Bonjouuuur :)

Je vois que pousser mon ''petit coup de gueule'' (qui n'en était pas vraiment un ^^) à porté ses fruits puisque j'ai reçu 19 reviews ! Je vous remercie beaucoup d'avoir pris le temps de m'en laisser une, ça m'a fait vraiment plaisir ! Surtout quand j'ai vu déborder votre joie face à la réussite de Bella et Seth :).

J'ai cassé mon téléphone, je reçois de la famille et ma connexion internet bug donc si les chapitres tardent à venir ça doit être pour ça ^^ Alors pardonnez-moi.

Vous êtes plus de 3,400 à lire mon histoire et vous venez réellement tous des quatre coins du monde, c'est juste trop génial et à la fois trop bizarre de se dire que d'où vous soyez vous lisiez mon histoire !

Emma : Ce n'était pas réellement de la colère, mais juste une petite remarque valable pour moi comme pour les autres auteurs :) Merci beaucoup en tout cas et moi aussi j'espère qu'il n'arrivera rien à Seth parce que je l'adore ! Voici la suite et j'espère qu'elle te siéra :).

Eva : Aaah merci beaucoup :) La suite est lààà :).

Cristalle : Merci encore d'être là et de me suivre :).

Bnferron : Merci beaucoup, je suis réellement enchantée que ma fiction te plaise autant ! En changeant de couple, j'essaye d'être original, parce que bien que j'adoooore Edward j'en peux plus de lire toujours Bella/Edward. Tout comme toi, j'adore lire les Démétri/Bella, mais hélas on en trouve tellement peu ! Je lis même des fictions en anglais pour en trouver ! Merci encore du fond du cœur de me suivre et je souhaite que tu sois toujours autant emballée :).

Ellana : Aaah j'attendais ta review avec impatience et je t'annonce que je te nomme en tant que ma conseillère personnelle ;) J'adore vraiment lire tes reviews qui sont tellement construites dans le but de m'aider c'est juste génial ! J'essaye vraiment de m'améliorer, de donner le meilleur de moi-même pour vous livrer des chapitres qui j'espère sont toujours meilleur à chaque fois :). Tout aurait été trop facile pour Bella si elle avait réussi du premier coup. Pour la chanson, j'ai longuement hésité à la mettre, j'ai finalement décidé de me lancer parce qu'elle décrivait parfaitement bien la situation pour Bella. Pour répondre à ta question, non, Seth n'est pas riche du tout, ses parents ne lui ont rien laissés et il vit avec les maigres revenu de Sue. Tout ce qu'il a acheté c'est avec l'argent volé de Jacob. Les sièges en première classe c'était pour se faire plaisir, après tout, c'est pas eux qui payent x) Merci pour tout :)

Comme le dit si bien Sabidu35, voici laaaaaa suuuuuuite ! :)

Mila


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« L'enthousiasme est à la base de tous progrès »

Henry Ford

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POV Bella :

Seth et moi avions dormis tout le reste du trajet et quand je me réveillais, mes joues me faisaient mal à force d'avoir trop souris. J'avais oublié cette sensation de félicité, j'avais oublié comment rire et sourire, mais je savais que je réapprendrais tout ça.

Je me sentais renaître. Je ne me laissais pas abattre.

J'avais broyée du noir et vécu dans celui-ci pendant 17 ans.

Je voulais être quelqu'un d'autre, repartir à zéro. Évoluer, mais cette fois en prenant en compte ma propre théorie de l'évolution et pas celle de Charles-putain-de-Darwin. D'ailleurs, si il était encore en vie, je serais allée lui dire deux mots à celui-là.

L'hôtesse nous réveilla avec son sourire commercial vingt minutes avant l'atterrissage et on continuait à sourire comme des dingues.

Même les gens de première classe nous regardaient bizarrement, mais on était plus à ça près.

Je devais me rendre à l'évidence qu'on devait être bizarre en fin de compte.

En faisant un tour par les toilettes, si on pouvait appeler ça des toilettes, (j'ai dû me contorsionner pour réussir à fermer la porte alors ne parlons pas de comment j'ai fais pour m'asseoir sur la cuvette) je remarquais que mon fond de teint avait rendu l'âme et que tous mes bleus étaient visible, mes cheveux m'avaient plus lieu d'être appelés ainsi et le nom de « soleil levant » leurs siéraient mieux et mes vêtements étaient tout froissés.

Tu parles que les gens devaient nous prendre pour des fous ! J'essayais tout de même d'arranger mes cheveux et de lisser mes habits.

Je retournais ensuite m'asseoir et attachais ma ceinture toujours en souriant bêtement à Seth qui lui aussi était dans un sale état, mais qui souriait aussi. Lorsque l'avion amorça sa descente, j'avais cette sensation affreusement horrible que mes organes se déplaçaient, comme quand on prenait l'ascenseur à l'hôpital. Quand l'avion fût complètement immobilisé, nous fûmes autorisés à descendre et Seth et moi étions presque déjà dehors avant que l'hôtesse aie fini sa phrase.

Liberté.

Je ressentais encore son souffle sur ma peau, mais pour combien de temps ?

Je me chargeais de récupérer les bagages, bien sûr Seth dû venir à ma rescousse sinon j'en aurais eu pour des heures à regarder le manège roulant et nous nous dirigeâmes vers la voiture louée et qui ne reviendrai jamais vers l'agence de location. On était pas à proprement parler des voleurs, on était vraiment désolé de devoir la voler, mais nos vies valait plus qu'une simple voiture, même si une vie était censée être inestimable, on ne pouvait poser un prix dessus. Enfin, à part pour la mienne, qui valait 700 000$ et une île en Espagne.

C'était dégueulasse. Même 13 ans après les faits, je n'arrivais toujours pas à croire que mes parents m'aient vendue. Enfin, que mon « père » m'ait vendue.

J'observais une dernière fois le petit aéroport de Gènes, un large bâtiment blanc et extrêmement propre et montais dans la voiture. Seth s'installa côté conducteur et s'extasia sur les fonctions de la voiture qui était une Mercedes cls 63 amg d'après ses connaissances. Moi, tout ce que je voyais c'était une voiture classe, chère, noire avec des vitres teintées et de sièges très confortable.

- Alors, Belly, quel est notre destination ? Demanda Seth tout joyeux.

- Volterra, annonçais-je avec nonchalance.

Seth rigola et se tourna vers moi :

- Je te demande pardon, tu peux répéter, j'ai cru entendre Volterra.

- Volterra, répétais-je.

- Pourquoi je savais que l'Italie n'était pas une destination au hasard, murmura-t-il.

- Nous allons chez eux pour leur demander de l'aide. Ce sont les êtres que vous détestez, donc ceux chez qui nous serons en sécurité. Enfin, pour le moment, si on arrive à passer la porte d'entrée sans se faire tuer, dis-je avec un faux rire.

Seth souffla plusieurs fois avant de mettre le contact et de rouler. D'après le GPS, nous en avions pour 2h30 de route. Malgré toutes mes tentatives pour le sortir de son mutisme, Seth ne parla pas pendant une heure alors je finis par abandonner et regarder par la vitre.

La voiture était extrêmement silencieuse, on entendait à peine le ronronnement reposant du moteur, pareil à celui d'un chat. Bien que je ne m'y connaisse pas du tout en voiture, j'appréciais grandement celle que Seth avait loué et que nous étions accessoirement en train de voler. Les vitres teintées ne gâchaient en rien la beauté du paysage. Tout était vert, jaune et bleu. Les immenses champs de blés et les terres sèches laissaient place de temps en temps à des forêts pleines de chênes immenses, le tout sous le ciel bleu. Même à l'intérieur de la voiture avec la climatisation, je pouvais sentir à quel point il faisait chaud dehors.

Quelques minutes après et alors que j'allais m'endormir, Seth explosa de rire. Son rire était tellement communicatif que je mis moi aussi à rigoler sans même savoir pourquoi.

Que cette sensation faisait du bien ! C'était tellement grisant de pouvoir rire à nouveau ! J'avais l'impression de pétiller. Je n'avais tellement pas rigolé depuis longtemps que mon rire était caverneux, rauque. Rien à voir avec le rire lumineux, communicatif et enfantin de Seth.

- Pourquoi tu rigoles ? Demandais-je une fois mon hilarité calmée.

- Je pense à la tête que doit faire Jacob en se rendant compte qu'on lui a volé 80 000$ et qu'on a payé notre fuite avec ! Je le remercierai bien pour tout ce que j'ai payé avec, rajouta Seth.

Nous rigolâmes de plus belle.

Je n'avais plus repensé à Jacob depuis le décollage de l'avion et je n'avais certainement pas pensé à ça non plus ! Tel que je le connaissais, il devait trembler de rage. Lorsqu'il était très énervé, une grosse veine barrait son front et ça le rendait très moche. Il devait être tellement fou de rage qu'il avait dû exploser sous la colère et là où d'habitude il m'aurait frappé, il avait dû se transformer et se « calmer » sur quelqu'un ou quelque chose d'autre.

Seth redevint le joyeux bout en train qu'il était et nous continuâmes à discuter, rigolant aux bêtises qu'il ne cessait de sortir.

Plus tard, nous dépassâmes le panneau « Benvenuto a Volterra ». Ville italienne situé en Toscane, elle ne comptait à peine qu'onze mille deux cent habitants. C'était une toute petite ville. Tant au niveau des habitants que de la superficie. Trouver le QG des vampires serait sûrement plus facile que prévu.

En observant les bâtiments, on ressentait là l'héritage Romain et Grec sur l'Italie. Les bâtiments étaient pour la plupart blanc ou beiges, même si il y avait des maisons vertes, bleues, rouges … Il y avait beaucoup de colonnes blanches, on se croirait dans une autre époque. Les maisons étaient toutes collées les unes à la suite des autres et formaient de longs murs, tous symétriques et parfaitement carrés.

La ville était situé en hauteur et semblait être en pente constamment. C'était un endroit magnifique, un morceau de terre également répartit entre les champs et la forêt où il avait l'air de faire bon de vivre.

Les routes étaient très petites et étaient pavées.

Nous passâmes vingt fois devant la Piazza dei Priori avant de se rendre compte qu'on tournait en rond depuis un bon bout de temps. On ne s'était rendu compte de rien avant.

- T'es sûre d'avoir bien lu Volterra dans ce foutu livre ? Ça fait des heures qu'on tourne dans cette ville, peut-être que depuis, ils ont changés de QG ou que le livre avait tout faux et puis si ils étaient vraiment ici, comment on les trouvera ? Demanda Seth.

Oubliez ce que j'ai pu dire avant, c'était très dur de les trouver.

Ça faisait presque trois heures qu'on tournait dans la ville. Ici aussi, les gens devaient nous prendre pour des fous, à passer et repasser, mais au moins, ça ne changeait pas des États-Unis. Cependant, Seth avait raison, comment on allait les trouver ? Je n'avais pas un radar à vampire … EUREKA !

- Seeeeethounet … le hélais-je.

- Quand tu prends ce ton, je m'attends au pire, mais quand en plus tu m'appelles comme ça ...

- T'as qu'à les sniffer ou je ne sais pas comment ça marche ton super nez de chie...loup. Ton super nez de loup, rectifiais-je quand il me regarda de travers.

- Je vais faire comme si je n'avais pas entendu. On va abandonner la voiture, on continuera à pied. On verra bien si ton idée stupide marchera, après tout, on a plus rien à perdre, dit-il.

Seth gara la voiture dans un parking à l'extérieur de la ville et pendant qu'il sortait les valises, je pleurnichais intérieurement en repensant aux différentes pentes à remonter.

Arrivés au centre de la Piazza dei Priori, je ne savais plus comment on respirait et j'étais trempée de sueur. Bien sûr, Seth était tout sourire et n'avait pas une goutte de transpiration sur lui, comme s'il venait de monter une ou deux marches.

Je trouvais rapidement les toilettes publiques et j'essayais de me faire ce qui se rapprochait le plus d'une toilette avant d'enfiler un short en jean et un débardeur blanc.

Je rejoignis Seth assis sur la fontaine :

- Tu crois que si on monte au sommet de ce clocher et qu'on hurle aux vampires de sortir, ils nous écouterons ? Demandais-je le plus sérieusement possible à Seth en désignant le dit clocher en face de moi.

Ce dernier secoua la tête l'air de dire «Tu dis n'importe quoi ».

- Bref, n'essaye pas de gagner du temps et commence à renifler s'il te plaît.

Je le regardais un sourire innocent sur les lèvres tandis qu'il me regardait de travers. Ben quoi ? Pas ma faute si c'est un chien/loup ! Au moins que ça serve à quelque chose.

- Je sens une forte odeur bizarre, rien à voir avec celle des humains sous terre.

- Tu veux dire qu'on va devoir aller dans les égouts ? Demandais-je déjà écœurée par ce que nous devions faire.

- Si on ne trouve pas l'entrée alors oui.

Pendant que Seth continuait de sniffer, mon regard se porta sur une toute petite porte en bois beige très clair qui semblait se fondre dans le mur. Elle était située juste en face de moi au bas du clocher.

Cette petite porte semblait m'hypnotiser et je ne pouvais détacher mon regard de cette dernière. Ma valise dans une main, je me rapprochais doucement du clocher, comme si la porte pouvait me mordre. J'entendis Seth sniffer l'air et me suivre.

- L'odeur est plus forte vers ici.

C'était là. L'entrée de chez les Volturi était là.

J'en étais intimement convaincue.

Nous étions passés mille fois devant ce clocher sans jamais voir cette fichue porte. Je me saisis alors de l'anneau en fer peint en beige lui aussi et ouvris la porte tout doucement. Décidément, les gens qui habitaient ici ne voulaient pas qu'on les trouve. Ça ne faisait que renforcer mon pressentiment.

Les vampires étaient ici.

- Finalement, c'est moi la simple petite humaine sans nez de clébard qui aie trouvé cette fichue entrée, chuchotais-je.

- Tu vas arrêter de me traiter de chien ou ça va mal aller Bella, chuchota-t-il.

Je gloussais très doucement et nous progressâmes dans le couloir qui était devant nous. C'était un tout petit couloir qui débouchait sur un grand ascenseur. Ascenseur dans lequel nous nous engouffrâmes et qui était recouvert de velours rouge du sol au plafond. C'était à vous en donner froid dans le dos tout ça.

Je jetais rapidement un œil à mes bras qui serraient fortement ma valise pour voir que j'avais la chair de poule.

- Avant qu'on ne se jette dans les crocs de ces vampires, n'oublie pas de faire comme si tu étais sûre de toi, même si tu es effrayée, ne leur montre pas ta peur, chuchota Seth.

Sûre de moi ? Ok, mais j'avais trop peur. Je n'étais plus si sûre de mon idée. Et si ils nous tuaient avant qu'on puisse leur parler ou leur demander de l'aide ?

Et s'ils ne nous croyaient pas ? Et s'il n'y avait personne ?

Tant de réponses qui se résoudraient dès lors que nous arriverions en face de ces rois.

Lorsque l'ascenseur dingua, je me rendis compte que je n'avais même pas prêtée attention à la petite musique classique qui s'y jouait à l'intérieur ou même au clignotement des étages qui défilaient.

Seth et moi sortîmes de l'ascenseur, marchant le plus doucement possible, essayant de faire le moins de bruit.

Nous débouchâmes alors sur un couloir pavé de gris et où quatre autres ascenseurs s'y trouvaient. Au bout de ce couloir, je remarquais rapidement une double porte foncée qui devait être en bois d'ébène. L'ascenseur depuis lequel nous arrivions donnait sur un petit salon une fois l'arc en pierre dépassé.

A ma gauche se trouvait trois canapés noirs sur un tapis à motif rouge et jaune. Au milieu de l'agencement des fauteuils il y avait une table basse en verre recouverte de magasines ainsi qu'une grande télévision sur le mur d'en face. A ma droite se trouvait un bureau en chêne où se trouvait un téléphone ainsi qu'une pile de feuille et d'où une jeune femme qui semblait humaine nous observait.

Coincée dans son tailleur la jeune femme nous reluqua pendant que Seth et moi faisions de même, les manières ayant désertées la pièce. Ses seins débordaient de sa chemise rose pâle et étaient partiellement cachés par ses longs cheveux blonds. Ses ongles étaient d'un rouge parfaitement manucurées et ses yeux bleus semblaient jeter des éclairs. Pas commode la secrétaire.

Alors c'était ça un vampire ? Des gens qui avaient l'air humain mais qui ne l'était pas ?

- Est-ce que c'est un.. ? Commençais-je.

- Non, elle est humaine, chuchota Seth.

J'acquiesçai et relevais le menton.

Ne pas leur montrer que j'ai peur.

- Nous souhaiterions voir Aro, Caïus et Marcus Volturi je vous prie.

Elle semblait réellement choquée que j'aie prononcé ces trois noms.

Peut-être avais-je fais erreur ? Ces foutus Quileute devraient vérifier leurs sources avant de se lancer dans l'écriture d'un bouquin.

Avant qu'elle ne puisse atteindre le téléphone, Seth me tapota le bras et je réalisais combien il était tendu. Au moment où je me tournais pour lui demander ce qu'il se passait, j'aperçus trois silhouettes qui semblaient sortir d'un des murs de ces sombres souterrains.

Ils semblaient surhumains. Je compris instantanément que c'était ça des vampires. Ils marchaient dans notre direction et semblaient réellement flotter au-dessus du sol. Il se dégageait d'eux une telle grâce, une telle hauteur, une telle beauté, que c'était presque trop dur de les regarder. Malgré leurs teints translucides, ils semblaient rayonner.

Deux hommes entouraient une jeune femme blonde et très petite, qui semblait avoir à peine une quinzaine d'année. On aurait dit une poupée de porcelaine, sa beauté était celle d'une enfant, mais elle était tout de même magnifique. Elle avait la peau très blanche, des cheveux blond platine remontées en un chignon qui lui donnait cet air strict. Sa bouche était fermée et ses lèvres étaient très serrées et fines tout comme sa silhouette cachée par sa cape rouge sang qu'elle portait et qu'elle avait nouée autour de son cou. Elle était vêtue d'un pantalon et d'une chemise noire. Son visage transpirait la haine et la colère et ses lèvres se retroussèrent soudain en un rictus de dégoût. Malgré cet air sur son visage, le plus bel ange de Botticelli ressemblerai à une gargouille à côté d'elle.

L'homme a sa droite était très grand et semblait très costaud, le genre à vous mettre une droite et à vous briser la mâchoire. Il portait lui aussi une cape rouge nouée de la même façon que la jeune fille, était lui aussi vêtu de noir, il portait un jean noir et une chemise noire, mais son visage à lui semblait beaucoup moins haineux. Ses lèvres semblaient partagées entre le dégoût et le sourire et je suppose que c'était un mix des deux qu'il arborait en cet instant. Ses cheveux étaient bruns et il avait un long nez fin. Sa peau aussi était très pale.

Le garçon à la gauche de la jeune fille lui ressemblait étrangement et semblait tout aussi jeune qu'elle. Ils devaient être frère et sœur ou même bien jumeaux tant ils se ressemblaient et étaient différents à la fois. Le jeune garçon était lui aussi entouré une cape qu'il avait attaché de la même manière que ses deux congénères et était habillé de la même façon que le grand brun. Ses cheveux à lui était très court noir jais ce qui contrastait beaucoup avec sa peau extrêmement pale et les cheveux blonds de sa sœur. Sa lèvre supérieure semblait plus grande que sa lèvre inférieure et lui arborait la même expression que la jeune fille, mais semblait lui aussi moins haineux qu'elle. Il était aussi plus grand que la jeune fille mais beaucoup moins grand que l'autre homme. C'était vraiment insensé de voir à quel point ils se ressemblaient alors qu'ils étaient si différents !

Bien sûr, je remarquais qu'ils portaient tous la même cape d'un rouge sang profond, qu'ils avaient tous les trois la même pâleur, qu'ils étaient tous les trois magnifique comme des anges, des anges au poison mortel. Parce que ce que je remarquais le plus, c'était leurs yeux : d'un rouge vif, profond, qui semblait animer leurs prunelles. Ce rouge qui me criait toute sa haine dans les yeux de la jeune femme, tout son amusement dans les yeux du géant brun et tout son ennui dans les yeux du troisième vampire.

Le grand brun ne me faisait pas peur tant il semblait amusé et l'autre jeune homme semblait indifférent à tout ça, mais la jeune femme m'effrayait vraiment. Sa façon de marcher, sa tête maintenue très droite et ses épaules relevées m'intimidaient. Elle imposait sa présence et j'étais sûre qu'elle devait effrayer bien du monde. Elle semblait tellement sûre d'elle, hautaine et froide que vous vous sentiez automatiquement inférieur à elle, elle dégageait une telle prestance que c'était surprenant de la part d'une fille aussi jeune.

Ne leur montre pas ta peur.

Ils étaient devant nous et je pouvais voir à quel point ils étaient encore plus beaux et à quel point leurs yeux étaient rouges. C'était donc ça des vampires.

Ils semblaient être parfait.

- Posez vos valises et suivez-nous, ordonna la jeune femme sans nous regarder.

Son ton était froid et sans appel, comme si ça lui brûlait la langue de devoir nous parler. Elle se retourna immédiatement et repris sa marche. Seth et moi nous reprîmes et nous commençâmes à marcher d'un pas incertain derrière elle.

Pendant que nous suivions la jeune femme dans les couloirs qui semblaient s'étirer à l'infini, je repensais à sa voix, celle d'une enfant. Sa voix était aussi pure et tranchante que le plus clair des cristal. Elle était à l'image d'une rose en fait, magnifique mais très épineuse.

J'essayais de ne plus penser à tout ce que je venais de vivre et observais les couloirs du château, occultant la peur et l'angoisse qui commençaient à gagner tout mon corps. Qu'allions-nous trouver au bout de ces couloirs ? Allaient-ils nous tuer ? Comment s'appelaient-ils ?

Je me posais des centaines de questions, mais ces trois là revenaient le plus souvent.

Après avoir passé quelques couloirs tous gris et seulement éclairés par des lampes placées à intervalles régulier au plafond, nos pas cessèrent de raisonner et nous marchâmes sur une moquette rouge, qui me rappelait celle du manoir des Black, sauf que celle-ci semblait réellement douce et qu'elle ne brûlait pas.

Au fur et à mesure de notre progression, les couloirs devenaient plus clairs, mieux éclairés et plus décorés, mais la seule chose qui ne changeait pas c'était ce tapis sur lequel nous marchions depuis quelques minutes.

Je jetais un œil vers Seth à ma gauche. Il était focalisé sur la jeune femme devant nous et ne pouvais décrocher ses yeux de l'arrière de son corps. Je me remis à regarder devant moi, ne comprenant pas l'attitude de mon ami.

La blonde marchait devant, Seth à ma gauche. Derrière nous, les deux autres hommes.

Nous tournâmes enfin une dernière fois avant qu'une double grande porte immense et noire ne s'ouvre au bout du couloir.

Nous pénétrâmes enfin dans la pièce qui était un endroit à la hauteur de ses occupants : splendide.

Le tapis rouge s'arrêtait à l'entrée de cette pièce pour laisser nos pieds fouler le marbre blanc de l'immense salle circulaire. Tout le long du cercle que formait cet endroit incroyable, des colonnes grecque tantôt noire, tantôt blanche étaient placés à intervalles régulier entre lesquels se trouvaient des bancs en marbre gris et au bout des chaises noires. En face des grandes portes se trouvaient cinq marches, en haut desquelles trois trônes, recouvert de velours rouge et ornés de dorure se trouvaient. Celui du milieu était plus en avant que les deux autres. Le plafond était une demi sphère, au dessous duquel plusieurs mots semblaient écrits, gravés dans le marbre et un tableau peint sur l'ensemble de la demi-sphère digne de Michel-Ange recouvrait le plafond.

La pièce était magnifique, sublime même, mais elle grouillait de vampire. Ils devaient être au moins une cinquantaine alors que nous étions deux. Enfin, Seth était tout seul parce que j'étais humaine et que je n'avais pas la capacité de me changer en loup ou de mordre des gens pour les tuer.

Les trois vampires qui nous avaient accompagnés partirent se placer derrière un trône et j'observais alors les trois personnes assissent dessus, ne prêtant pas attention aux autres vampires présents dans la pièce qui étaient beaucoup trop nombreux.

Sur le trône de droite se trouvait un homme à l'image de la jeune femme : hautain et froid. Tout en lui criait la haine, le dégoût et la colère. Je savais déjà qu'il était du genre sadique et inhumain. Sa peau était encore plus blanche que celle des autres vampires présent dans la pièce et ses cheveux d'un blond presque blanc lui arrivaient jusqu'aux épaules. Il semblait être de taille moyenne et très fin. Son visage n'était ni chaleureux, ni accueillant, ils contractait tellement sa mâchoire qu'il aurait pu se casser des dents et ses yeux transpiraient la cruauté.

Sur le trône de gauche, un homme qui semblait désintéressé de tout et dont on pouvait aisément voir et ressentir la douleur. Je repensais alors à une citation de Jean-Paul Sartre qui disait « La douleur c'est le vide » (N/A : Vous remarquez que j'adoooore les citations ^^). Quand je le regardais, avachis sur son trône avec ses longs cheveux noirs, plusieurs mots me venaient à l'esprit : peine, chagrin, tristesse, tourment, douleur, ennui, malheur, douleur, … Cet homme semblait vide. Que lui était-il arrivé ?

Le troisième homme, celui sur le trône au centre était très différent des deux autres vampires à ses côtés. Il était assez petit de taille et très menu. Ses cheveux noirs étaient réunis en une queue de cheval basse et il avait un sourire sur sa grande bouche, littéralement parlant.

Les trois hommes étaient vêtus de cape noire et avaient eux aussi, la même beauté surhumaine, le même teint blafard et les mêmes yeux rouges que les trois vampires qui nous avaient amenés ici. Ceux du vampire blond criaient leur haine, leur cruauté, leur mépris envers nous, ceux du vampire vide étaient … eh bien, vide, faute d'un meilleur mot et ceux du petit vampire au milieu qui semblait être le chef étaient remplis de convoitise. Celui-là, je le sentais avide de pouvoir et anormalement content. Je percevais le vice et la convoitise dans le sourire et les yeux de cet homme.

- Magnifico ! S'exclama-t-il en tapant des mains.

Lui aussi avait une voix claire comme du cristal. Je supposais alors que tous les vampires étaient extrêmement beau et qu'ils avaient tous une voix magnifique et un teint très pale.

Sûrement pour mieux nous manger … me souffla ma conscience.

Et je savais qu'elle avait raison, parce qu'inconsciemment, je me sentais hypnotisée, obnubilée par ces vampires. Depuis que j'avais pénétrée dans cette pièce, je ne sais plus depuis combien de temps, j'avais tout oublié, je ne pensais même plus à ce que je faisais là, ni même à Seth tendu à l'extrême à mes côtés, son regard vissé sur le vampire qui venait de parler.

Ne leur montre pas ta peur.

Je me répétais cette phrase après avoir repris mes esprits et respirais un bon coup avant de tenter un sourire timide.

- Bonjour à vous, Aro, Caïus et Marcus dis-je d'une voix sûre que je ne reconnue même pas.

Ne sachant pas qui était qui mais faisant comme si je le savais parfaitement, je ne bougeais pas la tête et lançais mes salutations en regardant l'homme du milieu qui s'était levé et qui semblait très surpris. A vrai dire, même le vampire qui semblait vide, me regardait choqué, de même que le méchant vampire blond.

Apparemment, une humaine qui sait qui ils sont ce n'est pas commun.

Je clignais à peine des yeux que l'homme du milieu était devant moi.

- Je m'appelle Aro et je n'ai pas pour habitude de parler à des inconnus, surtout lorsque ceux-ci sont humains, qui est-tu ? Dit-il.

- Je m'appelle Isabella et voici mon ami, Seth.

J'entendais toujours cette voix sûre sortir de ma bouche alors que j'avais l'impression que je bégayais lorsque je parlais.

Le dénommé Aro renifla l'air comme le faisait Seth et darda son regard sur lui. Je vis tous les autres vampires se mettre en position d'attaque tout comme Seth, les jambes fléchis, prêt à se jeter les uns sur les autres. Je me plaçais alors devant Seth, ce qui était complètement débile parce que j'avais la très forte impression que n'importe qui dans cette pièce – excepté mon ami – aurait pu me tuer avant que je puisse cligner des yeux.

- Nous ne sommes pas venu nous battre, nous sommes venu vous demander de l'aide, dis-je essayant d'avoir l'air sévère.

- Pourquoi Diable écouterions nous un loup-garou ? Ceux-là même contre qui nous avons menés une guerre jusqu'à tuer le dernier d'entre son espèce ? Il doit mourir comme tous les autres ! S'exclama le vampire blond.

- Du calme Caïus, le tempéra Aro.

- Pour répondre à votre question, mon ami n'est pas un loup-garou et nous n'avons rien à faire avec ce conflit.

Je pense qu'en fait, il n'attendait pas de réponse. Il semblait réellement choqué qu'une humaine lui adresse la parole et lui tienne tête.

- COMMENT OSE-TU ME PARLER, MISERABLE HUMAINE ? Hurla-t-il.

Je ne doutais pas que s'il était encore humain, il deviendrai tout rouge.

- Du calme Caïus. Il est tellement rare qu'une humaine vienne ici et il est d'autant plus rare qu'elle le fasse accompagné d'un loup.

Aro plongea son regard en moi, j'avais la sensation qu'il me transperçait de toute part et à une vitesse démesurément lente, il leva sa main et la posa sur un des bleus de ma joue.

Il était très froid.

Il était très dur.

Il était très pale.

Ces êtres me faisaient penser à la mort. Peut-être l'étaient-ils ?

Alors que je ne le vis pas ouvrir la bouche, celui que je supposais être Marcus parla :

- Comment cela est-il possible ? Ce n'est qu'une humaine, dit-il.

Sa voix était aussi belle que celle des autres, mais elle était teintée par la douleur et la fatigue.

- Comme pour Jane et Alec, dit Aro.

Je ne comprenais plus rien et les questions ne cessaient de s'accumuler dans mon esprit sans qu'aucune réponse ne me soit apportées et Seth ne parlait toujours pas.

- Voyez-vous ma chère Isabella, certains vampires ont des … pouvoirs, des dons. Par exemple, je peux lire dans vos pensées en vous touchant, mais je ne sais pas pourquoi, ça n'a pas marché sur vous. Vous devez sûrement avoir un pouvoir, qui doit être très puissant pour se manifester alors que vous êtes humaine, dit-il, la convoitise prenant place sur son visage et dans ses yeux.

Comment ça des pouvoirs ?! C'était quoi ce bordel ?

- Jane ma chère, aurez-tu l'obligeance de faire goûter à Isabella ton pouvoir ?

- Tout de suite maître, dit-elle avec un sourire sadique.

Elle me regarda et ajouta avec ce même sourire cruel :

- Tu pourrais avoir légèrement mal, avant de murmurer, douleur.

Mais rien ne vint. Je voyais la colère monter dans ses yeux et gagner tout son être. Elle tourna alors son regard vers Seth avant de murmurer le même mot. L'instant d'après, Seth était au sol hurlant de douleur et se tordant dans tous les sens.

Je me jetais à genoux à ses côtés impuissante, me disant que je devais tout tenter pour le sauver. Je posais mes mains sur sa tête et espérait le protéger, l'épargner de cette souffrance. L'instant d'après, il cessa de hurler et se releva.

Je regardais alors Jane qui était encore plus furieuse qu'avant.

- Très intéressant ! Elle semble aussi prometteuse que les jumeaux ! S'exclama Aro.

Je notais rapidement que le jumeau de Jane se prénommait Alec.

- Écoutez, m'exclamais-je, j'ai vécu 17 ans d'enfer, sans un seul jour de répit, j'ai du imaginer plus d'un plan avec mon ami pour qu'on puisse s'échapper de cet enfer. On a traversé un océan, voler 80 000$ à un crétin, dérober une voiture. On vous a cherchés pendant des heures et ce n'est pas pour que vous me regardiez comme si vous alliez me sucer tout mon sang dans la seconde ou que vous nous regardiez comme si nous étions des expériences scientifiques ! . . ! Ajoutais-je plus durement.

C'était sortit et j'appréhendais ce qu'ils allaient dire. Peut-être allaient-ils nous tuer dans la seconde parce que j'avais encore une fois ouvert ma grand bouche, mais mon audace fini par payer :

- C'est qu'elle a du caractère la petite humaine, dit Aro en rigolant.

- Je pourrai presque mordre, rajoutais-je narquoisement.

Le trois quart des vampires présent dans la pièce s'esclaffèrent.

Je ne leur montrai pas de peur, même si j'étais réellement terrorisée.

- Que voulez-vous alors ? Demanda Marcus.

- La vengeance, dit Seth qui n'avait pas parlé jusque là.

Moins d'une seconde plus tard, Aro se trouva nez à nez avec Seth, leva sa main demandant une invitation silencieuse pour le toucher et Seth hocha la tête. Pendant plusieurs minutes, Aro et Seth avaient les yeux plongés dans le vide et la pièce était extrêmement silencieuse.

- Nous vous offrons l'asile pour le moment, mais sachez que nous avons des lois que vous, chère petite humaine, avez outrepassées. Nous vous aiderons, mais nous débattrons de votre cas ensuite. A quelle vengeance avez-vous pensée ? Me demanda Aro.

Je savais que leur aide aurait un prix. Je savais que l'un de ces prix était ma vie. Décidément, moi qui pensait que les vies étaient inestimable, j'étais peut-être l'exception qui confirmait la règle ? D'abord mon père qui m'avait vendue pour se débarrasser de moi et maintenant ma vie qui valait une vengeance.

Mais contrairement à la première fois où ma vie avait été évaluée, cette fois-ci, j'étais d'accord avec le prix à payer.

J'avais encore espoir qu'ils m'épargnent ou même qu'ils me changent comme eux, j'étais prête à étudier toutes les options pour ne pas mourir.

Je me mis ensuite à penser à la question d'Aro. Pour moi, il n'existait qu'une seule vengeance capable d'assouvir cette soif représailles qui courrait dans mes veines. Qu'un seul châtiment, capable de punir tout ce peuple qui m'avait tué à petit feu.

Je me tournais alors vers Aro, le même sourire sadique et cruel que celui de Caïus et de Jane plaqué sur le visage avant de dire :

- La mort. Je les veux mort, tous.


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La suite au prochain épisode …

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Vous me détestez sûrement d'avoir coupé là, mais un peu de suspense n'a jamais tué personne.

De plus, ce chapitre fait 13 pages words et plus de 6,000 mots ^^

Bella et Seth sont arrivés à bon port. Cette première revit et à gagné en assurance, tandis que ce dernier est obnubilé par quelqu'un, mais que se passe-t-il ?

Ils sont pour l'instant sain et sauf, mais jusqu'à quand cela peut-il encore durer ?

Jacob a-t-il jeté l'éponge ?

Sera-t-il seul ?

Qui viendra en premier trouver l'autre ?

Ou est Démétri ?

Mais que peut-il bien se passer dans No Regrets ?

Décidément, rien ne tourne rond ici, c'est à s'en arracher les cheveux !

J'attends vos avis :)

Mila