ET S'ILS L'AVAIENT FAIT

Posté le : 21 Septembre 2012. Tuez-moi si vous voulez, mais vous n'aurez pas la suite )

Rating : M, MA peut-être même. De toute façon, si la question est « Il y aura des relations sexuelles explicitement décrites ? », la réponse est oui. Vous voilà prévenu.

Genre : Romance/Friendship & accrochez-vous bien, ce n'est PAS un UA. Sinon, Slash HP/DM, etc…

Disclaimer : Est-il la peine de préciser que les personnages appartiennent à J.K. Rowling ? (A part Ethan, lui c'est mon mien !)

De plus, tous les passages entre guillemets et en italique ne sont pas de moi, ils sont directement tirés des livres, ici « Harry Potter et la Coupe de Feu ».

Résumé : Imaginons une seconde, que ce jour-là, dans le train, Harry et Draco se soient serrer la main. Qu'Harry Potter ait été envoyé à Serpentard. Qu'ils soient devenus les meilleurs amis du monde… Et s'ils l'avaient fait ?

Note d'auteur : Euh… Est-ce qu'il y a un trou quelque part aux alentours pour me cacher, noooon ?

BON. Commençons par le commencement. Je n'aime pas m'excuser. Deux mois ce n'est pas si long que ça… Si ? Bon, Ok. J'ai déconné. Je le sais.

Sauf que : J'ai travaillé durement tout l'été, je continue de travailler le week-end et EN PLUS il semblerait que j'ai attrapé la Coqueluche (Bonjour je suis Madame Chance) ce qui signifie pour moi près de trois semaines de longues nuit à tousser, sans dormir, un mal de tête insupportable et tout ce qui va avec (et ce n'est pas encore finit. Youpi Tralala). DOOONC je ne voudrais pas avoir l'air de me plaindre, mais… En fait c'est exactement ce que je suis en train de faire ET A JUSTE TITRE ! (Pauvre moi !)

Dans un tout autre registre, je tiens à poser ma minute de gentillesse annuelle. Et il semblerait qu'elle soit pour vous. Je voulais juste tous vous remercier. Pour votre soutient. Pour vos reviews. Pour ces petites choses que vous me donnez au quotidien. J'me rends compte que comme lecteurs vous êtes plutôt pas mal. Pas mal du tout même. Et vous êtes même plutôt actifs ce qui n'est pas le cas partout, j'ai pu le constater, donc MERCI. Ne changez pas surtout.

& Dieu Merci je peux redevenir méchante. Venons-en au fait. Comme promis, la première partie du Tome 4. J'espère qu'elle vous plaira. (Moi j'aime bien mais en même temps, je ne pense pas pouvoir dire que je suis objective, Haha). Je me suis replongée avec plaisir dans le livre et j'espère réussir à vous faire partager ces petits moments que j'ai redécouvert comme une enfant.

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Un P, Un U, Un B : La Bibliothèque de Poudlard est ouverte les amis. Vous y trouverez les ouvrages de rentrée scolaire de l'univers HP, écrits par des fans (dont moi) à l'attention des Potterheads. Si vous trouvez que « L'histoire de la magie » est un livre génial, c'est normal, il est de moi. HAHA. Rendez-vous ici :

bibliothequepoudlard8wix8com /bibliothequepoudlard#!home/mainPage (remplacer les 8 par des points)

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Merci : A tous ceux qui ont laissé une review (auxquelles je répondrai dès que possible). Il serait trop long de tous vous citer, mais je pense tous à vous. Réellement.

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QUAND ON EST MALADE ON TRAINE AU LIT EN ECOUTANT DE LA MUSIQUE :

AfromanBecause i got Hight (Parce qu'elle me met de bonne humeur !)

Bob DylanKnockin on the heaven's door (Un classique)

Beethoven – La lettre à Elise (Même si c'est mieux quand ma meilleure amie la joue au piano)

Damien SaezBetty (Parce qu'elle est toute nouvelle et que je l'aime déjà)

VoloT'es Belle (Parce que c'est comme ça que j'imagine Pansy)

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Chapitre VII : IMPREVU

Adjectif masculin singulier

« Se dit de ce qui n'avait pas été envisagé, préparé à l'avance. Un imprévu est le fruit du hasard et donne lieu à l'improvisation »

Ou

Leur quatrième année (Part I)

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Harry sentait son état d'esprit changer du tout au tout. Il passait de l'excitation la plus complète – celle qui était la sienne depuis les jumeaux Weasley l'avaient invité à la Coupe du Monde de Quidditch – à une terreur sans nom. Tout semblait s'effondrer autours d'eux et plus rien ne parvenait à avoir de l'importance à ses yeux pas même le regard glacial que Lucius Malefoy lui avait lancé et ce sourire discret que Draco avait tenté de lui faire parvenir, ni les danses de victoires de Fred et Georges, ni les chamailleries de Ron et Hermione ou les regards amourachés que lui lançait Ginny Weasley.

Il n'y avait désormais que les cris, les gens qui cherchaient à fuir, la Marque des Ténèbres qui rayonnait dans l'obscurité de la nuit, les Moldus pendus dans les airs, ces hommes – Les mangemorts – cachés sous leurs cagoules, parmi lesquels se trouvait certainement Mr Malefoy. Est-ce qu'il avait au moins pensé à mettre son fils en sécurité ? Est-ce que Draco savait ? Est-ce que son demi-sourire voulait en réalité dire « Va-t'en d'ici le plus rapidement possible » ?

Une main se posa sur son épaule, et Harry laissa Fred, ou Georges, il ne savait plus, l'entrainer vers la forêt. Il marchait sans vraiment savoir où il allait. Il se laissait trainer. Il avait vaguement conscience de la présence des autres autours de lui, de la précipitation qui les entourait, de l'urgence de se cacher mais il était comme incapable de réagir.

Harry eut vaguement conscience qu'une altercation se passait à ses côté mais il ne parvenait pas à distinguer son origine.

« - Vous feriez mieux de vous dépêcher, [N'est-ce pas Potter ?]. J'imagine que vous n'avez pas envie qu'elle se fasse repérer. »

Harry sursauta. C'était Draco. Draco était ici. Son père avait revêtu son habit de mangemort sans même prendre la peine de mettre son propre fils à l'abri. Et Draco, lui, à l'inverse de son père, trouvait le courage de venir dire à son meilleur ami qu'il devait se mettre à l'abri, qu'il devait mettre Hermione à l'abri, qu'ils devaient fuir. Vite.

« - Qu'est-ce que tu veux dire ? Lança Hermione d'un air de défi.

- Granger, je te signale qu'ils sont décidés à s'en prendre aux Moldus, répondit Malefoy. Tu as envie de montrer ta culotte en te promenant dans les airs ? Si c'est ce que tu veux, tu n'as qu'à rester où tu es… Ils viennent par ici et je suis sûr que ça nous ferait tous bien rire. »

Le brun hocha la tête. Il avait compris. Il attrapa la main d'Hermione, fit signe aux jumeaux de le suivre et dû se faire violence pour ne pas serrer Draco dans ses bras, il articula un « prend soin de toi » sans que pour autant le moindre son sorte de sa bouche. L'instant avait duré à peine deux minutes et pourtant durant ces deux minutes des milliers de choses avaient été dîtes.

- Un jour il faudra que tu m'explique pourquoi tu es ami avec ce crétin, marmonna Ron alors qu'ils se dirigeaient encore plus loin dans la forêt.

Harry voulu répondre « Parce qu'il vient de nous sauver la vie au détriment, peut-être, de la sienne » mais il préféra accélérer le pas après avoir jeté un dernier regard vers l'endroit où se trouvait Draco quelques minutes plus tôt.

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Blaise,

Je ne sors plus de ma chambre depuis le fiasco de la coupe du monde et je suppose que tu te retrouves dans une situation similaire à la mienne en bien des points. Il se prépare quelque chose, plus aucun doute n'est permis à présent, mais il m'est toujours impossible de savoir quoi plus précisément. Mon père non content de s'être caché sous une cagoule pour terroriser des moldus, s'absente durant des journées entières et rentre à des heures excessivement tardives. Je ne sais pas ce qu'il fait, mais je peux t'assurer que cela pousse mère dans ses retranchements. En est-il de même au manoir Zabini ?

Je n'arrive toujours pas à comprendre comment une telle chose a pu arriver sans que nous ne nous doutions de quoi que ce soit. Etions-nous trop préoccupés par nos petits problèmes quotidiens pour ne pas voir quelque chose d'aussi énormes ? Sommes-nous à blâmer pour cela ?

Tous les journaux en parlent et le nom de Potter apparaît de nombreuses fois ? Je me demande où il se trouve à présent. Crois-tu que les Weasley sont chargés de veiller sur lui maintenant qu'ils l'ont, sans le vouloir, amené dans la fosse aux serpents ? J'aimerai lui écrire une lettre mais je crois que je crains plus les réponses qu'il pourrait me fournir que l'ignorance. Je ne pensais pas dire cela un jour, mais je souhaite que la rentrée arrive vite…

Si tu as la moindre information, j'aimerai beaucoup (tu remarqueras la formule de politesse) que tu me tiennes au coutant.

En attendant ta réponse, tu as toute mon amitié,

D.M.

P.S. : J'ai honte, mais j'ai agi tel un sang-de-bourbe et j'ai laissé trainer mes oreilles près des conversations qui me semblaient importantes. J'ai entendu des choses intéressantes à propos de notre rentrée à Poudlard. Premièrement, la rumeur se confirme, Fol-Œil sera notre nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal (La poisse, ce type est cinglé) et, deuxièmement, le Tournoi des Trois Sorciers aura bien lieu chez nous. J'ai hâte de voir ça !

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Alors qu'il se tenait sur le quai de la voix 9 ¾ accompagnée de sa mère, la grande et belle Narcissa Malefoy, Draco ne pouvait s'empêcher de chercher Harry du regard. Il n'avait pas eu de nouvelle de lui depuis la catastrophe qu'avait été la coupe du monde, et il n'avait cessé de s'inquiéter.

- Si tu tiens tant que ça à chercher Potter, fais le plus discrètement, déclara froidement sa mère. Ce n'est pas parce que ton père n'est pas là que tu dois en profiter pour nous faire honte.

- Veuillez m'excuser mère, répondit Draco, penaud. Pourquoi père ne nous a-t-il pas accompagné ?

- Il me semblait pourtant t'avoir élevé de façon à ce que tu ne sois pas une petite fouine fourrant son nez dans les affaires des adultes. Je ne sais pas ce qu'il t'arrive en ce moment Draco, mais il va falloir te ressaisir.

Draco baissa la tête. Il avait pensé que l'absence de son père permettrait à sa mère d'être plus douce avec lui, mais vraisemblablement, il n'en était rien.

- Merlin quelle horreur, murmura sa mère, Molly Weasley n'a vraiment aucun goût, ajouta-t-elle en désignant d'un mouvement de menton la femme grassouillette, qui venait d'arriver, suivie de ses trop nombreux enfants et de Potter.

Un sourire illumina immédiatement le visage de Draco lorsqu'il aperçut son ami il lui avait tellement manqué. Et malgré la mine triste qu'affichait Harry, malgré le fait qu'ils n'aient pas encore échangé un regard et malgré la présence de sa mère, le blond sentait un immense sentiment de joie naître au creux de son estomac.

- Je ne vais malheureusement pas pouvoir attendre le départ du train, ajouta Narcissa. Ton père m'attend au manoir. Passe une bonne année scolaire Draco et je t'en prie ne laisse personne avoir des notes meilleures que les tiennes. Nous nous reverrons pour les fêtes de fin d'année.

Draco hocha la tête tandis que sa mère déposait un baiser sur le sommet de son crâne avant de l'étreindre rapidement. Elle tourna ensuite les talons et se dirigea d'un pas assuré vers la barrière de passage vers la gare de King's Cross.

Une fois seul, Draco reparti à la recherche d'Harry et se sentie soulagé lorsqu'il rencontra les deux yeux verts qui le fixaient intensément.

- Tu m'as manqué, déclara simplement Harry en rejoignant son meilleur ami.

- Tu m'as manqué toi aussi, répondit Draco. Est-ce que ça va ?

- Et bien ça pourrait aller mieux. Et toi ?

- Moi aussi. Tu me racontes ?

- Ca risque d'être long.

- On a tout le voyage pour ça.

- C'est d'accord.

Harry s'éloigna lentement pour aller dire au revoir aux Weasley, tandis que Draco ne le quittait toujours pas du regard.

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- Alors ? Demanda Draco de longues minutes plus tard, lorsqu'ils eurent trouvé une place tranquille à bord du train.

- Alors j'ai rêvé de Voldemort durant les vacances et une douleur à ma cicatrice m'a réveillée tellement c'était insupportable. Alors je n'ai pas osé le dire à Sirius parce que j'ai peur que s'il s'inquiète pour moi il quitte sa cachète et se fasse attraper par les Aurors, et je n'ai aucune envie qu'il retourne à Azkaban. Alors j'ai toujours du mal à réaliser ce qu'il s'est passé à la Coupe du Monde la marque des ténèbres, putain ! Alors des moldus ont été attaqué et on a rejeté la faute sur un elfe de maison ? Est-ce que tout le monde est complètement stupide ou bien… ? Alors j'ai passé la fin de mes vacances chez les Weasley qui, même s'ils sont très gentils et considérés comme l'une des seules familles sorcières capables de m'accueillir chez eux sans que je ne craigne quoi que ce soit, n'était pas en mesure de me donner de tes nouvelles. Alors les premiers soirs je n'arrivais pas à dormir parce que je me demandais si tu étais toujours en vie. Alors je me suis inquiété parce que ton père était certainement sous une de ces cagoules et que…

- Tu as le droit de respirer.

- J'aurais dû dire à Fred et Georges Weasley que je ne voulais pas venir à la coupe du monde, lorsqu'ils m'ont invité.

- Tout ceci serait quand même arrivé. Que tu sois présent ou non.

- Oui mais…, commença Harry.

- Mais rien du tout. Et je pense que tu devrais parler de ton rêve ET de ta cicatrice à Black. Juste après m'avoir tout raconté en détail, cela va de soi. Il ne pourra rien faire de toute façon, mais au moins il le saura. Et puis qui sait ? Un éclair de lucidité peut certainement le traverser à propos de ta cicatrice. Sans mauvais jeu de mot.

- Si tu le dis… Je vais y réfléchir.

- Tu vas le faire…

- Et chez toi comment ça s'est passé ?

- Mal, évidemment. Ma mère est paniquée à l'idée que quelqu'un trouve la moindre preuve concrète contre mon père. Lui il passe le plus clair de son temps à l'extérieur. Où ? Je n'en ai pas la moindre idée, mais loin du manoir, ça c'est un fait. J'ai… Je crois bien que j'ai peur.

- Peur ? Qu'est-ce que tu veux qu'il lui arrive ? C'est le grand Lucius Malefoy, il est intouchable, laissa échapper Harry.

- Je n'ai pas peur pour lui, sombre crétin. J'ai peur pour toi… Peur qu'il y ai un rapport direct avec…

- Qui a peur de quoi ? Demanda Blaise en pénétrant dans le compartiment suivit de Théo, Pansy et Daphné. On vous cherche depuis tout à l'heure ajouta-t-il. On ne peut pas dire que vous vous soyez mis dans le compartiment le plus facile à trouver.

- Peut-être qu'on ne voulait pas que vous nous trouviez, répondit sarcastiquement Draco. Tu viens d'interrompre une discussion sérieuse. Et importante.

Blaise fit mine d'être vexé avant de se laisser tomber près d'Harry et de lui serrer la main, Théodore fit de même avant que Daphné ne lui fasse la bise et que Pansy ne le serre dans ses bras. Quand le regard de Blaise croisa de nouveau celui de Draco, dans lequel la colère se lisait, il prit un air effrayé.

- Ne fait pas cette tête de vierge effarouchée avec moi Zabini, ça ne marche pas !

- C'est-à-dire que vierge effarouchée n'est plus vraiment le terme qui correspond le mieux…

- Qu'est-ce que tu veux dire ? L'agressa presque le blond.

- je veux dire que ça y est, je me suis débarrassé de cette chose encombrante qu'est la virginité.

Ils laissèrent tous transparaître leur surprise, Draco y compris, même s'il se reprit rapidement. Blaise l'avait fait. Et il s'en vantait ouvertement. Il venait même de se lancer et racontait tous les détails. Harry, lui, l'écoutait sans vraiment le faire. Après tout, quelques minutes avant, Draco lui avait avoué craindre pour sa vie. Le changement de sujet était pour le moins radical. Et puis il se sentait presque gêné par ce que racontait Blaise. Si son ami avait toujours été un coureur de jupons et qu'Harry se réjouissait pour lui du succès qu'il rencontrait auprès des filles, il se sentait à des kilomètres de ça, lui qui n'avait encore jamais été attiré par une fille et qui, par conséquent, n'en avait jamais ne serait-ce qu'embrassé une seule.

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- Alors ce n'était pas une blague ? Se lamenta Daphné en voyant le, désormais, professeur Maugrey faire son apparition à la table des professeurs.

- Je te l'avais dit, déclara Blaise.

- Manquait plus que ce vieux fou, ajouta Théo.

- Et encore, ce n'est pas le clou de la soirée…

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Harry.

- Tais-toi et écoute le vieux fou, répondit Draco en désignant Dumbledore de la tête. Si tu veux mon avis, la nouvelle ne devrait pas tarder à tomber.

Et, effectivement, Dumbledore se leva et prit la parole.

« - Nous allons avoir l'honneur d'accueillir au cours des prochains mois un évènement que nous n'avons pas connu depuis un siècle. J'ai le très grand plaisir de vous annoncer que le Tournoi des Trois Sorciers se déroulera cette année à Poudlard. »

Alors qu'Harry affichait un air perplexe, ses camarades de table, eux, se lancèrent un regard entendu.

- Vous le saviez ? Murmura Harry.

Pour toute réponse, Draco lui envoya un sourire rayonnant.

« - Certains d'entre vous ne savent pas en quoi consiste ce tournoi, [reprit Dumbledore], je demande donc à ceux qui savent de me pardonner d'avoir à donner quelques explications. Pendant ce temps-là, ils sont autorisés à penser à autre chose. Le Tournoi des Trois Sorciers a eu lieu pour la première fois il y a quelques sept cents ans. Il s'agissait d'une compétition amicale entre les trois plus grandes écoles de sorcellerie d'Europe – Poudlard, Beauxbâtons et Durmstrang. Un champion était sélectionné pour représenter chacune des trois écoles et les trois champions devaient accomplir trois tâches à caractère magique. Chaque école accueillait le tournoi à tour de rôle tous les cinq ans et tout le monde y voyait un excellent moyen d'établir des relations entre jeunes sorcières et sorciers de différentes nationalités – jusqu'à ce que le nombre de morts devienne si élevé que la décision fut prise d'interrompre le tournoi. »

- Hors de question, marmonna Harry. Hors de question que je sois mêlé à un tel truc. Je ne veux pas ajouter un nom sur la liste des morts et certainement pas le mien. Je veux juste vivre une année normale.

- Ne t'en fais pas Harry-chéri, Dumbledore va instaurer une limite d'âge, mon père en a entendu parler au ministère, murmura Pansy tandis que le directeur expliquait à quel point il avait difficile de remettre le tournoi en place après des siècles d'effort. Non pas que je n'aurais pas trouvé marrant qu'un abruti de Gryffondor ne meure au cours de ce tournoi, mais c'est l'honneur de notre école qui est en jeu…

- Un Gryffondor ? S'indigna Blaise, Pansy si c'était l'un d'entre eux qui était choisi pour représenter l'école, je préfèrerais encore rejoindre immédiatement Durmstrang. Surtout qu'entre nous elle est très bien fréquenté, bien que manquant cruellement de fille.

- Durmstrang ?

- C'est l'école où étudie Victor Krum, précisa Draco.

- Oh…

Comme prédit par Pansy, Dumbledore annonça une limité d'âge. Dix-sept ans. Seuls les sorciers majeurs pourraient y participer. Si certains étaient déçus, Harry lui était soulagé. Pour une fois il ne risquerait pas sa vie – du moins à première vue – et en plus cette année l'attention serait portée sur quelqu'un d'autre que sur lui. Que demandez de plus ?

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- Vous pensez que l'un des élèves réussira à transgresser la limite d'âge ? Demanda Blaise quelques heures plus tard, alors qu'ils étaient tous réunis dans le dortoir.

- Si c'est le vieux fou qui trace le cercle de limite, peu de chance, répondit Draco qui, allongé de tout son long sur le lit d'Harry, lui montrait les êtres marins qui passaient au-dessus d'eux dans l'eau du lac.

- J'ai croisé les jumeaux Weasley et ils ont l'air décidé, déclara Harry.

- Les jumeaux Weasley ? Se moqua Blaise, manquerait plus que ce soit l'un d'entre eux qui représente l'école.

- Et alors quoi ? Ajouta Draco, tu préfèrerais un Poufsouffle ?

- En parlant de Poufsouffle, déclara Pansy dont la tête reposait sur le ventre d'Harry, j'ai entendu dire que Diggory allait participer. Vous pensez qu'il a ses chances ?

- Pansy, tu l'as dit toi-même, il est à Poufsouffle, se moqua Théo. Je pense que ça résume pleinement la situation…

- Est-ce que Diggory n'est pas super mignon ? Demanda Daphné avant de se mettre à rougir.

- Si tu aimes les fesses plates, le regard vitreux et le look un peu crasseux, oui certainement. Sans oublier qu'il a tout dans la longueur et rien dans les muscles, on dirait une baguette… Bah quoi ? Ajouta-t-il en haussant les épaules face au regard surpris de ses camarades, ce n'est qu'une simple constatation.

- De toute façon, quel intérêt ? Daphné n'a aucune chance avec lui ! Décréta Blaise.

La blonde sembla immédiatement furieuse.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- Enfin Daphné, soyons sérieux deux minutes, tu es très jolie, mais tu as quatorze ans et lui dix-sept, et puis c'est un Poufsouffle, c'est sans doute un grand romantique.

- Et alors ? Je suis sûre que je peux embrasser Cédric Diggory avant qu'une seule élève de Poudlard ne te laisse faire de même !

- Daphné voyons, tu sais très bien que…

- Tu as perdu ta virginité cet été, on sait, le coupa Pansy. Cependant ce n'est pas parce qu'une fille un peu désespérée c'est laissé faire qu'une autre acceptera.

- Tu marques un point, releva Théodore, moqueur. Mademoiselle Parkinson, je vous aime de plus en plus.

Pansy se mit à rire contre le ventre d'Harry et celui-ci ne put s'empêcher de l'observer. Cet été, Pansy avait fait couper ses cheveux courts. La longue chevelure souvent tressée était maintenant de l'histoire ancienne car la jeune fille arborait une coupe au carré. Pansy avait l'air un peu plus dur comme ça. Beaucoup plus sûre d'elle, également.

Draco lui avait raconté, il y a plusieurs années, que quand il serait en âge de se marier, Pansy deviendrait sa femme, que c'était prévu depuis des années, mais que lui n'était pas très sûr de le vouloir. Pendant leurs trois premières années à Poudlard il avait semblé évident que la jeune fille ne partageait pas l'avis de son futur époux, voir qu'elle en était vexée. Mais il semblerait qu'à présent les choses aient changées Pansy avait, contre toute attente, tourner la page de l'époque où elle courrait après le blond.

Harry passa sa main dans les cheveux de sa camarade et cette dernière lui sourit.

- Je propose un pari le dernier à embrasser quelqu'un durant l'année scolaire, un vrai baiser consenti j'entends, sera au service des cinq autres pendant toute une journée, lança Pansy.

- J'en suis, répondit immédiatement Daphné en fixant Blaise.

- Pareil pour moi, ajouta ce dernier.

- Seulement s'il s'agit d'un vrai pari de Serpentards, déclara Théo.

A cette annonce, Draco, qui semblait totalement étanche à la discussion de ses amis, se releva d'un coup.

- Un vrai ?

Théo hocha la tête, faisant naitre un sourire presque terrifiant sur les lèvres de Draco, alors que les autres semblaient hésitants.

- C'est quoi un pari de Serpentards, exactement ? Demanda Harry.

- Ce n'est un secret pour personne que les Serpentard sont de vils tricheurs, un pari de Serpentards n'est pas un pari bénin. Une fois les règles décidées, il est impossible de les transgresser, de tricher, de cacher quelque chose aux autres, de se cacher soi-même, de chercher à fuir ou, pire, d'abandonner.

- Ma mère appelle ça le « Serment inviolable des innocents », selon elle on commence par ça mais on ne sait jamais quand ça finit…, murmura Blaise.

- Mais ce n'est pas… dangereux, si ?

- Tout dépend de l'intérêt que tu portes aux règles Potter. Tu en es ?

- Je… Bredouilla Harry se sentant observer de tous les côtés. Oui, c'est d'accord.

- Très bien, dans ce cas Pansy, prends une feuille et écrit.

La jeune fille obtempéra, tandis qu'Harry se demandait dans quoi il s'était encore lancé. Cependant, à cet instant précis, envisager embrasser une fille était presque rassurant par rapport à la peur qui l'avait habité en entendant parler du Tournoi des Trois Sorciers. Heureusement pour sa vie, il n'aurait aucun lien avec ce stupide tournoi.

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La perspective du Tournoi des Trois Sorciers prit une toute nouvelle tournure un peu plus d'un mois plus tard. Ce jour-là, Harry, Draco, Blaise et Théodore était assis dans la cour de Poudlard, profitant qu'il ne fasse pas encore trop froid, et discutait du cours du professeur Maugrey.

- C'est définitif, ce type est cinglé, maugréait Théo. Je ne sais même pas comment Dumbledore a pu recevoir une autorisation pour en faire un professeur de l'école.

- Comme si Dumbledore attendait de recevoir une autorisation. Il ne demande rien à personne. Et puis entre nous, il est tout aussi cinglé que Fol-Œil, je ne vois pas pourquoi vous êtes étonnés, déclara, à son tour, Blaise en haussant les épaules.

- Sauf que Dumbledore n'est qu'un vieux déglingué obsédé par la magie blanche et, par extension, par le moyen de faire de notre monde un monde meilleur. Fol-Œil nous fait des cours sur les impardonnables ! J'ai cru que ce crétin de Londubat allait mourir sur sa chaise. Non pas que ce soit une grande perte, mais quand on connait la famille de l'énergumène, on en aurait entendu parler pendant des années.

- Il faut dire que, loin de moi l'idée de le défendre, mais Fol-Œil n'a pas été très fin sur ce coup-là, il aurait pu éviter de faire revivre à Londubat la quasi-mort de ses parents…

- Qu'est-ce que tu veux dire Blaise ? Demanda Harry.

- Il veut dire que la tante de Draco à rendu les parents de Neville Londubat débiles à cause du sortilège Doloris.

- C'est vrai ?

Draco, penaud, regardait ses pieds. Harry l'avait rarement vu avoir honte de quelque chose à priori les Malefoy étaient plutôt le genre de personne à être fière de tout et n'importe quoi, mais pas cette fois-ci. Harry avait vaguement entendu parler du fait que Neville avait perdu ses parents, mais il avait supposé qu'ils étaient morts, comme les siens.

- Ils sont toujours en vie ?

- A Sainte-Mangouste, affirma Blaise. Même si en vie est vite dit. Ils sont plus proches de l'état de légumes que de…

- Ca suffit, le coupa Draco d'une voix froide.

Une légère gêne s'immisça dans leur conversation, plus personne n'osant parler, puis Daphné et Pansy firent leur apparition.

- Vous ne devinerez jamais ce que nous venons d'apprendre ! Déclara Pansy avant de s'assoir sur les genoux d'Harry, le plus naturellement du monde.

- Montre-leur ! S'exclama Daphné.

Pansy haussa les épaules avant de glisser sa main dans sa poche et d'en sortir un badge sur lequel était écrit en lettres colorées S.A.L.E.

« -Sale ? Dit Harry en prenant le badge pour l'examiner. Qu'est-ce que c'est que ça ? »

- La nouvelle lubie d'Hermione Granger, elle a pensé que cela pourrait t'intéresser, elle nous en a parler dans les toilettes des filles. Et très concrètement, il s'agit de la Société d'Aide à la Libération des Elfes.

- Des Elfes, comme des Elfes de maison ? Releva Blaise.

- Ceux-là même !

- Cette fille est la pire des Sang-de-Bourbe que je n'ai jamais rencontré, fit remarquer Théo.

- Peut-être qu'elle devrait te donner un badge Draco, après tout depuis le départ de Dobby, tu es ton propre elfe, non ? Se moqua Blaise.

Draco lui répondit par un magnifique doigt d'honneur qui fit rire tous ses camarades.

Tandis que Blaise tentait de convaincre Harry, ou n'importe qui d'autre, de porter le badge de Granger contre une certaine somme d'argent, Rusard fit son apparition et vint accrocher un parchemin sur le mur situé juste derrière les Serpentards. Dans une synchronisation parfaite, les six jeunes gens se levèrent et se dirigèrent vers le parchemin où ils purent lire :

« TOURNOI DES TROIS SORCIERS

Les délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang arriveront le vendredi 30 Octobre à 18 heures. En conséquence, les cours prendront fin une demi-heure plus tôt que d'habitude. […] Les élèves rapporteront leurs affaires dans les dortoirs et se rassembleront devant le château pour accueillir nos invités avant le banquet de bienvenue. »

- Les choses sérieuses vont commencer, déclara Blaise, d'une voix quasi-solennelle.

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Le matin du 30, Harry était particulièrement de mauvaise humeur contre Draco et refusait catégoriquement de lui adresser la parole à côté d'eux, Théodore, Daphné et Blaise lançaient les paris.

- Pas plus d'une journée, disait Théodore.

- Pas si sûr, Draco est allé loin cette fois…

- Qu'est-ce que tu en penses toi Parkinson ?

L'intéressée haussa les épaules, tandis que Draco finissait son jus de citrouille d'une traite avant d'attraper le bras de Potter et de sortir de la grande salle, son meilleur ami sur les talons.

- Est-ce que tu ne crois pas qu'on devrait parler ? Demanda le blond.

- Je crois surtout que tout est dit là-dedans, répondit Harry en lui posant violemment la lettre, qu'il avait reçu le matin même, sur le torse.

- Ne fais pas l'enfant Harry, je t'ai dit de lui dire, tu ne m'as pas écouté, je m'en suis chargé.

- Tu t'es fait passer pour moi, et à cause de ce pseudo appel au secours Sirius est de retours en Angleterre. Est-ce que tu crois qu'une fois à Azkaban il sera plus à même de me fournir l'aide dont j'ai besoin ?

- Je suis sûr qu'il fera très attention.

- Tu es stupide !

- Moins que toi !

- Alors ça, c'est toi qui le dis.

- Potter, je…

- Tu n'as pas le droit de te mêler de mes affaires !

- Je m'en fiche.

Ils avaient vaguement conscience que cette dispute n'avait aucun sens et qu'ils se donnaient simplement en spectacle dans le hall de l'école, mais peu leur importait. Harry et Draco étaient meilleurs amis, mais ils étaient aussi des adversaires de premier choix l'un pour l'autre.

- Messieurs s'il vous plait, je vais devoir vous demander de cesser cela immédiatement, intervint le professeur MacGonnagall qui était sortie de nulle-part, à moins que les élèves de Serpentards de sachent pas se tenir et dans ce cas-là je me verrais dans l'obligation d'en discuter avec le professeur Snape.

Harry lança un regard furieux à Draco avant de s'éloigner sans dire un mot de plus, tandis que le blond tentait de retrouver une certaine contenance.

Quelques jours plus tôt, las d'attendre que son ami se décide à parler à son parrain des drôles de rêves qu'il faisait et qui le réveillait tant la douleur au niveau de sa cicatrice était forte, Draco avait décidé de le faire lui-même. Il avait pris un parchemin, une plume et un encrier et avait décrit les symptômes, que lui avait lui-même décrit Harry un peu plus tôt il avait ensuite envoyé la lettre à Sirius Black, peu importe l'endroit où se trouvait. Draco avait longuement hésité, devait-il signer de son propre nom ou pas ? Finalement il avait signé du nom d'Harry et c'était sans doute là sa plus grosse erreur. Il poussa un profond soupir, Harry lui pardonnerai certainement. Comme d'habitude. Mais en attendant, la journée risquait d'être longue…

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- Je pense que Weasley va avoir une érection, constata Blaise en ricanant.

- Ne dis pas de choses aussi dégoutante Blaise si tu tiens à tes parties, grogna Pansy.

Le professeur Snape lança un regard froid à ses élèves et ils comprirent immédiatement qu'ils devaient se taire. Cette cérémonie d'accueil était ennuyeuse à mourir, mais semblait tenir très à cœur des professeurs de Poudlard.

- C'est d'un pompeux, murmura Théodore. Je me demande qui est le plus ridicule entre le carrosse et le bateau…

- Tu dis ça, mais tu adorerais mettre une Vélane dans ton lit.

- Tout le monde n'est pas comme toi Blaise.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, répondit l'intéressé en feignant l'indifférence.

- Tu fais presque autant honte à Poudlard que Weasley, marmonna Théo alors que tout le monde se dirigeait vers l'intérieur du château afin de partager le premier repas entre les trois écoles.

- Hey Weasley ! L'appela Draco, provocateur, heureux d'accueillir ton amoureux à Poudlard ?

Ron rougit jusqu'à la racine de ses cheveux, tandis que Draco, Théo et Blaise se mettaient à rire et qu'Harry traitait ses camarades d'abrutis.

Une fois dans la Grande Salle, ils se rendirent vite compte que Dumbledore avait voulu mettre les petits plats dans les grands. Tout avait été fait pour que les invités se sentent comme chez eux, voir même qu'ils se sentent mieux que chez eux, appréciant le sens de l'accueil des écossais.

Elèves de Durmstrang et de Beauxbatôns commencèrent à prendre place sur les tables, agrandies pour l'occasion. Les Serpentards purent asséner le coup de grâce aux Gryffondors, lorsque Krum vint s'assoir à leur table, manquant de tuer Ron Weasley de frustration.

- Bonsoirrr, déclara le champion de Quidditch en s'asseyant. Alorrrs vous êtes les Serrrpentarrds ?

Et ce fut aussi simple que ça. Krum était avec eux, des Vélanes étaient assises par groupes aux différentes tables. Madame Maxime et Karkaroff s'étaient, eux, intégrés à la table des professeurs. Les jeunes Poudlariens tentaient tous, tant bien que mal, de séduire une invitée. On commençait à se raconter des petites histoires. A échanger. A parlé fort. A rire. Comme si la situation avait toujours été celle-ci. Comme si le Tournoi des Trois Sorciers n'avait rien d'exceptionnel et que tous les sorciers avaient toujours vécu en parfaite harmonie.

Cependant, cette harmonie n'était qu'une façade et les évènements qui eurent lieu, quelques jours plus tard seulement, en furent une parfaite démonstration.

En effet, personne n'y aurait songé. Tout avait été mis en place pour que ce genre de situation n'arrive jamais. Il y avait eu les mises en garde des professeurs, une surveillance accrue autours de la Coupe de feu – où tout potentiel champion devait déposer une feuille portant son nom, il y avait eu la limite d'âge tracée par Dumbledore lui-même afin de protéger les mineurs trop courageux, le plus grand sorcier de tous les temps, selon les dires. Il y avait un ancien Auror, occupant le poste de professeur de Défense contre les forces du mal. Il y avait une communauté magique immense regroupé dans un espace pourtant restreint et surveillé. Il y avait une vigilance constante et pourtant ce que certains craignaient le plus, arriva.

Le jour de la désignation des champions tout le monde y allait de son pronostic. Le nom de Krum était présent dans toutes les bouches et personne n'osait penser qu'un autre nom que le sien sortirait de la coupe pour représenter l'école de Durmstrang. On entendait ceux d'Angelina Johnson et de Cedric Diggory pour Poudlard, et certains Serpentards semblaient hésiter sur ce qui serait le plus honteux comme représentant : Un Gryffondor, ou un Poufsouffle.

Du côté des organisateurs, c'était également l'effervescence bien qu'ils réussissent mieux à le cacher que les élèves, Verpey, Dumbledore, Karkaroff ou encore Maugrey et Hagrid semblaient impatient de découvrir le résultat, se désintéressant petit à petit de ce qui se trouvait dans leurs assiettes, pour fixer la Coupe de Feu qui allait bientôt donner les noms des Trois Sorciers choisis pour participer au Tournoi.

Puis, Dumbledore annonça que le moment arrivait et « Brusquement, les flammes de la Coupe de Feu devinrent rouges, projetant une gerbe d'étincelles. Un instant plus tard, une langue de feu jaillit et un morceau de parchemin noirci voleta dans les airs. L'assemblée retint son souffle.

Dumbledore attrapa le morceau de parchemin et le tint à bout de bras pour lire à la lumière des flammes, redevenues bleues, le nom qui y était inscrit.

- Le champion de Durmstrang, annonça-t-il, d'une voix forte et claire, sera Victor Krum. »

Une acclamation répondit à cette annonce, bien que la surprise ne se lise sur aucun visage.

C'était évident.

« Le silence revint et tout le monde reporta son attention sur la Coupe dont les flammes rougeoyèrent de nouveau. Un deuxième morceau de parchemin en jaillit, projeté par une langue de feu.

- Le champion de Beauxbâtons, annonça Dumbledore, sera une championne. Il s'agit de Fleur Delacour ! »

Harry observa du coin de l'œil la jeune fille, qui ressemblait fortement à une Vélane, se lever et rejoindre Krum dans la pièce prévue à cet effet. Là encore, la Grande-salle fut soulevé d'une acclamation, bien que le choix de Fleur soulève plus de contestations que celui de Krum.

- Le moment tant attendu, commenta Blaise alors que les flammes devenaient rouges de nouveau.

- Je vous jure que je pleure si c'est Diggory, marmonna Pansy.

- Dans tous les cas j'aurais un prétexte pour aller le voir. Et peut-être même l'embrasser, constata Daphné. Moi ça me va.

- Pense un peu à l'honneur de Poudlard, ordonna Théodore.

- Est-ce qu'un Gryffondor ne serait pas pire ? Se hasarda Draco.

Mais ils n'eurent pas le temps de débattre d'avantage, Dumbledore tenait désormais en ses mains le dernier parchemin, portant donc le nom du dernier champion du Tournoi.

« - Le champion de Poudlard, annonça-t-il, est Cédric Diggory ! »

Malgré le fait que Cédric soit un Poufsouffle, ce qui déplaisait clairement à certains, tous les élèves de Poudlard s'unirent pour applaudir comme il se devait leur champion. Diggory, qu'Harry avait aperçu lors de la Coupe du Monde, se leva, souriant, et disparu avec les autres. Le jeune Serpentard laissa échapper un soupir alors qu'il se trouvait en pleine réflexion. Du peu qu'il avait vu Cédric était un garçon relativement intelligent, malgré tous les aprioris que ses camarades Serpentards pouvaient avoir sur lui, il s'en sortirait sans doute bien. Et puis de toute façon, ce n'était qu'un jeu et on avait raconté à Harry que les épreuves seraient vraiment spectaculaires à voir.

Perdu dans ses reflexions, il ne remarqua pas tout de suite ce qui agitait la salle entière le feu de la Coupe était de nouveau rouge et, dans l'étonnement général, un quatrième morceau de parchemin en sortit.

« D'un geste qui semblait presque machinal, Dumbledore tendit la main et attrapa le parchemin entre ses longs doigts. Il le tint à bout de bras et lut le nom qui y était inscrit. Un long silence s'installa, pendant lequel il continua de fixer le parchemin, tous les regards tournés vers lui. Enfin, Dumbledore s'éclaircit la gorge et lut à haute voix :

- Harry Potter. »

Alors que l'ensemble des personnes présentes dans la Grande-salle laissait exploser sa surprise et son mécontentement, le monde d'Harry semblait s'écrouler.

Un coup de vent dans un château de carte. Un coup de pied dans une construction de sable. La plus grosse gifle de sa vie.

Il n'avait pas besoin de lever la tête pour savoir que tout le monde l'observait. Il n'avait pas besoin de prêter attention aux conversations alentours pour savoir qu'on parlait de lui. Il était le centre de toutes les conversations. Une fois encore. Mais cette fois-ci, il avait peur. Peur comme jamais. Peut-être, s'il fermait fort les yeux, tout ceci allait disparaître…

« - Harry Potter ! répéta-t-il. Harry ! Venez ici s'il vous plait ! »

Harry secoua la tête. Il n'irait pas. Il ne voulait pas. Il… La main de Pansy se posa sur sa jambe, comme pour l'encourager, et il fut alors certain qu'il ne pouvait pas rêver. Tout ceci était malheureusement réel. Son nom était sorti de la Coupe de Feu. Il savait déjà que s'il participait à ce tournoi, il en mourrait.

Il aurait voulu que le sol de la Grande-salle s'ouvre sous lui afin qu'il puisse tomber dans un puits sans fond, loin, très loin de l'école de Sorcellerie de Poudlard. A la place, il sentit une main agripper le nœud de sa cravate, le soulever du banc sur lequel il était assis et le pousser jusqu'à ce que son dos se cogne violemment contre le mur derrière lui.

Il avait mal, mais s'en fichait.

Il n'avait pas levé la tête, mais il savait qui était son agresseur.

Sa tête avait cognée violemment la pierre, mais il souriait.

Il avait du mal à respirer, mais peu lui importait.

Il savait que tout le monde les regardait, mais il ne voyait que Draco.

- Pourquoi as-tu fait ça Potter ? Pourquoi a-t-il fallu que tu mettes ton nom dans la Coupe ?

- Je ne l'ai pas fait. Je te jure que je ne l'ai pas fait.

- Qui alors ?

La main de Draco tremblait contre son cou et Harry savait que son ami avait peur. Il savait que son ami avait peur parce que son père était parmi les mangemorts lors de la coupe du monde et que personne ne savait encore ce qui se préparait, bien qu'on dise partout que ce serait quelque chose d'important. Et de grave. Il savait qu'il avait peur parce que derrière ses grands airs il voulait le protéger et parce que la personne qui avait réussi à mettre le nom d'Harry dans la Coupe de Feu ne lui voulait, semblerait-il, pas que du bien. Et, il savait qu'il avait peur, parce que les souvenirs de la Chambre des Secrets n'était jamais très loin.

- Draco, j'ai peur, confia Harry. Je ne veux pas participer au Tournoi. Ce n'est pas possible, je… Ils vont me tuer, laissa-t-il échapper, se laissant gagner par la panique, alors que la main du blond se resserrai toujours un peu plus autours de son cou.

- Tu ne vas pas mourir, déclara doucement Draco. Tu ne vas pas mourir. Tu ne vas pas mourir. Tu ne vas pas mourir, répétait-il de plus en plus fort.

- Monsieur Malefoy, l'interrompit la voix forte et claire du professeur Dumbledore, voudriez-vous bien lâcher votre camarade afin qu'il puisse nous rejoindre. Vous aurez tout le temps de vous expliquer après, j'en suis certain.

- Je n'ai pas mis mon nom dans la coupe, répéta Harry, je te le promets. Tu me crois n'est-ce pas ? Hein, tu me crois ?

La main de Draco desserra son étreinte et Harry failli tomber au sol du fait que son corps ne soit plus soutenu.

- Vas-y, lui dit Draco.

- Je te jure que je n'ai rien fait.

Le blond avait l'air en colère et Harry ne voulait pas être la cause de cette haine qu'il voyait dans ses yeux. Il avait peur. Lui, n'avait jamais voulu ça. C'était tellement effrayant. Et inattendu. Il allait y laisser sa peau. Il n'était pas prêt pour ça.

- Snape ne les laissera pas faire, tenta de le convaincre Draco.

- J'espère, répondit Harry avant de se diriger, à la manière d'un automate, dans la salle où s'étaient rendus plus tôt, les trois vrais champions du Tournoi.

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Pansy Parkinson cru bien qu'elle allait mourir de peur en pénétrant dans la salle commune des Serpentards quelques heures plus tard. En effet, se faisant le plus discrète possible, faute au couvre-feu largement dépassée, elle ne s'était pas attendu à trouver Draco assis, seul, sur un des grands canapés de cuir, devant la cheminée.

- Draco ? Tu m'as fait peur ! Souffla-t-elle, posant sa paire de chaussures, qu'elle tenait à la main pour faire le moins de bruit possible.

- Où est-ce que tu étais ?

- Un des garçons de Durmstrang, Clark je ne sais quoi, m'a invité à fêter la sélection de Krum. Comme il est plutôt mignon et que le pari court toujours, j'ai dit oui. Je ne m'étais simplement pas rendu compte que cette beauté cachait en fait un réel handicap… Ce garçon est stupide.

La jeune fille aperçu un demi-sourire se former sur les lèvres de son camarade alors qu'il ne quittait pas les flammes des yeux.

- Harry est couché ? Ajouta-t-elle.

- Hum… Il a du mal à accepter le fait d'être obligé de participer au Tournoi. Verpey et Croupton lui ont expliqué que puisque son nom est sorti de la Coupe, il est lié par une sorte de contrat magique aux autres. Conneries !

- Je ne comprends pas comment tout ceci peut arriver. Il doit en être malade.

- Je ne sais pas s'il a réussi à s'endormir, je sais juste que je ne pouvais pas rester à ses côtés. Je crois que cette situation m'effraye encore plus que lui. La personne qui a fait ça, elle… Elle veut sa mort.

- Tu penses que c'est l'un des amis de ton père ? Et du mien ?

- Je ne vois pas comment un man… Comment l'un d'entre eux aurait pu pénétrer dans Poudlard, c'est insensé. Et pourtant le nom d'Harry ne s'est pas retrouvé tout seul dans la coupe. Il m'a juré que ce n'était pas lui…

- Evidemment que ce n'est pas lui ! S'offusqua la jeune fille. Jamais il n'aurait fait ça, tu le sais n'est-ce pas ?

- J'ai presque envie de croire que c'est de sa faute, pour ne pas à avoir à le protéger de quelqu'un comme mon père.

- Je pense qu'Harry n'a pas besoin qu'on le protège, il a Dumbledore pour ça. Et Snape. Et ses amis Gryffondors plus que stupides sur les bords. Non, ce dont il a besoin c'est d'un ami. De quelqu'un qui l'accompagne et qui le soutient. Il a besoin de toi Draco et pas d'un pseudo-courage qui ne fait pas parti de ce que tu es. Tu n'es peut-être pas apte à veiller sur lui et c'est peut-être nos pères et leurs amis qui, non content du fiasco de la Coupe du Monde, cherchent à ruiner un peu plus l'existence de Potter, mais puisque Harry a besoin d'un ami, tu es la personne qu'il lui faut. Tu es son meilleur ami, et personne ne pourra jamais te battre sur ce plan là. Peu importe ce qu'il se passe entre vous.

Draco hocha la tête tout en gardant le silence il n'avait rien à dire, il savait que Pansy avait raison et entendre ces choses l'apaisait.

- Tu as bien changé cet été Pansy, ne put-il s'empêcher de constater.

- Je suppose que c'est ce qu'on appelle grandir. Ou plus concrètement gagner en maturité. Et puis disons que j'ai revu l'ordre de mes priorités, je sais que quoi qu'il advienne je deviendrai ta femme, je n'ai qu'à attendre patiemment. Je plaisante ! Ajouta-t-elle devant la mine déconfite de son ami.

- Oui, enfin si on veut…

- Ne pense pas à ça Draco, on a tout le temps. Et puis arrête de te tracasser pour Harry d'accord ? Demanda Pansy avant de venir déposer un baiser sur le front du blond. Tout va s'arranger un jour ou l'autre.

- Pansy ! Appela-t-il alors que l'intéressée avait presque quitté la salle commune. Merci et… Oh ! Si un jour tu dois devenir ma femme, j'aimerai autant que tu n'aies pas fricotté avec un des imbéciles heureux de Durmstrang, on est d'accord ?

- C'est noté, répondit-elle en riant, avant de disparaître pour de bon.

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- Salut ! déclara Fred ou Georges en s'asseyant à la gauche d'Harry.

- Salut ! Répéta en écho le deuxième des jumeaux Weasley.

D'un revers de la main, Harry fit disparaitre la lettre qu'il écrivait à Sirius,

- Alors, tu comptes nous dire comment tu as procédé ?

- Hein ?

- Et bien, pour mettre ton nom dans la coupe de feu.

- On doit bien avouer qu'on est un peu jaloux.

- Aucun de nos essais ne s'est montré concluant.

- Et ce n'est pas faute d'avoir essayé, n'est-ce pas Georges ?

- Je n'ai pas mis mon nom dans la coupe de feu, déclara Harry d'une voix qu'il voulait la plus calme possible, bien que la colère s'empare de lui à chaque fois qu'on évoquait le sujet.

- Vraiment ? Demanda Fred.

- Vraiment.

- Dans un sens c'est plutôt décevant…, commença Georges.

- Mais en même temps c'est rassurant.

- Sans méchanceté aucune, se faire doubler par toi, aussi brillant sois-tu, aurait été relativement frustrant quand on sait qu'on passe notre vie à se jouer des autres.

- Exact !

- La question ne se pose pas, puisque de toute façon, je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe.

- Certaines personnes n'ont pas l'air de cet avis, constata Fred en désignant d'un mouvement de tête deux Poufsouffles qui venaient de jeter un regard dédaigneux au Survivant.

- Tous les Poufsouffles me détestent. Les Gryffondors aussi, mais ça c'est uniquement parce que je suis un Serpentard. Je ne parle même pas des élèves de Durmstrang et de Beauxbatôns. Je crois qu'un ou deux Serdaigles m'apprécient encore un peu, mais je ne suis pas sûr. Je suis devenu la personne à éviter.

- En même temps, te lamenter sur ton sort, ne te fera pas rester en vie…

- Alors que l'information que l'on t'apporte, peut-être.

- Qu'est-ce que vous voulez dire ?

- Tu te souviens de notre frère ainé Charlie ?

- Celui-là même qui t'avais aidé à régler le petit problème d'Hagrid en première année.

- Oui, je me souviens, maugréa Harry, se remémorant le souvenir. Celui qui élève des dragons en Roumanie ?

- Lui-même ! Et bien devine quoi, il est de retour au pays !

- Pour quelques semaines seulement. Mais le plus intéressant est qu'il n'est pas venu seul… Il est venu avec quatre de ses amis.

- Enfin amis…

- Attendez, attendez. Qu'est-ce que vous êtes en train de me raconter ?!

- Charlie se trouve en ce moment même dans la forêt interdite. Avec quatre dragons. Quatre comme le nombre de champions. Et nous ne sommes qu'à quelques jours de la première tâche.

- Il pourrait sans doute s'agir d'une coïncidence, mais je n'y crois que très moyennement…

- Des dragons ? Répéta bêtement Harry.

- C'est ça. Des dragons. On a pensé que tu apprécierais d'être au courant.

- Ron serait certainement venu te prévenir s'il était un peu moins jaloux de ta notoriété retrouvée.

- Paraît que Fleur et Krum sont déjà au courant alors…

- Sur ce, nous te souhaitons une bonne journée.

- Enfin aussi bonne qu'elle puisse l'être après une telle nouvelle.

- Est-ce que Snape t'as collé vendredi soir ? Demanda Georges avant de quitter la pièce.

Machinalement, Harry hocha la tête.

- Alors à Vendredi ! S'exclamèrent en chœur les jumeaux avant de disparaître.

Tel un automate, Harry reprit sa lettre et alors que les mots dansaient sous ses yeux il eut une soudaine envie de pleurer.

« Cher Sirius,

Tu m'as dit de te tenir au courant de tout ce qui se passait à Poudlard, alors, allons-y : j'ignore su tu le sais mais le Tournoi des Trois Sorciers va à nouveau avoir lieu cette année et samedi soir, j'ai été désigné comme le quatrième champion en compétition. Je ne sais pas qui a mis mon nom dans la Coupe de Feu, en tout cas ce n'est pas moi. L'autre champion de Poudlard est Cedric Diggory, de Poufsouffle.

J'espère que tu vas bien, ainsi que Buck. Harry. »

Il savait qu'il devait se lever et se rendre à la volière pour envoyer sa lettre, mais il n'avait plus aucune volonté. Il voulait juste rester assis dans un coin et qu'on l'oublie. Il n'avait aucune envie d'affronter le regard haineux de ses camarades de classes. Il n'avait aucune envie de se promener dans le château comme si de rien n'était. Il n'avait aucune envie d'être obligé de participer à ce stupide tournoi et, pire encore, il n'avait aucune envie de devoir affronter, de quelque manière que ce soit, des dragons.

- C'est ici que tu te cachais ? Lui demanda quelques heures plus tard une voix qu'il connaissait bien. J'ai cru que Draco allait me rendre folle alors je suis partie faire un tour. Tu sais qu'il te cherche, je suppose ?

- Je voulais être seul.

- Et maintenant ?

Harry retira son sac de cours, posé à côté de lui, permettant ainsi à Pansy de s'assoir à ses côtés. La jeune fille s'assit en tailleur et tira un peu sur sa jupe pour cacher ses sous-vêtements.

Elle ne disait rien, et cela ne surprenait pas son ami. C'était sa façon de faire. Pansy venait, s'asseyait et attendait qu'on lui parle. Et le pire, c'est que ça marchait tout le temps.

Harry hésita encore quelques minutes avant de lui rapporter la conversation qu'il avait eue avec les jumeaux Weasley un peu plus tôt dans la journée.

- Tu as peur ?

- Oui. On attend toujours beaucoup de moi, mais la vérité c'est que j'ai peur. J'ai peur de ne pas être à la hauteur de tout ça. Parfois je voudrais juste être un élève lambda. Monsieur Tout-le-Monde…

- S'il te plait Harry. Moi qui pensais que tu commençais à avoir un minimum de goût.

- Tu n'as jamais voulu passer dans les couloirs et que personne ne te regarde ? Comme si tu étais transparent. Qu'il n'y ait pas toujours quelqu'un pour commenter tes faits et gestes. Que parfois les gens aient un doute sur ton nom, qu'ils ignorent qui tu es…

- Moi non. Mais je peux comprendre que ça soit ton cas de temps en temps.

- Tu es insupportable Pansy.

- Je sais, répondit la jeune femme, tout sourire. Tu as passé toute ton après-midi ici ?

Le brun hocha la tête.

- J'avais besoin de réfléchir. A propos du Tournoi. De Sirius. De ce stupide pari. Des cours. Des heures de colle que ne cesse de me donner Snape. De Maugrey. De tous ces gens qui me détestent parce qu'ils pensent que j'ai mis mon nom dans la Coupe de Feu…

- Ce sont principalement des Poufsouffles Harry. Depuis quand leur avis a une quelconque importance ? Sans parler de ces stupides Gryffondors jaloux. Dis-toi que si tu gagnes, tu pourras acheter une nouvelle maison à Ronald Weasley…

- Pansy…

- Toutes mes excuses. Harry, sérieusement, depuis quand l'avis des autres t'intéresse-t-il ? Tu es un Serpentard, non ? Nous sommes tellement au-dessus de tout ça.

- Tu ne doutes jamais hein ? Demanda Harry qui arborait un demi-sourire.

- Je ne vois pas l'intérêt…

- Je crois que… Tu es la Serpentarde la plus courageuse que je connaisse. Et malgré les apparences, je t'assure que c'est un compliment.

Pansy laissa échapper un petit rire, puis attrapa la main d'Harry qu'elle pressa très fort dans la sienne.

- Tu es une personne très importante pour moi Harry. Tu le sais, n'est-ce pas ?

- Tu comptes également beaucoup pour moi Pansy. Tu es…

Harry ne finit jamais sa phrase car, timidement et sans qu'il s'y attende, Pansy venait d'avancer son visage vers le sien. Elle ferma lentement les yeux et vint déposer ses lèvres sur celles d'Harry. Ce dernier n'était pas sûr qu'il s'agisse d'un vrai baiser après tout, les lèvres de sa camarade effleuraient seulement les siennes, mais c'était aussi la première fois qu'il se trouvait aussi proche d'une fille. Le baiser, ou cette chose qui y ressemblait fortement, dura quelques secondes, puis aussi lentement qu'elle s'était approchée de lui, Pansy s'éloigna.

- Je…, commença Harry tout en se rendant compte qu'il ne savait absolument pas quoi dire.

- Ne dis rien, dit, à son tour, Pansy. Ça ne veut rien dire. Je voulais juste que tu saches que je suis là pour toi. Ça restera entre nous. C'était juste…

- Je comprends, ajouta Harry, sans pourtant être vraiment sûr de comprendre.

- Allez, viens ! Murmura Pansy en tirant Harry à sa suite. Draco va finir pas mourir s'il ne te retrouve pas très prochainement, tu sais comment il est…

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- Si j'étais toi, je ne rentrerai pas dans la Grande Salle, déclara ce matin-là, Hermione à un Harry à peine réveillé.

- Hein ? Quoi ? Pourquoi ? Demanda Harry.

Elle haussa les épaules et lui tendit un exemplaire de la gazette du sorcier. Une photo de lui occupait la première page. Dessous son nom ressortait en lettres capitales.

- Oh Merlin…, se lamenta-t-il. Est-ce qu'elle dit des choses horribles ?

- Plutôt oui.

- Est-ce que tu penses que si je lis je risque de me mettre très en colère, d'avoir envie de fuir l'école ou de pleurer ?

- Il y a des chances. Mais tu pourrais tout aussi bien laisser Parkinson s'énerver à ta place et observer la situation d'un point de vue extérieur.

- Pansy ? Mais qu'est-ce qu'elle a à voir là-dedans ?

- Page six.

Harry feuilleta le journal jusqu'à tomber sur la fameuse page.

« Je pense que ma force me vient de mes parents. Je sais qu'ils seraient très fiers de moi s'ils pouvaient me voir maintenant… Oui, parfois, la nuit, il m'arrive encore de pleurer en pensant à eux, je n'ai aucune honte à l'avouer… Je sais que je ne risque rien au cours du Tournoi car ils veillent sur moi… »

- Je pleure la nuit en…, commença Harry, désabusé.

- Plus bas.

« Harry a enfin trouvé l'amour à Poudlard, écrivait-elle. Colin Crivey, un de ses très proches amis, nous a confié qu'on voit rarement Harry Potter sans [Pansy Parkinson, une jeune fille d'une beauté éblouissante, issue d'une grande famille de sorciers au Sang-pur. »

- Pansy risque de tuer quelqu'un.

- C'est aussi ce que j'ai pensé en voyant le journal. Ceci dit, je suis désolé pour toi.

- Tu n'as pas à l'être. Merci de m'avoir prévenu.

- Je suis ton amie Harry. Même si… Même si les choses font qu'on ne passe pas autant de temps ensemble que je le souhaiterais, nous sommes amis.

Harry lui sourit avant d'ajouter :

- Une petite chose ? Qui est au juste Colin Crivey ?

- C'est un Gryffondor. Celui qui te suit partout avec son appareil photo.

- Oh…Très bien.

- Je vais la tuer ! Hurla Pansy, sortant de la grande salle. Cette espèce de vieille Cracmol ne restera pas longtemps journaliste ! Je vais l'écraser. L'exterminer. La… La…

- On dirait que le spectacle commence.

- Où est cet abruti de Crivey ?!

- je ferais mieux d'aller la voir…, constata Harry.

Hermione hocha la tête.

- Ravie d'avoir pu discuter avec toi.

- On devrait faire ça plus souvent.

- Tout ceci ne dépend pas de moi, mais j'en serais ravie, en effet, déclara Hermione.

Harry se leva et alla rejoindre Pansy qui continuait de hurler dans le hall sous l'œil amusé de Blaise et Théodore qui l'avaient rejoint.

- Voilà l'Homme de ta vie, commenta Blaise à l'arrivée d'Harry.

- La ferme Blaise. Pansy, je… Je suis désolé pour tout ça, je…

- Toi, tais-toi. Tu n'as rien à voir là-dedans. Cette femme est une mégère en manque de sexe. Elle me le payera. Oh ça oui, crois-moi ! Je vais lui faire ravaler ses paroles. Elle va regretter d'avoir un jour souhaité devenir journaliste.

- Nous allons retrouver son corps au fond du lac…, dit Théo en riant.

- Oh bien pire que ça, crois-moi. Je vais la faire souffrir comme jamais elle n'a souffert… Je vais la détruire. Qui a-t-elle cru être pour s'attaquer à une Parkinson ?

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- Je vais mourir, déclara presque solennellement Harry.

- Ne sois pas si dramatique Potter enfin. Au pire tu risques simplement de te faire cramer par un dragon. Rien de si grave.

Excédé, Harry attrapa un des coussins du canapé et le lança sur Blaise.

- Blaise, toi qui est si honnête, penses-tu que j'ai la moindre chance de maitriser le sortilège d'attraction d'ici demain matin ?

- Aucune chance, répondit Blaise sans même lever la tête. Après tout, tu es un crétin…

- C'est toi qui dis ça Zabini ! Maugréa Draco en pénétrant dans la salle commune. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

- C'est une question sérieuse ? Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Demanda Harry d'une voix qui trahissait la peur.

- Non, je veux dire, qu'est-ce qu'il t'arrive qui puisse te préoccuper encore plus que la première tâche qui a lieu demain ?

- Maugrey m'a fait comprendre que maitriser le sortilège d'attraction pourrait bien me sauver la vie demain. Je savais que j'aurais dû fuir Poudlard…

- N'importe quoi… Bon raconte-moi ce que t'as dit Fol-Œil.

Harry haussa les épaules et se décida à raconter son après-midi à Draco et à Blaise qui écoutait la conversation d'une oreille distraite. Il lui raconta sa visite à Cédric qu'il avait prévenu à propos des dragons. Il lui raconta ensuite son entrevue avec Maugrey qui lui avait glissé l'idée du sortilège d'attraction afin de pouvoir utiliser au mieux son don pour le Quidditch.

- Attends, tu es allé voir Diggory ? Tu lui as raconté pour les dragons ? Excuse-moi de te dire ça, mais tu es un crétin ! Tu t'es comporté comme un Gryffondor…

- J'ai pensé que… Si lui avait su, j'aurais aimé qu'il me tienne au courant.

- Et tu crois qu'il l'aurait fait ? Se moqua Draco.

- C'est un Poufsouffle, glissa Blaise. Par définition il est… Gentil, cracha-t-il comme s'il s'agissait d'une insulte particulièrement grave.

- Hum… Si on veut. Et qu'est-ce qu'a dit Fol-Œil exactement ?

- Et bien il a commencé par me dire qu'il avait entendu que je savais magnifiquement voler sur un balai et ensuite, quand je lui ai dit que ça ne me servirait à rien parce que je n'aurai droit qu'à ma baguette magique, il m'a dit une chose stupide qui ressemblait à « Trouve un sortilège simple qui te permettra d'obtenir ce dont tu as besoin ». Or, le seul moyen pour que j'ai mon balai quand je serai face au dragon c'est que…

- Mais c'est évident ! Le coupa Draco. Pourquoi est-ce qu'on n'y a pas pensé plus tôt ? Peux-tu me dire comment se fait-il que tu ne maîtrise pas ce sort Potter sombre crétin ?

- C'est un sort plutôt complexe…, marmonna Blaise.

- Tais-toi et arrête de te comporter comme un Sang-de-Bourbe Blaise. Nous allons apprendre ce sort à Harry.

-C'est impossible, se lamenta le quatrième sorcier du Tournoi…

- Ecoute-moi bien Potter, déclara Draco en attrapant pointant son doigt en direction du visage de son ami, quand je décide de faire quelque chose, j'y parviens toujours ! Nous sommes d'accord ?

Harry hocha simplement la tête, un peu surpris, et l'entrainement pu commencer.

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Lorsqu'Harry entendit les cris de la foule, signifiant la réussite de Krum, il sentit la panique monter en lui. Que faisait-il ici ? Il tenta de réguler sa respiration tout en frottant ses mains moites sur son pantalon. Il allait y passer, c'était certain ! Personne ne pouvait plus rien pour lui, là où il était, et en plus il avait tiré le Maygar à Pointes. Le moins conciliant des quatre, à priori. Harry eut soudainement envie de pleurer. Ou de partir en courant. Voir même les deux en même temps.

Mais, il était déjà trop tard. Son coup de sifflet venait de retentir. C'était son tour. Il tenta de garder son calme en quittant la tente des champions. En vérité il essayait surtout de tenir debout. De ne pas s'évanouir ici, devant tout le monde, et en présence d'un dragon. Il fit quelques pas incertains et se décida finalement à agir.

« Il leva sa baguette magique.

- Accio Eclair de Feu ! Cria-t-il »

Les minutes qui suivirent son sort lui semblèrent durer des heures, des jours entiers peut-être même. Il attendait. Bêtement. Il attendait que quelque chose se passe. Il attendait de voir si ses longues heures d'entrainement, la veille, avaient vraiment porté leurs fruits. Ou s'il allait simplement se ridiculiser. Il eut vaguement conscience, que s'il ne se passait rien, il n'avait aucunement prévu de plan B. Peut-être pourrait-il simplement déclarer forfait et, ainsi, espérer rester en vie, non ?

« Enfin, il l'entendit, fendant les airs derrière lui. Il se retourna et vit l'Eclair de Feu contourner la lisière de la forêt, foncer vers l'enclos et s'arrêter net à mi-hauteur, juste à côté de lui, attendant qu'il l'enfourche. […] Harry monta sur son balai et s'envola aussitôt. » Une fois dans les airs, il sentit la pression redescendre doucement. Il n'était pas encore tiré d'affaire, certes, mais tout n'était pas non plus complètement perdu.

En sécurité dans les airs, Harry prit quelques minutes pour réfléchir à son moyen d'action. Il fallait qu'il commence par faire diversion et ensuite il pourrait s'emparer tranquillement, même si le mot ne semblait pas vraiment convenir à la situation, de ce stupide œuf en or.

Cependant, tout ceci était plus facile à dire qu'à faire. La dragonne ne semblait pas vouloir quitter ses œufs et, dans l'action, Harry se fit blesser à l'épaule. Il du redoubler de ruse pour pouvoir approcher les œufs et, enfin, la dragonne « se dressa sur ses pattes de derrière, déployant ses grandes ailes noires et brillantes, aussi larges que celle d'un petit avion, et Harry plongea. Avant qu'elle n'ait compris ce qu'il était en train de faire et où il était passé, il piqua vers le sol de toute la vitesse de son balai, en direction des œufs qu'elle ne protégeait plus de ses pattes aux longues griffes. Harry avait lâché le manche de l'Eclair de feu – et il venait de saisir l'œuf d'or… » ; Mieux encore, il semblait qu'il était encore en un seul morceau et pas si amoché que ça.

Pour la deuxième fois de la journée, il eut envie de pleurer. Mais de soulagement cette fois. il avait réussi. La première tâche ne l'avait pas tué.

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Alors qu'Harry était sous une tente, attendant que Pomfresh s'occupe de son épaule endolorie, il vit passer un éclair de cheveux noirs qui finit sa course tout contre lui.

- Tu as été magnifique Harry. Un peu trop courageux pour être un vrai Serpentard, mais FA-BU-LEUX ! Est-ce que ça va ton épaule ?

Harry acquiesça.

- De toute façon je suis bien trop heureux d'être encore en vie pour penser à me plaindre… Pansy tu m'étouffe.

- Pardon, déclara la jeune fille en souriant. Je suis juste contente que tu sois toujours en vie. Je commençais à avoir des doutes.

- Merci de ta confiance, ricana Harry.

- Allez Potter, arrête de faire ta chochotte, s'exclama Blaise qui venait de faire son entrée en compagnie de Draco et Théodore. Ils vont donner tes notes, viens !

Harry ne put s'empêcher de sourire, car il savait que c'était la manière de Blaise de le féliciter.

En sortant de la tente il sentit une main se poser sur son épaule encore en état. C'était Draco. il souriait. Et il avait également l'air soulagé.

- Tu t'es très bien débrouillé, lui glissa-t-il si doucement que Harry se demanda un instant s'il n'avait pas rêvé Après tout ce n'était pas si souvent que Draco faisait des compliments…

Il y eut ensuite ses notes. Un Huit de la part de Madame Maxime. Un Neuf de la part de Croupton. Un Dix pour Verpey (ce qui valut à Harry quelques blagues graveleuses de la part de Théodore et Blaise). Un neuf pour Dumbledore. Et un Quatre de la part de la part de Karkaroff – ce qui déclencha les huées des Serpentards.

Il y eut les indications, un peu plus tard, de Verpey à propos de l'œuf et de la seconde tâche. Et il y eut Rita Skeeter, qu'Harry envoya violemment se faire voir et que Pansy fusilla du regard sans rien dire, préparant une vengeance digne de ce nom.

A cet instant précis, Harry était heureux. Et soulagé. Et tout ce qu'il voulait, c'était oublié pendant quelques instants que quelqu'un semblait vouloir s'en prendre à sa vie.

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- Alors, avec qui vas-tu aller au bal Harry ? lança, mine de rien, Pansy, assise près de lui dans la salle commune.

Harry haussa les épaules suite à la question. Bien sûr il était au courant pour le bal, pire, il avait appris qu'en tant que champion il allait devoir participer à l'ouverture du bal en question et il savait, bien évidemment, que pour cela il lui faudrait une cavalière. Cependant, il n'y avait pas vraiment réfléchi.

- Pour tout avouer, ce n'est pas la première de mes préoccupations. Je m'estime déjà heureux d'être encore en vie.

Son interlocutrice laissa échapper un léger rire.

- Ceci dit, ouvrir le bal seul me semble légèrement compliqué. Tu n'as pas la moindre petite idée ?

Le brun se mit alors à réfléchir. Est-ce qu'il avait réellement envie d'inviter quelqu'un à ce fichu bal ? Absolument pas. Et encore moins depuis que, suite à l'annonce de la soirée, des filles de tout âge et de toutes maisons semblaient décidées à suivre ses moindres faits et geste dans l'attente d'une quelconque invitation.

- Non. Je veux dire… Comment vous, les filles, pouvez-vous croire que suivre un garçon partout est la meilleure façon de le décider à vous inviter ? Ces filles me font peur.

- Dis le garçon qui a déjà affronté directement ou non, le Seigneur des ténèbres deux fois ! Se moqua sa camarade.

Harry se laissa aller à sourire, avant de reprendre ses réflexions.

- Il y aurait bien… Hermione Granger, déclara-t-il. Elle est plutôt jolie quand on y pense. Et puis c'est bien une des seules filles de cette école qui semble désintéressée par toute cette mascarade.

- Granger ? Se moqua Pansy. Tu n'es pas sérieux ?

- Qu'est-ce qui cloche avec elle ?

- Hum… La liste est longue, mais je dirais simplement que de toute façon elle a déjà un cavalier.

Harry se renfrogna, déçu. Il n'avait aucune attirance particulière pour Granger, mais quitte à aller à ce bal accompagné, autant que ce soit quelqu'un qu'il apprécie un minimum…

- Et toi ? demanda-t-il soudainement à Pansy.

- Moi ?

- Oui, toi. Est-ce que tu viendrais avec moi ?

La brune lui sourit gentiment.

- Oh, ça aurait été un véritable honneur de vous accompagner Monsieur Potter, seulement, mis à part le fait que je sois ton deuxième choix, après la Sang-de-Bourbe, j'ai, moi aussi, déjà un cavalier.

- Vraiment ?

- Dois-je te rappeler que j'étais fiancée à Draco avant même de savoir parler ?

Harry baissa, une nouvelle fois, la tête et se mit à regarder ses mains. Quelle poisse !

- N'aurais-tu pas, parmi tes merveilleuses connaissances, une amie qui accepterait de m'accompagner à ce maudit bal ? demanda-t-il finalement.

- Oh si ! Je crois qu'elles seraient toutes d'accord en fait. Mais permets-moi de te donner mon avis.

- Je t'écoute, tu en rêve, décréta le brun en riant.

- Oublie Millicent. Elle n'est pas faite pour ouvrir un bal. Et elle serait capable de choisir une robe hideuse, ce qui serait désastreux pour ton image. Oublie la sœur Weasley, qui soit dit en passant n'est pas mon amie, je sais que tu aimes bien ces frères, mais elle est rousse. C'est une raison suffisante. Et puis elle est pauvre, histoire d'enfoncer le clou. Il y a bien Clarisse Hemmet. C'est une sang-pur, même si tu y portes très peu d'importance. Elle est à Serdaigle et est plutôt jolie.

- Est-ce que c'est celle qu'on a vu sortir des toilettes des garçons la semaine dernière ?

Pansy pouffa.

- Tu as raison, oublions Clarisse. Elle serait capable de s'en prendre à ta vertu. Et je tiens trop à toi pour ça. Disons que dans ce cas il te reste toutes les élèves de Beauxbaton. Sauf Fleur. Surtout pas Fleur. Mais une de ses amies, Jihane Krisby, la grande brune, s'exclama soudainement Pansy. Elle est très belle. Et très intelligente. Exactement la fille qu'il te faut. Je me demande pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt !

- Tu crois qu'elle acceptera ?

- Tu es Harry Potter voyons. Quatrième champion du Tournoi des trois sorciers, qui plus est ! Bien sûr qu'elle acceptera.

- Très bien. Je suppose que c'est ce que je vais faire alors.

- De quoi est-ce que vous parlez ? demanda Draco qui se laissa soudainement tomber entre eux.

- De la cavalière de Potter.

- Et alors ? demanda le blond en lançant un regard moqueur à Harry.

- Jihane Krisby ! annonça fièrement Pansy.

- Tu n'oseras pas ! Se moqua alors Draco.

- J'y vais maintenant, répondit Harry en se levant.

- Et comment comptes-tu la trouver génie ?

- C'est simple, il n'y a qu'à suivre la trouve de garçon abruti qui est en extase devant les filles de son école !

Harry sortit alors de la salle commune, d'un pas qu'il voulait assuré. A peine avait-il franchi la porte que Draco se mit à ricaner.

- Tu l'as fait exprès n'est-ce pas ? L'accusa Pansy.

- Il ne l'aurait jamais fait sinon, répondit simplement le blond en haussant les épaules. Et puis je fais ça pour lui, je ne voudrais pas qu'il perde le pari…

Pansy se perdit dans ses pensées. D'une certaine façon Potter avait déjà gagné. Et elle aussi. Mais ils ne l'avoueraient jamais. C'était un secret. Le secret de deux amis un peu perdus dans un monde trop complexe pour eux.