Hey,

Ca y'est vous savez ce qui lui est arrivé et je suis d'accord c'est atroce. Le sort s'est acharné sur cette famille durant les cinq dernières années, le peu de bonheur qu'ils avaient réussi à avoir avec la naissance de Mathias leur a été ôté.

Je vous remercie pour vos messages et vos impressions.

Angy, oui elle a vraiment pas de chance où un mauvais karma... Le pourquoi du comment sera abordé mais pas tout de suite. Ensuite concernant Moira elle ne voulait pas perdre un autre membre de sa famille, pas sure qu'elle aurait survécu alors elle s'est battu pour elle et contre elle. Au final elle a eut raison.

Olicity-love, merci et oui que de tristesse...

Voilà la suite qui j'espère vous plaira.

Chapitre 7

Felicity se réveilla au son de la sonnerie de son téléphone. Elle tâtonna jusqu'à ce que sa main touche l'objet en question et s'en saisit gardant toujours les yeux fermés.

« Humm ? » Murmura-t-elle quand elle eut décroché.

« Ma chérie, c'est maman. » Entendit-elle.

Elle ouvrit subitement les yeux, se redressant instantanément. Le chambre était encore plongée dans la semi-obscurité. Elle tâtonna sur le côté, espérant trouver Oliver mais comme d'habitude le lit était vide. Elle inspira profondément et expira doucement. Oliver avait une fois de plus déserté le lit au milieu de la nuit. Elle tilta à son observation.

« Maman ? Peux-tu me dire pourquoi tu m'appelles au milieu de la nuit ? » Demanda-t-elle avec affolement.

« Ma chérie.. » Felicity entendit sa mère rigoler légèrement. « C'est le milieu de la matinée. » Lui dit-elle doucement.

« Le... quoi ? » Demanda-t-elle en jetant les couvertures au bout du lit se levant précipitamment. Elle ouvrit les rideaux et s'aperçut que le jour était levé.

« C'est le matin ma chérie... » Réitéra Donna, inquiète. « Est-ce que ça va Felicity ? Moira m'a appelé pour me dire ce qu'il s'était passé... »

Felicity n'écoutait déjà plu. Tout ce qu'elle voyait c'était les gouttelettes d'eau qui descendaient le long de la fenêtre, la pluie tomber et sa solitude. Elle était seule. Oliver était parti, il l'avait quittée, la laissant seule.

« Felicity ? Felicity ? » Hurla sa mère la faisant réagir. Felicity tressaillit.

« Je... » Dit Felicity en s'asseyant sur le parquet glacé, tenant le téléphone contre son oreille. « Il... »

« Chérie que se passe-t-il ? Est-ce que tu vas bien ? » Demanda sa mère de plus en plus inquiète.

« Il est parti... » Dit Felicity d'une voix cassée. « Il sait et il est parti. »

« Non, non, non... » Tenta de la rassurer sa mère. « Oliver ne ferait pas une chose pareille Felicity. C'est... impossible. » Dit Donna en arpenta son appartement.

Felicity entendait la clapotis de ses talons sur le sol.

« Felicity tu m'écoutes ? » La questionna Donna qui n'attendit pas sa réponse pour continuer. « Tu vas sortir de ta chambre, descendre au rez-de-chaussé et tu trouveras probablement Oliver occupé à faire je ne sais quoi... » Lui dit Donna avec fermeté. « Vas-y Felicity. » L'encouragea-t-elle.

Felicity fit ce que sa mère lui demanda, elle se leva, consulta la pièce du regard et remarqua que rien n'avait changé tout était comme ils l'avaient laissé la veille avant de s'endormir. Elle fit quelques pas avant de se figer. Son regard rencontra la boite noire à pois, posée au pied du chevet d'Oliver.

« Il sait... » Murmura-t-elle plus pour elle-même que pour sa mère.

Elle passa une main dans ses cheveux et les tira. Elle s'écroula ensuite devant la boite, posant une main sur le couvercle. « Il m'a quitté... »

« Non, non... » Tenta une nouvelle fois sa mère. « Oliver t'aime mon bébé. Il t'a toujours aimé et t'aimera toujours. »

« C'était avant qu'il sache. » Plaida-t-elle en fixant la boite. « Maintenant... il... il sait que je ne suis pas une bonne mère et... »

Elle ne sentit pas la présence dans son dos. Elle poussa juste un cri quand elle sentit une main se poser sur le téléphone.

« Felicity... » Hurla sa mère avant de se calmer en entendant la voix de son gendre.

« Chut Felicity c'est moi. » Dit Oliver en s'agenouillant sur le sol. « Ce n'est que moi bébé... » Dit-il en lui prenant le téléphone des mains le portant à son oreille.

« Allo ? » Dit-il sans quitter Felicity du regard.

« Oh mon dieu Oliver c'est toi... c'est... Donna. » Répondit-elle à moitié apeurée et soulagée. « Felicity pensait que tu l'avais quitté, mais je lui ai dit que tu ne ferais pas ça. » Continua Donna en regardant par la fenêtre où le soleil de Vegas brûlait l'asphalte. « Oliver, elle a besoin de toi... elle n'est pas bien... et... j'ai peur qu'elle replonge. » Dit Donna avec tristesse.

« Je vais m'occuper d'elle Donna. » Lui promis Oliver. « Je vais te laisser. Je te rappellerai plus tard...pour discuter. » Il mit fin à l'appel, posa le téléphone sur la table de chevet.

« Je pensais que tu m'avais quitté. » Dit Felicity avec des larmes dans la voix. « Que tu ne voulais plus de moi... »

Oliver prit son visage entre ses mains. « Felicity je ne t'abandonnerai jamais. » La rassura-t-il. « Je sais que je ne t'ai pas donné toute les raisons de me croire, mais je te promets chérie que je ne vais pas t'abandonner. »

Felicity ferma les yeux, posa ses mains sur les siennes.

« Je sais que j'ai fait une erreur quand je t'ai déposé ces papiers. C'était une erreur chérie et je le regrette. »

« A cause de lui ? » Demanda-t-elle en tapant sur le couvercle de la boite.

« Quoi ? Non... non... » L'assura Oliver en laissant doucement ses mains glisser le long de ses joues pour les poser sur ses épaules. « Je le regrette parce que tu ne méritais pas ça. Je t'avais promis de t'aimer et de te chérir, de te traiter comme un joyau et... j'ai failli à mes promesses... » Oliver inspira, il s'en voulait de l'avoir repoussée, de ne pas avoir vu son mal être, d'avoir pensé qu'elle allait bien. « J'aurai dû voir que tu allais mal, que tu n'étais pas heureuse, mais au lieu de ça, je t'ai fui et je t'ai menti. Je suis désolé bébé. Tu méritais un peu plus de considération. Tu mérites que j'aille décrocher la lune pour toi. » Dit Oliver en ancrant ses yeux au siens.

Felicity esquissa un petit sourire à cette dernière phrase. Oliver l'avait toujours choyé par le passé, faisant toujours d'elle sa priorité, mettant ses besoins avant les siens, disait toujours cette petite phrase quand elle lui faisait remarquer qu'il négligeait ses amis pour elle, mais chaque fois il la rassurait et lui sortait cet réplique qui la faisait sourire.

Elle l'avait aimé pour ça, l'aimait pour ça, parce qu'il était toujours présent pour elle, même si ces derniers temps, il avait fait tout l'inverse, la repoussant, l'éloignant de sa vie. Malgré tout, les soirs et les week-end qu'ils n'avaient été que tout les deux, elle l'avait retrouvé tel qu'elle l'avait connu.

« Et Felicity tu n'es pas une mauvaise mère. Je refuse de t'entendre dire ça. Je suis certain que lorsque j'ouvrirai cette album. » Dit-il en regardant la boite. « Je trouverai tout les arguments pour te convaincre que tu étais la mère que méritait notre fils et j'arriverai à t'en convaincre. » Dit-il en posant ses lèvres sur son front.

Elle ne répondit pas, se contentant simplement d'inspirer fortement. Elle n'était pas bien, se sentait attirée par l'obscurité et elle faisait tout pour rester à la surface, avec sa famille, ses amis et son mari. Elle faisait tout pour rester forte mais c'était difficile. Elle se maudissait d'avoir attaqué ce voleur. Depuis qu'elle s'était battue, ça avait ravivé ses souvenirs et elle avait du mal à revivre le tout. Elle s'en voulait encore et toujours de n'avoir rien su faire, d'avoir subit et d'avoir perdu ce qui lui était le plus cher à ses yeux.

« Chérie ? » L'appela doucement Oliver.

Elle leva le regard sur lui et le vit déglutir durement. « As-tu besoin de voir le docteur Chandler ? » Lui proposa-t-il, voyant à quel point elle luttait avec ses sentiments.

Elle hocha simplement la tête en guise de réponse. Voir son thérapeute lui ferait probablement le plus grand bien. « D'accord. » Dit simplement Oliver en tirant doucement sur ses mains, lui intimant silencieusement de se relever. Elle se blottit contre sa poitrine, serra sa chemise entre ses doigts. Elle se détestait d'être si faible, si fragile. Elle aurait aimé être forte comme lui. Elle était certaine qu'il avait vécu des horreurs au vue de ses nombreuses cicatrices et jamais elle ne l'avait vu faiblir. Il la serra dans ses bras, posa son menton sur le dessus de sa tête, caressa doucement son dos essayant de lui montrer qu'il était là pour elle.

« J'ai apporté le petit-déjeuner. » Dit-il. « Veux-tu manger ? »

« Un peu... » Chuchota-t-elle si bas qu'Oliver l'entendit à peine.

« D'accord, dans ce cas, descendons avant que le café ne refroidisse et ensuite, pendant que tu prends ta douche, j'appellerai le docteur Chandler pour voir s'il peut te recevoir. » Lui dit Oliver avec douceur.

Oliver raccrocha, le rendez-vous était pris pour l'heure suivante et il en fut soulagé. Il se dirigea vers la salle de bain afin de voir si tout allait bien quand un coup fut porté à la porte. Il fit demi-tour et alla ouvrir au visiteur.

« Dig ? » L'accueillit-il surpris de le voir à leur porte.

« Désolé de vous déranger. » S'excusa-t-il alors qu'Oliver s'effaça, l'invitant à entrer. Il attendit qu'Oliver referme la porte avant de continuer. « Je reviens du poste de police. Ils vont interroger Felicity. Je suis désolé mec. Je leur ai dit que c'était moi qui avait appréhendé ce type, mais ils aimeraient la version des faits d'un témoin et comme plusieurs personnes t'ont vu quitter les lieux avec Felicity pleurant dans tes bras, ils veulent discuter avec elle. » L'avertit Dig.

« C'est... c'est n'importe quoi... elle n'est pas en forme Dig et il est hors de question qu'elle revive cette scène. » Souligna Oliver.

« Je comprends mec, mais elle n'aura pas le choix. Comment va-t-elle ? » Demanda-t-il après avoir parcouru la pièce du regard, constatant qu'elle n'était pas présente.

« Elle ira mieux. » Répondit évasivement Oliver sachant que Dig n'était pas au courant de cette partie de sa vie. Il avait eu Tommy au téléphone plus tôt et celui-ci lui avait dit qu'une seule poignée de personne savait.

« Prend soin d'elle. Je pense que le détective Lance va vous contacter dans la journée. » L'avertit-il en faisant un pas vers la porte, prêt à partir.

Oliver allait refermer la porte quand il vit Tommy sortir de l'ascenseur saluant Dig qui lui y entra.

« Hey mec. » Le salua Tommy en entrant dans l'appartement. « Où est-elle ? » Demanda-t-il avec inquiétude. Oliver l'avait assuré qu'elle se remettait doucement mais Tommy avait voulu la voir de ses propres yeux. Il savait comment était Felicity en crise pour l'avoir vécu plus d'une fois et n'était pas certain qu'Oliver sache vraiment ce qu'il en était.

La porte de la salle de bain s'ouvrit. Les garçons se tournèrent vers elle, la détaillant avec attention. Tommy poussa un soupir de soulagement. Oliver ne lui avait pas mentit, elle était bien. Pas au top, de ça il en était certain, mais elle n'était pas au fond du gouffre.

« Salut Tommy. » Dit-elle en s'approchant d'eux.

« Hey ma belle... je suis passé voir comment tu allais. »

« Ça va... » Dit-elle se voulant convaincante mais Tommy la connaissait. « Ça va aller. » Finit-elle. « Ne t'inquiète pas d'accord ? » Dit-elle en faisant un pas, enroulant ses bras autour de sa taille.

Oliver ne fut pas surpris par ce geste, il avait remarqué que Felicity et Tommy étaient très proches et agissaient l'un envers l'autre comme un frère et une sœur. Il s'éclipsa à la cuisine, les laissant seuls.

Tommy resserra son étreinte autour de son petit corps et l'approcha de sa poitrine tout en posant un baiser dans ses cheveux. « Tu m'a fichu la trouille, Liscy... j'ai cru t'avoir perdue à nouveau. »

« Je sais... je me suis fait peur aussi. Mais ça va aller. Je vois le docteur Chandler. Il va m'aider. » Dit-elle d'une toute petite voix. Elle inspira. « Oliver sait... » Finit-elle en levant la tête vers Tommy.

« Je sais... je l'ai appelé ce matin et nous en avons discuté. Comment te sens-tu maintenant ? »

« Je ne sais pas... il... il n'a rien dit. » Dit-elle.

« Parce qu'il n'y a rien à dire Liscy. » Tommy posa un baiser sur sa joue et la relâcha doucement.

Felicity hocha simplement la tête. Elle savait qu'il n'y avait rien à dire, rien à lui reprocher, mais malgré tout, c'était plus fort qu'elle. Elle n'arrivait toujours pas à se sentir totalement irresponsable. Ils rejoignirent Oliver qui s'affairait dans la cuisine, mettant en marche le lave-vaisselle.

« Tommy je ne veux pas te mettre à la porte, mais nous avons un rendez-vous dans quarante minutes. »

« Ok. Je vous laisse. » Il embrassa Felicity avant de donner une accolade à Oliver.

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Le couple étaient assis dans la salle d'attente, Felicity était nerveuse, elle se triturait les mains, bougeait sans cesse de position, jetait des regards furtifs vers le couloir. Elle ne savait pas pourquoi elle était comme cela. Elle entendit la porte s'ouvrir et tressaillit.

« Ça va aller Felicity. » La rassura Oliver en portant l'une de ses mains à ses lèvres.

Le couple se leva à l'arrivée du docteur. Oliver enroula un bras autour de Felicity, caressant doucement son côté afin de l'apaiser. Il prit la main que lui tendait le médecin et se présenta.

« Felicity, tu connais le chemin. » Dit-il en lui faisant signe de passer devant. Elle jeta un regard craintif à Oliver qui serra sa main pour lui donner du courage avant de lui faire un petit sourire encourageant.

« Vous avez bien fait de l'amener. » Dit le docteur à Oliver en voyant sa patiente dans cet état. « Je pense que nous en aurons pour longtemps. Vous pouvez partir si vous le souhaitez, je vous appellerai quand nous aurons terminé. » Proposa-t-il avec bienveillance.

« Je vais rester là. Merci. »

« Comme vous voudrez. »

Felicity sortit deux heures après, se jetant dans les bras d'Oliver qui l'enserra de ses bras. La séance avait été éprouvante et elle avait besoin de réconfort.

« Nous nous reverrons lundi. » Dit le docteur Chandler derrière Felicity. « Prenez soin d'elle. » Conseilla-t-il à Oliver avant de retourner dans son bureau.

Felicity se blottit contre son torse, inspirant et expirant doucement. Elle resta un moment dans son étreinte rassurante.

« Est-ce que tu veux faire quelque chose en particulier ? » Demanda Oliver alors qu'ils étaient tout deux assis dans la voiture.

Felicity secoua négativement la tête, tout ce qu'elle voulait c'était rentrer et se blottir contre son mari. Oliver engagea la voiture sur la route qui les mènerai chez eux. Il tenta de se concentrer un maximum sur la route tout en jetant des regard inquiets vers sa femme qui n'avait pas décroché un mot depuis qu'ils avaient quitté le cabinet du docteur Chandler. Il ne savait pas si c'était normal et s'en inquiétait.

De retour chez eux, il envoya un message à sa mère, demandant si son comportement était normal. Il fut rassuré quand une réponse positive avec quelques explications lui parvint. Il ôta son caban qu'il rangea dans le dressing, y laissant également ses chaussures avant de gagner le canapé où Felicity y était assise. Il l'invita à s'approcher, ce qu'elle fit, se lovant contre lui, posant sa tête contre sa poitrine, écoutant les battements de son cœur qui battait à un rythme régulier et apaisant.

Après quelques minutes, elle finit par s'endormir, épuisée par sa séance. Elle avait beaucoup pleuré, avait eu du mal à exprimer ses sentiments et Chandler ne l'avait pas lâché tant qu'elle n'y était pas arrivé. Il l'avait une fois de plus rassuré, l'assurant qu'avec le temps tout irait mieux, lui avait conseillé de se concentrer sur son avenir avec son mari qui était revenu par miracle. La vie lui offrait une seconde chance et elle devait la saisir. Plus difficile à dire qu'à faire lui avait-elle répondu en larmes. Mais une fois de plus il avait trouvé les mots, l'avait poussé dans ses retranchements et avait fait en sorte qu'elle ressorte du cabinet plus forte qu'elle ne l'était en entrant.

Elle se réveilla une heure plus tard seule. Oliver avait placé un oreiller sous sa tête, posé une couverture sur elle. Elle se redressa, une ébauche de sourire fleurit sur son visage. Oliver portait son tablier de cuisine. Elle le rejoignit, l'enserra par derrière, posant un baiser entre ses omoplates.

« Il te va bien. » Rit-elle alors qu'il se tournait légèrement vers elle, gardant un œil sur la cuisson des steaks.

« Je l'ai trouvé dans l'un des tiroirs... il est à ton image. » Dit Oliver en passant une main derrière son dos. « Autant te dire que je l'aime beaucoup. »

Le tablier était blanc dans le bas avec de la dentelle, divisé au milieu par une ceinture rouge. Le dessus représentait la tête d'une femme, des lèvres roses fushia, des yeux bleus sous des lunettes, le tour de cou était jaune pale, censé représenter ses cheveux.

« C'est un cadeau de Dig. Il me l'a offert à noël dernier. Je ne l'ai jamais porté parce que je le trouvais superbe et je ne voulais pas le salir. » Dit-elle avec un sourire sur les lèvres.

« Dig ? Il sait faire des cadeaux originaux. J'ai vraiment du mal à croire que ce truc vient de lui. » Rigola Oliver en parcourant le tablier des yeux.

Felicity tapa doucement sur sa poitrine. « Hé monsieur, ne te moque pas. Sous ses airs de gros dur, Dig est un cœur tendre. » Dit-elle en posant sa tête contre lui. Elle souffla. « Ça sent bon, tu nous prépares quoi ? »

« Steak, purée de patate douce et légumes du soleil. » L'informa-t-il tout en retournant l'un des steaks.

« Hummm... je vais me régaler. » Dit-elle en sortant de son étreinte. « Je vais mettre la table. »

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Ils s'étaient installés dans le canapé après le déjeuner, regardant des séries. Le ciel s'assombrissait doucement, annonçant la fin de la journée. Felicity avait remarqué qu'Oliver était préoccupé. Il l'avait choyée toute l'après-midi, faisant attention à ce qu'elle ne manque de rien et elle avait apprécié chacun de leur moment, retrouvant son mari.

« Oliver ? » L'appela-t-elle en se redressant. « Quelque chose ne va pas ? »

« Non, tout va bien. Ne t'inquiète pas d'accord ? » Dit-il en posant ses lèvres sur sa tempe. « Je t'aime. »

« Je t'aime aussi et merci d'être là pour moi et de n'avoir posé aucune question. » Dit-elle d'une toute petite voix.

« Chérie, je serai toujours là pour toi et je sais que tu me parleras quand tu te sentiras prête. Pour le moment je suis juste heureux que la séance avec le docteur Chandler t'ai apaisé. » Lui confia-t-il avant que la sonnette de la porte ne retentisse. « Bouge pas, je vais ouvrir. »

Il se leva, marcha jusqu'à la porte tout en frottant son pouce et son index l'un contre l'autre. Il était nerveux constata Felicity et elle ne comprenait pas pourquoi jusqu'à ce qu'il ouvre la porte et qu'elle entende une voix aiguë lui parvenir. Elle prit sa tête entre ses mains et frotta ses yeux tout en inspirant.

« Mon bébé... » Cria sa mère tout en s'approchant alors qu'elle se redressait, fixant sa mère, esquissant un sourire.

« Maman ? » Elle regarda furtivement Oliver qui avait une tête de chien battu. Alors c'était pour ça qu'il était préoccupé, il savait que sa mère viendrait et lui avait simplement caché.

« Comment te sens-tu bébé ? J'étais inquiète tu sais. J'ai cru que... » Elle papillonna des yeux qui s'emplirent de larmes, sa voix se brisa, faisant serrer le cœur de Felicity qui se rendit compte qu'elle avait inquiété tout le monde.

« Maman... » Felicity se leva et l'entoura de ses bras, la serrant contre elle. « Je vais bien maman... Oliver s'est occupé de moi. »

« Je... je suis désolée. Je sais que tu ne voulais pas forcement me voir débarquer, mais j'avais besoin de te voir de mes propres yeux. N'en veux pas à Oliver, il n'en savait rien. Je lui ai juste envoyé un message quand j'ai atterri. »

« Je ne lui en veux pas maman... et je suis heureuse que tu sois là. » La rassura-t-elle en posant ses lèvres sur sa joue.

« C'est vrai ? Je veux dire, habituellement tu n'es pas... contente de me voir parce que tu travailles toujours et que je te dérange. »

« Oui maman c'est vrai. Je suis heureuse et pour te le prouver, que dirais-tu d'une soirée rien que toi et moi. » Proposa Felicity qui était contente que sa mère soit là. Elle ne l'avait pas vu depuis des mois et sa présence à cet instant était plus que la bienvenue. Elle avait besoin de se changer les idées, besoin d'entendre ses histoires aussi farfelue les unes que les autres et elle devait aussi avouer que sa mère lui manquait.

« Euh, d'accord. » Dit Donna estomaqué par ce retournement de situation. Elle se tourna vers Oliver qui se tenait à quelques pas d'elles. « Oliver ça ne te dérange pas de nous laisser entre filles ? Je ne voudrais pas compromettre vos plans. »

« Non... si Felicity est heureuse, c'est tout ce qui compte. Je vais sortir. » Dit-il en se dirigeant vers le dressing pour prendre quelques affaires.

Felicity le suivit, ferma la porte derrière elle. Elle posa une main sur son biceps. « Ne vas pas seul sur le terrain. » Murmura-t-elle pour ne pas se faire entendre de sa mère.

« Ne t'inquiète pas chérie, je ne vais rien faire de dangereux. Je vais seulement m'entraîner un peu. Profite de ta soirée d'accord ? » Dit-il en s'approchant d'elle, enroulant ses bras autour de son corps, posant ses lèvres sur les siennes. « Je suis content que tu lui aies proposé une soirée. Vous en aviez toutes les deux besoin.»

Elle l'embrassa de nouveau avant de le serrer contre elle. « Sois prudent. »

« Profite de ta mère, bébé. »

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Oliver ne l'avait pas montré à Felicity mais il avait été heureux de ce retournement de situation. Depuis la veille il n'avait eu qu'une envie, contacter le détective Lance et lui donner un rendez-vous. Il avait pensé ne pas pouvoir le faire avant un moment. Il s'empara de son téléphone de travail, composa le numéro personnel de Lance qui décrocha rapidement. Ils avaient déjà travaillé ensemble durant le mois écoulé et Lance était content d'aider le justicier surtout depuis que celui-ci ne tuait plus.

« Détective, j'ai besoin d'un service. Pourriez-vous m'apporter le dossier portant sur l'affaire de l'enlèvement du petit Queen ? » Demanda Oliver tout en déglutissant durement. C'était dur, plus dur qu'il ne l'aurait imaginé.

« Je vais voir ce que je peux faire mais pourquoi vous intéressez-vous à ça ? » Le questionna Lance.

« Parce que je veux que justice soit faite. » Répondit simplement Oliver. « Je vous donne une heure. Rendez-vous à l'endroit habituel. »

Oliver tua le temps en s'entraînant. Après quarante minutes d'effort et de douleur, il passa sous la douche, enfila sa tenue de justicier, fonça au point de rendez-vous. Il escalada le bâtiment à l'aide de son grappin et trouva Lance assis sur l'un des conduit d'évacuation.

« Tenez. » Dit-il en lui tendant un dossier qu'il saisit. « Nous avons recueilli peu d'information. » L'informa Lance. « J'espère que vous aurez plus de chance que nous. Feli.. Mme Queen mérite que justice soit faite. Elle a tellement souffert. » Dit Lance avec des regrets dans la voix. « Tellement perdu... C'est bien que son mari soit de retour, ça l'aide. Mais je pense qu'elle n'ira pas mieux tant que nous n'aurons pas retrouvé ceux qui ont enlevé son fils.» Finit-il en se levant.

Oliver remarqua que Lance avait des larmes dans les yeux, il semblait affecté par la situation de Felicity et ça lui serra le cœur. Il tendit la main à Lance qui la prit sans sourciller.

« Je n'arrêterai pas de chercher, jusqu'à ce que je trouve. » Confirma-t-il.

« Je ne sais pas pourquoi vous faite ça, mais je suis certain que madame Queen apprécierait même si je suis certain que de son côté elle a passé des mois à tenter de trouver. » Finit Lance avant de se diriger vers l'escalier de secours, laissant Oliver seul au milieu du toit, tenant entre ses mains, le dossier contenant les résultats de l'enquête.

Il s'assit à son bureau, ôta ses gants et ouvrit le dossier. Il parcourut les documents des yeux et balança le tout à travers la pièce, rien, il n'avait rien trouvé.

« Oh oh...qu'est-ce qui t'arrive ? » Demanda Dig en arrivant derrière lui, ramassant la chemise beige cartonnée qui venait d'atterrir devant ses pieds. « L'affaire Mathias Queen. » Lu-t-il. Il se figea. Qu'est-ce que c'était que ça ? « Qui est Mathias ? » Demanda Dig avec inquiétude.

Oliver se tourna vers Dig, la rage se lisait sur son visage. « Mon fils. » Dit-il avant de se prendre la tête dans les mains, cachant son visage.

Dig avança, ramassant les autres documents. Il lut la déclaration qu'avait fait Felicity et l'horreur le gagna. Son amie avait vécu un cauchemar sans nom. « Mon dieu... » Souffla-t-il, attristé par ce qu'il venait de lire. Felicity, son amie depuis près de deux ans avait eu un enfant et il n'en avait rien su. La rage le gagna, il tapa du poing sur la table, faisant sursauter Oliver qui se redressa, les larmes dans les yeux.

« Mec, nous allons retrouver ces salauds. » Dit-il d'un ton froid. « Ils vont payer. »

Oliver hocha simplement la tête, ne pouvant faire mieux, trop abattu. Il ne savait pas à quoi il s'était attendu mais certainement pas au peu d'information qui étaient réunies dans ce dossier. Ça allait prendre des mois, voir des années avant de mettre la main sur ses ordures.