Je me suis réveillée vendredi matin avec le son familier de la pluie qui battait contre ma fenêtre. Je me suis forcée à ouvrir les yeux et j'ai fixée le plafond tout en repensant aux difficiles souvenirs qui avaient envahis ma tête durant ma nuit d'insomnie. J'ai soupirée, m'assoyant et étirant mes bras au-dessus de ma tête. Tout mon corps me faisait souffrir, me punissant de toute évidence pour ma décision stupide d'avoir été courir dans le bois.

Éventuellement, je suis sortie de mon lit et j'ai enfilée la première chemise de flanelle et le premier jeans qui sont entrés dans mon champ de vision. J'étais trop fatiguée, même si j'avais dormis jusqu'à midi, pour m'inquiéter de l'état de mes cheveux. J'ai marchée jusqu'à la salle de bain et me suis brossée les dents, prenant beaucoup plus de temps que nécessaire. J'étais encore en colère. Je n'avais pas du tout envie de parler à quelqu'un. Bon, c'était un mensonge parce qu'il y avait bien une personne que je voulais voir.

Je suis descendue pour découvrir – à mon grand soulagement – que Charlie était au travail. J'étais heureuse de voir qu'il n'était pas à la maison, comme ça je n'avais pas à prétendre que j'étais de bonne humeur. J'ai attrapée le lait pour me faire un bol de céréale et j'ai claquée la porte du réfrigérateur. Ouais, apparemment j'allais faire sortir ma frustration sur les électroménagers. J'ai versée mes céréales, ajoutée du lait, et me suis assise à table. Je me suis mise à regarder les Cheerios qui flottaient dans l'oasis blanc qu'était mon bol. Chacune d'elles, lentement mais sûrement, suffocant dans le lait qui prenait le dessus sur leur existence. Je me sentais comme un Cheerio. J'étais juste un stupide petit Cheerio qui n'avait pas de contrôle sur sa vie. Avec ça en tête, j'ai jeté tout mon petit-déjeuner sur le sol et ai regardée le bol se fracasser sur le sol. Les Cheerios et le lait étendus partout. Je suis restée assise pendant quelques minutes, juste à fixer le dégât que je venais de faire. D'où est-ce que cette colère pouvait bien venir? Je n'avais jamais été quelqu'un qui a des accès de colère, mais après la nuit dernière tout ce que je voulais était de frapper dans le mur.

J'étais à quatre pattes par terre, nettoyant la preuve de mon excès de colère quand j'ai entendue quelqu'un cogner à la porte. Qui ça pouvait bien être? Je n'attendais personne. Jacob avait dit qu'il passerait après diner. J'ai soupirée avant de me diriger vers la porte. J'anticipais avoir à faire un faux sourire, mais ensuite j'ai ouvert la porte et je l'ai vu debout devant moi, souriant d'une oreille à l'autre, mes lèvres se sont tournées vers le haut par elles-mêmes. Son sourire était contagieux.

"Jacob!" Je n'ai pas hésitée à lancer mes bras autour de son cou et d'enfouir mon visage dans son torse.

Ses bras sont automatiquement passés autour de ma taille et il m'a tenu tout contre lui. J'ai respirée son odeur et ai laissée sa chaleur me réchauffer. Pendant un bref moment, j'ai oubliée que j'étais en colère – que j'avais été en colère à un moment.

"Eh bien, c'était un accueil intéressant," il a rit avant de m'embrasser sur la tempe.

Je me suis légèrement éloignée de ses bras pour pouvoir le regarder dans les yeux. Il me souriait et j'ai sentis mon monde se mettre à bouger. Je commençais à me perdre dans ses yeux.

"Qu'est-ce que tu fais ici aussi tôt?" Je lui ai demandé, pas que la réponse m'importait vraiment, j'étais seulement heureuse qu'il soit ici. J'avais besoin de lui.

"Eh bien, j'arrivais pas à attendre encore avant de te voir. J'ai passé la nuit à rêver de toi. Tu n'as pas idée à quel point tu m'as rendu heureux hier. Vraiment, pas idée," il a dit avec excitation.

Même s'ils étaient vraiment mignons, ses mots m'ont ramenés vers ma misérable réalité. J'ai froncée les sourcils avant de m'éloignée de lui, le quittant pour me remettre à genoux sur le plancher et finir ce que j'avais commencée. Il a rêvé de moi la nuit dernière pendant que mon esprit était sur quelqu'un d'autre. J'étais vraiment injuste envers lui.

Ça n'a pas été long avant qu'il ne soit à genoux devant moi.

"Bella? C'était trop, n'est-ce pas? J'en ai trop fais?" Il m'a demandé avec un air inquiet et en regardant le désordre que j'avais fait, se demandant probablement comment c'était arrivé.

J'ai arrêtée de frotter le sol avant de jeter un coup dans ses yeux inquiets. "Quoi? Non Jacob – c'est pas toi, ok? – Je suis désolée – je suis juste…" J'ai passée mes doigts dans mes cheveux en désordre tout en essayant de trouver les bons mots. "Je me sens juste pathétique," j'ai dit, soupirant et essayant de lui sourire.

"Je comprends pas. Tu avais l'air heureuse la nuit dernière."

"J'étais heureuse. Je veux dire – je suis encore heureuse. Je te le jure, je ne regrette rien de tout ça, mais c'est juste que ça va être facile. C'est pas comme s'il y avait un bouton que je peux presser pour oublier le passé."

"Mouais, le passé," il a dit en soupirant et se remettant debout. Je pouvais bien voir qu'il commençait à être frustré avec moi mais il essayait de ne pas le montrer. "Est-ce que tu vas me parler d'hier soir?" Il m'a soudainement demandé, sa voix perdant de sa douceur.

"De quoi tu parles?" J'ai demandée. Je n'avais pas vraiment le goût d'expliquer les motifs derrière mon comportement stupide de la nuit dernière.

"Allée, Bella, tu sais exactement de quoi je parle," il a dit, croisant les bras sur son torse et me toisant du regard.

Je ne lui ai pas répondu tout de suite. Bien sûre que je savais de quoi il parlait. Lui et Embry avaient de tout évidence eu un petit échange de pensés après mon fiasco dans la forêt. Je me suis levée pour me diriger vers l'évier de la cuisine, laissant tomber les guenilles à l'intérieur. J'ai appuyée mes mains sur le comptoir, leur permettant de soutenir mon poids.

"Pas maintenant, ok Jake?" J'ai répondue, regardant par la fenêtre pour éviter son regard.

J'ai entendue des pas et la seconde d'après j'ai sentis sa chaleur derrière moi. Ses mains étaient sur mes épaules, me tournant gentiment pour que je lui fasse face. Elles ont lentement faits leur chemin jusqu'à mon visage. Il me fixait intensément dans les yeux, cherchant probablement une explication.

"Je ne peux pas t'aider si tu ne me laisse pas entrer," il a dit tristement, passant ses pouces sur mes joues.

Je ne supportais pas de le regarder quand je savais que j'étais la cause de sa frustration. J'ai dirigée mon regard vers le sol. Je n'avais rien à dire.

"Très bien," il a marmonné en relâchant mon visage. "Alors ont est vraiment de retour à ça?"

Nous sommes tous les deux restés debout sans rien dire pendant un moment. J'avais l'impression que la désespérance de notre relation augmentait de seconde en seconde et il n'y avait rien que je pouvais faire pour l'arrêter. Je n'arrivais pas à me faire dire les mots que je savais que je devais dire.

"J'arrive plus à suivre tes sautes d'humeurs. J'essais, mais j'en suis vraiment incapable," il a dit avec désespoir.

Il s'est éloigné de moi et a commencé à marcher vers la porte, se préparant à partir. C'était la dernière chose que je voulais qu'il fasse mais je ne savais pas ce que je devais dire pour le faire rester.

"Je suis désolée…" a été la seule pathétique tentative que j'ai fais.

Il m'a regardée, ses yeux plein de douleur. "Tu n'aurais jamais due m'embrasser hier soir si tu n'étais pas certaine que c'était ce que tu voulais. J'ai des sentiments aussi, tu sais," il a dit en soupirant. Il s'est passé une main dans les cheveux. Il avait l'air de vouloir dire autre chose, mais à la place il s'est retourné et est partit.

Il était partit. Et voilà. J'avais tout foutus en l'air. J'avais repoussée LA personne qui était la plus importante à mes yeux. J'étais debout à côté de l'évier, figée – incapable de bouger.

J'ai entendue la porte s'ouvrir et se refermer. J'ai levée les yeux pour voir Jacob marcher vers moi. Il avait l'air en conflit avec lui-même et j'ai crue l'entendre jurer dans sa barbe.

"Je suis désolé," il a dit. "Je viens de briser ma promesse, non?"

J'ai haussée les épaules, "Ça va. Je ne vais te blâmer pour me quitter." J'ai répondue en mordillant ma lèvre inférieure et en évitant son regard.

"Je ne veux pas te quitter, Bella," il a dit tout en plaçant sa main sous mon menton pour me relever sa tête et que je puisse le regarder dans les yeux. "Parfois tu peux vraiment être frustrante."

"Je suis désolée de ne pas assez me confier," j'ai dit. "Et pour être vraiment pathétique tout le temps."

"Ok, je suis assez certain que je suis le seul à être pathétique ici. Je n'ai même pas réussi à rester fâcher après toit pendant une minute complète. Ça c'est vraiment triste," il a répliqué, en riant.

Je n'ai pas pue m'empêcher de sourire.

"Oh Jake, mais qu'est-ce que je fais? Comment est-ce que j'en suis arrivé là?" C'était une question rhétorique.

"Eh bien, tu avais l'air d'être en train d'enlever tes céréales du plancher, et tu vis ici alors ça pourrait expliquer comment tu es arrivée là," il a répliqué, un large sourire aux lèvres.

"Oh tais-toi," je lui ai dit en le poussant. "C'est vraiment dans ton genre de faire des blagues dans un moment pareil."

Il haussé les épaules, "Tu me connais, Bells. Je ne peux jamais laisser passer une occasion de t'agacer."

Il a passé ses bras autour de ma taille et m'a attirée tout contre lui. "Ça va bien aller. On va bien aller."

Pour une fois, je savais qu'il avait raison. Il s'est éloigné plus tôt que je ne l'aurais voulu.

"Par contre, je dois vraiment partir maintenant. J'ai promis à Billy que je n'allais pas être partit longtemps," il m'a dit, avec regret. "Je crois qu'il veut que je l'aide à changer des ampoules ou quelque chose comme ça, tu sais – des trucs d'homme." Il m'a fait un clin d'œil après avoir dit ça.

J'ai roulée des yeux. "Ok, je vais quand même te voir plus tard?" J'ai demandée, avec espoir.

"Oh ouais, à propos de ça… J'ai décidé que je voulais avoir une vraie sortie avec toi… Je veux dire… si tu veux?"

J'ai haussée les sourcils. "Ce n'est pas vraiment mon genre, Jacob."

"Oh allée, qu'est-ce que ça veux dire? Je veux t'emmener dans un vrai restaurant comme ferait un copain normal."

"Je sais pas. Je n'aime pas avoir à m'habiller chic et tout ça. C'est tellement bizarre ; ce n'est pas moi."

"Qui a dit que tu devais t'habiller chic? On peut aller au petit restaurant en ville et manger des burgers et des frites. Alléééeee, s'il-te-plaît?" Il m'a supplié.

Je n'avais aucunes chances face à ses supplications. C'était stupide d'essayer de lui résister quand il me regardait comme ça.

"Bon d'accord, très bien," j'étais frustrée d'avoir flanchée aussi rapidement. "Mais, rien de formel et interdiction de m'acheter des fleures."

Son sourire était si énorme on aurait cru que je venais d'accepter de l'épouser. Il m'a fortement serrée dans ses bras.

"Je vais venir te chercher à six heures. Ne sois pas en retard," il a dit en riant, il m'a ensuite relâchée avant de se retourner et de partir.

Bon, il est pas aussi long que ce que j'aurais pensé, mais c'est quand même mieux que rien, non? Enfin bref, pas d'examens avant la fin du mois alors je vais peut-être avoir un peu plus de temps pour écrire. Plein de commentaires s'il-vous-plaît!