J'étais résolue. La personne qui nous avez espionné, Klaus et moi, se trouvait peut-être encore à proximité et toute cette histoire, cette traque, cette obsession m'agaçaient, je voulais en finir. Maintenant!

J'espérais seulement que mon psychopathe personnel n'était pas un vampire, un loup-garou ou même un hybride; je n'aurais jamais le temps de le rattraper sinon.

Je traversai le couloir en quelques secondes seulement, me précipitai dans les escaliers, ne pris même pas la peine d'admirer la décoration sobre mais luxueuse des Mickaelson, ouvrit la baie vitrée, et me retrouvai ainsi dehors, à quelques centaines de mètres de la forêt.

La fraîcheur de l'extérieur n'avait aucune conséquence sur mon organisme mais elle me permit de me calmer. Je ne pouvais pas me lancer dans la traque d'un parfait inconnu sans préparation. Je n'avais même prévenu personne! Et si c'était un sorcier? Ou un chasseur de vampire?

J'hésitais. Devais-je ou non me lancer dans cette poursuite? Je me rappelai tout ce que j'avais subi jusqu'alors à cause de ce malade. Oui je le devais.

J'avançai, décidée, vers la forêt. C'était le seul endroit où se cacher près de la maison d'un orgininel sans risquer de se faire remarquer. Je poussai tous mes sens à l'extrême, cherchant à repérer un indice pouvant me guider; un bruit, une odeur...

Rien. Je m'enfonçais toujours plus, toujours plus loin, mais à part l'activité de la faune et la flore propre à chaque forêt, je ne sentais ni ne percevais rien. Il ou elle devait déjà être loin.

Je soupirai, déçue de n'avoir rien trouvé, et à la fois soulagée d'avoir évité la confrontation. je me retournai, prête à quitter cet endroit, persuadée de ne rien y trouver, lorsque tout devint noir.

Je sentais une odeur d'humus, d'humidité, et d'écureuil. Tout mon corps me brûlait et je gémis. J'ouvris les yeux mais tout était flou, zigzagait et tournoyait. Je mis longtemps à me relever, ne tenant pas sur mes jambes.

Je n'entendais rien ou presque, tous les sons me parvenaient à un décibel réduit. Je finis par comprendre que j'étais toujours dans la forêt, là où je m'étais évanouie. Que m'était-il arrivé?

je ne bougeais pas, incapable de prendre une décision ou même de penser. Je vis quelqu'un approcher, ah non courir vers moi, mais cette personne était triple. Triple? Arrivée jusqu'à moi elle me mit sur son dos précipitamment et repartit tout aussi vite.

Je voyais sa bouche remuait, mais je ne comprenais rien. Je perçus seulement un vague "ça va aller, je m'occupe de toi sweetheart". "Sweetheart" me rappelais vaguement une personne mais je n'arrivais pas à me souvenir qui et je sombrai à nouveau dans l'inconscience.

La première chose que je fis en me réveillant, c'était hurler. La douleur était insupportable. Un feu brûlant me ravageait de l'intérieur. Je brûlais. Je sentis vaguement quelque chose se presser contre mes lèvres et un liquide coulait le long de mon oesophage.

La douleur se calma instatanément bien que je me sentais encore terriblement faible. Je pus enfin prendre conscience de ce qui m'entourait. Je reconnus aussitôt: c'était la chambre de Klaus.

_ Qu'est-ce...? commençai-je d'une voix pâteuse.

_ Je suis allé te chercher, dit-il d'une voix neutre tout en approchant un verre d'eau de mes lèvres.

_ Dans...?

Mais avant que je ne finisse ma phrase il me fit boire une gorgée d'eau, puis encore une autre.

_ Dans la forêt, répondit-il tout de même.

Il semblait tendu, crispé et sur les nerfs. J'hésitais à lui poser plus de questions; je m'étais précipitée seule, sans l'avertir, dans la gueule du loup.

_ Tu m'en veux? fis-je d'une petite voix. Enfin, je veux dire, beaucoup?

Il soupira, semblant vouloir se calmer. Il finit par poser son regard sur moi, dur.

_ Là n'est pas la question Caroline! répond-il vivement. Tu t'es précipitée dans la gueule du loup sans même m'avertir!

Qu'est-ce que je disais?

Il s'arrêta brutalement de parler, se contentant de me fixer. Ma respiration s'accéléra et la chaire de poule recouvrit ma peau. C'était ainsi à chaque fois, mon corps réagissait instantanément à son contact, tactil ou visuel.

Je tentai vainement de masquer mon trouble en cachant rapidement mes bras sous les draps et posai la première question qui me vint à l'esprit.

_ J'ai parlé de toi pendant mes absences?

Oups. Ce n'était peut-être pas la question à poser. Mais cela eut au moins le mérite de le dériber un peu.

_ Quelle réponse aimerais-tu entendre ma chère Caroline? dit-il, taquin.

_ Euh... aucune? répondis-je en espérant vainement passer à autre chose.

Il émit un petit rire, semblant amusé de ma tentative désespérée.

_ Oh et bien je dirais seulement que ce fut très instructif... fit-il mystérieusement.

Le goujat! Il se moquait de moi en plus!

_ Espèce de...! commençai-je.

_ Han han langage Caroline! me sermonna-t-il.

Je bouillonnais, sachant parfaitement qu'il s'amusait comme un petit fou à mes dépends. Et avant que je ne puisse me contrôler je lui tirai la langue. Mon dieu je me comportais comme une gamine face à un originel de plus de mille!

Mortifiée, je remontai la couette le plus haut possible jusqu'à ce que seul mes yeux dépassent.

_ Voyons love, ne fais pas l'enfant, dit-il amusé.

Et avant que je ne puisse répliquer quoi que ce soit, il se retrouva brusquement sur moi, tira la couette et les draps plus bas sur mes cuisses et se mit à me chatouiller.

Je tentai vainement de résister mais finit par céder et éclatai de rire. Je pleurais de rire, me toutillais dans tous les sens, essayant par tous les moyens de me soustraire à ce contact...euphorisant!

Je pensai à utiliser mes bras pour le repousser et ils entrèrent dans mon champ de vision. J'écarquillai les yeux, et stoppai net tous mouvements, incapable de détacher mon regard de ce que je voyais.

Klaus, voyant ma réaction, se calma instantanément, soupira, et posa ses yeux sur la raison de mon état. Son visage se fit compatissant. Klaus, compatissant? Cela n'annonçait rien de bon.

_ Je ne t'ai pas encore raconté ce qui t'étais réellement arrivée dans cette forêt, dit-il enfin. Tu as reçu du venin de loup-garou, je t'ai donc donné mon sang , expliqua-t-il.

Ah, alors voilà ce que j'avais senti coulé le long de ma gorge.

_ Mais je pense que ce n'était qu'un moyen de mieux te faire ça, reprit-il tout en pointant du doigt le ça.

Le ça était une immense brûlure sur mon avant bras qui représentait une multitude de symbôles et dessins. C'était un tatouage mais non pas fait avec de l'encre mais avec du feu.

Merciiii pour vos reviews! =) Alors je vous préviens ce chapitre est un peu du grand n'importe quoi, je me suis faite plaisir^^. Et je ne plublie pas à fréquence régulière, j'écris quand j'en ai envie, et je ne suis pas vraiment de ligne directrice, je ne sais pas ce que va donner le chapitre seulement quand j'ai fini de l'écrire, je ne prévois rien. En tout cas j'espère que c'est à peu près correcte, c'est ma première fanfiction=S bon bah bonne lecture et joyeux noël chères lecteurs/ lectrices (je ne sais pas si je vais publier un chapitre d'ici là)!