Bonjour à tous !
Tout d'abord on remercie tout les reviewers ^^ pas besoin de les citer ils se reconnaitront ;p Sinon, voici la suite avec l'entrée en scène de l'action ! Yeaaaaaaah l'histoire prend enfin forme ^^
Bonne lecture à tous et bonnes vacances à ceux qui en sont !
Chapitre 7 :
-Je t'en pris, M'man, prononce plus jamais le mot sodomie en ma présence ! m'écriais-je, écoeurée.
Le téléphone coincé entre mon épaule et mon oreille –oui, j'ai repris ma gym !-, j'essaye de retrouver mes clés dans mon immense sac à main en tissu multicolore, orné d'une énorme tête de Mickey. Sans commentaire, c'est ma mère qui me l'a offert pour mon dernier anniversaire et, il y a un mois, elle a mimé une scène de pleur –très, très réussie- pour me culpabiliser de ne pas le porter… « Aucun de mes cadeaux te plait ! Jamais ! Je suis une mère indigne ! Je… Je t'aime tant, ma fille chérie, mon p'tit bébé en sucre, mon chiot perdu… pardonne-moi d'être si nulle… ». Bref. Comment voulez-vous que je ne me sente pas coupable après ça ? C'est affreux ! Je déteste ma mère et son don pour le mélodrame. Et bon sang, où est-ce que j'ai foutu mes putains de clés ! Nom d'un chien ! Sirius, au pied !
-Oh, mais comment veux-tu que j'appelle ça autrement, mon poussin ? Culbute ? demande ma mère d'un air si léger que j'ai l'impression qu'elle me cause chiffon.
-Nan, t'as pas saisi. Ta vie sexuelle et ce que tu fais de… enfin, de…
Je cherche mes mots. Comment appeler l'arrière-train de ma mère ? C'est pas vrai mais c'est pas vrai ! Il est, Oh juste une heure du matin, je sors de mon boulot –vous connaissez l'Himalaya de la paperasse ? Non ? bah venez faire un tour dans mon bureau un de ses quatre !-, j'ai la tête tout sauf sur les épaules, je suis crevée, Sirius doit être en train de se faire une fille sous la table de la cuisine, j'ai paumé mes clés de bagnole et voilà que ma mère m'appelle à cette heure pour me faire part de ces expérimentations sexuelles ! Merci pour ton coup de main, Merlin ! Descends un peu sur Terre, que je te refasse le portrait, vieux dégénéré !
-Maman, grinçais-je, en essayant de garder mon calme. Je suis ravie –mais alors, si tu savais comme je suis ra-vie – d'entendre que tu vis ta vie à fond ! C'est magnifique ! Et je ne suis pas contre, ok ? Mais, putain de bordel de merde, il est une heure du mat !
-Oh, ma chérie, mais tu es en plein surmenage ! Donne-moi le numéro de téléphone de ton patron et je vais lui…
-Ok, bye, M'man ! Et bonne culbute ! claquais-je en raccrochant, les nerfs à fleur de peau.
Bon, maintenant, Mickey, c'est entre toi et moi !
Je prends mon sac de mes deux mains et le retourne sur le trottoir. Voilà, une bonne chose de faite. Je farfouille dans le monticule de paquets de mouchoir, canifs et tournevis –naan, c'est une blague… enfin, pour le tournevis, j'entends- et d'autres trucs inutiles. Et enfin, je les trouve. Tcho, Merlin, Je te revaudrai ça ! Mais une main les attrape avant moi. O-kay.
Superbement agacée, je prépare mon regard qui fait le plus peur –les yeux plissés, avec juste le petit éclat de rage folle qui fait bien- et redresse la tête. Je me retrouve face à face avec un homme que je ne connais ni de près, ni de loin. En fait, c'est simple, je ne l'ai jamais vu. Moi qui m'attendais à voir débarquer Dumbo ou je sais pas, moi, les sept nains de Blanche-Neige, je suis amèrement déçue. Ce n'est qu'un roux pas très impressionnant ou intéressant à regarder. Mais tout espoir n'est pas perdu, c'est peut-être un vampire !
-Vous… euh… mes clés ? hésitais-je sur la façon de m'y prendre.
Au début, j'ai failli lui balancer que je n'avais pas besoin de son aide et qu'il marchait sur mon bloc-notes mais il s'est quand même baissé pour m'aider. Alors que je n'avais pas besoin d'aide. Mais il l'a quand même fait… donc, j'ai décidé –et oui, messieurs-dames- de ne pas l'insulter de scrout-à-pétard ! En plus, ça aurait parfaitement con puisqu'il est sans doute moldu et à quoi ça sert de lancer une insulte incompréhensible ?
-Oh mais pas la peine de me remercier, je ne vis que pour aider mon prochain ! ironisa-t-il en me tendant ma paire de clés.
-Wow ! La gentillesse gratuite c'est trop flip-pant ! commentais-je en arrachant mes clés de ses mains.
Et puisqu'il est là, je ne peux même pas ranger toutes mes affaires éparpillées sur les trottoirs par magie –oui, parce que je viens de me souvenir que je suis une sorcière et que j'aurais pu simplement lancer un Accio Baguette… je sais, ça devient grave. Bon, c'est vrai qu'il y a une minime –mais alors très minime- chance que ce soit lui aussi un sorcier mais il faudrait que je lui demande avant. Genre… « euh, t'es sorcier ? ». Evidemment, si c'est un moldu, il va être traumatisé à vie. Ou, et ça parait plus plausible, il va me prendre pour une folle. Et je ne suis pas folle, je vous assure. Donc, je me retrouve à ramasser toutes mes babioles… à une heure du matin. J'ai envie de dormir !
-Très bien, démerde-toi alors, chérie ! grince-t-il en s'en allant.
-Oh mais attendez, moi qui comptais justement dresser un autel en votre honneur pour m'avoir ramassé des clés ! m'écriais-je, moqueuse, toujours à ramasser mes affaires.
De dos et s'éloignant, il prend tout de même la peine de me dédier un doit d'honneur et j'éclate d'un grand rire moqueur. Quoi, je suis une sale garce ? Si peu…
...
-… Tu vois, je trouvais qu'on passait presque jamais de tête à tête en amoureux. Disons qu'en quasi un an de relation, on a dû… j'sais pas moi, dîner deux fois au resto et que quand on se voyait chez lui, c'était tout le temps pour matter ses matchs de foot ! Et là, je lui ai bien fait comprendre que je voulais qu'on se fasse un beau petit rencart romantique… et, devine quoi ? grince Dana alors qu'elle est toujours en manteau, arpentant la cuisine –qui fait salon et salle-à-manger - rageusement.
On est dimanche et il est vingt-et-une heures du soir. Normalement, j'aurais dû passer la soirée seule, en tête à tête avec un bouquin puisque Sirius allait chez James et que Dana avait rendez-vous avec son Léo. Mais, visiblement, Léo a encore agi comme un crétin… ce qui, pour être franche, ne m'étonne pas vraiment puisque Léo est un crétin. Dana a toujours su superbement élire ses âmes-sœurs, entre Remus qui ne l'aimait pas, Mike le barman toujours occupé et Léo, le moldu qui est resté un adolescent de quinze ans alors qu'il en a dix de plus. En plus, ce dernier n'est même pas au courant pour la sorcellerie, ce qui veut dire qu'à chaque fois que Lily et moi devons le supporter, on doit faire attention à chacune des paroles qu'on prononce. C'est génial.
-Il a voulu t'embarquer à un match de foot et que tu te peinturlures tout le visage à la couleur de son équipe préférée ? proposais-je, en sachant d'avance que si je ne disais rien, Dana ferait une crise de nerf.
-Pire ! Mille fois pire ! J'ai toujours détesté le sport –déjà le Quidditch…- mais ce qu'il m'a fait est mille fois pire ! Déjà, quand je suis arrivée à son appart', il était pas là ! J'ai poireauté… oh, attends, disons une heure et dix-sept minutes ! Il ne s'est même pas excusé et en plus, pour le dîner, il n'avait prévu que des paquets de chips ! Il me prend pour son pote ou il a bien conscience que je suis sa copine, Bordel ? s'écrie-t-elle, en se laissant tomber dans le canapé, à côté de moi.
-Je ne vais pas dire que je te l'avais dit parce que je suis ton amie mais… je te l'avais dit, déclarais-je platement.
Elle me lance un regard noir en croisant les bras sur sa poitrine. J'allais me replonger dans mon roman mais… bon, changeons les plans de la soirée.
-Films à l'eau de rose ou film d'horreur, Dannouille ? demandais-je en posant mon livre sur la table basse.
-Film d'horreur ! lâcha-t-elle avec un sourire diabolique. Je me charge des Choco-grenouilles !
Dana se lève et cour en direction des placards qui sont remplis de friandises –quand Sirius ne passe pas les cambrioler- tandis que je suis déjà en train de farfouiller dans le meuble, sous notre petite télé, bourré de cassettes vidéos. C'est alors qu'on frappe à la porte.
-Léo ! entendis-je cracher Dana, les bras débordants de paquets de Choco-grenouilles. Je suis sûre qu'il est venu pour s'excuser mais c'est trop tard ! Kity, tu peux aller lui dire que je veux plus jamais le voir ?
-Et puis quoi, encore ? Vas-y toi-même ! m'indignais-je.
-Kityyyy… s'iiil-te plaaait ? fait-elle mine de geindre avec son petit air de chien éploré.
-Tu me gaves, Dana ! m'énervais-je. Tu l'auras voulu mais je te préviens, je vais l'envoyer tellement bouler qu'il partira en courant à chaque fois qu'il te croisera !
Irritée au summum, je me dirige sans détour vers la porte d'entrée.
-Ecoute, espèce de Champion Mondial de la Connerie, si tu disparais pas dans les…, commençais-je à grincer, alors que j'ouvre la porte sèchement.
Mais je n'ai pas le temps de finir ma phrase car un gros tas de poil me bondit dessus, me couvrant de bave et me faisant tomber à la renverse. Des deux mains, je le repousse assez pour le reconnaître…
-Chups ? m'écriais-je, plus que surprise.
-Ma chériiiie ! ronronne une voix que je connais trop bien.
-Maman… mais qu'est-ce que tu fous là ? Et surtout, pourquoi t'as emmené Chups ?
-Je te présente William, un grand homme d'affaire ! me dit-elle avant d'embrasser un blond à la crarrure impressionnante.
-Et Danny ? m'enquis-je, même si je connais déjà la réponse.
-Oh, Danny c'est du passé !
Je préfère ne pas répondre. Avec ma mère, ça ne sert absolument à rien. Je lui fais tout de même souvent remarquer qu'elle change de mec comme de chemise mais bon, à chaque fois, elle dit que c'est l'amour qui veut ça. Si elle le dit, après tout…
Ce qui est réellement étrange c'est sa présence chez moi, avec Chups et son homme d'affaire. Elle ne prend souvent pas la peine de me présenter ses béguins –et, heureusement, d'ailleurs !
Dana débarque alors, pensant surement que je me suis absentée plus longtemps que prévu et n'a même pas l'air étonné en me voyant écrasée contre le sol par mon Saint-Bernard de chien. Oui, un é-nor-me toutou qui laisse une trainée de bave où qu'il passe. Notre appart' est déjà presque trop petit pour Dana, Sirius et moi alors ajoutez-y un chien, surtout Chups, et on est bon pour coucher sur le balcon !
-Salut, Susie ! s'exclame Dana en courant prendre ma mère dans les bras et l'embrasser sur les deux joues.
Ça ne sert à rien de préciser que pour passer, Dana m'a quasiment marché dessus ? Non, hein ? Ma mère et elle se connaissent depuis tellement d'années, ma deuxième-année à Poulard pour être précise, alors, ça me déconcerte tout le temps, mais quand elles sont toutes les deux, on dirait presque des copines. En plus, elles ont la mode et les hommes comme centres d'intérêt communs donc, forcément… vous ai-je dit que Dana était coiffeuse ? Bah, c'est tout le temps chez elle que se rend ma mère quand elle se lasse de sa coiffure. C'est-à-dire, au moins une fois par mois.
-Dana, mon sucre ! Oh Mon Dieu, ta robe est superbe ! s'extase ma mère.
-J'en connais un qui a oublié de le remarquer ! siffle-t-elle.
-Ohé, temps mort ! intervins-je en essayant d'esquiver les coups de langue de Chups. Ça me dit toujours pas pourquoi t'es là, M'man !
-Oh ! Et bien, en fait, j'aurais besoin que tu me rendes un petit service, ma lapine…
Oh, je le sens pas, là !
-Chups ! Tu vas arrêter de tirer sur la laisse, sale cabot ! m'énervais-je, en courant presque après lui.
...
Qu'est-ce que j'en ai ras le bol des coups foireux ! Bon, j'adore littéralement mon chien et j'avoue qu'il était l'une des principales raisons pour lesquelles je rendais très souvent visite à ma mère, mais pourquoi ne peut-elle pas comprendre que dans notre appart', il n'y a pas la place pour un Saint-Bernard mâle à l'âge adulte ? C'est à peine si on peut caser sa niche –du coup, on l'a fichu dans la salle-de-bain. On dirait un fauve qui tourne en rond dans sa cage. Du coup, il bouffe le canapé, éventre les coussins, saute sur la table… c'est du grand n'importe quoi ! Forcément, il étouffe dans notre petit trois pièces. On se retrouve à être obligés de le promener à tour de rôle, deux heures par jours. Et je ne sais même pas si c'est suffisant. Sirius a été surexcité en remarquant le chien et Dana s'en accommode bien aussi mais, heureusement, qu'il n'est question que de trois semaines. Et quatre jours sont déjà passés.
Et oui, voilà le service que ma mère m'a demandé. Garder Chups pendant les trois semaines où son William l'emmenait aux Etats-Unis, en voyage d'affaire parait-il mais j'en doute. A mon avis, au vu de la bague à la main de cet homme d'affaire, il est plutôt déjà marié à une autre… autant vous dire que ça ne me plait vraiment pas d'aider un adultère ! Mais ma mère n'a eu de cesse qu'esquiver une conversation donc je suis bien là, à promener Chups. Ou plutôt à être promenée par Chups.
J'arrive enfin devant la petite boutique d'Etta. Je ne sais pas si elle va être très heureuse de voir débarquer Chups à la maison mais il a déjà passé toute la journée, enfermé dans notre appartement, à part pendant la pause du midi de Dana. Celle-ci accepte de consacrer sa pause d'une heure à la promenade de Chups et je lui en suis plus que reconnaissante !
-Ettaaaa ! criais-je par la porte.
Quelques minutes plus tard, elle débarque, grand sourire, accompagné de Paulo –tiens, tiens… c'est moi ou ça sent une drôle d'odeur de rapprochement dans l'air ?- mais elle se fige en remarquant Chups qui se débat au bout de la laisse pour aller croquer une plante rouge rubis qui a l'air de lui donner envie.
-Salut, Paulo ! Désolée, Etta, mais c'est ma mère… tu veux que je le laisse dehors ?
-Absolument pas ! Tu n'as qu'à le mettre dans mon jardin ! me propose-t-elle, souriante.
-Euuh… il va te bouffer les fleurs, l'informais-je.
-Crois-moi, le goût lui déplaira vite !
J'hausse les épaules. Après tout, je pense que Chups sera bien mieux dans le jardin d'Etta qu'à l'intérieur. Je tends la laisse à la fleuriste et après m'avoir embrassé sur la joue pour me saluer, elle s'en va pour emmener sa Seigneurie Baveuse au jardin. Je me tourne instantanément vers Paulo, un sourire malicieux aux lèvres.
-Alors, alors… on se découvre une passion pour les fleurs ?
-Particulièrement, les lys qui sont d'une beauté envoûtante mais, en fait, si je suis venu, c'est juste pour t'attendre, m'assure-t-il.
-Ah mais oui, ça ne fait pas l'ombre d'un doute, me moquais-je.
Il fait mine de ne pas comprendre le sous-entendu et se dirige vers le distributeur magique de thé. C'est fou, ça, comme tout le monde croit pouvoir me duper…
...
-Une certaine Miss Malefoy veut vous voir, m'annonce ma nouvelle secrétaire.
Je ne sais pourquoi mais mon patron a tenu à m'en embaucher une. Je ne suis pas organisée et je prends toujours trop de temps pour clore des affaires, parait-il. En même temps, quand il m'en donne trois simultanément, c'est difficile de tout gérer. Et après, on s'étonne que je quitte tard le bureau.
-Miss Malefoy ? m'étonnais-je.
La seule Miss Malefoy dont je suis réellement proche, c'est Etta mais elle a changé de nom à cause, justement, de la menace que représente pour elle sa famille. Apparemment, les Malefoy ont la rancune coriace. Il y avait aussi sa sœur, Cassy, ou Cassandra, mais depuis Poudlard, je n'ai eu aucune nouvelle d'elle. Enfin, il y a la sœur jumelle de Cassy, Cassiopéa mais, bien qu'elle m'ait promis de me tuer juste avant d'être renvoyée de Poudlard, je ne l'ai jamais revue. Durant les deux mois après ma sortie de Poudlard, je me préparais souvent à sortir ma baguette pour me défendre d'une possible attaque mais celle-ci n'est jamais arrivée… et voilà, deux ans qui se sont déjà écoulé, ce serait assez étrange qu'elle réapparaisse d'un coup. Surtout à mon bureau. Il peut aussi s'agir de Narcissa Malefoy, la femme de Lucius mais dans ce cas pourquoi « Miss Malefoy » ? Autant vous dire que je suis assez interloquée.
-Faites-la entrer, s'il-vous plait, Alexandra.
La porte se referme puis s'ouvre à nouveau pour laisser entrer celle qui me paraissait être la Miss Malefoy en question. Cassiopéa Malefoy. J'hausse tout de même un sourcil interloqué. Je sais d'avance que je n'ai rien à craindre pour ma vie, pour l'instant tout du moins, car Siopéa n'est pas courageuse et ne serait jamais venue prendre le risque de me tuer ici, à mon bureau.
Elle arbore toujours son air d'amabilité factice, bien que je n'aie aucun mal à y repérer l'ombre d'un sourire narquois. Toujours aussi blonde, toujours aussi belle et toujours aussi arrogante.
-Tu m'as affreusement manquée, Kity. Si tu savais comme je mourrais d'envie de te rendre une visite pour se remémorer le bon vieux temps mais vois-tu, je suis tellement débordée, me dit-elle en s'asseyant en face de moi.
Elle caresse le bois de mon bureau et je ne peux pas m'empêcher d'éclater de rire. Elle a gardé ses manies doucereuses quand elle veut impressionner un adversaire ! Toujours à vouloir donner l'impression de flirter avec sa victime avant de l'égorger… ça m'avait presque manquée !
-Moi aussi, en fait, je suis extrêmement débordée. Alors, sois gentille, Siopéa-chérie, et dis-moi pourquoi t'es là, déclarais-je en reprenant mon sérieux.
-A vrai dire, je ne compte pas t'arracher le cœur, tout de suite. Mais ça, je suis sûre que tu l'as déjà devinée. Tu es bien l'une de mes seuls connaissances à pouvoir se vanter de rivaliser avec mon intelligence… c'est pour ça que notre lutte est si intéressante, me dit-elle.
-Il faut toujours que tu sois excessivement volubile, fis-je mine de me lamenter. C'est affreux comme, déjà à Poudlard, j'avais toujours l'impression de perdre mon temps en te parlant… Que veux-tu, Siopéa ?
Elle prend un air déçu et se lève pour arpenter mon bureau. Soupirant, je l'observeregarder chacune des cadres de photos murales représentant Lily, Dana, Remus, ma mère, Etta, Sirius, ma tante et ma cousine –que je ne supporte que très difficilement mais que j'adore quand même-, James et Peter. Il y en a même une de Grace.
-Tiens, aucune de Fred ? remarque-t-elle, faussement éplorée.
-Le cadre était cassé, grinçais-je.
Elle éclate dans un petit rire cristallin qui me donna envie de lui arracher les cordes vocales. Finalement, elle se poste devant l'une des photos de sa petite sœur Etta. Elle la décroche, en caresse le verre et revient s'assoir en face de moi.
-Elle s'est laissé pousser les cheveux ? ça lui va merveilleusement bien, commente-t-elle.
Là, je suis plus que sur mes gardes. Qu'a-t-elle en tête ?
-Cette garce a déshonoré notre famille, notre sang. Elle mérite de souffrir, elle mérite de m'implorer mon pardon avant que je ne lui ôte sa petite vie méprisable. Mais elle reste introuvable… toutes mes recherches ont été vaines et Merlin sait comme je l'ai cherché avidement, déclare-t-elle froidement, chaque mot claquant dans l'atmosphère.
-Et Merlin sait aussi que tu peux toujours chercher. Tu ne la trouveras pas, rétorquais-je en la regardant droit dans les yeux.
Elle a second petit rire avant de poser sèchement le cadre sur mon bureau. Elle se lève puis vient se poster derrière moi, chacune de ses mains sur une de mes épaules.
-Tu as tort car c'est toi-même qui me révèleras l'endroit où elle se cache.
-Va te faire voir, Siopéa, grinçais-je.
Elle enfonce ses ongles dans mes épaules et je me lève brusquement, dégainant ma baguette pour la pointer contre sa gorge. Un sourire moqueur lui vient.
-C'est la seule raison pour laquelle tu es encore en vie, Sang-de-bourbe. La seule. Car tu es infiniment proche de ma trainée de sœur et que tu vas être celle qui vas me guider. Après, je te tuerai, c'est promis, me susurre-t-elle.
-Tu ne sens pas la prétention t'étouffer, à tout hasard ? raillais-je, désabusée.
-C'est soit Etta, soit ta catin de mère… tu voudrais quand même qu'elle rentre des States vivante, n'est-ce pas ?
Je sens mon cœur se glacer et je ne réagis même pas quand elle me murmure un « Bonne fin de journée » à l'oreille avant de s'en aller.
Mouwawawawa le grand retour de Cassiopéa ! ^^
Alors ?
Dans le prochain chap : tekila, Cassandra et sous-entendus ^^
