Pov Eric

Ça avait encore une fois été plus fort que moi, je n'avais pas pu m'empêcher de faire une remarque désobligeante à Sookie pour sa tenue. Je la trouvai beaucoup trop révélatrice, ça m'irritait de voir tout le monde la défendre alors qu'elle portait des trucs si courts. J'adorai quand elle s'énervait, elle était encore plus jolie, ce qui me fit me rapprocher d'elle inconsciemment jusqu'au moment où elle fut bloquée entre moi et le mur. Mon corps réagit sans mon consentement et au moment même où mes lèvres entrèrent en contact avec les siennes je compris que je ne pourrai pas m'arrêter avant de la faire mienne. Je la voulais si dur que s'en était douloureux, comme un feu ardent courant dans mes veines, comme si j'étais irrémédiablement attiré vers elle. Son absence de refus me rendit plus audacieux, je m'autorisai à la coller encore plus à moi, lui montrant ma façon de voir les choses, et passant mes mains sous son short pour la caresser. Réalisant où nous nous trouvions je grognai et nous déplaçai pour avoir la paix. Je profitai de son manque d'air pour nous conduire au lit sur lequel je m'effondrai avant de reprendre possession de ses lèvres. Je ne me souvenais pas avoir ressenti une telle attirance pour une femme, je la voulais tellement violemment que je ne perdais pas de temps dans les préliminaires et la déshabiller rapidement, en faisant de même pour moi car trop impatient pour la laisser faire. J'arrachais littéralement les dernières barrières qui m'interdisaient l'accès total à son corps et libérai mon érection douloureuse avant d'attraper un préservatif dans le tiroir de ma commode pour nous protéger.

Je nouai mes doigts dans ses cheveux pour la tirer à moi avec force et échangeai un nouveau baiser sauvage au terme duquel je la pénétrai d'un puissant coup de rein. J'entendis un gémissement aigu provenir d'elle puis elle s'accrocha durement à mes épaules, allant jusqu'à me griffer au sang, pendant que je blottissais ma tête près de son cou pour y placer quelques baisers. Ma passion me rendit plus hardi et j'augmentai le rythme en amplifiant mes coups, claquant nos bassins avec violence pour soulager quelque peu le désir qui faisait rage en moi. Je grognai de plus en plus fort en sentant ma libération puis me laissai aller à ma jouissance lorsque je sentis tous ses muscles se crisper autour de moi. Je roulai sur le côté pour la laisser respirer et me débarrassai du préservatif en le laissant négligemment au bord du lit. La fatigue accumulée entre ces derniers jours et nos ébats me rattrapa et je sombrai dans le sommeil avant même de pouvoir récupérer mon amante dans mes bras.

Je venais de faire une révélation : j'aimais Sookie Stackhouse, c'était irrémédiable. Je la voulais comme petite amie, je ne voulais plus me séparer d'elle et ce n'était pas qu'une histoire de coucherie. Je voulais tous les aspects d'une relation de couple, être simplement avec elle me rendrait déjà très heureux. Cette réalisation faite je tâtonnai le lit, encore vaguement endormi, pour retrouver le corps de ma délicieuse amante. Je voulais lui faire l'amour en lui susurrant des mots doux, passer du temps avec elle, même juste enlacés, et lui donner toute la tendresse qu'elle méritait. Je me sentais mal de l'avoir ravagé si violemment hier, j'aurais préféré m'attarder sur les préliminaires pour la faire jouir de mes soins. C'était bien la première fois que je désirai pratiquer le sexe oral sur mon amante mais Sookie était spéciale et l'idée de lui faire plaisir me donnai envie de lui donner toujours plus. Je me redressai brusquement en m'apercevant qu'il n'y avait personne à côté de moi. Il était impossible que j'aie rêvé tout ça ! J'étais toujours nu, le préservatif était au pied du lit et j'avais encore les marques de ses ongles dans la peau de mon dos. Pourquoi avait-il fallu que je sois si con ? J'aurais dû me maitrisé et lutter contre le sommeil pour la reprendre dans mes bras, lui assurant ainsi que ce n'était pas juste un coup en passant. L'idée de l'avoir perdue m'affola et je me hâtai de partir à sa recherche pour m'excuser de mon comportement et clarifier certains points avec elle.

J'enfilai en vitesse des vêtements propres et couru à sa chambre. Ne recevant aucune réponse après avoir frappé j'entrai sans autorisation et découvris sa chambre vide. Elle avait fait ses valises et avait prit l'ordinateur pour pouvoir travailler à distance. Je descendis en catastrophe les marches de l'escalier, manquant de tomber, et me précipitai au salon.

_ Personne ne sait où est Sookie ?les interrogeais-je sans préambule.

_ Elle est partie il y a 1 heure, me répondit Amélia étonnée par mon comportement. Elle a dit qu'elle rentrait chez elle pour les vacances.

_ Mais pourquoi personne ne m'a avertit ?râlais-je en courant à l'étage pour récupérer mes chaussures et mon portable.

_ Pourquoi aurait-on dû te prévenir ?s'étonna Lèn.

_ Essaies chez Jason, me suggéra Pam. Avec un peu de chance ils y seront encore.

_ Merci, soufflais-je avant de courir hors du loft.

Je couru si vite qu'en moins de 3 minutes je fus arrivé à destination. Amélia a raison, l'amour donne des ailes. J'entrai sans frapper pour découvrir Jason, un verre de whisky à la main et semblant sérieusement éméché.

_ Où est Sookie ?le remuais-je.

_ Partie, souffla-t-il les larmes débordant de ses yeux.

_ Comment ça partie ?m'affolais-je.

_ Elle est rentrée à Bon Temps, renifla-t-il. Elle ne serait pas allée sans moi si j'avais été un meilleur frère.

_ Mais qu'est-ce que tu racontes !

_ J'suis un mauvais frère, c'est à cause de moi si elle a si peur de lui.

_ De qui Jason ?

_ De Barthley !bafouilla-t-il ivre. Ce connard d'enculé pédophile.

_ Qu'est-ce qu'il lui a fait Jason ?le secouais-je pour qu'il reste conscient.

_ J'étais en train de draguer la p'tite voisine, j'ai pas fait assez attention à Sookie et cet enfoiré en a profité pour l'emmener dans une chambre avec lui, sanglota Jason. J'ai cherché Sookie pour qu'on aille jouer au parc avec la voisine et j'l'ai trouvé en pleurs, ce connard lui avait arraché sa robe et il s'apprêtait à lui faire des choses… J'ai couru dans ma chambre et j'ai pris ma batte de baseball pour massacrer cette ordure. J'ai enfilé ma chemise à Sookie et je nous ai éloignés de cette foutue chambre avec l'oncle Barthley gisant toujours par terre. Mes parents ne nous ont jamais crus mais de toute façon le mal était fait. Sookie n'a jamais oublié cette enflure, elle en faisait des cauchemars toutes les nuits. Elle n'avait que 10 ans bordel ! Et moi je n'étais pas là pour elle. Maintenant elle est repartie là-bas parce qu'elle ne veut plus vivre dans la peur mais ce connard trouvera moyen de lui faire du mal.

Vu les changements de sentiments observables sur son visage une idée se frayait un chemin à travers son cerveau embrumé par l'alcool.

_ Merde !s'écria-t-il en laissant son verre tomber au sol. Mais qu'est-ce que je fous ici ? Je devrais déjà être en route !

_ Tu es trop ivre pour prendre le volant, refusais-je. Passes-moi tes clefs je vais conduire.

Il obéit et accouru vers le garage sans prendre la peine de verrouiller son appart. Il m'indiqua l'adresse que j'entrais dans le G.P.S avant de conduire à toute vitesse dans la direction indiquée. J'eu beaucoup de chance de ne pas tomber sur la police mais pour le moment le plus important était de retrouver Sookie. J'ignorai quand elle était partie et à quelle allure elle roulait ni quelle avance elle avait sur nous. Jason s'agitait sur son siège pendant que je doublai toutes les voitures en passant d'une file à l'autre pour gagner en temps. Bon Temps était à plus de 2 heures d'ici, Amélia m'avait dit que Sookie était partie il y a déjà une heure donc elle devait être à mi-chemin. Je ne pense pas qu'elle soit passée chez Jason sinon il l'aurait empêchée de partir ou du moins accompagnée. Notre retard était énorme. Je m'en voulais de m'être endormi, j'aurais dû la retenir.

_ Elle a couché avec toi, devina Jason que l'adrénaline aidait à dessaouler.

_ Oui.

Pourquoi lui cacher ?

_ Quelle forte tête cette Sookie, soupira-t-il. J'espère que tu y es allé doucement, elle était vierge.

Je blanchis à cette nouvelle. Mais j'étais vraiment trop con ! J'avais tout fait de travers avec elle ! Ses gémissements n'étaient provoqués que par la douleur que je lui infligeai et si elle s'était crispée autour de moi c'était juste parce que je lui faisais vraiment trop mal. Mais quel crétin alors ! C'était presque du viol vu qu'elle n'y avait pas éprouvé le moindre plaisir ! Comment j'allais pouvoir m'excuser pour ça ? Sookie ne voudra plus jamais entendre parler de moi.

_ T'y es allé comme un bourrin, déduisit Jason devant mon silence.

_ Je ne savais pas qu'elle était vierge !me défendis-je.

_ C'était pas une raison pour baiser ma sœur comme une chienne !s'emporta Jason.

_ Tu crois que je serais ici si je ne m'en voulais pas ? Tu penses que je ferais tout ça pour elle si je ne l'aimais pas ?

Ces questions le firent taire pendant que j'accélérai toujours plus, poussant la voiture à son maximum. J'aurais dû prendre ma corvette, on serait allé bien plus vite. La forte densité du trafic m'obligea à ralentir. Et merde ! Sookie serait là-bas 1 heure avant nous, donc une heure avec ce putin de pervers qui voudra assouvir ses instincts sur ma belle. J'avais envie de descendre de la voiture pour continuer en courant mais je savais que ça ne m'avancerait pas. Je me voyais mal faire 200 bornes en courant assez vite pour la rattraper. Je frappai sur le volant de frustration et me résignai à attendre. Je me souvenais brusquement que j'avais mon portable sur moi et le tendais à Jason.

_ Appelles Sookie, lui ordonnais-je. Dis-lui de s'arrêter où elle est et qu'on passe la prendre.

Jason tapa le numéro de sa sœur, qui ne lui avait miraculeusement pas échappé malgré sa forte alcoolémie, et attendit une réponse à l'autre bout.

_ Elle ne répond pas, soupira-t-il triste. Elle doit l'avoir éteint.

_ Putain mais c'est pas vrai !m'emportais-je en frappant de nouveau sur le volant.

10 minutes plus tard le trafic commença à se fluidifier. J'en profitai pour slalomer dangereusement entre pour rattraper le temps que j'avais déjà perdu. Plus les minutes s'égrenaient plus mon anxiété grandissait. Je ne voulais pas que ce pervers la touche ! Sookie était à moi et personne n'avait le droit de la contraindre à faire quelque chose qu'elle ne veut pas faire ! Je ne laisserai pas cet enfoiré la détruire ! Cette fois-ci il ne s'en sortira pas à aussi bon compte que la fois précédente ! Sookie avait la beauté d'un ange, elle ne s'en remettrait pas s'il salissait son innocence vertueuse. Jamais plus elle n'accepterait le contact d'un homme, elle serait psychiquement démolie. Je ne laisserai pas ça arriver ! Je sortirai mon aimée des griffes de ce connard et m'agenouillerai devant elle pour implorer son pardon face à mon comportement quelques heures auparavant. Elle méritait une première fois parfaite, avec des bougies partout pour donner un aspect romantique et un amant doux pour qu'elle n'ait pas trop mal. Et moi j'avais fait tout le contraire. J'avais tout gâché avec la femme que j'aimais.

Avec le retard que nous avions prit dans les bouchons nous n'arriverons qu'une ½ heure après elle au mieux. C'était ½ de trop ! Je priai pour qu'elle ne se soit pas pressée ou qu'elle ait perdu du temps quelque part pour que nous n'arrivions pas trop tard.