Le lendemain, Susan alla en cours normalement, de nombreuses lves parlaient delle dans son dos mais elle sen contrefichait ; toutes ces adolescentes navaient rien dautre faire que parler des dernires vnements qui remuait leur classe, et les larmes de Susan ntaient pas passes inaperues Une semaine passa sans quaucun incident ne secoue la famille Pevensie. Un jeudi, pendant un cours de grammaire, une personne frappa la porte, la professeur releva la tte en attendant que la personne en question entre. Une surveillante entre, la plus gentille de toutes. Elle tait petite, brunette et avait des lunettes qui lui tombait toujours sur le bout du nez Elle commena parler :

Surveillante : Excusez-moi de vous dranger. La principale demande Mlle Pevensie.

Susan fut surprise mais se leva tout de mme.

Surveillante : Prenez vos affaires.

Susan observa un instant la surveillante, elle navait ni lhabitude de recevoir des ordres ni den recevoir des comme a. Elle fit tout de mme ce que la surveillante dit. Elle se leva et commena sloigner, dj la bande de pipelettes commenait tendre les rumeurs, de fausses rumeurs, comme toujours

Elle sortit et la surveillante referma la porte, quelle ne fut pas la surprise de Susan de voir Peter avec ses affaires lui aussi Ils commencrent suivre la surveillante au pas. Susan sapprocha de Peter et lui chuchota :

Susan : Quest-ce que tas encore fais ?!

Peter : Mais rien !

Peter avait tendance ces derniers temps se battre, enfin depuis le premier de Narnia. Cela surprit tout de mme Susan quil nen soit pas la raison La surveillante du les entendre car elle murmura comme pour elle-mme :

Surveillante : Pauvres enfants

Peter et Susan sobservrent de plus en plus indcis. Ils arrivrent finalement devant le bureau de la principale. La surveillante de rester l o ils se trouvaient et entra dans le bureau, quelques minutes plus tard elle en ressortit et fit entre le frre et la sur qui sobservrent une dernire fois avant dentrer dans le bureau de la principale. Ctait une femme grande, lance, elle tait svre lorsquil le fallait mais tait trs douce lorsque des lves avaient des problmes, et pendant cette priode de guerre nombreux taient les enfants rconforter Elle tait blonde et ses cheveux taient attachs en chignon. Ses yeux taient dun vert meraude et elle avait des lunettes rectangulaires, qui, elles, tenaient parfaitement bien. Ses yeux taient ferms et son visage grave

Peter : Mlle la principale.

Elle rouvrit les yeux et leurs fit signe de sasseoir

Principale : Ce que jai vous dire est grave et dure Vous tes les deux plus gs Pevensie. Soyez forts pour votre jeune frre et votre jeune sur

Le frre et la sur sobservrent

Principale : Vous tes au courant, que dans la rgion autour de Finchley, il y a nombre de bombardements Votre mre ne nous donne plus aucune nouvelle depuis plusieurs semaines

Devant les mines effars de Peter et Susan :

Principale : Mais ne vous inquitez pas ! Ce nest peut-tre rien, cela arrive pratiquement tous les lves de ce collge !

Peter : Et la moiti dentre eux sont orphelins

Un silence lourd commena peser Cest Susan qui le brisa :

Susan : Et notre pre ? Avez-vous de ses nouvelles ? Il devait en donner

Principale : Je nen sais pas plus que pour votre mre

Susan : Ets-ce quils sont .. ?

Principale : Nous ne savons pas. Dans tous les cas, elle mavait envoy une lettre en dbut danne pour ce genre de .. de situation Je ne l ai pas lue, en tout cas pas temps que vous ne me le permettez pas. Cette lettre vous appartient, elle vous dit tout ce que vous devrez faire. Votre mre connaissait les risques mais elle prfrait vous savoir en sret

Peter et Susan se regardrent la principale leur tendit la lettre encore sous enveloppe. Peter la prit. Il hsita un instant et observa Susan, il vit dans son regard, de la peur, de la tristesse et du dsir Peur de savoir la triste et lourde vrit, la tristesse de limaginer, et le dsir de savoir ce quil sest rellement pass et de connatre les, peut-tre, dernires penses de leur mre Il sourit, un sourire triste, elle se contenta de baisser les yeux sur la lettre Il passa le doigt dans lespace qui permettait douvrir lencoche des lettres. Il tira lgrement et dchira proprement lencoche de lenveloppe et prit le papier pli lgrement. Le papier tait fin, ctait le papier quutilisait leur mre. Une petite odeur leurs rappelrent des souvenirs, lodeur dpices lgres qui flottait toujours dans la cuisine de la maison. Il dplia le papier et Susan sapprocha pour lire en mme temps :

Mon cher Peter, Ma chre Susan, Mon petit Ed et ma petite Lucy,

Si vous lisez cette lettre, cest srement que vous connaissez la vrit. Quil sest pass quelque chose et je ne vous reverrai peut-tre plus jamais Je veux que vous sachiez que je vous aime et que je donnerai tout, mme ma vie, pour vous. Mon cher Peter, tu es si beau, si courageux. Tu es magnifique, mon Peter le Magnifique Ma chre Susan, tu es si douce, la plus douce de tous Ma Douce Susan

Tous deux taient sans voix Peter nen revenait pas et Susan avait plaqu une main sur sa bouche Ils continurent tout de mme la lecture de la lettre :

Mon petit Ed, Edmund Tu es revenu si mur de chez le Pr Kirke, si juste. Mon petit Edmund le Juste Lucy, ma Lucy Tu es si courageuse et tellement adulte pour ton ge, tu es ma Lucy Vaillante !

Je voudrais que vous preniez le premier train qui ira chez le Pr ; prvenez-le en avance. Il saura pourquoi vous venez. Ne vous en faites pas pour votre pre et moi, nous vous aimons, de tous nos tres Vous tes nos rois et nos reines Vivez vos vies et soyez heureux, je vous aime, votre pre, vous aime, nous vous aimons

Votre maman.

Peter et Susan restrent un moment sans rien dire Autant par lmotion que par indcision Tant dmotion de savoir tout ceci sur leur mre, et leur pre Mais aussi, tant dindcision par ces rfrences Narnia ; nos rois et reines, Peter le Magnifique, Susan la Douce, Edmund le Juste et Lucy la Vaillante

Cest si.. trange, magique

Peter : Je pense, madame. Quil nous faudra un peu de temps mais nous suivrons ce que nous demande notre mre. Nous partons pour notre oncle.

Principale : Bien, je ne peux rien contre. Je voie pour que vous partiez le plus tt possible

Ils sortirent quelques temps plus tard, le cur gros. Peter avait la lettre dans sa poche. Ils eurent la permission de ne pas aller en cours Cependant, Susan resta avec Peter. Durant presque une demi-heure ils restrent ne rien dire :

Peter : Tu ne pleures pas ?

Susan : Je voudrais bien, mais je ne peux pas Jai dj trop pleur. Et la principale la dit, il se peut quils ne soient pas ..

Elle dglutit ne voulant pas y croire

Susan : Et toi ?

Peter : Non. a va

Susan : Tu as beau tre Peter le Magnifique, le Noble. Tu ne restes pas moins un homme qui a un ego surdimensionn

Peter rit nerveusement cette blague idiote mais qui ntait pas une blague, car elle avait raison.

Peter : Tu as remarqu ?

Susan : Quoi ?

Peter : Ces phrases. Rfrenant Narnia.

Susan : Cest trange. Mais cest magique

Un silence arriva nouveau

Susan : Quallons-nous faire ?

Peter : Faire ce qu dit maman. Etre heureux. A Narnia

Susan ne dit mot Elle ferma les yeux et laissa quelques larmes couler