Holà ! C'est les vacances ! Enfin pour moi xD Cette année on est dans la première zone, c'est une chance. Du coup j'en profite pour écrire et écrire sans relâche ; je n'ai pas encore fini d'écrire Lionceau, j'ai l'OS EnGo en cours et un troisième bébé qui a déjà bieen progressé mais qui n'est toujours pas terminé. Profitons de nos heures perdues :D
Sinon j'ai attrapé un gros vilain rhume, une mutation de grippe je cois. Il y a eu tellement de cas autour de moi, je me demande qui je dois incriminer pour cette contamination. Et d'ailleurs, puisque j'en suis à parler de moi (vous vous en fichez mais bon, c'est toujours drôle), j'ai rêvé qu'on m'avait volè mon pseudo, et que j'étais obligée d'en changer ! En vrai ça m'embêterait bien parce que j'y tiens à mon Ygrec.

Rose : NON, pas les lamacornes ! xD Oui, dur d'en vouloir à Kido quand il te fait les yeux doux. Fudo à l'air d'accord avec toi, même s'il ne veut probablement pas admettre que Kido lui plaît beaucoup. Quoique... On va voir tout de suite ;) Quant au chantage affectif, ma foi, j'ai l'impression que ça marche plutôt bien xD Bonne lecture, et promis, je tâcherai d'être à l'heure pour les prochaines fois ;) Bisous !~

Bref, Tout de suite, on retrouve nos imbéciles préférés, qui ne se sont jamais tournés autour avec autant d'ardeur. Vous comprendrez bien vite ;) Point de vue Fudo, petite ellipse, son avis tout à fait objectif sur sa situation et sur sa relation (?) avec Kido.

Enjoy :D


Fudo se protégea du vent violent avec son bras, le regard braqué sur l'hélicoptère qui atterrissait. Les pales de l'hélice ralentirent progressivement tandis que la porte de l'hélicoptère coulissait dans un bruit grinçant à peine audible à travers le vacarme assourdissant de l'engin. Le brun avisa le conducteur, dont les lèvres remuèrent muettement dans le micro, puis l'homme qui descendait avec les bacs d'approvisionnements. Il reconnut les cheveux ébouriffés de son ancien capitaine, et enfin son sourire brillant : il n'avait pas changé.

«Fudo, ça alors... c'est toi ?» s'exclama celui au bandeau en s'approchant de lui pour lui serrer la main.

«Comme tu vois.»

Les bourrasques cessèrent finalement et ils purent baisser le ton.

«Qu'est-ce que tu as fait à tes cheveux ?» remarqua Endo en le regardant de bas en haut.

«Qu'est-ce que vous avez tous à me poser cette question ?» grogna le concerné alors que le premier lâchait un rire franc.

«Je trouve que ça lui donne un air plus romantique, pas toi ?» lança la voix moqueuse de Kazemaru, qui aidait à décharger l'hélicoptère.

Kabeyama acquiesça et les trois se mirent à rire pour taquiner le brun, qui soupira simplement. Il ne pouvait pas cacher que cette ambiance bon-enfant lui avait manqué lorsqu'il jouait en Italie. Ses équipiers là-bas étaient tous très sympathiques mais la barrière de la langue et le fait qu'ils ne se connaissaient que peu ne lui avait jamais inspiré la cohésion d'Inazuma Japan.

«Merci de prendre ma place au fait.» fit-il à son ex-capitaine alors que celui-ci jetait un œil autour de lui.

«Y a pas de quoi. Hibiki m'a dit que tu avais des choses importantes à gérer sur le continent, j'étais libre alors j'ai accepté.»

«A ce qui est dit, ça fait un moment que le Fifth Sector applique sa politique d'ordre de score. Rien de nouveau de ce côté-ci ?» demanda Kazemaru en s'approchant.

Cela faisait environ trois semaines que lui, Kabeyama et Fudo avaient atterri sur l'île pour y enquêter. Ils avaient découvert un énorme bâtiment, une tour d'apparence inébranlable, d'où filtraient des cris de rage et des ordres hurlés violemment. Cet endroit avait des allures de bunker, ou de camp d'entraînement militaire. Avec beaucoup de discrétion, ils avaient pu accéder à leur salle d'administration, étonnement délaissée. A croire que les personnes qui tenaient cet endroit se fichaient de leurs identités respectives. Ils y avaient glané cependant quelques infos intéressantes ; notamment que ce centre d'entraînement employait une cinquantaine de scientifiques et une centaine de gardes, et que les mesures pour renforcer les joueurs formés ici étaient drastiques. Il s'agissait pour la plupart de gamins de 14 à 16 ans, ils en avaient pour le moment répertorié une bonne vingtaine. Des SEED, voilà comment on les désignait dans la paperasse. Mais pour l'instant, les Résistants n'avaient pas trouvé les raisons ni les réels objectifs de la présence de ce centre sur cette île. Il semblait n'être là que pour l'entraînement des gamins. Fudo avait émis l'hypothèse de l'identité, peut-être que si cette île servait de camp d'entraînement, c'était parce que les enfants avaient été recrutés illégalement, ou que eux-mêmes étaient des hors-la-loi. Des sans-papiers, ou des jeunes livrés à eux-mêmes dont la seule échappatoire s'était révélée être le Fifth Sector et son Empire mystérieux. La priorité à présent était de trouver leurs noms quelque part dans les dossiers qu'ils fouillaient, puisque apparemment, si leurs données statistiques et leurs aptitudes physiques étaient en libre accès ou presque, leurs identités elles, étaient dissimulées avec brillo, grâce à des noms de code et des numéros de matricule.

«On m'a dit que Fubuki et Kudo-san courbaient plus ou moins l'échine devant les ordres pour le moment. Ça ne leur plaît pas mais ils ne peuvent pas se permettre de mettre leurs joueurs en danger.» expliqua Endo, tirant le brun de ses pensées.

«Je comprends pas. Qu'attend Hibiki-san pour lancer la révolution ?» marmonna celui aux cheveux bleus.

«C'est vrai, je croyais que la Résistance comptait beaucoup de membres maintenant ! On pourrait facilement renverser le pouvoir !»

L'ancien capitaine secoua négativement la tête vers Kabeyama, et Fudo comprit pourquoi. Non, le Fifth Sector était définitivement trop puissant pour que la Résistance tente quoi que ce soit. Pour le moment, la tendance semblait être à la discrétion, pour ne surtout pas attirer l'attention de Senguuji. Ce que ni Endo ni les autres ne savaient, c'est que Hibiki n'était pas planqué à attendre : à l'heure qu'il était, il devait être en train de drainer un maximum d'information l'organisation avec l'aide de Kido.

«Depuis quand on a un hélico au fait ?» voulut soudain savoir Kazemaru en avisant la machine.

«C'est un des hélicos de marchandise de l'entreprise de Hiroto.» répondit celui au bandeau en haussant les épaules. «D'ailleurs Fudo, tu ferais mieux d'y aller, Hiroto a besoin d'envoyer cet hélico en Norvège dans l'après-midi donc ne prend pas de retard.»

«En Norvège, rien que ça.»

Fudo prit le casque à oreille de son ami alors que les hélices redémarraient progressivement. Il ramassa son sac d'affaires à ses pieds et salua ses amis en grimpant dans le ventre du monstre volant. Le pilote lui fit signe de fermer la portière coulissante, ce à quoi le jeune homme obéit. Il reçut des instructions dans son oreillette et les suivit, comme pour l'aller, s'attachant sur le banc passager de l'engin de transport de marchandises. Cela faisait toujours un bruit monstrueux, et contrairement aux avions, ça cahotait dans tous les sens et il n'y avait aucun hublot sur le dehors. Fudo se cala le plus confortablement possible, pensant déjà à son arrivée au Japon. Le pilote l'informa de leur arrivée dans une petite heure, à Tokyo, au siège d'Electran Corp -l'entreprise de Hiroto-, et qu'il lui donnerait un billet de train pour Inazuma à leur arrivée.

Le résistant répondit qu'il avait compris et le silence relatif- retomba dans la machine. Il pensa un instant à sa mère, qu'il appellerait en arrivant sur la capitale. Cela faisait un peu moins d'un mois qu'il n'avait pas pu donner de ses nouvelles à cause du réseau inopérant de l'île. Son nouvel opérateur ne couvrait pas les zones outre-mer semblait-il. Et puis... Il se demanda comment se portait Kido. Il ne l'avait même pas prévenu lui-même de son départ, et même si Hibiki-san l'avait certainement fait depuis le temps, il ne pouvait retenir ce pincement de culpabilité dans sa poitrine. Pourvu que la solitude n'ait pas trop pesé sur les épaules du coach.

Et il fit taire la petite voix au fond de lui qui espérait lui avoir manqué, ainsi que celle qui avouait tout bas qu'il avait hâte de le revoir.

Il secoua la tête. Il devait se ressaisir : son départ précipité et son séjour sur l'île lui avait permis de remettre les choses dans l'ordre et de réfléchir un peu. Quelques soient les raisons, que ce soit la solitude, la fatigue ou la frustration sexuelle, il était indéniable que Kido lui plaisait, et qu'il plaisait à Kido. Si ça ne tenait qu'à lui, il aurait tenté le coup ; après tout, le coach n'était pas désagréable à regarder, ils se connaissaient bien, ça leur aurait rendu service à tous les deux. Oui, si ça ne tenait qu'à lui, Fudo aurait sans doute cédé à l'envie de coucher avec l'autre homme. Le seul souci, c'était le contexte. Kido était actuellement l'espion principal de la Résistance, tout en occupant une place importante au Fifth Sector. Cela lui faisait beaucoup de responsabilités, faisait appel à toute sa prudence, et toute son objectivité. Le brun partageait avec lui une relation de confiance qui devait le délester un peu la charge sur ses épaules. Mais il ne fallait pas risquer de rendre Kido dépendant de cette relation, aux périls de la mission. Le résistant ravala sa salive, incertain, et pesta : il parlait comme un psy, c'était ridicule, et pourtant, tellement vrai.

Kido était dans une situation instable, qui le rendait vulnérable. S'il se raccrochait de trop à la seule amitié qui lui restait pour échapper aux affres de la solitude, il perdrait les notions d'une véritable relation. Le soutien morale et physique étaient des corniches auxquelles il était dangereux de s'accrocher lorsque le gouffre de la fatigue et de l'angoisse menaçait d'engloutir le monde dans les ténèbres. Il ne devait résolument pas coucher avec Kido. Sûr de ne pas déroger à sa décision, le brun laissa ses pensées vagabonder un peu. Il se demanda vaguement si l'autre ressentait cette même attraction que lui, ce même désir et cette même curiosité de leurs êtres, avant de secouer brutalement la tête. Il ne devait vraiment pas faire n'importe quoi, le succès de sa mission en dépendait.

... Mais est-ce qu'il lui avait manqué ?..


Fudo remonta le col de son manteau en mettant le pied sur le quai. L'île du Fifth Sector possédait un microclimat relativement tempéré, et il avait presque oublié que l'hiver avait déjà envahi le Japon. Les infos parlaient de dégâts matériels dans les zones de haute altitude, des accidents causés par le gel et les chutes de neige importantes. Il actionna le manche de sa valise pour la traîner derrière lui vers la sortie de la gare. Rien n'était pire que les sandwichs du train, à part peut-être les plateaux repas de l'avion en classe économique. Il avait dîné à bord, la nuit commençant à tomber sur Tokyo alors qu'il embarquait. Au siège d'Electran Corp, on lui avait servi un café et un croissant sur ordre de Hiroto probablement, et on l'avait conduit à la gare. Le train s'était avéré en retard, Fudo avait donc profité du service de lockers pour aller visiter les alentours, au cœur même de la capitale.

Il porta sa valise dans les escaliers, s'excusant lorsqu'il faillit bousculer une dame âgée. Il prit son portable dans sa poche et maudit sa batterie, complètement à plat. Génial, pas moyen d'appeler un taxi, il allait devoir poireauter dehors par ce froid. Il souleva de nouveau son bagage pour monter le dernier escalier, qui menait au hall et aux portes principales. Il jeta un coup d'oeil méfiant aux alentours : la dernière fois qu'il était arrivé à Inazuma de cette façon, un des hommes de Senguuji l'avaient attrapé à la sortie de l'aéroport pour le menacer. Comme la zone semblait sauve, il posa la valise sur le sol et avança vers la sortie d'un pas sûr de lui.

«Fudo.»

Le concerné se figea en reconnaissant le timbre grondant qui s'était adressé à lui. Il se tourna lentement vers sa source, déglutit discrètement, et fit enfin face à son interlocuteur.

«Kido...»

Celui-ci se leva de sa table -il prenait un café apparemment- et s'approcha du brun. Il resta impassible, toujours caché derrière ses lunettes. Fudo fronça juste les sourcils, sur la défensive : si l'autre essayait de l'intimider, cela ne marcherait pas.

«Tu as un message pour moi de la part de Senguuji ?» railla-t-il avec son air arrogant habituel.

Kido garda le silence quelques secondes avant de rétorquer, interdit :

«J'ai un taxi qui nous attend dehors.»

Surpris par sa réaction -son absence de réaction plutôt-, le résistant mit un temps à répondre :

«Ah.»

Le châtain s'engagea alors devant lui et il le suivit, un peu perplexe. Il n'aurait jamais cru que Kido puisse lui en vouloir autant d'être parti. Ils quittèrent le hall de la gare et avancèrent parmi les autres arrivants vers les voitures qui envahissaient le trottoir. Le coach fit signe au chauffeur, qui démarra l'engin, et il prit la valise de son vis-à-vis pour la ranger dans le coffre tandis que l'autre prenait place. Il finit enfin par le rejoindre toujours dans un silence pesant, et donna l'adresse au conducteur.

«Une minute, c'est ton adresse ça.» lança le brun alors que le taxi démarrait.

«Tu viens chez moi.»

Fudo haussa les sourcils, agacé. Dis Fudo, ça te dirait de venir chez moi, c'était trop compliqué peut-être ? Franchement... D'ailleurs, que faisait-il à la gare ? Question stupide, il devait être en train de l'attendre.

«Qui t'a prévenu que je rentrais ?» demanda-t-il, essayant d'installer la conversation.

«Hibiki-san.»

«Il te l'a dit comme ça ?»

«Je lui avais demandé.»

Fudo retint un soupir. Il n'aimait pas cette ambiance, ces réponses satisfaites et fermées. Il se contenta alors de regarder par la fenêtre la ville dans la nuit : ça avait quelque chose de mystique qu'il ne savait expliquer. Les lumières jaunes comme des lucioles dans la forêt urbaine, leur doux halo comme une brume sur les façades des magasins. Dans le silence religieux, il se laissa aller à la contemplation des lumières éparses de la ville.

Ils atteignirent finalement l'immeuble de Kido et descendirent du taxi. Le coach régla la course tandis que Fudo reprenait sa valise dans le coffre, et à peine eurent-ils franchi le seuil de la porte du bâtiment que le véhicule reprit de la vitesse. Il disparut deux rues plus loin, laissant l'avenue sombre et sans un bruit. Fudo suivit l'espion dans l'escalier, portant sa valise à bout de bras sans se laisser distancer, puis dans le couloir communautaire jusqu'à sa porte. Il reprit discrètement son souffle en attendant que l'autre l'invite à entrer, ce qu'il fit après avoir déverrouillé. Il entra et retira ses chaussures, laissant le brun fermer la porte derrière lui, et avança pour aller allumer la lumière en attendant que l'invité retire ses chaussures. Puis il s'approcha pour prendre le bagage afin de le débarrasser, toujours dans le plus taciturne des silences, ce qui eut don d'énerver le brun.

«Oh arrête ça tu veux ? Si c'est pour me faire la gueule, autant que je rentre chez moi !» s'emporta Fudo.

Il se redressa lorsque Kido le toisa à nouveau, interdit sous ses verres teintés.

«Tu écoutes ce que je dis ? Je suis fatigué, j'ai mal aux pieds, alors me tape pas sur les nerfs !»

Kido s'approcha de lui lentement, et Fudo le foudroya du regard pour lui faire comprendre qu'il méritait un peu plus de considération. Le châtain porta ses mains à son visage et retira doucement ses lunettes, laissant son vis-à-vis muet et incrédule : il avait le regard terne, fatigué, et des cernes sous ses yeux, tant et si bien qu'il semblait avoir pris dix ans. Fudo se tut, coupable de s'être emporté, et chercha ses mots pour ne pas balbutier. Ses propres yeux le piquaient, et il ignorait si c'était par empathie ou s'il était encore ébloui par ce regard rougeoyant hors du commun.

«Je... Excuse-moi... Je voulais pas...» bredouilla-t-il, penaud.

Il se maudit d'avoir bafouillé lorsque que son vis-à-vis sourit faiblement.

«Pourquoi tu es parti ?» demanda-t-il calmement.

Fudo ne savait si le fait de le regarder dans les yeux influençait mais il avait l'impression que sa voix était traînante et fatiguée. Il déglutit discrètement, en vain puisqu'il vit les orbes rubis de son interlocuteur jeter un regard à sa pomme d'Adam. Pourquoi il était parti ?.. Il se souvenait du matin de son départ, lorsqu'il avait vu toutes les photos de Kido avec son ex. Il sentit son ventre se plomber, et se conforta dans l'idée de ne pas céder à la tentation : Kido devait encore s'accrocher au passé pour garder ces clichés avec lui.

«Pour enquêter.»

«Dans ce cas, pourquoi tu es revenu ?»

Touché. Fudo ne répondit pas, incapable d'avouer qu'il avait juste eu envie de le revoir, et de retrouver son existence d'indic, de venir chez lui tard le soir pour lui préparer à manger ou le ramener à l'appartement lorsqu'il avait trop bu...

«J'ai mis le doigt sur quelque chose là.» sourit le châtain, sa voix chatoyante enivrant les sens du résistant.

«J'avais un peu le mal du pays. Et puis il n'y avait rien sur cette île, pas de réseau ni de télé...» se justifia-t-il finalement.

«C'est ce qui t'a le plus manqué ?»

«Bah... Entre autre...»

Kido sourit vaguement. Il regarda ses pieds un instant, comme s'il hésitait à dire quelque chose. Le brun resta silencieux cette fois, incertain de sa capacité à résister : il mourrait d'envie de quitter l'entrée, d'aller faire comme chez lui, préparer une tisane et aller s'asseoir dans le canapé en compagnie du coach. Mais ce comportement ressemblait un peu trop à celui d'un plan cul qui commence à connaître les lieux et les habitudes du maître, et qui prend tout naturellement ses aises. Et il s'était promis de ne plus se conduire de cette façon.

«Au début quand j'ai vu que tu ne répondais pas, je pensais que j'avais fait quelque chose qui t'avais froissé.» reprit maladroitement l'entraîneur.

«Ah oui, j'ai pas eu le temps de te prévenir.» s'excusa le brun en détournant le regard.

Pitié, que Kido l'invite à entrer et qu'ils n'en parlent plus..! Mais celui-ci ne semblait pas l'entendre de cette oreille.

«J'étais embêté... Je savais pas quoi faire, j'avais l'impression de perdre mon dernier ami -c'était plus ou moins le cas d'ailleurs.» tenta-t-il de plaisanter.

«Je pensais que Hibiki te préviendrait le plus tôt possible.» tenta de justifier le concerné.

«Et bien non. Il m'a dit qu'il n'avait pas pensé que ça m'intéresserait, et qu'il avait abandonné l'idée. J'ai eu du mal à le trouver. J'ai dû demander à Tobitaka.»

«Je penserai à le rappeler à Hibiki la prochaine fois alors.»

Kido releva la tête, les sourcils froncés d'un air presque inquiet qui surprit le brun.

«Tu vas repartir ?»

«Non, pas pour le moment - il me semble.»

Fudo essayait vraiment d'ignorer l'expression de soulagement qui avait envahi le visage fatigué de son interlocuteur, mais son cœur mit tous ses efforts en échecs lorsqu'il se mit soudain à accélérer. Merde... Kido était vraiment...

«Ne repars plus comme ça d'accord ?» soupira ce dernier en reprenant contenance. «J'ai eu peur que tu sois parti pour de bon.»

Le résistant rata un battement.

«Pourquoi je ferai ça ?»

Sa voix en était réduite à un souffle, bien malgré lui. Il inspira profondément pour se redresser et retrouver son arrogance.

«D'autres l'ont fait avant toi.» dit juste le châtain en haussant les épaules alors que son regard rencontrait le sol d'un air amer.

Fudo ne put s'empêcher de se demander si son ami parlait d'Endo et les autres, qui l'avaient laissé tomber, ou s'il parlait de son ex. S'il se souvenait bien, le coach avait dit une fois qu'elle était partie en emportant le miroir. Partie... Et le résistant chercha quelque chose à dire pour rassurer Kido, quelque chose de fort mais pas trop tendre ou affectueux...

«Je te laisserai jamais tomber.»

... Raté. Kido heurta son regard au sien, ses iris écarlates brûlant d'un sentiment que Fudo ne savait identifier. C'est pourquoi il ne vit rien venir lorsque l'autre s'approcha de lui d'un grand pas, comblant le vide entre leurs corps avides de faire enfin connaissance. Sa main vint soutenir sa mâchoire, caressant la peau de sa joue avec son pouce alors que ses lèvres et son visage de côté se penchaient sur lui. Fudo n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit avant que ses lèvres ne soient scellées avec celles de son vis-à-vis, douces et charnues, et son menton qui taquinait le sien. Bon sang... Non... Non, pas ça... Mais le brun ferma les yeux et chercha presque lui-même à approfondir le baiser. L'autre main de Kido dégageait ses cheveux de son visage d'un geste doux, alors que le résistant remontait les siennes le long de sa nuque. Il sentait sous ses paumes le blond duvet de son vis-à-vis, se redresser avec délice contre la pulpe de ses doigts avant de reprendre leurs positions de départ.

Kido happa délicatement ses lèvres, poussant un soupir d'aise. Le brun répondit au contact avec enthousiasme, suçota sa lèvre du bas avant de remonter et laisser sa langue rencontrer son homologue. Un court gémissement lui échappa, aussitôt avalé par la bouche gourmande du coach. Il entendit un grognement sourd émaner de sa gorge et cela ne fit que l'enivrer d'avantage dans sa quête de contact. Leurs corps se pressèrent l'un contre l'autre, et Fudo se sentit rapidement emprisonné entre Kido, et la porte d'entrée dans son dos. Une remarque germa dans son esprit et mourut aussitôt alors qu'ils se séparaient à peine, pour reprendre leur souffle.

«Il faut pas...» haleta Fudo en chuchotant, reprenant ses esprits.

«De quoi.. tu parles ?» souffla le châtain pour toute réponse.

Là-dessus, il se mit à mordiller affectueusement la joue offerte de son vis-à-vis.

«Tu sais de.. quoi je parle...» répliqua le premier.

«On l'a déjà fait.. pourtant...»

Oui, il l'avait sucé l'autre fois. Mais c'était du dépannage ! Ce qui était en train de se produire prouvait que cette fois-ci, ça n'avait rien de comparable. Ils se désiraient réellement, plus rien à voir avec un service rendu vite fait après un rêve un peu trop intense.

«Je te dis que...»

Kido éloigna son corps du sien avant qu'il ne puisse finir sa phrase, et le résistant se sentit bête de désirer si ardemment sentir sa chaleur à nouveau alors qu'il était à l'origine de leur séparation. Et son vis-à-vis dut saisir le nœud du problème puisqu'il pressa de nouveau sa jambe entre ses cuisses, pour appuyer contre son érection naissante. Ah... Merde...

«On est des adultes responsables tu sais.» fit remarquer innocemment le coach en se penchant pour sucer son cou.

«hh... Merde, arrête ça j'te dis...» articula difficilement le brun.

«Je veux te manger ce soir. Te dévorer.»

«On est dans ton entrée, Kido... Les voisins vont t'entendre...»

Le concerné lui jeta un regard amusé et happa à nouveau ses lèvres avant de chuchoter vicieusement :

«Alors tout l'immeuble saura que ce soir tu es chez moi.»

Fudo ne savait même plus pourquoi il se débattait maintenant. Une histoire de principe, de conscience ou un truc du style. Il se laissa embrasser à nouveau, se contentant d'empoigner les bras de l'entraîneur, ignorant lui-même si c'était pour l'éloigner ou au contraire, le rapprocher de lui plus encore. Une des mains de Kido se glissa sous son sweat-shirt et son t-shirt d'un même geste, venant explorer la peau chaude et douillette de son ventre.

«Je suis censé... retourner à la base pour faire... un rapport...» articula-t-il difficilement.

«On parle pas boulot ce soir.» le réprimanda le coach.

Sa main lui effleurait désormais les côtes. C'était surprenant de constater qu'un gentleman tout-bien-comme-il-faut tel que Kido pouvait se révéler aussi aventureux et agréablement inventif -contre une porte d'entrée, Fudo n'avait encore jamais fait. Il reprit ses esprits lorsque son vis-à-vis croisa son regard vaporeux, et se retint de gémir en sentant la pression monter en bas.

«Tu te cherches des excuses en fait ?» demanda l'entraîneur, qui cherchait à comprendre pourquoi il résistait.

«Tu ne sais… pas dans quoi tu te lances… Kido-kun.»

Le brun aurait juré que les yeux de son interlocuteur venaient de passer du rouge écarlate au grenat sombre, ses pupilles dilatées sous l'effet de l'excitation. Et dieu que c'était la chose la plus excitante qu'il eut été chanceux de voir. Fudo lança un regard provocateur au coach et se mit à déboutonner sa chemise, bouton par bouton, délicieusement. Kido se pencha pour mordiller sa jugulaire dans un grognement bestial, et il saisit au vol l'image de ses canines luisantes. Un lourd gémissement lui échappa alors qu'il guidait la main du châtain sur son ventre, de plus en plus bas... Il savait qu'il avait déjà perdu la partie alors autant se laisser complètement aller. Envahir. Se laisser submerger par Kido, la tentation, l'instinct animal.

Gémir, grogner, crier : ils avaient tous les deux grand besoin de se défouler.


Voilà, moi je dis, sexe d'abord, explications ensuite. xD

Honnêtement, je trouve qu'ils s'en sortent plutôt bien eux, même si vous devez rager comme des malades derrière votre écran en constatant que oui, j'ai osé couper à ce moment. Je trouve que leur échange est d'autant plus mignon qu'ils sont gênés de ce qui se passe dans un premier temps. La dernière réplique de Fudo me plaît beaucoup, parce qu'elle est totalement libre d'interprétation, et signifierait aussi bien "bordel, je vais te pourrir pour m'exciter de cette façon" ou "tu vas vite regretter de m'avoir chauffé comme ça". Ou encore "tu imagines pas les conséquences de tes actes, Kido" Bref, un panel de couleur, cette phrase est juste énorme. Quant à Kido, je pense que l'absence de Fudo lui a fait prendre conscience de sa solitude, sa vraie solitude, et qu'il refuse de le laisser s'échapper une nouvelle fois. Il a peut-être aussi compris son attirance pour lui, voir même sa tendresse certaine pour celui qui lui lance des vannes à tout bout de champs. N'empêche qu'en voyant Fudo, il n'a même pas pensé à l'engueuler pour avoir laissé sa clé sous le paillasson un mois plus tôt xD

Bref, je suppose que vous vous doutez du contenu du prochain chapitre, alors je précise juste quelques infos sur l'histoire personnelle de Kido, un début de romance peut-être ? Ahah, qui sait.

N'hésitez pas à reviewer, même si c'est pour m'engueuler d'avoir coupé le chapitre avant le lemon. :D

Bisous, à dimanche prochain ;)