Hello les gens !

On s'était arrêté avec un Théo en très mauvais état, et un Matt qui mérite la mort.

Un chapitre plus doux, enfin presque.

A la base cette fic devait juste être une rencontre via le téléphone rose et puis tout a évolué, Il y a certaine chose qui était prévu et d'autre un peu moins mais je ne pensais pas écrire autant ^^".

Enfin bref, on arrive tout doucement vers la fin. Je ne vais plus faire de prévision parce que j'en sais rien lol, peut-être 2 ou 3 chapitres.

Merci Lydia pour tes conseils :x

Bonne lecture !

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Chapitre 7

Depuis plusieurs jours, les vacances hivernales avaient commencé, tous les étudiants étaient principalement rentré chez eux pour quelques jours afin de profiter de la fête de la nativité avec leur famille. Tous n'était cependant pas parti, certains pour réviser leur partiel et rattraper leur retard, d'autre comme Jackson n'avait personne qui l'attendait, ses parents étant trop occupés avec leur travail et leur divorce. Ou encore comme Théo, qui n'avait vraiment rien à fêter en cette fin d'année ou seulement le fait qu'elle se terminait enfin. Lui avait quitté les murs de l'université depuis deux semaines déjà. Il était parti parce qu'il ne supportait plus tout ça, le regard de son ami qu'il voyait comme de la pitié ou celui qui était devenu le petit ami officiel de celui-ci.

Toute sa vie, celle qu'il avait réussi à se construire seul était réduite à néant. Là, enfermer dans cet appartement, les rideaux tirés et le cœur brisé Théo n'arrivait plus à avancer. Les jours après sa séquestration avaient été tout aussi horrible, les souvenirs des sévices se rappelant à lui. Certaines marques sur sa peau refusant de disparaître, chaques regards qu'il s'accordait dans le miroir étaient rempli de vide.

Il a pensé au suicide. Mais il pensait à Stiles aussi, et à son nom qui avait été sali. La liste avait été révélée, parmi les noms, il y avait des pères de famille, des employés de société très coté et des homosexuels cachés. Tout cela n'aurait pas dû avoir autant d'impact, mais Matt avait fait les choses bien, si lui ne pouvait pas l'avoir alors personne ne l'aurait. En plus de ruiner sa vie, ce psychopathe avait ruiné la vie de plein de personnes. Les visages et les numéros de ses clients étaient sortis au grand jour, mais pas le sien. Sa gueule n'était apparu nulle part et son avocat lui conseillait de ne pas faire de vague. Théo n'avait pas voulu voir le visage de tous les garçons qu'il avait fait jouir, surtout celui de Stiles, il se le refusait. De toute manière, il l'avait perdu.

Le procès avait commencé, à huit clos, une semaine après qu'il se soit réveillé à l'hôpital, il avait dû raconter, exposé tout ce qu'il avait subi pendant ses trois jours, du premier viol au dernier, où Matt l'avait obligé à faire des choses qu'il préférait oublier. Il avait dû expliquer en détail ce qu'il avait ressenti quand Matt l'avait étouffé avec son sexe le poussant à l'évanouissement à cause du manque d'air. Il avait dû raconter en s'empêchant de pleurer et de vomir que Matt l'avait attaché comme un chien pour pouvoir l'étrangler en même temps qu'il baisait son cul avec sa queue et sa main pour voir à quel point son trou pouvait s'élargir, à quel point la laisse lui avait arraché le dos quand celui-ci l'avait frappé avec. Matt avait souri tout du long, son avocat avait eu la présence d'esprit de plaider coupable. Les jurés avaient été choqués, une femme avait fondu en larmes. La justice fut rapide, Matt était en prison pour longtemps, entre ce qu'il avait fait à Théo et les multiples plaintes des clients de Shade. Théo espérait secrètement qu'il subirait bien pire que lui là-bas, la mort serait un cadeau.

Avec l'argent des dommages et intérêts que Théo avait perçus, il quitta son emploi, incapable de continuer de toute manière, le sexe était devenu quelque chose d'impossible pour lui, et les bancs de la faculté. Il partit sans rien dire, laissant son téléphone portable sur sa table de chevet au campus. Le teint pal, le regard éteint, il avait croisé le garçon aux yeux de miel, il l'avait vu venir à lui alors il s'était mis à courir et s'était engouffré dans le taxi qui l'avait appelé. Le gars s'était stoppé essoufflé, Théo avait osé un regard par la vitre arrière, s'il n'avait pas eu Stiles, il aurait pu lui parler, avant. Maintenant, il n'avait même plus Stiles.

Il était là à présent. Seul dans ce petit appartement de Sacramento, loin de tout. Deux fois par semaine, il voyait un psy, il avait fait des progrès disait elle à la fin de la dernière séance. Surement oui, ne plus se lever la nuit en ayant mouillé ses draps comme un gosse de quatre ans et demi devait être bon signe en effet. Cependant, il gardait les gens toujours plus loin de lui. De temps à autre, il regardait le profil Facebook de Jackson pour voir comment allait sa vie à lui. Souvent, il tombait sur une photo de lui et Scott et il souriait, mélancolique. Il repensait à Stiles. Et inévitablement à Matt.

C'était noël, il laissait défiler l'écran de son nouveau téléphone sur le Facebook de Jackson, un post attira son regard, en fait un nom : Stiles. Au début, il crut à une hallucination et puis non, il le vit ailleurs et plusieurs fois sur les photos de Jackson et Scott, il y avait des commentaires aussi, il crut à une blague, il déroula le journal de son ami encore, il remarqua ce nom partout, toujours là et puis un post auquel il n'avait pas fait attention jusqu'à maintenant.

" Je l'ai trouvé. Il te cherche. "

Et il sut que c'était pour lui. Une flamme s'alluma dans sa poitrine, une brulûre qui lui fit autant de mal que de bien. Comment l'avait-il trouvé ? Tout un tas de questions sans réponse. Il ne lui suffisait que d'un clic et il pourrait voir son visage sur son profil. C'était la première fois en un mois qu'il se sentait vivant.

Il ne cliqua pas. Théo n'avait pas le courage de l'affronter. Il ferma la page et commença son repas de noël, seul, les rideaux tirés, le cœur en train de se recoller.

Il ne retourna plus sur le compte Facebook de Jackson, la tentation devenant trop grande à chaque fois, il ne méritait pas Stiles, pas après tout ça, et ce, même s'il le cherchait selon les dires de son ami.

Pour la première fois, Théo parla de Stiles à sa psychiatre, ce client pour qui, il avait vécu l'enfer sans qu'il ne le sache. Il gravissait les étapes vers la guérison pas à pas, sans se précipiter. Cependant, il manquait quelque chose d'important au jeune homme pour que sa situation s'améliore mieux et plus vite, lui qui se complaisait dans la solitude avait besoin plus que jamais d'être entouré. Théo avait toujours vécu dans un semblant de vie qu'il s'était construit seul, il pensait pouvoir s'en sortir seul, encore. Les premières fois ne semblaient pas avoir suffi à lui faire comprendre qu'agir seul n'était pas une bonne idée, pourtant, il s'obstinait alors que sa psychiatre s'échinait à lui expliquer qu'il fallait s'entourer des personnes qui lui était chères pour améliorer son état. Théo pensait qu'il ne le méritait pas. Théo était un imbécile.

Il se trouva un petit boulot, tout ce qu'il y a de plus normal, dans un café-geek, même s'il avait reçu pas mal d'argent de son procès, il ne voulait pas être un assisté, ou en tout cas pas plus qu'il ne l'était déjà. Théo voyait du monde maintenant et il sympathisait même avec ses collègues.

Un jour, où il était seul derrière le comptoir un jeune homme passa la porte, Théo ne fit pas attention, des clients, il en voyait tous les jours, il fut surpris de trouver Scott devant sa caisse.

- Salut Théo. Posa calmement Scott.

Le jeune serveur sentit sa bouche et ses yeux s'ouvrir en grand, ses poumons se vider et une peur panique parcourir ses veines. Il était incapable de dire ou faire quoi que se soit.

- Hum. Je vais prendre un café latte avec du caramel, s'il te plaît. Demanda Scott.

Théo hocha la tête et prépara la commande pendant que le métis s'installait à une table. Il avait les mains moites et le cœur qui battait à toute vitesse. Qu'est-ce que Scott venait faire ici ? Comment savait-il qu'il était là ? Était-ce une coïncidence ?

- Ton latte. Dit le garçon aux yeux bleu en posant la tasse sur la table, il resta debout à coté de lui attendant, il ne savait quoi.

- Stiles et moi, on vient souvent ici pendant les vacances. Déclara le métis sans préambule en prenant sa tasse pour la porter à ses lèvres.

Le cœur de Théo s'arrêta à peine avait il prononcé ce nom qui ne le quittait jamais.

- Il sait que tu es Shade. Il a mis plus de temps que je le pensais pour le comprendre d'ailleurs. Se moqua gentiment Scott alors que Théo avait enfin retrouvé comment fonctionnait son corps pour s'éloigner ne voulant pas poursuivre cette conversation ou plutôt non-conversation.

Théo avait stoppé ses pieds et serré les poings en baissant la tête, ses larmes contenues lui piquant les yeux. Stiles savait qui il était, il devait le haïr d'avoir été si impuissant, d'avoir été si lâche.

- Il te cherche, tu sais. Reprit Scott, le sourire se fanant. Il t'a même laissé un message.

Le poids du monde semblait lui tomber sur les épaules, Théo faisait une rechute. Son cœur battait trop vite dans sa poitrine et ses jambes ne tenaient plus, son souffle se fit difficile et Scott se précipita vers lui. Il passa devant le brun et lui releva le visage face au sien.

- Théo regarde moi. Respire. Concentre-toi sur moi. Aller respire, fait comme moi Théo. Expliqua le métis.

Le jeune serveur tenta de faire ce que lui disait Scott, mais ses poumons et sa gorge était en feu. Il avait l'impression de mourir, mais tout s'arrêta brusquement. D'un seul coup, le calme se fit dans sa tête et ses yeux se fermèrent pour calmer ses pupilles sèches, son cœur s'arrêta avant de reprendre son cycle de battement régulier, son corps se détendit après s'être raidi. La chaleur sur ses lèvres disparue en même temps que ses fesses touchèrent le sol et il ouvrit les yeux sur Scott.

Après plusieurs minutes, sous les regards des quelques clients du café, Théo se releva. Sa tête tournait encore un peu et ses jambes étaient lourdes, Scott lui rapprocha une chaise pour qu'il s'y asseye. La douleur dans sa poitrine était toujours présente, elle aussi, et Théo ne savait pas si s'était à cause de sa crise ou à cause de son cœur brisé. Doucement, Scott passa la main sur le visage du serveur, lui soulevant quelques mèches qui s'étaient collées à son front.

- Comment t'as fait ? Questionna Théo, le souffle court et fronçant les sourcils.

- Pour te trouver ou pour la crise ?

- Les deux. Posa le garçon en reniflant un rire nerveux.

- Stiles faisait, fait, beaucoup de crise de panique. Ça a marché sur lui un jour, je me suis dit que ça fonctionnerait peut-être pour toi. Et pour l'autre chose, eh bien, la photo des employés est sur le site, ta tête est apparue récemment. Comme je te l'ai dit, on vient souvent lui et moi et je voulais voir s'il y avait une soirée de prévu bientôt.

Scott avait parlé calmement, comme s'il voulait éviter de le brusquer. Les autres personnes présentes dans l'établissement avait cessé de les regarder, Théo se détendit un peu.

- Alors... Commença le serveur en se passant une main dans les cheveux, ne sachant quoi dire ou quoi faire ou même quoi penser. Est ce qu'il sait ? Que je suis là, je veux dire.

Le regard de Scott était rempli de tendresse.

- Pas encore.

- Ne lui dis pas ! S'empressa Théo. Je ne veux pas... Je ne veux pas qu'il...

Qu'il quoi, hein ? Son ancien client le cherchait, son ancien client qui avait fait chavirer son cœur alors qu'il ignorait à quoi il pouvait bien ressembler.

- Tu lui manques. Posa Scott. Et tu manques à Jax, aussi.

Scott semblait sincère, mais Théo ne pouvait même pas espérer que ce soit vrai, il ne méritait pas que ce soit vrai, il ne voulait pas que ce soit vrai. Il avait trop peur de penser à lui, d'éventuellement lui faire face, d'avancer, d'aller mieux.

- Appelle-le quand tu seras prêt. Dit Scott en posant le numéro de Stiles, qu'il avait griffonné sur un papier, sur la table. Puis il se leva, posa une dernière fois sa main sur l'épaule de Théo, la serra et parti après avoir posé dix dollars sur le comptoir.

Théo ne fit aucun geste pour le retenir, il se releva rangea la chaise, ramassa la tasse toujours pleine et récupéra le bout de papier qu'il enfouit dans la poche arrière de son jean. Tout ça comme un automate.

Ce n'est que le soir, alors qu'il se déshabillait pour se mettre à l'aise dans son chez-soi que le numéro tomba de sa poche. Théo le regarda un moment avant de le ramasser et de le jeter dans la corbeille à papier.

Stiles lui avait mis le cœur en vrac, mais ce n'était pas grave, il pouvait le supporter, mais il ne supporterait jamais de voir la déception dans les yeux de son ancien client quand il prendrait conscience qu'il était une cause perdue.

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On est bien loin du Théo plein d'assurance hein ... Ouais je suis désolé, il ira mieux c'est promis !

Bisous Bisous !