AN : Mille excuses de vous avoir fait patienter. Mais pour votre plaisir, ce chapitre est plus long que la moyenne :p et le suivant aussi le sera sans doute.

Enjoyyyyy

Chapitre 7 : Where everything is so so green.

« Mais si je peux pas boire, je peux pas manger… ça veut dire que je peux pas non plus me moucher le nez, vider mes poches, refaire mes cheveux, me gratter ou aller aux toilettes ! C'est une catastrophe ! » hurla Sheppard, chez qui la panique venait de monter d'un coup.

« Calmez-vous, Capitaine invincible. » eut la mauvaise idée de dire Pete, qui était arrivé là on sait pas trop comment. Il avait prétendu s'être pris une porte sur le doigt, mais vu l'odeur qui s'en dégageait, le médecin était septique. « On va bien trouver un moyen de vous sortir de là ! »

« C'est vous, le type qui se contente d'appuyer sur le bouton et de dire « activation non programmée de la porte » qui dit ça ? J'ai pleinement confiance ! Et puis comme ci y'avait des activations programmées ?! Vous avez déjà vu un épisode où tout allait à merveille vous ? »

« C'est bon, c'est que la première saison, vous énervez pas. Et puis c'est très dur de dire tout ces mots dans l'ordre et très vite sans se tromper ! » lança-t-il avant de s'enfuir le doigt entre les fesses de l'infirmerie.

McKay soupira lourdement.

« La bleussaille… Bon, on en était où, déjà ?»

« Je vais mourir de désordre capillaire d'ici trois heures ?? »

« Vous pouvez tenir deux jours au moins sans vous coiffer. Mais vous vous coiffez vraiment ? Non, parce que vos cheveux, on se demande ce qu'il faut faire une fois que vous vous levez le matin, c'est prêt non ? Non ? Non. Bon…»

Un silence pesant s'installa dans l'infirmerie pendant laquelle chacun se mit à réfléchir intensément. Les cheveux de McKay s'étaient même dressés sur sa tête, c'est pour dire.

« Eurêka ! » cria soudain John.

« Quoi ? La série ? »

« Non, idiot. Je crois que j'ai trouvé la solution. »

« Qui est ? »

« Lire le mode d'emploi ! »

« … … C'est pas ce que vous auriez dû faire dès le début ? »

« … »

« Bon, allons-y, alors. »

...

Deux minutes plus tard, Sheppard et McKay arrivaient en courrant devant le laboratoire dit « de Sheppard »… Enfin, celui où il avait trouvé ce gadget, du moins.

Le lieutenant Ford se tenait devant l'entrée, son arme au poing.

« Pardon, Ford, on voudrait passer… vous êtes dans le passage, là. » dit John.

« Je suis désolé, Docteur, mais Elisabeth Weir m'a interdit de vous laisser passer. »

« Qui ? »

« Weir… Vous savez, la godiche qui a fait un discours avant Carson, avant d'arriver sur Atlantis, l'autre fois. »

« Ah ! Cette Weir ! »

« Ben oui, vous en connaissez d'autres ? »

« … »

« Mouaaaais. Bon, et de quel droit elle vous fait bloquer cette porte ? Elle a aucune autorité ici, celle-là. »

« Elle est représentante du gouvernement terrien sur Atlantis. »

« Mais on s'en cale, laissez-moi passer ! »

« C'est un ordre ! » appuya McKay, qui se tenait derrière John au cas où Ford pointerait son arme. Ce qu'il fit.

Excédé, John flanqua un coup de boule magistral dans le visage de Ford. Celui-ci s'écroula, le nez pissant le sang, à moitié assommé. Sheppard ne s'était pas rendu compte de sa force et n'avait absolument rien sentit grâce au bouclier.

... plus tard, dans le labo.

« Bon, qu'est-ce qu'il dit, ce mode d'emploi ? »

« Je sais pas, c'est écrit en japonais, comme d'ab' ! »

« Poussez-vous ! » lança Sheppard en dégageant McKay de devant l'écran. « C'est moi le scientifique, ou bien ? »

« … Sérieusement, j'ai des doutes. »

« Vous pouvez parler, je suis sûr que je manie mieux que vous une arme à feu. Y'a dû avoir échange à la naissance, on nous a mis dans le mauvais environnement. J'aurais pu être militaire, et vous scientifique. »

Ils se regardèrent… et éclatèrent de rire.

« Ahahah, vous êtes hilarant, Sheppard ! »

« Nan mais vous m'imaginez, moi en militaire ? Ahahah ! Et vous en scientifique ! Ahaha, je suis trop marrant ! »

...

… quinze minutes plus tard…

...

« Ahaha.. ahah… Bon. »

« C'est pas du japonais. »

« C'est du latin ? »

« Non, on dirait du morse. »

« ? »

« M'enfin, vous voyez bien que c'est la langue des Anciens, non ? Du japonais, je vous en foutrai moi. Sumimasen, et puis quoi encore. »

« Bon, bon, j'en sais rien moi, je suis pas linguiste. C'est vous l'expert en langues ! »

« Ben… non. »

« Sans blague. Me prenez pas pour un idiot. »

« C'est un peu le cas, mais pas pour les raisons que vous croyez. Expliquez-vous, quoi ! »

« Vous avez sincèrement pas remarqué la façon dont Teyla vous reluquais ? »

« Hein ? »

« Je rêve. Enfin bref, revenons à nos gnous, là. Qu'est-ce qu'il dit, le texte en Ancien Talking ? »

« Ca dit : relaxez-vous. »

« … »

« … »

« Et c'est tout ? »

« Ben, oui. »

« Le texte fait quatorze lignes et ça dit seulement « relaxez-vous » ? »

« Vous l'avez dit vous même, ça ressemble très fort à du japonais, j'y peux rien moi. »

« Bon… Qu'est-ce que vous attendez pour vous relaxer ? »

« C'est pas si simple que ça, McKay ! En plus… vous me stressez, à me fixer du regard, comme ça. »

« Ah… »

« … Mais arrêtez, je vous dis ! »

« Je pense à un truc : … »

« Tiens, c'est nouveau ça » l'interrompit Sheppard.

« Vous voulez de l'aide ou pas ? »

« Oui »

« Bon, fermez-la et suivez moi, dans ce cas. »

...

Quelques couloirs plus loin, ils s'arrêtèrent devant une porte fermée. McKay frappa sur la paroie au rythme de « No woman no cry » et attendit un instant. Puis la paroi devant lui s'ouvrit.

« McKay ? Entrez, vite. »

Mérédith et Sheppard furent tirés par le col dans la pièce et la porte se referma à toute vitesse derrière eux. John fut surpris de se retrouver tout à coup à l'intérieur d'une serre tropicale.

« Major Lorne ? Mais qu'est-ce que c'est que tout ça ? » demanda le scientifique en pointant les tas de pots de fleurs d'où pendaient des espèces de… fougères… aromatiques.

« C'est ma réserve personnelle. Comme on est ici pour un bout de temps, j'ai fait des provisions. »

« Mais réserve de quoi ? »

« De beuh… »

« Quoi ? »

« Du canabis, quoi. Mais le dites pas à tout le monde, je pourrais pas fournir toute la cité. »

McKay acquiesça. Il était parfaitement au courant des activités de Lorne… qu'il considérait depuis peu comme un très grand ami.

« Le Docteur Sheppard a besoin de… se relaxer. Je suis sûr que vous pouvez faire quelque chose pour lui.»

...

Quinze minutes plus tard, ils étaient défoncés tous les trois sur le balcon attenant à la « chambre » de Lorne.

...

Tout à coup, la lueur verte sur le front de Sheppard s'éteignit et le bouclier inactif tomba dans le verre de McKay.

« Heeeeey, man ! »

...

Mais bien sûr, tout cela n'était pas fini… Oh que non !


J'ai trop d'idées, je dois étaler sur au moins deux chapitres :p Et désolée pour l'attente, ça m'a empêché de dormir de trouver la manière de présenter ça. C'est de l'art :o héhé.