Voici le dernier chapitre, j'espère que vous avez eu autant de plaisir à lire cette histoire que j'en ai eu à l'écrire.


Everything I've promised, will hold true, If you have to hurt, I will hurt with you.

E For Explosion - Echoes

(Tout ce que j'ai promis se réalisera, Si tu dois souffrir, je souffrirai avec toi.)

...

Le retour de Kol seul ne peut signifier qu'une seule chose, d'une façon ou d'une autre Damon a empêché le sorcier de venir accomplir le rituel ici. Kol était pourtant si sûr de lui et de sa victoire qu'il a accepté que Stefan garde la pierre avec lui et ne la lui donne qu'après avoir constaté par lui-même la mort de Klaus. Stefan se garde cependant de se réjouir trop vite, le sorcier n'est pas mort sinon Klaus aurait au moins réussi à se libérer, le sort est toujours actif.

Kol s'approche de Klaus qui l'affronte du regard, sans sourciller, le visage inexpressif, mais Stefan devine à la crispation de sa mâchoire que Klaus lui en veut de ne pas être parti. Mais pas question qu'il parte, plus jamais il ne laissera quoi que ce soit les séparer, pas maintenant qu'il se sent revivre, pas maintenant alors que ce qu'il désire est à portée de ses mains. Sans laisser paraitre la moindre émotions, il observe Kol ouvrir sa veste et révéler plusieurs pieux dans sa poche intérieure.

— C'est tellement dommage que je ne puisse pas m'amuser avec toi autant que je le voudrais.

En souriant, il en prend un et frappe Klaus qui lève le bras pour se défendre. Le pieu perfore la paume de sa main

Stefan s'avance imperceptiblement, regrettant de n'avoir pour armes qu'un couteau et un pieu en bois, rien qui puisse tuer Kol.

Kol saisit par les cheveux Klaus qui se débat et enfonce le pieu dans sa gorge cette fois. Un cri étranglé s'échappe de la gorge de Klaus et le sang se met à couler abondamment.

Impuissant, Stefan serre les poings et se mord la lèvre, brûlant d'intervenir mais ne sachant pas comment faire. Kol retire brutalement le pieu avec un petit rire satisfait, regarde le corps de Klaus s'affaisser contre le mur et se tourne vers Stefan, le pieu ensanglanté dans la main.

— Tu veux essayer ?

Stefan se force à sourire et hoche la tête en priant intérieurement pour que Damon se dépêche.

— Te regarder me suffit. Continue, je t'en prie.

Kol hausse les épaules et reporte son attention sur Klaus.

— J'aimerais prolonger ce plaisir, mais malheureusement le temps presse. Tu as quelque chose à dire avant de mourir ?

Klaus lui lance un regard plein de haine sans répondre et tourne les yeux vers Stefan, comme s'il voulait que celui-ci soit sa dernière vision avant de mourir.

Stefan, déchiré par ce regard, voit du coin de l'œil Kol lever le bras et l'abaisser vers le cœur de Klaus. Sans réfléchir, il se précipite devant Klaus et a le temps de remarquer l'air étonné de Kol avant que le pieu ne s'enfonce dans son torse. Il fait quelques pas en arrière et sent la Terre se dérober sous ses pieds.

Tandis que Stefan s'effondre sur le sol, le temps semble ralentir. Il entend Klaus crier son nom, perçoit les battements de son cœur diminuer, voit le sol se rapprocher peu à peu, sent la poussière voler autour de son visage quand il heurte lourdement le plancher dans un bruit sourd, puis c'est le noir complet. Il tombe face contre terre, le bras replié sous la poitrine. Le pieu l'a pratiquement transpercé de part en part.

Il lui faut une bonne seconde pour qu'il se rende compte qu'il n'est pas mort. La douleur est intolérable, elle irradie dans chaque fibre de son être. Elle est tellement insoutenable que bouger lui semble au-dessus de ses forces. Un hurlement monte dans sa gorge mais son corps n'a même pas la force de gémir. D'une façon ou d'une autre le pieu doit toucher son coeur pour qu'il soit dans un tel état. Il a si mal qu'il ferme les yeux dans l'espoir de mourir ou de sombrer dans l'inconscience, tout, n'importe quoi, plutôt que cette douleur.

Au milieu de ce brouillard de souffrance dans lequel il se sent sombrer, quelque chose semble le retenir, lui interdire de partir aussi vite.

Au prix d'un effort considérable, il ouvre les yeux et se rappelle soudain où il est et pourquoi. Quelque part derrière lui, à ce qu'il lui semble être à des années lumières, il entend Kol et Klaus se battre.

— Je l'aurais tué bien plus tôt si j'avais su l'effet que ça a sur toi. Je crois que j'ai changé d'avis en ce qui concerne ta mort. Te voir souffrir est très réjouissant.

— Je jure que je te tuerai. Même si je dois mourir aujourd'hui, de là où je serai, je jure que je trouverai un moyen de te tuer.

La voix de Klaus est remplie de rage et de haine, chacun de ses mots est ponctué par le bruit métallique de la chaîne qui l'entrave et qu'il essaie désespérément d'arracher du mur.

— Tu entends ? Je te tuerai !

Kol rit, et sans le voir, Stefan devine le pieu qui s'enfonce encore et encore dans le corps de Klaus. Kol a apparemment décidé de faire durer son calvaire le plus longtemps possible. Klaus ne laisse échapper aucune plainte, il ne crie pas, mais sa respiration le trahit aux oreilles de Stefan. Chaque coup que Kol porte à Klaus ajoute encore à sa propre douleur.

La panique se mêle à sa souffrance.

Il voudrait réagir, se lever, dégager son bras, il voudrait sauver Klaus mais son corps ne lui obéit plus.

Il s'oblige à ignorer le sentiment d'urgence qui lui noue le ventre et se force à se concentrer sur sa main et sur la respiration de Klaus. Tant qu'il peut l'entendre, il lui reste encore une chance. En rassemblant le peu de force qu'il lui reste, il tente de faire bouger ses doigts contre son torse. Après ce qui lui semble être des heures mais qui n'était peut-être que quelques minutes ou quelques secondes, ses doigts frémissent contre lui. Avec l'impression que chaque mouvement lui déchire le cœur et les poumons, bien qu'il ait envie d'abandonner et de juste se laisser aller en attendant que la douleur s'arrête enfin, ses doigts progressent lentement, il parvient à les faire avancer millimètre par millimètre. La sueur coule sur son front et s'écrase sur le bois rugueux sous sa joue. Quand ses doigts effleurent le pieu planté dans sa poitrine, il hurle intérieurement. De l'autre côté de la pièce, il entend Klaus réagir de moins en moins vivement aux coups que Kol lui fait subir. À bout de force, il puise dans ses dernières ressources pour avancer ses doigts encore une fois à l'intérieur de la poche de sa chemise, en prenant soin de ne surtout plus toucher le pieu. Et au moment même où, épuisé, il sent qu'il ne pourra plus faire un effort de plus, à l'instant précis où son index la frôle, la pierre s'effrite et se dissout sous ses doigts.

C'est à cet instant qu'il réalise qu'il doit la vie à la pierre. Le pieu est planté juste à côté, la pierre a déjoué sa trajectoire suffisamment pour épargner son cœur, du moins en grande partie. Et maintenant, il espère que sa destruction va sauver la vie de Klaus. Il tend l'oreille, et, soulagé, constate que Klaus est toujours vivant. Quand il entend le fracas de la chaine qui se détache du mur, il sait que Klaus est sorti d'affaire. Presque heureux, il plonge dans une bienfaisante , un éclair de douleur l'oblige à revenir à la réalité. Quelqu'un l'a retourné. Il distingue des voix au-dessus de lui, il a envie de leur dire d'arrêter de le toucher, de se taire, de le laisser retomber dans son agréable torpeur mais il n'y arrive pas. Tout comme il lui est impossible de s'évanouir à nouveau car quelqu'un arrache le morceau de bois enfoncé dans son torse, cette fois les hurlements dans sa tête se transforment en un faible gémissement. — Stefan ! Tu m'entends ? Stefan !Il reconnaît la voix de son frère. Et il sent le sang chaud couler de la plaie tout le long de ses côtes.— Ce n'est pas normal ! Il doit rester un fragment à l'intérieur.

Des doigts se glissent à l'intérieur de la plaie.— Je ne le vois pas ! Il nous faut un médecin !Quelqu'un le soulève dans ses bras. Il a dû perdre conscience quelques secondes car il se retrouve soudain allongé ailleurs.— Vite ! Il n'y a pas une seconde à perdre !La voix pressante de Klaus résonne juste à côté de son oreille. C'est sûrement lui qui l'a porté. Peu à peu, il perçoit le bruit d'un moteur, la sensation d'un bras autour de lui et d'une main qui appuie sur la plaie. Rassuré, il replonge dans sa douleur et entend à peine son frère répondre à Klaus. — Je vais aussi vite que je peux !Quand il revient à lui, il est allongé sur un lit. Il reconnaît les odeurs particulières propres aux hôpitaux. Plusieurs personnes s'agitent et haussent la voix. Il essaie d'ouvrir les yeux mais son corps trop fatigué n'a pas la force de lui obéir. Il ne peut rien faire d'autre qu'écouter ce qui se passe autour de lui. Une voix féminine finit par ordonner le silence puis il sent des instruments métalliques s'enfoncer dans la plaie qu'il a au torse. La douleur le fait gémir, il tente de lever le bras pour les retirer et s'aperçoit alors que quelqu'un lui tient les mains.

— Du calme, Stefan ! lui intime Klaus tout près de lui.

— Il ne doit pas bouger ! Un simple mouvement peut modifier la position du fragment de bois. C'est déjà un miracle qu'il soit encore vivant avec la façon dont vous avez enlevé le pieu, sans parler de la façon dont il a été amené ici.

— La prochaine fois, on saura, l'interrompt Damon, agacé. Si vous pouviez vous dépêcher de le sauver, docteur, ce serait super.

— Je fais tout ce que je peux, lui répond-elle d'une voix glaciale. Éclairez plus par ici s'il vous plaî ressent soudain comme une décharge électrique dans le cœur. Il se débat en criant et ses yeux s'entrouvrent une seconde avant de se refermer sous la lumière trop vive.

— Empêchez-le de bouger ! Je vois le fragment, je l'ai touché.

D'autres mains se referment sur lui et l'immobilisent totalement.

— Il est enfoncé juste dans la veine cave. À quelques millimètres près, il était dans le cœur. Ça va être très difficile de l'enlever. Il y a un risque qu'il…

— S'il meurt, vous mourez aussi, la coupe brutalement Klaus.

Il entend quelqu'un prendre une profonde inspiration et les instruments médicaux reprennent leur fouille à l'intérieur de son torse. Brusquement une douleur fulgurante prend origine dans son cœur et se propage dans tout son corps.

Il se met à crier sous la douleur qui semble se prolonger à l'infini, puis soudainement il n'y a plus rien, juste une immense fatigue qui tombe sur lui comme une chape de plomb. Un poignet ouvert se pose sur sa bouche et il se met à boire faiblement. Il reconnaît le goût du sang de Klaus avant de s'enfoncer dans les ténèbres.

))((

Stefan se réveille dans son lit. Il se sent reposé et plutôt en forme compte tenu de ce qu'il s'est passé. Il inspecte son torse, il ne reste qu'une minuscule et pâle cicatrice, qui finira par disparaître, à l'endroit où le pieu était planté. . Il se rend compte qu'il a soif. Combien de temps est-il resté dans ce lit ? Il ne saurait le dire, en tout cas il fait jour dehors. Il se lève et enfile une chemise. Il commence à la boutonner en descendant l'escalier mais arrête son geste dans l'entrée du salon.

Klaus est là.

Assis dans un fauteuil, près du feu qui brûle dans la cheminée, il est en train de lire un livre qu'il a pris dans la bibliothèque derrière lui. Stefan hésite, ne sachant pas quelle attitude adopter. Il croise les bras, ses mains tremblent trop pour qu'il réussisse à terminer de fermer sa chemise. Ses yeux font le tour de la pièce et s'arrêtent sur le sachet de sang posé près de la carafe de whisky. Il jette un œil à Klaus et constate que celui-ci le regarde par-dessus le livre qu'il tient entre les mains, une lueur amusée dans les yeux.

— Entre ! Fais comme chez toi.

Stefan s'avance pour aller s'asseoir face à Klaus.

— Où est Damon ?

— Je l'ai convaincu d'aller se promener avec la lycéenne.

Stefan se met à rire doucement.

— Tu les as hypnotisés ?

— Leur présence commençait à me gêner, avoue l'Original avec un petit sourire.

Stefan frotte nerveusement les paumes de ses mains sur son jean, inexplicablement mal à l'aise. C'est comme si tout le courage qu'il avait ressenti le jour précédent après s'être rendu compte de ce qu'il ressentait, ce courage dont il avait fait preuve en embrassant Klaus, en restant près de lui jusqu'à la fin, en acceptant de mourir à sa place, comme si ce courage avait été totalement épuisé et il n'en restait rien. Il lève les yeux et surprend le regard de Klaus sur son torse.

— Je vois que tu vas mieux.

Stefan saute sur l'occasion, désireux de dissiper le malaise qui lui noue le ventre.

— Je vais très bien. Je vois que toi aussi. Qu'est-ce qu'il s'est passé finalement ?

— Eh bien, d'après ce que j'ai compris, quand le sorcier a remarqué que ton frère en avait après lui, il a appelé Kol qui est immédiatement accouru. Kol a tenter d'éliminer Damon mais c'est à ce moment là qu'Elijah est apparu, et Kol et le sorcier se sont enfuis séparément. Kol est revenu là où nous étions, et Damon et Elijah ont réussi à attraper le sorcier et à le tuer juste au moment où il nous rejoignait. Au même moment, grâce à toi, je retrouvais mes forces. C'est Elijah qui me l'a expliqué. Il… semblerait qu'il ne soit pas totalement d'accord avec Esther. Il me considère toujours comme son frère.

Stefan ne manque pas de remarquer que sa voix tremble imperceptiblement au moment où il parle d'une possible réconciliation avec son frère.

— Bref, Elijah a récupéré Kol avant que je ne le tue, ce que j'aurais fait sans hésiter. Je… je croyais vraiment que tu étais… mort.

Stefan hausse les épaules et se lève.

— Je l'ai cru aussi. J'ai eu de la chance, admet-il en se dirigeant vers la table où sont posées les boissons.

Il meurt d'envie de boire le sang mais n'ose pas devant Klaus. Au lieu de ça, il verse de l'alcool dans un verre et se tourne vers Klaus pour le lui proposer. Celui-ci s'est déplacé sans qu'il l'ait entendu et se trouve à présent juste à côté de lui. Leurs doigts s'effleurent quand Klaus se saisit de son verre. Stefan frissonne partagé entre sa soif de sang et son désir de toucher Klaus, tous deux aussi fort l'un que l'autre.

—Ce que tu as fait hier était parfaitement stupide. Ne recommence jamais.

La voix de Klaus est dure mais Stefan décèle une lueur de reconnaissance au fond des yeux bleus.

Stefan lève la carafe maladroitement pour se servir à son tour mais Klaus tend le bras et la lui enlève des mains.

— Ce n'est pas ça que tu veux. Pourquoi ne bois-tu pas le sang ?

Stefan se mord la lèvre et serre anxieusement ses mains l'une contre l'autre. Les yeux bleus de Klaus sont toujours posés sur lui et semblent sincèrement attendre sa réponse.

— Je… ça me gêne, commence Stefan en n'osant pas affronter son regard. Je ne tue plus les gens, tu sais. Je ne suis plus le même qu'avant. Je… je ne suis plus le ripper, conclut-il en lançant un regard vers le visage de Klaus.

Il n'y lit nulle trace de condamnation ou de déception, Klaus savoure le contenu de son verre puis il attrape le sachet de sang. Il le tend à Stefan et attend juste patiemment qu'il boive. Tiraillé par la soif, Stefan finit par se décider à le prendre, en déchire un morceau avec ses dents et boit voracement sous le regard intense de Klaus. Quand il a terminé, il s'essuie la bouche avec sa main.—Je ne suis plus le ripper, répète plisse les yeux, .—Je le sais, Stefan. Pourquoi me le répètes-tu sans arrêt ?

Stefan hausse les épaules et fait un geste vague de la main pour éluder la question. Klaus avance la main vers sa poitrine et pose l'index sur sa peau, à l'endroit de son cœur.

— Dis-moi les pensées que tu caches là.Stefan frissonne quand Klaus le touche. Il tente de gagner du temps mais ne sait pas comment. Il finit par capituler. Il a l'impression de rougir et se sent comme un idiot quand finalement il prononce à voix basse les mots qui le tourmentent.—Parce que c'est lui que tu veux... pas secoue la tête, l'air étonné.

—Je suppose que c'est ma faute, je me suis mal exprimé. Quand je disais que je voulais le retour du ripper, je voulais dire que je voulais retrouver le Stefan que j'ai connu il y a presque cent ans. Celui qui s'amusait toutes les nuits, celui qui n'était jamais triste ou grincheux, celui qui adorait passer tout son temps avec moi, celui pour qui je passais toujours en premier. Pas celui qui se comporte comme un fantôme, incapable d'assumer ce qu'il est.

Stefan hausse les sourcils, incertain. La patience de Klaus semble soudainement le quitter.—Je suis revenu pour toi. Je suis resté pour toi. Je n'ai pas tué ton frère, tes amis à cause de toi. Évidemment tu as changé, tout comme moi. Ripper ou pas je m'en fiche, je veux juste que tu me reviennes !Le cœur de Stefan s'accélère. Le poids du passé sur sa poitrine vient de disparaître. Klaus le regarde d'un air tendu, presque furieux et Stefan se sent plus léger et heureux qu'il ne l'a été depuis des années.—Je suis là, répond-il simplement.

Klaus saisit aussitôt la main de Stefan. Lentement, sans quitter Stefan des yeux, il se met à y lécher les traces de sang. Stefan frissonne et brûle d'envie de se pencher pour goûter cette langue avec ses lè flammes de la cheminée se reflètent dans les yeux fiévreux de Klaus et leur donnent un aspect diaboliquement pervers, accentué par le sourire qui incurve lentement ses lèvres. Stefan tremble d'excitation, il s'humidifie les lèvres et commence à déboutonner les derniers boutons de sa chemise. Mais Klaus ne lui en laisse pas le temps, il se jette quasiment sur lui. Sa bouche se pose violemment sur la sienne, il lui mord la lèvre et le sang de Stefan se répand dans leurs bouches quand leurs langues se rejoignent. Les mains de Klaus tirent sans ménagement sur sa chemise et il se retrouve torse nu. Elles caressent ensuite son dos avec ferveur tandis que ses mains à lui agrippent Klaus par les cheveux. Quand la main de Klaus descend jusqu'à ses fesses et l'oblige à plaquer son bassin contre le sien, le mouvement de friction fait gémir Stefan. Fébrilement, il détache sa bouche de celle de Klaus et tire sur le pull de celui-ci pour l'enlever sans écarter son corps du sien. Klaus se laisse faire avec un sourire, lève les bras, la respiration haletante, ses hanches en mouvement contre celle de Stefan.

Les doigts de Stefan goûtent la chaleur de la peau, la fermeté des muscles, la solidité du corps comme pour vérifier sa réalité. Bien sûr, il l'a tenu dans ses bras quelques jours plus tôt, mais ce n'était pas l'envie de sexe qui l'animait, c'était le désir désespéré de posséder, de forcer l'autre à lui rendre quelque chose qui lui manquait. Mais à présent, tout est différent. Avec Klaus, il retrouve une partie essentielle de lui-même. Plus que cela, Klaus EST une partie essentielle de lui-même.

Voracement, sa bouche se pose sur un téton qu'il mordille et lèche. La pression des mains de Klaus sur ses fesses s'accentuent. Stefan ne peut plus attendre, il a attendu bien trop longtemps, ils auront bien d'autres fois pour prendre leur temps. Ses mains descendent vers la ceinture du pantalon de Klaus. Comme s'il n'attendait que ce signal, Klaus déboutonne le jean de Stefan en l'embrassant sauvagement. Il lui descend le pantalon sur les cuisses et fait de même avec le sien. Il saisit ensuite Stefan par les hanches, le retourne et le renverse sur le haut du canapé. Avec un grognement, il colle son corps contre le sien, sa bouche contre la nuque de Stefan, son ventre contre son dos, son sexe dur contre ses fesses. La main de Klaus surgit devant sa bouche et Stefan laisse sa salive couler au creux de la paume. L'instant d'après, il sent le sexe humide de Klaus s'enfoncer entièrement et profondément en lui. Il agrippe le tissu du canapé entre ses poings et serre les dents sous la brûlure et la douleur. C'est exactement ce qu'il veut ressentir, ce dont il a besoin, avoir mal, se sentir rempli, retrouver Klaus en lui, au propre comme au figuré. Il se sent vivant à nouveau.

Les hanches de Klaus se mettent en mouvement et la sensation de déchirure disparaît peu à peu, remplacée par une chaleur grandissante. Klaus murmure son prénom contre son oreille et caresse vigoureusement son sexe. Stefan sent le plaisir se former dans son ventre à chaque coup de rein de Klaus. Il est sur le point d'exploser quand Klaus se retire brusquement et recule. Stefan tourne la tête en grognant.

Klaus le regarde intensément, sa langue passe rapidement sur ses lèvres. Ses ongles sont douloureusement enfoncés dans sa hanche et son poing s'est refermé sur le sexe de Stefan.

—Nik… supplie Stefan.

—Dis-moi ce que tu veux, lui dit-il d'une voix rauque et essoufflée.

Stefan arrive à peine à parler. Son corps frissonne. Ses fesses reculent malgré lui vers le sexe de Klaus dont il sent encore la chaleur en lui, contre lui. Non sans difficulté, il parvient à répondre d'une voix faible.

—C'est… toi que je veux. Toi que j'ai… toujours s'il n'attendait que cette réponse, Klaus le pénètre brutalement à nouveau. Stefan gémit sous chaque pénétration un peu plus forte, un peu plus profonde en lui. La main de Klaus s'active de plus en plus rapidement sur son sexe. Les battements de son cœur éclatent dans ses oreilles, chaque endroit de son corps que Klaus touche, chaque fois que le sexe de Klaus le remplit totalement, font monter en lui une vague délicieusement brûlante. Dans un cri, Stefan ferme les yeux, des étincelles derrière les paupières, et se cambre soudainement. Il jouit longuement entre les doigts de Klaus tandis que son corps se convulse sous l'effet de son orgasme. Quelques secondes plus tard, en quelques coups de rein, il sent le sexe de Klaus se vider à l'intérieur de lui. Klaus se fige puis se laisse tomber contre lui, sa bouche dans ses cheveux et ses doigts refermés sur les siens.

Stefan laisse passer quelques secondes, le temps que son cœur se calme, puis il repousse doucement Klaus, mais seulement pour pouvoir se retourner et le serrer dans ses bras. Il a soudainement envie de le tenir fort, comme pour qu'il ne s'en aille plus jamais loin de lui. Il se laisse tomber sur le canapé, en serrant fermement Klaus contre lui. Il blottit sa tête contre son cou, Klaus sent si bon qu'il lui donne envie de le mordre encore et encore. Mais une question continue à lui trotter dans la tête.—Alors, est-ce que tu me considères encore comme un divertissement ?

Klaus se met à rigoler doucement.

—Mon dieu, tu n'as vraiment rien oublié, n'est-ce pas ?

Stefan se recule légèrement et saisit le visage de Klaus par le menton pour l'obliger à le regarder.—Alors ?

Klaus retrouve son sérieux, pose la main sur la sienne et le regarde gravement.—Tu étais... tu es bien plus que cela.

—Si jamais tu pars encore une fois, je te jure que cette fois je te retrouverai et je te tuerai.

Klaus entrelace ses doigts avec les siens.

—Et si jamais tu me quittes, je te jure que je te ferai la même le saisit par la nuque et l'embrasse farouchement, le cœur gonflé par tous les sentiments qu'il ressent pour lui. Il se relève à moitié, les jambes entravées par la position de son jean sur ses cuisses. Il le relève sur ses hanches et recule vers le coin du canapé. Il pose les mains sur les cuisses de Klaus, les caresses de ses pouces et lui sourit d'un air gourmand en se penchant vers son sexe qui se dresse à nouveau, prêt à remettre ça. Klaus pose ses mains dans ses cheveux et enfonce ses doigts dans son crâne quand il en embrasse délicatement le bout humide. Sa langue remplace ensuite ses lèvres. Klaus grogne et gémit mais s'arrête brusquement et saisit Stefan par les cheveux pour lui relever la tête.

—J'entends ton frère qui revient… Il n'est pas seul… Allons-nous-en.

Stefan le regarde quelques secondes, les lèvres humides, les yeux brûlants, et sourit.

— On s'en fiche, répond-il nonchalamment avant de reprendre le sexe de Klaus dans sa bouche.

Klaus lui rend son regard en gémissant, une lueur chaude dans ses yeux bleus et un sourire au coin des lèvres.

— Le… ripper n'a pas… changé tant que cela finalement…

Fin


Merci d'avoir lu jusqu'au bout :)

Et merci à toutes celles (et ceux) qui ont laissé un commentaire et/ou ajouté mon histoire dans leurs préférées.