm, hm. J'aime bien écrire ce genre de chose ^^'
J'espère que vous aviez deviné, à la fin du "rêve" de Rivaille, que c'était Eren qui lui parlait.
Sinon, pour le prochain chapitre, tout est déjà dans la tête, il ne reste qu'à mettre sur papier ! Donc j'essaierai de faire assez vite :)
Love.
