Mesdames et messieurs, voici le chapitre 7 ! On remercie Anga27 pour ses reviews qui font vraiment plaisir. N'hésitez surtout pas à en mettre, Charles nous a dit qu'il serait très heureux de vous répondre :)
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Ne t'inquiètes pas du lendemain avant qu'aujourd'hui n'en ait fini avec toi...
La plume glissait avec légèreté sur le papier à lettre, écrivant les mots que son âme ne pouvait exprimer haut et fort. Elsa leva la tête pour chercher l'inspiration. Elle écrivait une lettre à son amie Laurine, qui malgré tout, lui manquait. Une fois toutes ses pensées écrites, elle mit le message dans une enveloppe, et mit le tout dans un des tiroirs de son bureau. Elle posterait la lettre quand elle en aurait l'occasion, ce qui n'était pas le cas.
Il était pas loin de vingt trois heures, et son ventre criait famine. Elle enfila donc une robe de chambre de couleur argent par dessus sa chemise de nuit vert émeraude. Elle mit ses ballerines, et sortit de sa chambre. Aucune lumières n'étaient allumées. Elle essaya de s'orienter, et longea le couloir le plus silencieusement possible. Elle opta pour les escaliers, laissant de côté l'ascenseur. Elle descendit les marches avec prudence, et se trouva dans un nouveau couloir.
Evidemment, le Professeur lui avait attribué une chambre loin des cuisines. En parlant du Professeur, elle passait juste devant sa porte. Le plancher craqua légèrement sous le poids de la jeune femme. Elle continua sa route sans se préoccuper de la lumière qui venait de s'allumer de l'autre côté de la porte.
Elle descendit une nouvelle volée de marche, et se retrouva au rez-de-chaussée. Elle obliqua vers la droite, et prit un nouveau couloir. Dans l'obscurité, les tableaux accrochés aux murs semblaient être des portes vers d'autres mondes, ce qui fit esquisser un sourire à la mutante. Elle avait toujours crut que la Terre n'était pas la seule planète habitée. Ou le seul monde existant. Le tapis molletonné étouffait ses pas. Elle atteignit enfin la porte de la cuisine.
Elsana fit pivoter la porte sur gongs, et entra dans la pièce recherchée. Elle n'alluma pas la grande lumière, ne voulant pas se faire repérer en train de manger en plein milieu de la nuit. Elle ouvrit le réfrigérateur, et prit une des mousses au chocolat restantes. Elle chercha dans les tiroirs une cuillère, et posa le tout sur la table.
Elsana ferma les yeux, et tendit sa main droite devant elle. La mutante ferma les yeux, et se concentra. Elle sentit des picotements dans sa main. Quand elle ouvrit les yeux, une petite boule lumineuse flottait au-dessus de sa paume. Elle ramena doucement son bras le long de son corps, et dirigea mentalement la boule lumineuse vers la table, de façon à éclairer sa mousse au chocolat. Elsana prit place sur une chaise, et commença à savourer sa mousse.
- Pourquoi ne pas allumer la lumière ?
La jeune mutante sursauta.
- C'est une manie chez vous de surprendre les gens dans leur dos ? demanda-t-elle.
- Tu remarqueras que tu es dos à la porte, ma chère, répondit Charles.
Elsa leva les yeux au ciel, et se reconcentra sur son dessert qui servait en fait de déjeuner. Le Professeur fit avancer son fauteuil jusqu'à se trouver en face de la jeune femme, mais du même côté de la table.
- Tu sais, la discrétion s'apprend.
- J'ai déjà beaucoup de choses à apprendre, répondit Elsa en mettant une nouvelle cuillère dans sa bouche. Et puis, vous n'étiez pas obligé de me suivre.
- Je ne dormais pas, et puis, je savais que c'était toi.
Elsana arqua un sourcil.
- Et comment l'avez-vous su ?
Charles passa sa main dans ses cheveux. Elsa le regarda faire. La lumière émanant de la boule lumineuse s'intensifia. Le Professeur plissa les yeux devant cette soudaine clarté. La mutante déplaça la source de lumière de sorte à ce qu'elle ne dérange personne.
- C'est à cause de tes ondes mentales, répondit Charles.
La jeune femme poussa un soupir. Il fallait toujours qu'il remette cette histoire d'ondes sur le tapis.
- Je commence à croire que vous faites une fixation dessus. C'est assez dérangeant de se dire qu'on ne peut pas faire quelque chose sans que quelqu'un vous rappelle que votre mutation est beaucoup trop importante pour être contrôlée. En fait, ce que j'essaie de vous dire, Professeur Xavier, c'est que je ne supporte plus le fait qu'on entre dans mes pensées comme ça.
Elle avait claquer des doigts sur les deux derniers mots. La boule lumineuse s'éteignit aussitôt. Elsa fronça les sourcils.
- Je comprends tout à fait, je veillerai à ne plus entrer dans ta tête sans ton accord, dit Charles un peu vexé.
Les yeux du télépathe se posèrent sur la mousse au chocolat. Le ramequin était à moitié plein.
- Tu sais, commença Charles, tu te laisses dépasser par tes émotions. Et je dois dire que j'aimais bien ta petite lumière. Si tu pouvais la refaire apparaître, ça ma ferait plaisir.
Elsana ferma les yeux, et se concentra. Voyant que la jeune mutante avait mordu à l'hameçon, il tira doucement le ramequin vers lui, et prit la cuillère des mains d'Elsa. Quand celle-ci rouvrit les yeux, la boule lumineuse était de nouveaux là, mais sa mousse au chocolat avait disparue.
- Tu vois quand tu veux, déclara le télépathe entre deux cuillères de mousse.
La jeune femme fixa sa mousse avec un air mélancolique.
Je me vengerai, Professeur, lui dit-elle mentalement.
- La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-il après avoir fini le ramequin. Et chocolaté.
- Eh bien, bonne nuit cher Professeur, dit Elsana en se levant.
Elle quitta la cuisine sans un regard pour Charles qui riait intérieurement.
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Le lendemain...
Elsa était allongée dans l'herbe avec Jean Grey. Les cheveux roux de l'enfant créaient une auréole autour de sa tête.
Le soleil commençait à se coucher doucement à l'horizon. Elles avaient prévu, avec l'accord du Professeur, de passer la nuit à la belle étoile. Elsa voulait montrer à Jean l'une de ses passions premières, l'astrologie. Elles avaient installé des couvertures et des coussins, et avaient prit de quoi manger au cas où leur estomac crierait famine.
- Tu crois qu'il y aura des moustiques, demanda Jean.
- Non, ne t'inquiètes pas, lui répondit la mutante.
- Je te préviens Elsana Swan : si j'ai un seul bouton, j'irai me plaindre au Professeur.
Elles éclatèrent de rire.
- C'est drôle, s'exclama l'enfant.
- Quoi ?
- J'ai neuf ans, et j'ai une amie de vingt deux ans.
Elsana sourit. En fait, elle venait de penser exactement la même chose.
Le jour laissa place à la nuit, et Jean se rapprocha d'Elsana. Celle-ci passa un bras autour des épaules de la petite. Les étoiles apparurent une à une sur l'immense toile bleue sombre. Les premières constellations se formèrent.
- J'ai faim, chuchota Jean.
Elsa attrapa un paquet de chips non loin d'elle, et l'ouvrit. Jean remarqua avec stupéfaction que les yeux de son amie étaient de la même couleur que la lune. Elle songea aussi que la mutante semblait plus détendue quand elle regardait la voute céleste.
- Tiens, dit Elsana, tu vois cette constellation ?
- Oui
- C'est l'Aigle, son vrai nom est Aquila.
Jean suivit les étoiles du bout des doigts, suivant l'exemple de la mutante.
- Et là, tu as Andromède, Andromeda. Et voici la Balance, Libra.
- Tu peux m'en montrer d'autres ? quémanda l'enfant.
La jeune femme sourit.
- Ici, tu as le Cancer. Et cette constellation, c'est ma préférée. Il s'agit du Sagittaire, Sagittarius.
- Une dernière s'il-te-plaît.
- Je te présente notre cher Centaure, Centaurus.
Elsana mit sa main dans le paquet de chips, mais constata avec mécontentement qu'il était vide.
- Je suis fatiguée, murmura Jean.
Sur ces mots, les deux filles se levèrent, et remballèrent leurs affaires. Elles rentrèrent au manoir en silence, et allèrent se coucher.
La prochaine fois, Elsana lui montrerait les voluptés blanches de la voie lactée.
