Chapitre 7 Visite à domicile
Laboratoire d'Abby Sciuto.
Abby : J'ai trouvé empreinte sur les deux feuilles. Il y avait celle de Ziva, de Tony, Kate Todd et d'une autre personne. Je les ai rentré dans l'ordinateur et…
McGee : Les empreintes ont donné un résultat.
Gibbs : Aussi vite ?
Abby : Parce que la personne est blacklister sur les compagnies aériennes. Il s'agit d'un ressortissant israélien du nom d'Adino Navone, on a rien trouvé sur lui. Hormis qu'il est soupçonné de terrorisme.
Tali : Je vais me renseigner. Si vous n'y voyez pas d'inconvénients, agent Gibbs.
Gibbs : Faite donc. Prenez le bureau de Ziva. McGee, viens avec moi.
McGee : Où boss ?
Gibbs : Pas de question.
Domicile de Ziva et Tony.
Gibbs après une conduite brutale et rapide stoppa la voiture devant une maison dans la banlieue de Washington. De l'extérieur, la maison ressemblait à toutes celles du quartier, une petite barrière blanche, une boite aux lettres… Descendant de voiture, Gibbs poussa la barrière et s'enfonça dans l'allée jusqu'au perron, McGee et Ducky sur les talons. Gibbs avait tenu à emmener Ducky pour faire une analyse de ce qu'ils trouveraient, on lui avait menti et il voulait démêler le vrai du mensonge. Au moment où Gibbs posa le pied sur le perron, la lumière de l'entrée et celle du perron s'allumèrent. Sortant son arme, l'agent senior crocheta la serrure et entra méfiant.
McGee : Boss, il y a des détecteurs de mouvement. C'est eux qui ont allumé les lumières.
Gibbs : Des installations pour Ziva.
McGee : Ca en a l'air.
Gibbs : Ducky, tu restes avec moi.
McGee et Gibbs visitèrent pièce après pièce pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'intrus puis revirent dans l'entrée.
McGee : J'ignorais que Tony et Ziva affectionnaient le style japonais.
Ducky : Après ce qu'ils ont vécu, la Somalie, l'explosion, et apparemment leur passé commun, je crois que c'est le contrôle et le calme de ce mode de vie qui les attirent.
Gibbs : Quand je suis venu, ils étaient à la cave. Mais on va d'abord visiter les autres pièces. McGee commence par le salon, je m'occupe des chambres.
McGee : Des ?
Gibbs le défia du regard d'en demander plus et monta à l'étage avec Ducky.
Gibbs : C'est la chambre de Ziva.
Ils entrèrent dans la pièce, l'endroit était bien rangé, le lit fait, à la différence de Tony son futon à elle était encadré d'un tour de lit très bas, à coté une petite table de nuit avec une lampe, et un simple cadre photo. Gibbs s'approcha pour prendre le cadre. Il s'agissait d'une photo de Tony et Ziva entourés d'enfants, elle avait été prise à l'école pour sourds. Tony avait le bras passé autour de la taille de Ziva qui soufflait des bougies sur un gros gâteau d'anniversaire avec une petite fille dans les bras.
**Flashback**
Institut pour sourd. Washington D.C.
Tony : Allez viens avec moi Ziva. Il faut absolument que tu vois ça !
Ziva : Parles pas si vite, Tony, je ne comprends pas tout.
Il s'arrêta et signa un désolé. Voilà un peu moins de trois mois qu'ils étaient tout les deux là, et il n'avait pas encore l'habitude de la voix caverneuse de la jeune femme. Il lui passa doucement la main sur la joue, près de la cicatrice et elle détourna la tête. Mais il n'était pas décidé à la laisser faire, et il l'obligea à le regarder.
Tony : Pas avec moi Ziva. Ne détourne pas le regard. Peu importe le nombre de cicatrices, pour moi tu seras toujours mienne.
Ziva : Tony, ne rend pas les choses compliqués.
Tony : Pourtant elles l'ont toujours été. Aller, viens les enfants nous attendent.
Ziva : Tu adores ces gosses.
Tony : Toi aussi.
Ziva : Oui.
Tony : J'ai envie de t'embrasser.
Ziva : Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
Tony : 29 ans ! Et dire que tu en avais 17 quand je t'ai épousé.
Elle regarda autour d'elle comme une adolescente qui avait peur d'être surprise avant de lui voler un baiser. La saisissant par les hanches, il la retint pour l'empêcher de fuir et approfondit le baiser, il n'avait pas gouté la saveur de ses lèvres depuis des mois, ni vraiment senti la chaleur de son corps contre le sien, depuis qu'ils étaient entré au Centre. Quand il se sépara de ses lèvres, elle avait encore les yeux fermés, elle pouvait se permettre une tel faiblesse, seule avec lui, elle savait qu'il ne la jugerait pas, et la protégerait. Quand elle rouvrit les yeux, elle avait cette rougeur sur les joues, lui aussi souriait, il savait que peu importe les hommes qui avaient traversé sa vie, il était le seul à lui faire cet effet.
Tony : Les enfants…
Ziva : Oui.
Tony : Fais comme si je n'avais rien dit.
Lui posa la main dans le bas du dos, la frôlant à peine, il l'entraina dans la pièce d'à coté où tous les enfants étaient là entouré de mademoiselle Rebecca, leur institutrice, une jeune femme de l'âge de Ziva, brune aux yeux bleus, qui avait tenté de faire du plat à Tony avant de se rendre compte qu'il se concentrait sur Ziva la majorité du temps. Les enfants scandaient des « Joyeux anniversaire », ceux capable d'oraliser le disaient à haute voix, tout comme Ducky, Abby et McGee qui avaient fait le déplacement. Tony incita la jeune femme à avancer mais celle-ci se tourna vers lui. Celui-ci lui murmura un joyeux anniversaire, avant que les enfants ne les entourent. Touchée par ces preuves d'amour, Ziva s'exprimait à voix haute sans vraiment faire attention. Tony ne pu s'empêcher de rire en l'entendant, tout comme ses autres collègues. Ziva s'en rendant compte posa le regard sur mademoiselle Rebecca qui se retenait de rire aussi.
Rebecca : Tu te trompes de langue, Ziva.
Ziva : Oups. Désolé.
Tony : Pas de quoi t'excuser.
Abby : Bonne anniversaire, Ziva.
Et la jeune gothique s'approcha pour étreindre son amie. Puis ce fut au tour de McGee, Ducky puis Gibbs. Soudain, Ziva fut distraite, quelque chose tirait son pantalon, mais alors qu'elle allait réagir brutalement par reflexe, elle stoppa net en sentant la main de Tony se refermer sur son poignet. Ziva posa son regard sur Tony, puis sur l'enfant qui était entrain d'essayer d'attirer son attention, la petite fille blonde avait tout juste cinq ans, elle avait perdu l'audition à trois ans à la suite d'un accident de voiture où ses deux parents y avaient laissé leur vie. Louanne avait été placé là par l'assistance publique sans vraiment d'espoir de trouver une famille un jour.
Louanne : Bon… anniversaire… Ziva.
Ziva : Merci ma chérie.
Louanne : Souffle… tes… bougies.
Ziva : Tu m'aides ?
La petite hocha la tête et Ziva s'approcha du gros gâteau au chocolat recouvert de nappage au chocolat sur laquelle était inscrit à la crème : « bon anniversaire Zee-vah », surement une idée de Tony. Elle lui lança un regard de défi. Un bras autour du corps de Ziva, proche d'elle, Tony aida la jeune femme et l'enfant à souffler les bougies au moment ou un flash d'appareil photo tenu par Abby immortalisa l'instant.
**Flashback end**
McGee : On va les retrouver Boss.
Gibbs : On en trouvera rien ici, descendons à la cave.
Arrivés en bas, la pièce impressionna McGee qui ne pu s'empêcher d'en faire le tour. Le dojo était immense faisant presque la superficie de la maison, mais il savait que le plus important était invisible à leurs yeux. Gibbs décida de faire coulisser un des deux immenses panneaux de bois blanc. Derrière celui-ci se trouvait des centaines de choses rangées plus ou moins méthodiquement. Un chevalet de peinture, un tabouret de bar de la même couleur, des sabres en bois, des dizaines de livres de mathématiques, en plusieurs langues dont plusieurs en hébreu leur faisant comprendre qu'ils étaient apparemment à Ziva, des livres d'informatique.
McGee : Boss, ni Tony, ni Ziva ne sont compétent dans ses matières, pourquoi…
Ducky : Je ne suis pas sûr… Tony et Ziva sont bien plus intelligents qu'on ne le pense. Ils ont bien été capables de nous cacher des informations comme un mariage et un bébé.
McGee : Ou le faite qu'ils soient des Services Secrets.
Un cahier d'écolier attira l'attention de l'agent senior, il avait déjà vu Ziva écrire dedans quand elle se murait dans le silence, incapable de s'exprimer. Il l'ouvrit surpris de le voir couvert de symboles qui ressemblaient vaguement à des mathématiques.
Gibbs : Traduis.
McGee : Ca n'a aucun sens pour moi, Gibbs. J'ai fait des mathématiques mais là pour moi c'est du délire.
Ducky : Ses toiles sont absolument magnifiques.
Gibbs observa Ducky regarder quelques unes de la dizaine de toiles sagement rangées au pied du chevalet. Sur les étagères les plus hautes, des centaines de DVD, Tony rangeait apparemment sa collection ici. Ce qui fit comprendre à Gibbs qu'il était sur la bonne voie. Un carton attira son attention, ressemblant aux boites dans lesquelles on rangeait habituellement les pièces à conviction, Gibbs le tira et fut surpris d'y découvrir le nom de Kate. L'ouvrant, il découvrit pêle-mêle des dessins, des fusains, des crayons et divers objets ayant appartenu à la jeune femme. Pour ne pas faire du mal à la mémoire de celle qu'il avait aimé, il referma le carton et le remis à sa place. Il ne trouverait pas ce qu'il cherche dans ce placard là. Gibbs le referma pour ouvrir l'autre et ce qu'il vit le laissa sceptique. Des armes une quinzaine, la plupart de poing, des couteaux, une cible, dans une caisse des dizaines de passeports à des noms différents, et des pays d'origine différent chaque fois avec la photo de Tony et Ziva. Divers autres papiers d'identité, permis de conduire, cartes bancaires. Chaque identité et les papiers assortis étaient attachés ensemble par des élastiques.
McGee : Qu'est ce que… ?
Ducky : Apparemment Tony et Ziva en cachent bien plus que ce que nous pensions.
McGee : C'est fou ! On se croirait dans un de ses films que Tony affectionne.
Une pile de CD attira le regard de l'agent senior, Gibbs se saisit de la pile et la donna à McGee.
Gibbs : On rentre au bureau.
TBC
