Coucou ! Voilà, le dernier chapitre avant les vacances, la suite à mon retour, j'espère que vous serez au rendez-vous ! Merci de me lire, merci de vos reviews ! J'ai adoré écrire ce chapitre j'espère que vous aimerez le lire !
Ps : j'ADORE Astrid, qui aime bien châtie bien, on va dire :D
READ ENJOY AND REVIEW !
XXX
Astrid peina à ouvrir les yeux. Elle se sentait nauséeuse, groggy, elle avait l'impression d'avoir été piétinée par un troupeau de yak. Elle demeura d'abord immobile, son regard mobile balayant ce qui l'entourait. Le lieu lui était inconnu, les murs étaient faits dans un matériau qu'elle n'identifiait pas, lisse, brillant, orné de mosaïques. Elle referma les yeux et tendit l'oreille. Elle n'entendait rien, hormis des chuchotements lointains. Elle essaya de se souvenir de ce qui s'était passé, de comment elle était arrivée là. Elle revit Harold faire son entrée, se jetant la tête la première dans la gueule du loup, elle sentait encore le contact de la lame contre sa gorge, puis tout s'était emballé, Krokmou, l'explosion, puis elle s'était réveillée sur le dos d'un dragon comme elle n'en avait jamais vu, emmenée par le chef des mercenaires et Drago, elle se rappelait s'être débattue, avant que le dénommé Boromir n'applique un chiffon imprégné d'un produit qui lui avait fait perdre connaissance… Jusqu'à présent…. Elle remarqua alors autre chose… Elle avait chaud… Si chaud qu'elle sentait la sueur dégouliner dans son dos et sur son front. Elle prit une profonde inspiration, ouvrit à nouveau les yeux et se redressa lentement. Elle avait l'impression que la pièce tournoyait autour d'elle.
_Te voilà réveillée à temps ! Dépêches toi, le maître va bientôt arriver pour choisir ! rugit une voix inconnue.
Un homme, de petite taille, gras, et vêtu de ce qui ressemblait à une robe, se mit à s'agiter autour d'elle tandis que les chuchotements devenaient plus présent. Elle remarqua alors qu'elle n'était pas seule. Plusieurs personnes étaient assises dans la même pièce qu'elle, tous visiblement venus d'horizons différents. Il y avait les esclaves qu'elle avait vu sur la presqu'île, elle reconnut la jeune femme, recroquevillée contre un homme tout aussi jeune qui regardait droit devant lui avec un air fier et féroce, un bras protecteur passé autour d'elle. Il y avait également deux femmes rousses, juste à ses côtés, l'une adulte, l'autre âgée d'une dizaine d'années, sans doute mère et fille, puis il y avait une dizaine de personnes qui semblaient provenir du même endroit, leurs vêtements étaient similaires et ils restaient ensembles. Elle remarqua également que plusieurs gardes étaient positionnés autour de la pièce, gardant un œil attentif sur tous les faits et gestes de ceux qu'ils considéraient comme des esclaves. Combien de temps était-elle restée inconsciente ?...
Elle sentit soudain une main moite la saisir par le menton pour lui tourner la tête. Le petit homme l'observait avec ses petits yeux porcins, avant de sourire.
_Elle est assez réveillée, le maître sera content !
Jamais elle n'avait été aussi heureuse d'avoir appris le latin, même si ça restait rudimentaire. Dans son rôle de nouveau chef, Harold avait souhaité apprendre le latin, et Astrid avait alors appris, plus ou moins malgrè elle…
Mais alors, si ces personnes parlaient latin… Ils étaient surement quelque part dans l'Empire romain… Des trompettes résonnèrent à l'extérieur, et le petit homme bondit et battant des bras, l'air affolé.
_Le maître est là ! le maître est là ! Vite, vite, debout !
Il la saisit par le bras et la releva sans ménagement. Elle remarqua alors qu'on lui avait soigné sa blessure, mais elle n'eut pas le temps d'y réfléchir d'avantage. A renfort de tambours et trompettes, toute une délégation fit son entrée dans la pièce tandis que les prisonniers s'alignaient, bien droits, tenus en joue par les armes des soldats. Astrid vit d'abord le petit homme multiplier les courbettes et les sourires, puis elle vit deux hommes apparaître. Des jumeaux. Les mêmes cheveux grisonnant, la même mâchoire carrée et rasée de près, la même ride qui barrait le front les mêmes yeux perçants, sauf que si le regard de l'un était neutre, celui de l'homme à la toge semblait brûler d'une démence qui arracha un frisson à la jeune femme… Elle sut aussitôt qu'il s'agissait de l'homme dont lui avait parlé Drago. L'homme réputé pour sa folie et ses tortures.
Seule la tenue différait entre les deux hommes, l'un portait une toge qui reflétait sans doute l'importance de sa fonction tandis que l'autre portait une tenue militaire, sans doute un gradé, mais de toute évidence, l'un des frères ordonnait, l'autre obéissait. Les yeux balayèrent quasiment simultanément la rangée de prisonniers devant eux. Astrid retint son souffle lorsque leurs regards passèrent sur elle. L'homme à la toge eut un demi-sourire carnassier, tandis que l'autre fronçait les sourcils avec une lueur indéchiffrable dans le regard. Il demeura cependant immobile tandis que son frère se mit à arpenter les rangs. Il s'arrêta devant la jeune femme à la peau d'ébène qu'Astrid avait remarqué sur la presqu'île. Elle la vit trembler et s'agripper au jeune homme près d'elle. L'homme, remarquant leur attachement, sourit de plus belle, et fit un signe à un soldat, qui se précipita pour se saisir d'elle. Elle se mit à hurler en s'accrochant à son compagnon, lequel se débattit en voulant repousser le soldat. Deux autres soldats intervinrent alors, l'un le maintenant tandis que l'autre le frappait à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'il s'effondre au sol, inconscient. La jeune femme cessa alors de hurler, ses grands yeux brillants de larmes fixés sur son compagnon. Elle se laissa trainer sans opposer de résistance cette fois ci.
L'homme semblait réjoui par ce spectacle et Astrid ressentit une violente envie de lui effacer son sourire sadique à coup de hache. Cet homme était un monstre qui se nourrissait de la souffrance d'autrui. Personne ne semblait s'en émouvoir, même les autres prisonniers regardaient leurs pieds, comme si leur propre souffrance les dépassait déjà trop pour qu'ils puissent se préoccuper d'autrui.
Il choisit ensuite un jeune homme et deux jeunes femmes, avant de s'arrêter devant la mère et la fillette. Cette dernière recula en se serrant contre sa mère, l'homme se pencha et lui caressa la joue avec un air de convoitise qui donna à Astrid l'envie de hurler, de vomir, de pleurer. Elle frissonnait de dégoût et lorsqu'il voulut faire un signe, son frère fit un pas en avant.
« Je la prends pour moi, avec la mère » déclara-t-il. Sa voix était posée, et il regardait son frère droit dans les yeux. Celui-ci claqua la langue avec dépit.
« Es-tu sûr de pouvoir t'occuper d'une jeune fleur comme celle-ci, Flavius, tu me sembles trop sage pour cela »
« Je saurais faire ce qu'il faut » répliqua son frère sans ciller.
L'homme à la toge soupira avec un air dramatique mais donna son consentement. La mère et la fillette semblaient à la fois soulagées de ne pas être séparées et terrifiées par le sort qui les attendait.
Puis il se tourna vers Astrid. La jeune femme soutint son regard, observant la folie qui semblait y tournoyer, se rappelant Dagur et sa démence. Il la regarda des pieds à la tête avec une expression qui lui donna la nausée.
« Je prends celle-là aussi »
L'homme à la toge se tourna vers son frère, l'air stupéfait.
« Tu es bien gourmand aujourd'hui, mon cher frère ! Que se passe-t-il ? »
Le dénommé Flavius haussa les épaules avec un demi sourire.
« Tu me dis que je dois m'amuser, n'est-ce pas là l'occasion ? »
« Une Viking tout de même ! »
« Néron, tu peux avoir des dizaines de vikings si tu le souhaites, laisses moi celle-là… »
L'homme réfléchit un instant.
« Bien, c'est d'accord, tu me la prêteras de temps à autre… »
« Cela va de soit mon frère »
« Je ne suis pas une marchandise ! » s'écria Astrid avant d'avoir pu s'en empêcher.
Le silence s'abattit sur l'assemblée. Les autres prisonniers semblaient terrifiés, comme s'ils craignaient d'être touchés par la foudre qui s'abattrait sur elle. Les soldats grondaient déjà, le petit homme grassouillet, muet jusque-là, était blanc comme un linge, l'homme à la toge semblait sur le point d'imploser. Son frère, en revanche, fronçait les sourcils sans laisser rien paraître de ses émotions.
Astrid se retrouva à genoux sans comprendre comment, elle grimaça de douleur, sa cuisse était peut être soignée, mais pas guérie.
« Les esclaves ne parlent que s'ils en ont l'autorisation ! » tonna le petit homme grassouillet, avant de se tourner vers l'homme à la toge pour bafouiller des excuses.
« Qu'a-t-elle dit ? » demanda l'homme à la toge en ignorant le marchand d'esclaves.
Flavius, sourcils toujours froncés, répondit.
« Qu'elle voulait revoir sa famille »
Astrid, stupéfaite, le dévisagea. Soit il comprenait très mal sa langue, soit il venait de la protéger.
L'homme à la toge éclata de rire.
« Ils disent tous ça ! Bien, emmenez là, je te conseille de la punir pour cette intervention Flavius…
Les soldats remirent Astrid debout et la trainèrent hors de la pièce tandis que les deux hommes continuaient leur marché.
Jamais elle ne s'était sentie aussi…petite. Invisible, insignifiante, comme un objet oublié. Etre regardée et traitée comme cela l'horrifiait. Elle savait pourtant que l'esclavage existait, mais entre le savoir et l'expérimenter…
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Assis sur le trone de Berk, Harold écoutait les habitants débattre de l'attitude à avoir. La mère d'Astrid clamait haut et fort qu'il fallait constituer une armée et traquer Drago, Gueulfor déclarait qu'il fabriquerait autant d'armes que nécessaire s'il s'agissait de sauver Astrid, les autres approuvant à renfort d'exclamations qui résonnaient dans la Grande salle, les jumeaux hurlaient en levant les poings au ciel sans vraiment suivre les conversations, Varek parlait de stratégie, tandis que Rustik s'exclamait qu'il fallait tout brûler et poser des questions après… Valka écoutait en silence, plongée dans une profonde réflexion.
Harold contempla le nourrisson endormi dans ses bras. Elle n'avait pas encore de nom, et la pleine lune approchait, mais il refusait de lui donner un nom sans Astrid à ses côtés. Il sentit son cœur se serrer et lui caressa tendrement la joue. La fillette bailla, cligna plusieurs fois des yeux avant de regarder son père, qui lui sourit.
_Hey, bonjour toi… Je sais que tu dois te demander ce qui se passe, et où est ta maman… Je te fais le serment que je la ramènerai… Tu fais partie du peuple de Berk, nous sommes bornés, forts et peut être même un peu fous… Mais nous sommes une famille, tu seras aimée et protégée comme nulle part ailleurs… Ta maman et moi, nous t'aimons, et nous reviendrons… En attendant, tu vas rester avec tes grands-mères, et tu es entre de bonnes mains ma fille…
Krokmou frotta son museau contre la fillette avec une douceur qu'il n'utilisait qu'avec elle. Tempête en fit de même, avant de poussait un gémissement de tristesse. Harold tendit le bras vers elle afin de poser la main sur son museau.
_Tout va bien Tempête, tu as fait ce qu'Astrid t'a demandée, tu as veillé sur notre fille et je sais que tu le feras toujours, et nous en sommes reconnaissants…
Le dragon baissa la tête. Elle était rongée par la culpabilité depuis la disparition d'Astrid, et Valka avait du user de tous ses talents pour la calmer.
Harold se leva et le silence se fit tandis que tous les regards se tournaient vers lui.
_Je vais partir à la recherche d'Astrid… Varek, Rustik, les jumeaux, vous venez avec moi, si vous êtes d'accord…
Ses amis hochèrent la tête, avec un sourire entendu. Ils suivraient Harold jusqu'au bout du monde s'il le fallait. Tempête se redressa mais Harold lui caressa la tête.
_Non, pas toi Tempête, j'ai besoin de toi ici…
Puis il se tourna vers l'assemblée.
_Drago espérait que la disparition d'Astrid serait une diversion suffisante pour pouvoir attaquer Berk et s'emparer de nos dragons… Nous allons lui prouver le contraire… J'ai besoin de vous tous pour défendre notre île, maman, Gueulfor, je vous confie Berk, et… et veillez sur ma fille…
Valka acquiesça et tendit les bras pour prendre sa petite-fille. Gueulfor posa une main sur l'épaule d'Harold.
_Nous ferons comme tu veux, chef… Tu sais mon garçon, il serait fier de toi…
Harold hocha la tête, la gorge nouée.
_Ne sous-estimez pas Drago, nous l'avons battu une fois, mais il est plus déterminé que jamais et il contrôle un dragon extrêmement puissant dont nous ignorons tout… Nous allons retrouver Astrid et nous reviendrons défendre Berk coûte que coûte…
Il sortit de la Grande Salle sous les acclamations des habitants, suivi de près par ses amis. Il craignait que son peuple ne l'accuse de lâcheté, mais ils savaient tous qu'il était le seul à pouvoir sauver Astrid, ils ne doutaient plus de son courage et de sa loyauté et ils étaient tous d'accord sur un point : on ne laissait personne derrière. Chaque habitant comptait, et Astrid d'autant plus qu'Harold et elle ne semblaient pouvoir fonctionner qu'ensemble.
_Tu as un plan ? demanda Varek avec angoisse.
Harold hocha la tête sans ralentir le pas. Des dizaines de pensées se bousculaient dans son esprit. Il repensa à son mariage, à ces trois jours de célébration à la venue de l'hiver, comme le voulait la tradition. A la cérémonie, à la nuit de noces, à la fois chargée de maladresse, de timidité et de désir brûlant. Le lendemain, il avait offert un cadeau à Astrid, conformément à la tradition, un fin bracelet ciselé qu'il avait fabriqué lui-même et dont elle ne se séparait plus. Leurs initiales y étaient gravées, ainsi que plusieurs symboles, des flammes, des dragons…
-Bon c'est quoi cette idée, demanda Rustik avec impatience, le sortant de ses pensées.
Il fit une halte à la forge, remplissant ses poches de tout ce dont ils pourraient avoir besoin. Puis il grimpa sur le dos de Krokmou. Il savait de dont il avait besoin. Il avait besoin de quelqu'un qui voyage suffisamment pour avoir une idée de la personne à laquelle Drago aurait vendu Astrid.
_Johann le marchand doit faire route vers ici, nous allons le devancer… Il nous aidera à trouver Astrid…
_Bonne idée ! s'exclama Kognedur.
_Ouais, bonne idée…. C'est quoi l'idée en fait ? demanda Kranedur.
_J'aurais pu avoir cette idée, marmonna Rustik.
Varek émit un son à mi-chemin entre la toux et le rire.
_J'ai di j'aurais pu ! s'écria Rustik.
Il ne fallut que quelques minutes de vol pour repérer le bateau tant attendu. Le marchand leur fit de grands signes mais les dévisagea, abasourdi, lorsqu'ils atterrirent sur le pont.
_Heu… Bien le bonjour mes amis, je suis très heureux de vous voir, mon île favorite m'a manqué mais… Est-ce bien prudent ? Mon bateau est en bois vous savez ?
Il jeta un regard inquiet aux dragons qui reniflaient la marchandise avec intérêt.
Harold bondit du dos de Krokmou et Johann remarqua aussitôt son air tendu.
_Harold, que se passe-t-il mon ami ?
Harold lui exposa brièvement la situation. Lorsqu'il lui expliqua sa requête, les yeux de Johann s'écarquillèrent.
_Etes vous bien sur de ce qu'il a dit ?
Harold hocha la tête. Johanna demeura un instant silencieux, comme s'il hésitait à parler. Puis il soupira.
_Il existe un homme, un romain du nom de Néron… Un homme très puissant, un homme de pouvoir… Cet homme aurait une vaste propriété sur une île au large de Rome, dans laquelle il aurait des centaines d'escalves… On raconte qu'on entend parfois des hurlements provenant de chez lui, depuis Rome…
Harold était livide. Ses amis se lancèrent des regards inquiets.
_Mon ami, si votre bien aimée est là bas… Que les dieux aient pitié de son âme…
_Je veux que tu nous y emmènes…
Johann secoua la tête.
_Je vais rarement aussi loin, et je n'approcherai pas de cette île, cet homme est fou…
_Tu vas nous amener à Rome.. Johann, je te le demande en ami, nous avons besoin de toi, nous ne pouvons pas prendre le risque d'arriver à dos de dragons, je doute qu'ils apprécient… Tu nous feras passer pour des compagnons de voyage, et une fois à Rome, nous trouverons un moyen d'atteindre cette île…
_Mais… Cet homme est fou à lié et il dispose de toute une armée ! Vous courrez à votre perte !
_Je ne laisserai pas Astrid entre ses mains, répliqua Harold avec un ton féroce et un air grave.
Ses amis semblaient tout aussi déterminés. Johanna soupira à nouveau, résigné.
_Bien… mais qu'allez-vous faire de vos dragons ?
_Ils nous suivront de haut, dans le ciel, sauf Krokmou qui voyagera caché en bas…
_Je dis que c'est une mission suicide, gémit le marchand en levant les bras au ciel.
Mais il se dirigea vers l'arrière du bateau et manoeuvra de façon à faire demi-tour. Harold regard l'horizon.
_Tiens bon Astrid….
