Bonjour tout le monde !

Pour bien finir cette semaine ensoleillée, voici un nouveau chapitre de la Trilogie des Sages ! En espérant qu'il vous plaira, Sygui et moi vous souhaitons une bonne lecture !

Chapitre un peu plus calme avant une grosse tempête, vous êtes prévenu(e)s !


Chapitre 7 : Dernière nuit

Merlin époussetait sa tunique sous le regard moqueur d'Hermione.

- Alors comme ça, monsieur a besoin de temps pour préparer un sortilège, fit l'enchanteresse, goguenarde.

- Les choses bien faites doivent prendre le temps qu'il faut pour les soigner, ma chère, répliqua Merlin en lissant sa barbe.

- Il me semble me souvenir d'un temps où tu n'avais pas ce genre de considération pour ma petite personne mortelle, ô maître du Conseil, notre guide spirituel à tous, rétorqua Hermione, ironique, en se penchant pour ramasser l'épée de Lancelot.

D'un mouvement rapide du bras, la Gryffondor décrivit un arc de cercle et le tranchant de la lame s'arrêta sur la gorge de l'enchanteur.

- C'est bien ce que je me disais… aucun réflexe les petits vieux ! fit-elle avec un regard malicieux.

- Ouais, bon ça va, j'ai compris ! Mais avoue que si j'avais pas fait courir un peu ton petit cul, tu pourrais plus t'en servir avec ta femme.

- Merlin ! Je vais te couper le sifflet si tu continues.

- Quoi ? T'aimes pas ta femme ? se moqua le premier sage. N'empêche, depuis que je t'ai entraîné, tu as fait des progrès spectaculaires…

Un léger sourire étira les lèvres de l'enchanteresse.

- C'est normal, cher ami. Quand tu m'as prise en charge, j'avais trente ans. Depuis, j'ai eu le temps de parfaire ton… œuvre.

- Bref, c'est bien beau de se congratuler, mais quelles sont les nouvelles ?

- Je me renseigne…

Hermione ferma les yeux quelques instants.

- Ok, Aliénor s'est débarrassée de Néfertiti, mais elle est assez amochée. Et toi aussi d'ailleurs. Va la récupérer, soignez-vous, dormez un peu, et soyez devant Buckingham vers dix-huit heures pour l'arrivée du reste du groupe. Vous serez rejoints en temps et en heure par Marylin et Chaka.

Merlin acquiesça et la neuvième sage grimaça.

- Faut que j'y aille… Bon courage pour demain, tu vas en avoir besoin… soupira Hermione.

- C'est pas comme si je m'attendais à en sortir vivant. J'espère juste que ce ne sera pas trop douloureux.

- A demain mon ami…

Sur ces mots, l'enchanteresse disparut, laissant Merlin seul dans un parc dévasté. Le premier sage regarda autour de lui puis ferma les yeux un instant.

- Bouge pas Aliénor, j'arrive… murmura-t-il en se mettant en route.

Il commença à courir et, entre deux foulées, se transforma en loup gris pour disparaitre dans l'obscurité.


Ginny faisait les cent pas dans la chambre, les mains croisées dans son dos, jetant de temps à autre des regards furieux à Parkinson.

- Tu sers à rien ! s'emporta la rousse. Je croyais que la connexion avec Ah Puch était rompue ! Tu te fous vraiment de notre gueule ! T'as eu ton diplôme à un pèlerinage à Stonehenge ou quoi ?

- Pourquoi ce serait de ma faute ? dit doucereusement Pansy. Si ça se trouve, le cerveau de Granger s'est déconnecté tout seul pour pas entendre tes braillements de mégère hystérique ! Après tout, les harpies, c'est de famille ! Weasley, si tu habitais près d'une rivière, j'te prescrirais un parpaing !

- Calmez-vous ! rétorqua Rose. M'man, je te rappelle que sans elle, Maman H serait morte.

- Certes, mais sans pouvoir magique et inconsciente, c'est tout comme… Elle va se faire massacrer par les Hauts… fit remarquer Molly avec un léger sourire.

Le professeur de vol se planta devant sa mère, tentant de garder un semblant de calme.

- Dehors… murmura froidement Ginny.

- Pardon ? demanda la matriarche Weasley en fronçant les sourcils.

- DEHORS ! J'en ai assez, je ne veux plus te voir !

Molly se retourna vers la porte que Minerva tenait grande ouverte. Elle l'avait à peine passée que la directrice la claqua violemment avec un plaisir évident.

- Je ne voudrais pas prendre le parti de l'affreuse gorgone qui vous sert de mère, commença Severus de sa voix doucereuse, mais Molly n'a pas tort. Si Hermione est privée de ses pouvoirs, non seulement elle va y passer, mais nous aussi…

- Je sais bien, coupa sèchement Pansy. Mais pour la première fois, je n'ai aucune idée de ce qui se passe.

McGonagall fit un pas en direction de Ginny et posa sa main sur l'épaule de la rousse.

- Puis-je essayer quelque chose ? demanda-t-elle doucement.

- Au point où on en est ! soupira le professeur de vol.

Minerva s'assit au bord du lit et posa sa main sous le sein gauche de l'enchanteresse, sous le regard choqué de Ginny.

- Je ne pense pas qu'un pelotage soit opportun… ricana Pansy.

- Taisez-vous, dit doucement la directrice en fermant les yeux.

- Je peux savoir ce que vous faite ? demanda la rousse d'une voix menaçante.

- J'ai une sorte de lien avec Hermione… J'essaie de l'activer, répondit Minerva.

Pendant un court moment, les sorciers se regardèrent, abasourdi, tandis que Minerva restait immobile. Puis, l'expression de l'ancien professeur de métamorphose changea. Elle fronça les sourcils et se leva, titubant légèrement.

- Alors ? interrogea Ginny.

- C'est une coquille vide… murmura la directrice.

- Je ne comprends pas ! s'exclama Rose.

- On ne pourrait pourtant être plus précis, dit doucereusement Severus en s'approchant du lit dans lequel reposait l'enchanteresse. Il n'y a plus rien là-dedans… ajouta-t-il en frappant le front de la sorcière du plat de la main.

Hermione ouvrit soudainement les yeux et s'assit brusquement en grognant de douleur. Le maître des potions sursauta tandis que Rose et Ginny se mirent à crier.

- Arrêter d'hurler… gémit l'enchanteresse en grimaçant, portant ses mains à ses oreilles.

Reprenant contenance, Ginny s'assit à côté de sa femme et l'embrassa avidement.

- Que s'est-il passé ? demanda le professeur de vol en posant sa main sur la joue de l'ancienne préfète en chef.

- J'en sais rien… marmonna la neuvième sage.

- Ce n'est pas grave. Allez-vous coucher, on en reparlera demain, dit doucement Minerva.

- Tout le monde dehors, coupa Pansy. Faut que je fasse un check-up pour voir ce qui déconne. Ca peut pas être le cerveau, car il a été prouvé scientifiquement que les Gryffondor n'en ont pas…

- Scientifiquement ? demanda Ginny en fronçant les sourcils.

- Oui ! Si on tire une balle dans la tête d'un Gryffondor, on ne touche aucun organe vital, répliqua sérieusement la médicomage.

- En revanche, si on tire au-dessus de la tête d'un Serpentard, on touche l'égo surdimensionné et là, ça fait des dégâts, rétorqua Minerva.

- Il n'empêche qu'on va pas attendre demain pour savoir ce qui s'est passé, car je vous rappelle que Granger en chef est Sage, quoique… , et que mini Granger aussi. Et ça serait emmerdant que les deux se retrouvent hors service en pleine bataille. Donc, tout le monde se barre, j'vais examiner la mourante.

- Encore un prétexte pour me voir à poil… répondit Hermione avec un léger sourire.

- Je préfère la version sans ride, excuse-moi, répliqua la médicomage.


Marylin conduisait, radio allumée et cigarette à la main. Elle avait eu la chance de trouver un paquet entamé dans la boite à gants, et fumait avec délice.

- Ca faisait longtemps… soupira-t-elle d'extase en augmentant le volume de la musique.

Elle jeta un coup d'œil à l'horloge du tableau de bord et se dit qu'il était temps de trouver de quoi manger et un toit pour dormir. Elle ralentit le véhicule, alluma les phares et commença à chercher une épicerie fine quand quelque chose sauta sur son capot. La huitième sage freina brusquement et sourit en reconnaissant l'homme qui avait atterri sur sa voiture. Elle baissa sa vitre et héla Chaka qui semblait déboussolé.

- Je te dépose, beau brun ? demanda-t-elle avec un sourire amusé.

Le sixième sage sauta à terre et gonfla ses muscles.

- Du moment que tu ne me fais pas le coup de la panne… répondit-il de sa voix grave.


Aliénor était allongée sur le trottoir, le visage contre l'asphalte et respirait difficilement. Seule la pluie glaciale et le vent froid l'empêchaient de s'endormir. Ses paupières étaient lourdes mais l'ancienne reine résistait péniblement. Elle savait que si elle avait le malheur de fermer les yeux, elle n'était pas sure de pouvoir se réveiller ensuite.

Elle essaya de se lever mais cria de douleur. La Haute ne l'avait pas épargnée, et la quatrième sage avait eu beaucoup de chance de pouvoir porter le coup fatal. Deux secondes plus tard, et c'était elle qui aurait eu la tête en charpie sur le bitume.

Au loin, un hurlement animal retentit et Aliénor frissonna. Si elle se retrouvait encerclée par une meute de bêtes sauvages, elle ne pourrait rien faire. Aussi, en voyant un loup presque argenté s'approcher d'elle, elle cligna des yeux.

- Bon sang… marmonna-t-elle.

Le loup se métamorphosa en homme et la quatrième sage soupira de soulagement en reconnaissant son vieil ami.

- T'es salement amochée, très chère… murmura doucement Merlin.

- T'es pas terrible non plus, rétorqua en toussant Aliénor.

Le premier sage posa ses mains sur le dos de la sorcière et le corps de cette dernière s'illumina de blanc. Quelques instants plus tard, la Sage se leva en pleine forme, prête à en découdre à nouveau.

- Merci Merlin.

- De rien, chérie. Il est tard et je suis affamé. Et si nous trouvions un endroit où passer la nuit ? demanda l'enchanteur avec un sourire coquin.

- Je te préviens : si tu me touches avec tes sales pattes de libidineux, tu seras manchot avant que l'aurore ne se lève… répliqua Aliénor en fronçant les sourcils.

Merlin soupira, ennuyé, et se dirigea prestement vers les premières habitations.

- Demain c'est la fin du monde et je peux même pas tirer mon coup… C'est lamentable… lâcha-t-il, navré.


Pansy rangeait son attirail tandis qu'Hermione se rhabillait. Toute la consultation s'était passée en silence.

- Qu'est ce qui m'est arrivée ? demanda la neuvième sage, un peu anxieuse de l'attitude de la médicomage.

- J'en sais foutre rien. Tu te souviens de quoi ? demanda Pansy sans se retourner.

- A vrai dire, de pas grand chose. Ginny me passait un savon à propos de Minerva et puis plus rien, le trou noir, répondit lentement Hermione en fronçant les sourcils pour tenter de reconstituer les événements.

- T'as eu la visite mentale de ton ami le nécro ?

- Non, même pas.

- C'est au moins ça ! Tu pourras dire à ta chérie que je suis pas un charlatan ! ricana Pansy. Mais ça reste vraiment bizarre, j'ai jamais rien vu de tel auparavant, enchaîna-t-elle soucieuse.

- Mais quoi bon sang ! s'énerva l'ancienne préfète.

- Ben ... tu n'avais plus aucune magie en toi... Mais là, tout semble rentré dans l'ordre, rajouta la Serpentard en voyant le visage défait de la Gryffondor.

- C'est pas possible !

- Possible ou pas, c'est ce qui s'est passé. A mon avis, t'es bonne pour la révision des cent milles bornes ! Blague à part, je te dirais bien d'en parler à ton pote Merlin quand on le croisera, lui en saura éventuellement plus, il a peut-être déjà vécu ce genre de chose.

- Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Je veux dire pour que ça se reproduise plus ? fit Hermione tout en se laissant tomber sur le lit, abattue.

- Comme on sait pas ce qui s'est produit, je vois pas comment l'empêcher ! T'as pas encore récupéré tous tes neurones, toi ! essaya de plaisanter la médicomage en passant sa main dans les cheveux de son ancienne Némésis. Enfin, pour le peu que tu avais…

Hermione fit un pauvre sourire avant de fermer les yeux pour ne pas se laisser aller au désespoir.

- Bon, je crois que ce dont tu as besoin en priorité, c'est une bonne nuit de sommeil, galipettes incluses ! Je t'envoie ta femme, elle saura te détendre, et demain, ce sera la grande forme.

- Et Rose ? Est-ce que ça risque de lui arriver ? fit la neuvième sage, inquiète.

- Si ce qui vient de se produire est en lien avec ton état de super sorcière, alors oui, répliqua la Serpentard songeuse. Mais je vais de ce pas m'en préoccuper. Et elle aura la même prescription médicale que toi, rajouta-t-elle, espiègle, en se dirigeant vers la porte de la chambre.

Pansy fit un signe de main à l'enchanteresse puis quitta la pièce. Elle tomba nez à nez avec Ginny et Rose qui attendaient patiemment.

- Weasley, ta moitié a besoin de toi… marmonna la médicomage en sortant un bloc de feuilles de soin et un stylo de sa poche.

Parkinson griffonna quelques mots, parapha le bas de la feuille, l'arracha et la tendit à Ginny qui fronçait les sourcils.

- La prescription pour ce soir. Tout doit être fait… susurra l'ancienne Serpentard, un sourire narquois aux lèvres.

Le professeur de vol parcourut rapidement les indications et rougit subitement.

- Bien, tu sais ce qu'il te reste à faire ! Bonne soirée ! conclut Pansy en passant son bras dans le dos de Rose pour l'emmener vers leur chambre.

- T'as marqué quoi, sur cette feuille, pour choquer Maman G ? demanda Rose.

- Secret médical… rétorqua Pansy.

- Sérieusement ! insista la dixième sage.

- Si je te le dis, je tue la surprise que je t'ai programmée… Car le même traitement t'est réservé !


Ginny s'assit sur le lit à côté de sa femme et Hermione ouvrit un œil.

- Comment te sens-tu ? demanda doucement Ginny en posant sa main sur la joue froide de l'enchanteresse.

- Epuisée, mais je n'arrive pas à dormir. L'énervement sans doute… maugréa la neuvième sage.

- Pansy a trouvé quelque chose ?

- Rien… C'est venu comme ça, et c'est reparti de la même manière. Ma magie s'amuse bien, elle au moins.

- Et je la comprends, vu ton état de nerf, ajouta Ginny avec un léger sourire.

- Mouais, de toute façon, avec ou sans pouvoir, ça ne changera rien à ce qui se passera demain, vu que j'en ai mangé une bonne sur le toit… soupira Hermione. Et par Potter. Alors imagine avec les Hauts !

Le professeur de vol grimaça et la langue de plomb fronça les sourcils.

- Très bonne transition, marmonna la rousse. En parlant du toit, tu te débrouilles bien, avec McGonagall…

- Tu vas pas remettre ça sur le tapis ! s'exclama Hermione, à bout. Je te préviens, je ne suis pas en forme pour une scène. Alors si tu comptes me reprocher le combat, le massage ou je ne sais quoi d'autre, je vais dormir ailleurs !

- C'est la meilleure ! s'emporta Ginny. Il se passe des trucs louches avec ta chère directrice, et c'est moi le monstre ?

- C'est ton prétendant qui m'a balancé du toit, j'te signale. Et, à défaut d'avoir pu te pénétrer, c'est moi qui ai payé de ma personne ! Une épée dans le ventre, c'est loin d'être agréable, crois-moi !

- Il ne s'est rien passé avec Harry ! rugit la rousse. Arrête de me jeter ça au visage !

- Et vu le peu qui s'est passé avec Minerva, je trouve que c'est mesquin de ta part de m'en reparler tous les jours que Merlin fait ! Et je te signale qu'elle n'a jamais cherché à t'éliminer pour me conquérir !

- Oh non, elle bien trop vicieuse pour ça ! Elle arrive, te sauve la vie, t'aide à te débarrasser d'Harry et ensuite, te soigne très très délicatement…

Hermione repoussa les draps et quitta le lit.

- Tu comptes aller où ? demanda Ginny en attrapant sa femme par le bras.

- J'en ai assez entendu. Franchement, je me demande pourquoi j'ai choisi de revenir une deuxième fois… pour ça ! J'aurais mieux fait de suivre Gellert, lâcha Hermione, furieuse, en se dégageant d'un mouvement sec.

- Revenir ? Gellert ? Qu'est-ce que tu racontes ?

- Je suis morte ce soir ! Tu te souviens ? L'épée, la chute… Pansy qui fait mumuse avec un générateur !

Voyant le regard éberlué de la rousse, Hermione leva les yeux au ciel.

- Laisse tomber. Le seul qui aurait pu me comprendre est maintenant une galette sur le bitume. J'vais me coucher… Bonne nuit !

L'enchanteresse attrapa un oreiller et voulut quitter la chambre quand Ginny la prit de vitesse et lui barra l'accès à la porte.

- J'ai pas envie qu'on se dispute ce soir, tenta de tempérer le professeur de vol. Je suis désolée.

- Moi aussi, murmura Hermione.

Ginny mit la main dans sa poche et ses doigts se refermèrent sur une boule de papier froissé. Elle sortit le parchemin de sa poche et eut un léger sourire.

- J'ai des soins à te prodiguer, dit-elle en défroissant la feuille de soin.

Elle tendit la prescription à Hermione qui la parcourut rapidement des yeux. L'enchanteresse se mit à rougir et le professeur de vol s'approcha pour prendre sa femme dans ses bras.

- Parkinson a de l'imagination… gloussa la rousse.

- Vache ! Tu sais de quoi elle parle avec la « Position de l'ananas » ? demanda la langue de plomb.

- Je crois que c'est ce qu'elle a dessiné en bas de la page…

Les deux sorcières échangèrent un regard, puis jetèrent un coup d'œil à la feuille. Hermione tourna le parchemin dans tous les sens, les yeux écarquillés.

- T'as compris comment ça marchait ? demanda la neuvième sage, perplexe.

- Oui, mais je crois que nous ne sommes plus assez souples…

- J'suis pas sure de l'avoir été un jour pour arriver à faire… ça !

Les deux sorcières éclatèrent de rire et l'enchanteresse jeta par-dessus son épaule la prescription de Pansy.

- Faisons ça à l'ancienne… murmura-t-elle avant d'embrasser sa femme.


Minerva buvait sa tasse de thé, le regard perdu dans l'horizon. Le soleil était absent du ciel, complètement masqué par l'éclipse.

- C'est le jour J… dit doucement Severus à ses côtés.

- En espérant que tout ira bien… soupira McGonagall.

Rogue haussa les épaules et embrassa délicatement la directrice de Poudlard.

- Faites attention à vous, murmura Minerva en posant sa main sur la joue du maître des potions.

- Et c'est vous qui me dites ça ? Qui a eu la bonne idée de se faire exploser avec Poudlard ? grogna Severus.

McGonagall posa son index sur les lèvres de Rogue et sourit.

- Vous me ferez tous les reproches que vous voudrez quand tout sera fini. En attendant, essayez d'être agréable deux minutes. Est-ce trop demandé ?

Rogue eut un léger rictus et prit l'animagus dans ses bras.

- Dès demain, je vous emmène sur une plage paradisiaque et on passera deux semaines à boire des cocktails au bord de la mer. Ca vous va ?

- Et où est passé ma visite d'Edimbourg en car ?

- Je vous rappelle que vous avez été déclarée officiellement morte. J'ai touché votre héritage. Votre pingrerie naturelle a fait de moi un homme riche…

Minerva enfonça son coude dans les côtes de Severus qui grimaça.


Le groupe s'était rassemblé dans le hall de l'immeuble et Hermione vérifia rapidement que tous étaient présents.

- C'est la dernière ligne droite, marmonna-t-elle.

Tonks s'approcha de l'enchanteresse, les mains dans les poches.

- La rue est dégagée et Minerva et Severus sont pour une fois d'accord sur l'itinéraire. Nous devrions être à Buckingham Palace vers les dix-huit heures. On a prévu large dans le cas où nous ferions de mauvaises rencontres.

- Merci… On peut y aller.

L'enchanteresse se dirigea vers les doubles portes de l'hôtel et les ouvrit en grand. Malgré l'obscurité, elle put apercevoir à quelques pas de l'entrée le corps éparpillé d'Harry Potter. Elle frissonna et s'avança dans la rue, suivie par les sorciers silencieux.

A la fin de cette journée, ils auraient gagné ou le monde serait dévasté. Elle regarda Ginny qui s'était approchée et prit sa main dans la sienne pour la serrer vigoureusement. Hermione soupira et embrassa délicatement la rousse. Si elle devait mourir ce soir, l'enchanteresse ne regrettait rien. Elle avait eu une belle vie.


Et voilà le travail !

La suite la semaine prochaine ! Bonnes vacances si vous êtes concerné(e) et sinon, bon courage !

Bon week-end,

Bises,

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