Rating : M (R+)
Note de l'auteur : Je n'ai pas de mots pour exprimer ce retard et cette douleur qui m'enflamme. Je n'ai plus le temps d'écrire, ça me tu, j'en peux plus. Écrire était comme une échappatoire, un endroit où je pouvais concevoir et imaginer tout ce que bon me semblait. Mes doigts n'effleurent que rarement ce clavier d'ordinateur pour écrire ce que je désire.
J'espère avoir le temps bientôt à nouveau pour écrire mes rêves. En attendant, comme cette fiction est terminée dans mon PC je vous poste enfin la suite. Je vous aime mes lectrices fidèles !
PS : Je n'ai pas eu le temps de relire, ni les chapitres précédents, je vous promets une relecture complète et une correction parfaite dès que j'aurais mis de l'ordre dans ce foutoir qu'est ma vie en ce moment.
.
.
.
« Chapitre sept : Les douches »
.
.
.
Sa lecture avait été complètement bâclée. Entre la fatigue qui le faisait buter sur chaque mot, la place vide de Barti qui devait être en train de subir les pires châtiments, et Malfoy qui se léchait vulgairement les phalanges, il y avait de quoi être déconcentré. Mais personne ne fit de remarques désobligeantes. A la fin de la lecture, Harry se massa douloureusement les yeux.
Il attendit que tout le monde sorte de la chapelle. Leurs voix et leurs bruits de pas résonnaient dans la bâtisse ce qui lui donnait mal à la tête. Il posa la main contre sa poche, se rassurant en sentant que la clef était toujours là ainsi que sa baguette.
Il ferma la marche du troupeau de jeunes hommes qui se dirigèrent par automatisme vers les vestiaires. Ils traversèrent les jardins Saint Gabriel par lequel Harry n'était plus passé depuis son arrivée au monastère. Il put contempler les magnifiques tulipes rouges et noires qui avaient éclos en début de semaine. Les prisonniers faisaient bien leur boulot, les jardins étaient magnifiques et pas une seule mauvaise herbe pointait le bout de son nez ainsi qu'aucune feuille morte ne traînait sur la pelouse verdoyante.
Ils arrivèrent dans une allée en gravier, de chaque côté se trouvait un imposant bâtiment en brique rouge qui longeait le chemin. Les prisonniers se séparèrent en deux groupes distincts en se dirigeant vers une petite porte marron identiques sur les deux bâtisses. Harry comprit qu'il s'agissait des douches mais George avait omis de lui préciser qu'il allait devoir jongler sa surveillance entre les deux vestiaires, ça n'allait pas être une mince affaire.
Il s'avança à travers le premier groupe qui attendait sagement devant la porte. Il déverrouilla celle-ci et entra pour découvrir les lieux. Il fut bousculé par la vingtaine de détenus qui couraient vers les douches communes comme s'ils ne s'étaient pas lavés depuis une semaine.
Il y avait un petit vestiaire avec de nombreux portes manteaux et bancs où les prisonniers entassaient leurs affaires avant de se rendre dans le coin douche. Harry remarqua qu'il y avait une armoire colonne ou était disposé des serviettes éponges de couleur blanche.
Il entendit un premier jet d'eau couler et se rendit dans l'embrasure de la salle d'eau. Ça lui rappela drôlement les douches des piscines moldus les pommeaux de douche alignés en rang d'Oignon et des portes savons vissés au mur à côté du bouton de pression pour faire couler l'eau. De la vapeur commença à s'échapper et Harry se félicita mentalement pour ne pas avoir posé les yeux (pas encore) sur les dizaines de corps entièrement nus qui se trémoussaient devant lui.
Il tourna les talons pour ressortir mais rentra en collision avec un autre individu.
« Oh pardon Prêtre Potter, je ne vous ai pas fait mal au moins ? » Retentit une voix douce et chaleureuse.
Harry reconnut que le propriétaire de cette voix était Jordan, le Serdaigle qui avait essayé de lui faire la cour quelques semaines auparavant. Il se massa le crâne en constatant qu'une jolie bosse allait apparaître et posa ses yeux sur le garçon.
Chose qu'il n'aurait, oh mon dieu, pas dû faire.
Car ses yeux ne se décrochèrent plus de ce corps bronzé et musclé. Des épaules carrées à des biceps développés, de tétons roses à des abdos qui avaient l'air aussi bon qu'une énorme plaquette de chocolat, des hanches étroites à un sexe long qui pendait entre deux cuisses musclées.
« Ce n'est rien Jordan. » balbutia Harry en essayant de regarder le dit Jordan dans les yeux, ce qu'il réussit à faire pendant deux secondes et demie avant de redescendre mater ce corps d'apollon. Il n'aurait jamais imaginé que le Serdaigle soit monté comme un âne, comme quoi leur robe cachait bien des merveilles parfois. Pourquoi avait-il refusé ses avances déjà ?
Jordan eut un sourire gêné et rougi avant de courir sous les douches en se cachant le sexe avec les mains.
Harry sortit à l'extérieur, prenant une goulée d'air frais en essayant d'ignorer que ses joues le chauffaient comme des plaques de cuissons. L'autre groupe de prisonniers l'attendait sagement.
Il aperçut Malfoy en bout de file, les bras croisés en attendant que leur vestiaire soit ouvert. Son estomac fit un looping arrière alors que les images de la veille venaient lui envahir le cerveau. Il croisa son regard en le dépassant dans les rangs. Malfoy tourna la tête mais c'était trop tard, Harry avait remarqué les rougeurs sur ses joues.
Il se demanda soudain s'il n'avait pas rêvé hier soir.
Il ouvrit le bâtiment 'B' et les prisonniers s'engouffrèrent dedans en essayant de passer à dix en même dans le ridicule mètre de largeur de la porte. Harry leva les yeux au ciel, dépité. C'est quelque chose qui ne changerait jamais. Les prisonniers adoraient les douches, c'était 'le' moment de détente avant d'attaquer une journée difficile.
Il les surveilla pendant qu'ils se changeaient et jetaient leur robe en boule sur les bancs au lieu de prendre le temps de les accrocher aux portes manteaux. Par contre, tous sans exception, prirent grand soin d'accrocher leur croix sur les crochets avant d'aller d'un pas rapide vers la salle des douches.
« Pff c'est toujours le même qui a la meilleure douche ! » Grogna un petit blond qui retirait ses sandales.
Harry, nonchalamment appuyé contre l'encadrement de la porte, se redressa et leva un sourcil interloqué.
« La meilleure douche ? » Demanda-t-il en s'adressant au jeune homme.
« Oui, il y une douche où l'eau est plus chaude, et c'est toujours Geoffrey qui l'a. » Expliqua-t-il en soupirant, « Je ne sais pas comment il fait pour aller aussi vite, même Malfoy qui n'a pas de sandales est plus long ! » s'exclama-t-il en faisant un geste de la main vers l'autre blond qui n'avait retiré que son chapelet.
« Je suis juste soigneux. » Répliqua-t-il en faisant passer sa robe par-dessus sa tête, renversant l'ordre parfait de ses cheveux blanc.
Harry eut du mal à décrocher son regard de son corps. Il venait d'en voir un juste avant qui l'avait fait rougir mais il savait que celui de Malfoy avait le don de le faire rougir aussi, mais également bander comme un cheval, et il voulait éviter ce genre 'problème'.
« Les autres douches sont froides ? » Demanda-t-il en détournant le regard à l'autre bout de la pièce car le blond venait de retirer son caleçon.
« Elles sont tièdes, il y a souvent des bagarres pour avoir la plus chaude, mais bon, Geoffrey est gaulé comme un tank alors moi, je ne préfère pas trop l'ouvrir.» Répondit-il avant de partir dans les douches.
Harry garda les yeux fixés sur les rainures entre les carreaux du carrelage jaune sable de la pièce. Les derniers sortirent du vestiaire, sauf un. Il ne put s'empêcher de lever les yeux pour découvrir Malfoy en tenue d'Adam qui passa devant lui sans le regarder. Rien que sentir son odeur le fit durcir.
Et dire qu'il allait devoir subir ça pendant trente minutes. C'était une torture.
Alors pour passer le temps et faire disparaître son début d'érection il fouilla méticuleusement chaque robe à la recherche d'objets ou autre éléments qui n'avaient rien à faire sur un prisonnier. Il se demanda s'il allait trouver des traces de sperme comme Frère Paul en avait trouvé sur les vêtements de Malfoy.
Il fouilla tout, retournant les robes pour être sûr de ne rien rater d'important et quand il ne trouvait rien, replaçait l'habit à peu près comme il était avant qu'il ne le secoue dans tous les sens. Il passa dix minutes à tout retourner mais ne découvrit rien de particulier à part une petite fleur séchée coincée dans la manche d'une des robes, il ne savait plus à quel détenu elle appartenait. Il avait décidé de la laisser là, un bouton d'or ça ne pouvait faire de mal à personne.
Il sortit du bâtiment B et entra dans la A où il reproduit le même manège mais ne trouva rien d'extraordinaire non plus. Il fut juste complètement dégoûté lorsque plusieurs mouches mortes tombèrent d'une robe en la secouant.
Soudain il entendit du chahut et, alors qu'il se retournait, une chose douce à l'odeur appréciable lui frôla le nez à une vitesse fulgurante.
La chose douce s'avérait être un savon de couleur rose qui finit sa pauvre vie en s'explosant en plusieurs morceaux sur le mur d'en face.
Harry s'approcha prudemment des douches pour découvrir un spectacle auquel il ne s'était pas attendu. Ses yeux s'ouvrirent grand comme des soucoupes alors qu'un nouveau savon venait de frôler son oreille.
Les prisonniers s'esclaffaient et riaient comme des baleines en se balançant leur savon dans la tête. Un détenu glissa lamentablement et se retrouva sur les fesses, provoquant l'hilarité générale alors qu'un autre s'exclamait :
« Abattez-le ! » en riant en lançant son savon sur le jeune homme à terre qui s'en reçut une vingtaine d'autre sur la tête.
Harry n'était pas en train de rêver, les prisonniers étaient en train de faire une bataille de savon dans les douches commune du bâtiment A. Tous à poil en train de courir dans tous les sens dans la pièce.
Un grand roux très maigre venait de s'accrocher à la jambe de celui qui semblait être le meneur de jeu en rampant. Harry le reconnut, c'était celui qui avait gagné le concours de limaces la veille.
« Sergent ! Nous sommes en train de perdre la bataille ! Arg ! » Dit-il avant de faire semblant de mourir dans d'atroces souffrances.
Harry pouffa et décida de ne pas intervenir. Les prisonniers ne devaient pas s'amuser beaucoup durant la journée et se défoulaient comme ils le pouvaient sous les douches. Il préféra sortir en slalomant entre les débris de savon pour retourner dans le bâtiment B où une bataille de savon avait aussi été déclarée. C'est du moins ce que songea Harry en voyant des morceaux de toute les couleurs collés un peu partout sur les murs, le sol et même le plafond.
Il s'appuya contre le bâtit de l'alcôve qui donnait sur la pièce d'eau pour pouvoir mieux observer la scène. Il y en avait un qui était en train d'enfoncer son savon dans la bouche d'un autre qui était recouvert de petits morceaux blanc collés contre sa peau. Les autres se couraient après en se lançant l'objet glissant tout en essayant de viser la tête et l'entre-jambe. Deux détenus, pourtant, ne participaient pas à ses jeux enfantins. Évidemment, il y avait Malfoy qui s'était approprié la douche la plus en retrait de la salle pour avoir le loisir de toiser tous ces crétins congénitaux (c'était fou comment Harry arrivait à deviner ce que pensait le blond dans ces moments là) et un brun assez costaud qui ne cessait d'appuyer sur le bouton de la douche pour ne pas que l'eau s'arrête en jetant des regards en coin discrètement à Malfoy, ou plutôt, sur le corps de Malfoy. Harry fronça les sourcils et fixa le brun d'un regard meurtrier pour qu'il arrête ses œillades appuyées sur son ennemi mais l'autre ne le capta même pas. Voyant qu'il n'obtenait aucun effet, il dévia son regard sur l'objet de ses pensées.
Il était sûr que Malfoy était conscient qu'il était en train d'être épié car il prenait grand soin à ne jamais tourner la tête et ses mâchoires semblaient légèrement contractées, enfin vu de loin en tout cas. Harry était un peu déçu car avec tout ce chahut et tous ses corps nus qui se frottaient l'un à l'autre (dit comme ça, ça aurait pu l'exciter mais les mouvements qu'ils effectuaient étaient loin, très loin d'être sensuels), il ne voyait pas le corps de son ennemi en entier, la partie la plus intéressante étant cachée.
Il décida de sortir prendre l'air et jeta un œil à l'énorme horloge de la chapelle qui surplombait le monastère de sa hauteur. Il se rendit compte qu'il était pratiquement neuf heures et que cela faisait bien vingt-cinq minutes que les Novices prenaient leur douche.
Il entra pour la troisième fois dans le bâtiment A et se rendit en dessous de l'alcôve à l'entrée des douches. Il se racla la gorge pour attirer l'attention sur lui (évitant avec classe un projectile au passage) et annonça la fin des douches. Il reçut plusieurs remarques de désapprobation mais les premiers prisonniers sortaient déjà en attrapant une serviette pour se sécher.
Des peaux humides, des muscles roulant sous la peau, des fesses fermes et musclées, des dos larges et puissants… Harry salivait. Heureusement qu'il avait pu se vider hier parce que sinon il aurait mis sa main à couper que ça aurait fini en orgie.
Il fit demi-tour, ressortit, et re-re-re entra dans le bâtiment où était Malfoy.
Il fut surpris de constater que plus de la moitié étaient déjà en train de se sécher. Il alla chercher les retardataires.
« C'est fini les douches, on sort ! » Cria-t-il à l'intention des cinq prisonniers qui avaient décidés de profiter de l'eau au maximum.
Il fut surpris lorsqu'il qu'il en entendit un se mettre à fredonner des paroles. Il reconnut sans mal la voix de Malfoy qui était dos à lui, en train de se frotter les cheveux sous le jet d'eau. Il avait une vue imprenable sur ses fesses magnifiques et ses jambes fuselées.
« J'aimerais m'appeler Draco 'bip' mais comment faire ? J'veux plus qu'il m'appelle Draco Bitch mais comment faire ? Il est parfait, je le veux. Il sait qu'il peut tirer son coup quand il veut… » (1) Chantonnait le blond en se frictionnant la tête, faisant rouler ses muscles sous sa peau.
Harry eut très chaud. Les paroles de cette chanson l'atteignant en plein dans l'aine et montant jusqu'à son cerveau. Il savait que ça lui était destiné, surtout la dernière phrase. Cette proposition alléchante lui envoya des fourmillements dans les jambes et beaucoup de sang dans son appareil reproducteur qui était décidément en pleine forme. Ses yeux commencèrent à se voiler doucement, comme à chaque fois qu'il était en train de perdre la raison et que son pénis prenait le contrôle de son cerveau.
Malfoy se retourna, le visage baissé, caché derrière ses nombreuses mèches et pourtant Harry n'eut aucun mal à discerner un sourire vicieux qui étirait ses lèvres pulpeuses. Ce petit con, il savait très bien l'effet qu'il produisait sur lui et il en jouait, seulement il ne l'avait pas encore fait en public. Aujourd'hui, il mettait leur petit secret en danger.
Mais le fait qu'il restait encore quatre autres prisonniers dans la pièce ne sembla même plus l'inquiéter. Tout ce qu'il voyait était le corps fin de son ennemi, posé nonchalamment contre le mur. Ses hanches félines brillaient sous les gouttes d'eau et son sexe, malheureusement au repos, était la friandise préférée d'Harry. Surtout quand elle était dure.
Comment ce pervers arrivait à ne pas bander après avoir dit des choses pareilles ? Alors que lui était déjà en train de perdre pied. D'ailleurs en parlant de pied, celui de droite venait de le faire avancer à l'intérieur de la pièce. Endroit strictement interdit aux prêtres et aux moines. Merde.
« Tu chantes faux Malfoy. » Retentit la voix grave d'un prisonnier qui sortit de la salle de douche.
Le blond eut un sourire diabolique et Harry reprit conscience quand celui-ci le bouscula pour sortir avant de prendre une serviette et de l'enrouler autour de sa taille.
Harry baissa les yeux et bénit toutes les soutanes qui cachaient les érections malvenues.
Malfoy allait le payer.
(…)
Cette journée se termina tranquillement. Harry retourna dans le confessionnal pour recueillir les plaintes et les pardons des prisonniers. Quand il s'était enfermé dans l'étroite pièce il avait sourit en repensant que deux mois plus tôt Malfoy se trouvait à genoux entre ses cuisses avec la bouche trop occupée pour dire quoique ce soit. D'ailleurs ça l'excita pendant tout le long des confessions.
Il partait dans trois semaines et il était pressé. Et en même temps non.
George lui avait rappelé que sa proposition tenait toujours si jamais Harry décidait de rester quelques mois de plus mais il avait finalement pris une décision. Il ne resterait pas plus longtemps dans ce monastère et ce pour plusieurs raisons.
Il avait retrouvé la motivation et était enfin prêt à reprendre ses études, il avait décidé que dès qu'il rentrerait chez lui, la première chose qu'il ferait serait d'aller s'inscrire en Vétéricomagie. Il avait bien réfléchit et ce métier était vraiment quelque chose qui le passionnait, il ne se voyait pas faire autre chose. Il avait besoin d'avoir ce contact avec des animaux, il avait toujours adoré les cours d'Hagrid, ce n'était pas pour rien.
On lui avait bien sur proposé de faire l'école des aurors, il avait même reçu une fiche d'inscription chez lui alors qu'il n'en avait pas fait la demande, mais courir après les méchants c'était une chose qu'il ne voulait plus faire. Il avait risqué sa vie pour en tuer un il n'allait pas recommencer, il rendait son tablier. Qu'on le laisse enfin faire ses propres choix ! Merde !
Ensuite, il avait pris la bonne résolution d'arrêter de boire et il savait pertinemment que s'il restait ici il continuerait de vider les bouteilles de vin au dîner le soir en compagnie de George et de manquer de violer Oscars dans un état second.
Et enfin, ses hormones de satyre prenaient de plus en plus le contrôle de son corps quand un certain blond se trouvait dans les parages. Leur petit jeu du chat et de la souris était peut-être drôle pour l'instant mais la scène dans les douches lui avait montré que tout d'abord leur jeu prenait une ampleur qu'il n'avait pas désiré et les autres finiraient par s'en rendre compte, et deuxièmement que son cerveau se liquéfiait et qu'il finirait par baiser Malfoy en plein milieu d'un jardin sous des centaines de paires de yeux. Et donc se faire expulser et un retour à la case départ pour le blond.
Et Harry voulait à tout prix éviter ça.
Au repas, George lui avait lu la lettre d'Arthur (le gagnant du concours de limace) qu'il avait adressé à un ancien de ses professeurs à l'école. Dedans il racontait qu'il avait envie de retrouver la ville et de quitter le monastère, qu'il promettait qu'il ne ferait plus jamais de bêtise et qu'il pensait souvent à sa mère. George lui avait confié qu'il avait dû supprimer des passages de la lettre car son nom était mentionné et que personne d'autre à part l'agence qui l'avait conseillé et les individus travaillant dans le monastère devaient être au courant. En bref, Arthur racontait des banalités en ne parlant que du futur et jamais du passé sauf lorsqu'il mentionnait sa mère.
Si Malfoy avait gagné et qu'il avait dû écrire une lettre il était sûr qu'il aurait bien rigolé. Cet Arthur était ennuyant à mourir, même son professeur allait se faire chier comme un rat crevé en lisant sa lettre. Le pauvre.
« Alors, il n'y a pas eu de problème ce matin aux douches ? » Avait demandé George à table.
Harry n'avait pas encore décroché un mot en ce qui concernait la matinée, parce qu'il savait qu'Oscars n'avait pas envie de raconter sa punition, mais connaissant George et sa langue qui ne tenait pas en place, il n'allait pas y couper.
Il avait raconté qu'il avait trouvé des mouches mortes dans la tenue d'un prisonnier, ce qui fit grimacer la moitié de la table et il avait entendu le prêtre Paul dire qu'il faudrait prendre des mesures et changer un peu plus souvent leurs tenues avant qu'un prisonnier ne tombe malade et que la notoriété du monastère en prenne un coup.
A Keigens, la réputation était plus importante que tout le reste, au détriment de certains qui se trouvaient en bas de l'échelle. C'était quelque chose qu'Harry avait du apprendre à ses dépends. Il n'avait jamais rien dit à personne sur ce qu'il pensait du fonctionnement, au risque de perdre sa place, mais même sans en parler, il savait qu'Oscar pensait la même chose.
Il omit de raconter les batailles de boules de savon. Il savait que les prisonniers en avaient profité en sachant que c'était lui qui surveillait les douches aujourd'hui. Il en avait entendu un dire que « Prêtre Potter était trop gentil pour les punir alors qu'ils s'amusaient » et il avait raison. Il n'aurait jamais pu punir un gamin en train de jouer, alors des prisonniers se défoulant un peu de toute la tension de la journée précédente, encore moins. Il avait beau ne pas en apprécier beaucoup, ils restaient des êtres humains (Malfoy étant une exception à la règle car il était Satan en personne). Il n'y avait que Frère Jacques qui était capable d'une telle ignominie.
Il était sortit de table vers vingt-deux heures en prenant les escaliers qui menaient aux chambres en compagnie d'Oscars qui était plus blanc qu'un linge. Harry ne lui posa aucune question mais ne put s'empêcher de se sentir encore une fois coupable.
Puis avant que le châtain ne le quitte pour rejoindre les bras de Morphée, Harry avait été pris par un relent d'amour qui venait du fond de son être. Il avait vérifié qu'ils étaient seuls dans le couloir et il avait délicatement prit le visage d'Oscars entre ses mains pour, lentement, poser ses lèvres sur les siennes. Il était resté comme ça un moment avant qu'Oscars vienne de lui-même approfondir le baiser en sortant sa langue. Ils s'étaient embrassés longtemps, Harry le serrant fort entre ses bras, il sentait qu'il en avait besoin.
Il avait besoin d'être rassuré, de se sentir moins seul.
Ils s'étaient séparés dès qu'ils avaient entendu un petit bruit dans les escaliers. Oscars avait les yeux rougis et mouillés. Il avait souhaité un faible bonne nuit à Harry puis avait disparu dans sa chambre.
Harry ne savait pas pourquoi il avait pensé à Malfoy à cet instant. Il avait secrètement espéré le retrouver sur son lit en pénétrant dans sa chambre mais le blond avait décidé de ne pas lui rendre visite ce soir.
Alors, emmitoufler dans la couverture qui lui piquait le bout du nez, il essayait de trouver le sommeil sans y parvenir. Il essayait de penser à pleins de choses et à inventer des histoires mais rien ne marchait. Même compter les moutons fut un échec. Alors il se mit à penser à la personne qui hantait son esprit et s'endormi comme un loir.
(…)
Deux jours. Dans deux jours il quittait définitivement le monastère.
Il avait passé ces trois dernières semaines à imaginer son avenir, à penser comment il finirait sa vie. S'il finirait comme un vieux aigri, seul chez lui avec une bouteille de whisky dans la main ou alors s'il mourrait entre les bras d'une belle femme avec qui il aurait partagé sa vie et à qui il aurait fait deux beaux enfants, une fille et un garçon. Ou alors il se demandait combien de fois il divorcerait pour cause d'adultère. Ce choix était effectivement plus plausible.
Harry n'était pas quelqu'un de fidèle, il suffisait de voir le nombre de femmes avec qui il avait trompé Ginny (dont un homme…) pour s'en rendre compte. Ron n'en savait rien mais Hermione lui avait fait part de ses doutes et il n'avait pas démenti, à quoi bon, il s'avait que sa meilleure amie allait garder ça pour elle bien qu'elle lui passa un énorme savon.
Plus la date de son départ avançait plus George semblait ne plus vouloir le lâcher d'une semelle, difficile surtout quand il voulait galocher (ou plus) Oscars avant de se coucher ou mater Malfoy sans se faire prendre.
Un soir, Malfoy était dans sa chambre, adosser contre l'appui de fenêtre, il regardait les étoiles. Harry n'avait même pas été surpris de le voir là, ça lui avait même fait plaisir.
Ils s'étaient embrassés à en perdre haleine et il se souvient que le blond lui avait murmuré au creux de l'oreille :
« Je veux que tu ne regardes que moi. »
Ce n'était pas vraiment une demande mais plus un ordre. Harry avait compris qu'il savait pour Oscars et qu'il réclamait l'exclusivité. Il ne lui avait pas dit à voix haute mais au moment même où ses yeux gris avaient croisé les siens il avait compris qu'il n'arriverait même plus à toucher Oscars sans être pris de remords. Et puis le choix entre Malfoy et Oscars était tellement facile et évident à faire….
Alors il l'avait pris dans ses bras et avait parsemé son cou de baisés, lui faisant comprendre qu'il avait déjà fait son choix. Malfoy l'avait récompensé en lui offrant une fellation à gorge profonde d'une durée de vingt-cinq minutes. De quoi lui promettre une nuit tranquille.
Après ça Malfoy était venu le rejoindre de plus en plus souvent dans sa chambre. Ils avaient fait l'amour contre l'appui de fenêtre, à même le sol, contre le mur, dans la salle de bain riquiqui et sur le lavabo. Harry avait pris soin d'insonoriser sa chambre avant de se jeter comme une brute sur le blond et de le dévorer tout cru. Il lui avait fait voir les étoiles avec des pipes extraordinaires et il avait été sur le point de s'évanouir de plaisir plus d'une fois en éjaculant à l'intérieur de son corps.
Il ne savait pas vraiment à quoi rimait leur relation, il n'avait pas trouvé les mots pour nommer ce qu'ils partageaient mais ce n'était, de toute manière, pas très sain. Qu'est-ce qu'il y avait de sain à coucher avec son pire ennemi ? L'homme qu'il avait voulu enfoncer encore plus quand il avait mis les pieds ici. Bon, il l'avait certes enfoncé mais pas dans le sens qu'il voulait. Même si ça avait été bien meilleur.
(…)
Il était actuellement en train de faire le tour d'un des jardins, surveillant comme d'habitude les prisonniers qui bêchaient, plantaient et ramassaient les plantes et les ordures.
George avait prévu une petite soirée pour lui dire au revoir, Harry voyait ça comme un pot de départ et il était plutôt content de son séjour ici même si tout ne tournait pas aussi bien que voulait le prétendre les journaux.
Avec Oscars, ils avaient commencé à enquêter sur le cas de Saint Pierre en l'espionnant, ils avaient noté qu'il se levait la nuit pour aller dans le couvant, il n'en sortait jamais avant une bonne demie heure.
Puis Saint Jacques. Ils avaient passé plusieurs jour à noter le moindre de ces faits et gestes et en avaient conclu que Jacques avait dû souffrir du manque d'amour de ses parents en étant enfant pour être aussi froid et diabolique avec n'importe qui. Il n'y avait qu'au prêtre Paul envers qui ils semblaient témoigner un peu de respect.
Harry n'avait plus jamais puni aucun prisonnier même lorsqu'une bagarre avait éclaté entre deux d'entre eux. Il leur avait donné un simple avertissement en leur faisant bien comprendre qu'ils n'auraient pas toujours la chance que ce soit Harry qui les surveille.
Sa gentillesse avait vite fait le tour des détenus, mais ils n'en avaient pas profité pour faire des bêtises dès qu'il surveillait un jardin, au contraire, ils semblaient plus détendus et ouvert aux conversations. C'était au moins quelque chose qu'il avait réussi à faire ici.
Mais depuis que la rumeur courait que le Prêtre Harry Potter allait partir l'ambiance était devenue un peu plus tendue. Rien de perturbant si ce n'était qu'Harry avait dû subir les « vous allez nous abandonner » de Jordan éploré dans le confessionnal.
Malfoy avait dû apprendre la nouvelle car il n'était plus venu lui rendre visite depuis. Cela faisait cinq jours et quand Harry le croisait dans les jardins, Malfoy portait correctement ses manches, ne lui laissant même pas l'occasion de le sermonner. Il lui disait juste « Saint Potter » en guise de bonjour en ne relevant même pas la tête.
Harry avait eu envie de le prendre par les épaules pour qu'il le regarde en face et pour lui dire aussi que 'bouder' n'avait rien à faire entre eux. Ils avaient conclu un accord tacite et devaient le respecter. C'était juste de la baise, Harry pensait qu'avec Malfoy il aurait pu éviter les crises de ce genre mais il s'était trompé. Pourtant il n'aurait pas dû oublier que Malfoy ne supportait pas d'être utilisé (il l'avait bien compris au temps de la guerre) et qu'il souhaitait avoir toujours l'attention sur lui. Harry avait accepté de ne regarder que lui et seulement lui et savoir que le survivant retournait dans le monde magique ne lui laissait plus l'autorisation de l'espionner, et en plus, il ne saurait pas ce que ferait le brun une fois rentré chez lui, chercher une nouvelle conquête ?
Harry n'avait pas encore conscience qu'il s'était embarqué dans une histoire bien plus complexe et plus dangereuse qu'il ne croyait.
Le soir au dîner, l'heure était à la fête et le vin coulait à flot (comme tous les soirs en fait). George avait levé son verre en hurlant comme un forcené « Harry ! » et en essayant de chanter d'une voix trop alcoolisée « On t'oublieraaaa jaamaiiiisss ! ». Les religieuses lui apportèrent un énorme gâteau avec un cierge recouvert de cœurs roses mal dessinées, planté grossièrement en plein milieu. Il jeta un œil à George qui semblait très fière de cette bougie customisée par ses soins et souffla sur la flamme.
Ce n'était pas son anniversaire mais c'était son pot de départ.
Oscars avait décidé de faire le concours de celui qui boirait le plus de vin avec George. Il n'y avait même pas de challenge, tout le monde savait qui allait gagner de toute façon mais pourtant Harry soutenait son collègue sous les cris des autres.
Au bout d'une demie heure Oscars était aussi rond qu'une queue de pelle et George avait le nez rouge mais arrivait encore à tenir debout. Le gâteau avait été dévoré en cinq minutes chrono, les trois quarts ayant été engloutis par George.
La soirée se termina avec comme gagnant le vieux prêtre qui tanguait de droite à gauche sur le banc et le grand perdant Oscars qui commençait à devenir dangereusement vert.
Ils partirent se coucher, Harry soutenant Oscars qui lui disait qu'il allait vomir. Il l'emmena dans sa chambre et le plaça tant bien que mal au-dessus de la cuvette, juste à temps. Son ami rejeta tout le liquide qu'il avait ingurgité durant la soirée. Il attendit qu'il finisse pour l'emmener se coucher et rejoindre sa propre chambre.
Il se coucha, usé, et s'endormit rapidement. Sa dernière pensée pour son gâteau dont il n'avait même pas pu goûter une miette.
.
.
.
« A suivre »
.
.
.
( 1 ) Paroles d'une chanson de Liza Monet, que je vous laisserais découvrir sur Internet par vous-même hm !
J'espère que cette suite vous a plu ! Il reste encore trois ou quatre chapitres avant la fin de cette fiction !
J'ai commencé à corriger les trois premiers chapitres mais je pense avoir besoin de l'aide d'une bêta car je n'ai plus le temps de tout relire malheureusement. Si quelqu'un veut se proposer je suis preneuse ! :p
Gros bisous !
Lovekisshu.
