Merci pour toutes vos gentilles reviews !

Merci également à Pauline, Dawn et Yumi34 !

chapitre 7

Dans trois jours, ce serait l'anniversaire d'Angela. Je me décidai d'aller faire les magasins, pour acheter son cadeau et me trouver une tenue.

Je pris le bus pour me rendre à Port Angeles. Une fois arrivée, j'entrai dans le premier magasin de vêtements que je croisai.

- Je peux vous aider, mademoiselle ? S'enquit la vendeuse.

- Euh...oui, je pense.

Vu son style classique, mais féminin, je décidai de me laisser guider par ses choix.

- C'est pour quel évènement ?


- Une soirée d'anniversaire.

- D'accord. Je suppose que vous ne désirez pas quelque chose de trop voyant ou de trop sexy.

- Bien vu, ni de fleuri.

Elle réfléchit un instant puis se dirigea vers un rayon. Elle en retira quelques cintres et m'invita à la suivre dans les cabines d'essayage. Elle me tendit les vêtements. Il y avait une robe courte noire, une robe mi-longue marron chocolat et un ensemble pantalon large noir avec un chemisier cintré, à courtes manches, rouge vif.

Je n'hésitai pas une seconde. Les robes, trop peu pour moi, je ne me sentais pas assez femme, même pas pour les essayer.

J'enfilai l'ensemble et sortis me contempler dans le miroir.

- Parfait ! On dirait qu'il a été cousu sur vous. Très chic.

C'est vrai que j'étais très à l'aise dans ces vêtements. Mon reflet me plaisait beaucoup. La vendeuse s'approcha de moi. Elle défit les deux boutons du haut du chemisier et me sourit.

- Maintenant, vous êtes sublîme.

- Merci. Je n'ai plus qu'à trouver les chaussures adéquates.

- Ne bougez pas !

Elle réapparut avec une paire de chaussures noires à petits talons et une paire d'escarpins rouges, comme le chemisier.

- Les noires ! Déclara-t-elle. Vous n'êtes pas encore prête pour les rouges.

Ouf ! Elle m'avait cernée à merveille.

Je payai mes achats et me rendis dans la librairie d'en face. Je n'avais aucune idée pour le cadeau d'Angela, peut-être un livre. Je flânais dans les rayons, quand je vis le livre idéal pour elle: Légendes Anciennes des Quileutes. Vu qu'elle sortait avec l'un d'entre eux, ça lui plairait forcément. En espérant qu'Embry ne lui offre pas. Il était amoureux, donc ce serait étonnant qu'il lui achète un livre et, de plus, sur sa tribu. J'emportai ma trouvaille à la caisse avant de changer d'avis.

De retour à Forks, je décidai d'aller rejoindre mon père sur son lieu de travail.

- Tiens, Bella ! S'écria-t-il, surpris mais heureux de me voir. Tu es déjà revenue ?

- Oui, j'ai trouvé tout ce que je cherchais en un temps record. Tu as bientôt fini ?

- Dans dix minutes et on pourra rentrer. Que dirais-tu si on se prenait une pizza pour le dîner ?

- Super, ça fait longtemps que je n'en ai pas mangé.

- Attends-moi, j'arrive.

Je m'assis sur son siège et sortis le livre que j'allais offrir à mon amie.

- Bonsoir, vous êtes la fille de Charlie ?

Je levai la tête et aperçus un jeune homme, grand, les cheveux noirs coupés courts, âgé d'une vingtaine d'années.

- Oui, c'est mon père.

Il me tendit la main, je la lui serrai en retour.

- Je suis Sam, son nouvel adjoint. M'informa-t-il.

- Enchantée.

Il se pencha légèrement sur le bureau et regarda mon livre.

- Si vous faites des recherches, je peux vous aider, je vis à la réserve Quileute.

- Oh, vous devez connaître Embry, alors ?

- Embry ? Bien sûr, c'est un brave gamin. Enfin, quand je dis "gamin" c'est parce qu'il est plus jeune que moi et que je le connais depuis toujours. Vous êtes une de ses amies ?

- Pas encore. En fait, il fréquente ma meilleure copine. Je vais le rencontrer samedi.

- Ah, oui ! Angela, c'est ça ?

J'acquiesçai. Mon père arriva.

- Tu fermeras derrière toi, Sam. Déclara-t-il.

- Pas de problème, chef. Bonne soirée !

- Merci, à toi aussi. Tu viens, Bella ?

Je fis un petit signe de la main à son adjoint et nous partîmes acheter notre repas.

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Jeudi et vendredi furent des journées affreuses, sentimentalement parlant bien sûr. Je dus supporter les regards tristes d'Alice et Edward. C'était pénible tant je les aimais et qu'ils me manquaient, mais je ne baissais pas les bras. Ils connaissaient ma condition pour regagner mon amitié et, pour le moment, aucun ne cédait. Je ne demandais pas grand chose, juste qu'ils me parlent d'eux. Rien de bien difficile...

Le samedi aprés-midi, j'emportai mes affaires et rejoignis la maison d'Angela afin de l'aider à tout préparer pour sa soirée.

- Merci d'être venue, Bella. Tu me sauves la vie ! Ma mère ne rentrera pas du week-end et mon père est surchargé de boulot. Et, Embry ne pourra pas se libérer avant 18h.

- Ca me fait plaisir. Alors, tu as invité beaucoup de monde ?

- Un peu. Grimaça-t-elle. Heureusement que la maison est grande, je crois que je me suis laissée emporter.

- Tant que ça ? M'étonnai-je.

- Une petite trentaine. Mais, il y a toujours des désistements de dernière minute.

Il était 18h30 et tout était fin prêt pour l'arrivée des invités.

- Bella, je monte m'habiller, si Embry arrive, tu peux le faire patienter ?

- Ok, pas de problème. J'irai me changer après.

- Merci !

Je déposai les CD, qu'Angela m'avait demandé de lui prêter, près de l'ordinateur, qui servirait de sono pour l'ambiance, lorsque j'entendis frapper à la porte. J'allais ouvrir.

- Bonsoir, je suis Embry et, toi, tu es Bella, je parie ?

- Euh, oui ! Vas-y, entre.

Je le laissai pénétrer dans la maison. Il ressemblait énormément à Sam, l'adjoint de mon père.

- Angela est partie se changer, elle ne va pas tarder.

C'est à ce moment-là que mon téléphone portable sonna. C'était Alice.

- Tu m'excuses, je dois répondre.

- Pas de soucis.

Je m'isolais dans la cuisine et décrochai.

- Allô ?

- Bonsoir, Bella. Excuse-moi de te déranger, mais je n'arrive pas à joindre Angela et, comme je savais que tu serais chez elle, je t'ai appelée toi. M'expliqua-Alice.

- Elle est montée s'habiller.

- D'accord. C'est simplement pour lui dire que je ne pourrais pas venir ce soir. Jasper est malade et je préfère rester à ses côtés.

- Bien, je la préviendrai. Merci d'avoir téléphoné.

- Bella ?

- Oui ?

- Tu me manques. Murmura-t-elle.

- Toi aussi, mais tu sais ce que je veux.

- Malheureusement, je ne peux rien te dire et je ne veux pas te mentir, ce serait tellement facile de te raconter des mensonges pour récupérer ton amitié... M'avoua-t-elle.

- C'est gentil d'être franche. Je dois raccrocher, bonne soirée.

- Au revoir, Bella. Amusez-vous bien.

J'éteignis mon téléphone.

Angela était redescendue, belle comme un coeur dans sa longue robe fushia. Je l'informai de l'appel d'Alice et la laissai avec son amoureux, le temps d'aller me changer.

J'enfilai mon pantalon noir et boutonnai mon nouveau chemisier au 2/3, comme me l'avait montrée la vendeuse. Je me maquillai légèrement, un peu de mascara noir sur mes cils et du blush couleur pêche pour me donner bonne mine. Un coup de brosse, une goutte de mon parfum préféré et je mis mes chaussures neuves qui me grandissaient de cinq centimètres.

Voilà, j'étais fin prête.

La musique se fit entendre. Il était 19h30 et j'avais entendu plusieurs fois la porte d'entrée se fermer, signe que des invités étaient déjà là.

"Courage, tu es ici pour Angela" soupirai-je.

Je déposais mon cadeau sur la table réservée aux présents.

Je connaissais la plupart des personnes présentes et déambulais dans les pièces afin de les saluer.

Il y avait déjà beaucoup d'ambiance, certains dansaient sur la chanson de Katy Perry "I kissed a girl", si seulement je n'étais pas aussi timide, j'irai me joindre à eux, mais je ne m'en sentais pas capable. Je me servis un verre de coca.

- Salut, Bella ! T'es magnifique, ce soir. M'interpela Mike.

- Merci, t'es pas mal non plus. Répondis-je par politesse.

- Tu danses ?

- Non, merci. Je dois aller aider en cuisine. Mentis-je.

- Plus tard, alors.

"Oui, plus tard, dans tes rêves" pensai-je.

Angela était radieuse, Embry la serrait contre son torse, ils discutaient avec des amis de la tribu. Jessica et Loren dansaient, entourées par plusieurs garçons du lycée, dont Eric. Je partis en cuisine afin de réapprovisionner le buffet. Après trois aller-retour, je revins dans le salon et m'assis sur le sofa, dans un coin tranquille. Tout le monde dansait à quelques mètres de moi, c'était le moment des slows.

Les lumières se firent tamisées, les couples se formaient, moi, je sirotais mon coca tout en fredonnant la chanson "The man who can't be moved" de The Script. Je la connaissais par coeur.

Soudain, pendant le refrain, je l'aperçus.

Edward était appuyé contre l'alcôve qui séparait le salon de la salle à manger. Toujours aussi beau, vêtu d'un pantalon droit noir et d'une chemise blanche. Je croisai le regard d'Angela, elle me lança un sourire timide, comme si elle s'excusait de ne pas m'avoir obéie.

J'observai, de nouveau, Edward.

Le son de sa voix me manquait horriblement. "Il" me manquait. Pourquoi avait-il fallu que je tombe, éperdumment, amoureuse de lui. Que tout soit aussi compliqué ?

Il m'attirait comme un aimant. Et, le voir ici, dans la pénombre, avec des chansons d'amour en fond sonore, ne simplifiait pas ma vie.

M'avait-il aperçue dans mon coin ?

En tout cas, il ne me dévisageait pas comme, moi, j'étais en train de le faire. Angela l'avait, certainement, invité pour qu'on se réconcilie. Il était là, seul, mais je doutais qu'il vienne me parler. J'avais été claire à ce sujet. Et il n'avait pas tenté de venir vers moi depuis deux semaines, alors ce ne serait pas pour ce soir, non plus.

Perdue dans mes pensées, je n'aperçus pas "ses" yeux, braqués sur moi, tout de suite. Depuis combien de temps me regardait-il ? Je ne déchiffrai pas grand chose sur son visage.

Je me levai, aussitôt, pour tenter de fuir mais des bras m'attrapèrent par la taille.

- Cette fois, tu vas danser avec moi, je ne te lâcherai pas. Me dit Mike.

Il me tira sur la piste de danse, je ne pouvais pas lui faire l'affront de le repousser. Je posai mes mains sur ses épaules et les siennes s'installèrent sur mes hanches. Je laissai une certaine distance entre nous, pour ne pas qu'il me colle. Se balançant doucement au rythme de "Don't cry" des Guns N'Roses, Mike me murmura à l'oreille:

- Tu es très belle, Bella.

"Belle, Bella", je trouvais ça d'un ridicule. Je me forçai à lui sourire, bêtement.

Dès la dernière note de musique, je me dégageai de ses bras en le remerciant. A peine m'étais-je détournée que des mains glacées me firent pivoter.

Edward.

Ses yeux plongèrent dans les miens, je ne pus bouger, j'étais comme hypnotisée. Je reconnus "ma" chanson préférée, le bruit du tonnerre auquel succéda le son de la pluie: "Love's divine" de Seal. Je posai mes mains sur ses épaules, il m'enlaça la taille. Mon coeur ne battait plus normalement, j'avais l'impression qu'il allait jaillir de ma poitrine. Edward me serra plus fort contre lui. Plus rien de comptait, même pas l'étrange froidure que mes mains percevaient à travers le fin tissu de sa chemise.

Je m'ennivrais de son parfum. Il m'avait tellement manquée. Nous n'avions jamais été aussi proche l'un de l'autre, mais ça ne me dérangeait pas.

Je levai les yeux pour voir son visage. Je fus surprise de ce que j'y décelai.

Devant le désir inscrit en lettres de feu dans ses yeux topazes, je sentis mes tempes bourdonner et je fus incapable de reculer quand il leva la main pour me repousser une mèche rebelle derrière l'oreille, avant de glisser sur ma joue et de s'y attarder. Ses doigts froids laissaient une empreinte brûlante sur ma peau. Le souffle coupé, je le regardais pencher la tête vers moi pour s'emparer de mes lèvres. Un baiser très bref. Il me relâcha avant que je puisse le lui rendre comme le réclamait chaque fibre de mon corps. Il soutint mon regard pendant de longues secondes, puis quitta la piste de danse, me laissant seule avec mon désir inassouvi.

Recouvrant mes esprits, je partis à sa poursuite. Je l'aperçus dans la rue grâce à la lumière d'un réverbère. Il était bientôt arrivé à sa voiture.

- Edward, attends ! M'écriai-je.

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Alors, je vais être horrible pour celles qui attendent la suite car je pars en vacances demain et je ne rentre que le 8 aout.

Donc, ça vous laisse du temps pour cliquer sur review !!!lol

Twikiss