Et voici le dernier chapitre ! Oui, je sais, ce n'est pas trop tôt 0:). Ce chapitre est le plus long de tous, à croire que j'étais bien inspirée. Bon sur ce, bonne lecture.
Have fun !
Chapitre 7 : L'envie.
Il réfléchissait. Pourquoi mettait-il tant d'obstination juste pour éviter une confrontation ?
"Elle a peur House. Peur de tes réactions, peur de se lancer dans une relation sans avenir, bref peur de souffrir. Alors comme toi elle se protège. Et surtout, elle essaye de faire sa vie sans toi, même si te savoir à ses côtés la fait se sentir bien."
Les paroles de Wilson résonnaient dans sa tête, comme si son esprit s'acharnait à essayer de lui faire comprendre quelque chose. Mais quoi ? Surement qu'il se comportait comme un idiot et que pour une fois dans sa vie, il devait de suivre les conseils de son ami. Mais il se bloquait, se refusait d'agir, de faire quoi que cela soit. Peut-être simplement ... parce qu'il ne savait pas vraiment quoi faire.
"Va lui parler."
Lui parler serait se dévoiler. Il ne voulait pas faire tomber ce masque qui le protégeait et préférait largement pouvoir continuer à le porter. Et pourtant, il était presque sûr qu'elle ne l'aurait pas repoussé. Presque ... Et puis il y avait ce donateur, mais il ne connaissait pas le fin fond de l'histoire. Il voulait savoir ce qu'il se passait entre eux, même si cela n'avait surement aucune importance. Tout du moins c'est ce qu'il espérait ...
Beaucoup trop de questions sans réponses qu'il aurait pourtant pu obtenir sans trop de difficultés.
"Foutue fierté ..." se maudit-il.
HHHH
Elle réfléchissait. Pourquoi un tel acharnement pour ne pas régler une bonne fois pour toute ses différents avec House ?
"Vous prenez tous les deux ça avec beaucoup trop de légèreté."
Ces quelques mots de Wilson restaient encrés dans son esprit. Pourquoi ? Parce qu'il avait entièrement raison. En se comportant comme elle l'avait fait, elle s'était rabaissé au niveau de House : elle s'était conduite comme une vraie gamine. Et c'était ce qu'elle continuait de faire, elle se refusait à agir, peut-être trop gênée par la soirée qu'ils avaient passé ensemble. Elle avait dérapé, et elle en était bien consciente.
"Vous, allez lui parler."
Lui parler serait se révéler. Elle ne voulait pas admettre que cette soirée n'avait pas été que pour se satisfaire. Elle ne voulait pas lui dire qu'il comptait beaucoup trop pour elle, qu'elle aimait sentir son corps la frôler pour finalement venir se coller au sien. Mais peut-être qu'il ne l'aurait pas repoussée. Peut-être ... Elle avait accumulé les problèmes cette semaine et ne souhaitait pas se sentir un peu plus déchirée, un peu plus bouleversée par un rejet.
Beaucoup d'incertitudes qu'elle aurait pourtant pu éviter si elle avait été lui parler.
"Foutue fierté ..." se maudit-elle.
Mais elle ne devait pas y faire attention. Instinctivement elle se leva et partit en direction du bureau de House. Arrivée devant la porte, elle le vit, assis, probablement en train de réfléchir. Elle inspira un grand coup, poussa la porte et entra.
_ Dr Cuddy, quelle mauvaise surprise !
_ Dr House, vous n'avez rien de mieux à faire que de flemmarder ?
_ Attendez deux secondes ... Il porta un doigt à sa bouche puis le retira. Non !
_ Et les consultations ?
_ Boh, elles attendront. Les rhumes, MST et tous les petits bobo de la vie quotidienne ne vont pas s'envoler.
_ Bien ...
Elle détourna les yeux puis les replongea dans ceux du diagnosticien.
_ Bien ?
_ Il faut que nous parlions House.
_ Laissez moi deviner. Vous voulez vérifier la nouvelle théorie que vous avez lancé hier soir. Dans ce cas, il ne s'agit pas vraiment de parler ...
_ Je suis sérieuse.
_ Mais moi aussi !
Elle soupira longuement : il ne changerait donc jamais. Elle se demandait pourquoi elle était venue, alors que tout était déjà perdu d'avance.
_ Mais quelle imbécile je fais lâcha t-elle avant de sortir.
House se mordit les lèvres : mais qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Toujours avec un naturel déconcertant, il l'avait blessée, une nouvelle fois. Il baissa les yeux, signe de son erreur.
HHHH
Cuddy arriva dans son bureau, les yeux déjà embués et elle partit dans un sanglot qui lui paraissait déjà sans fin. Comment avait-elle pu attendre quoique ce soit venant de House ?
Wilson frappa et fit soudainement son entrée dans le bureau de la doyenne.
_ Dr Cuddy je ...
Il la vit s'essuyer les yeux du mieux qu'elle put pour essayer de masquer ses larmes. En vain ...
_ Ça va ?
_ Si vous avez d'autres questions aussi débiles que celle ci en réserve, posez les maintenant.
Le ton sec et violent sur lequel lui avait répondu Cuddy lui jeta un froid dans le dos.
_ Qu'est-ce qu'il a encore fait ?
_ Rien de plus que ce qu'il fait habituellement. Il fuit, il blesse. Il est juste ... House.
_ D'habitude il ne vous met pas dans cet état ... Que vous a t-il dit ?
_ Rien justement. Je voulais que nous parlions et il n'a rien trouvé de mieux que de me balancer des insanités. Rien de bien nouveau, mais je pensais ... Enfin ... Non rien, il ne s'agissait que d'illusions.
_ Ce ne sont pas des illusions ...
Il sortit au pas de course sans rien ajouter de plus. House était allé trop loin.
HHHH
Le diagnosticien était installé tranquillement dans son bureau, le casque sur les oreilles à écouter de la musique, les yeux fermés pour pouvoir mieux l'apprécier.
Wilson entra comme une furie, sans frapper, arriva à sa hauteur et lui arracha son casque. House grommela avant de voir que c'était Wilson qui venait de le déranger.
_ Jimmy, voyons, ce ne sont pas des manières !
_ House t'es vraiment un sale con !
_ Moi aussi je suis très content de te voir.
_ Je suis sérieux, tu es vraiment pitoyable. Quand arrêteras-tu enfin de la faire souffrir ?
Ce ton devenu si froid laissa House sans voix, si bien qu'il ne sut même pas quoi lui répondre.
_ J'ai été la voir dans son bureau, elle pleurait. Pas la peine de demander pourquoi, c'était à cause de toi, évidemment. Je peux accepter beaucoup de choses venant de toi, mais là je ne peux pas, je ne peux plus. Le temps où tu pouvais encore te permettre de jouer au jeu du chat et de la souris est terminé. C'est sérieux House, tu dois maintenant faire un choix, et le bon si jamais par le plus grand des hasards tu en es encore capable. Sois franc bon sang ! Si tu veux être avec elle, dis le lui et n'attends pas qu'il soit trop tard, ou tu la perdras, peut-être définitivement. Dis lui ce que tu ressens, quels sont tes véritables désirs, ce que tu souhaites entreprendre avec elle. Ou plus simplement, agis, de manière adulte et responsable.
House regardait son ami, l'air perdu. Un regard qui semblait ... rempli de regrets, de désespoir.
_ Je ... Je ne sais pas.
_ Il serait enfin temps de savoir. Si ce n'est déjà fait, car je suis persuadé que tu sais parfaitement ce que tu veux.
Il lui lança un dernier regard et sortit pour le laisser réfléchir.
Il vaqua à ses occupations le restant de la journée, en pensant régulièrement à ce qu'il allait bien pouvoir faire. Arrivé à 17h il quitta l'hôpital et rentra chez lui. Une fois dans son appartement, il jeta les clés de sa moto sur sa table basse, s'allongea sur le canapé et sortit sa boîte de Vicodin. Il la fit glisser entre ses doigts avant de finalement l'ouvrir et d'en sortir deux cachets qu'il avala d'une seule traite. Il était encore pensif et se remémorait ce que lui avait dis Wilson dans la journée. Il lui avait tout bonnement remis les idées en place, et House était désormais prêt à aller faire part de sa décision à Cuddy. Il craignait sa réaction mais il devait à tout prix aller lui parler. Il espérait juste qu'il ne soit pas trop tard.
Il se leva, repris ses clés de moto, saisit sa canne et sortit aussi vite qu'il put. Il enfourcha sa moto, la démarra, roula rapidement jusqu'à chez Cuddy. Il descendit de moto et une fois arrivé devant la porte, eut un léger moment d'hésitation. Il rit en s'imaginant Wilson qui lui fonçait dessus en criant "Le doute n'est plus permis House !". Il se décida à frapper en assénant trois coups de canne contre la porte. Cuddy lui ouvrit rapidement.
_ Qu'est-ce que vous vous voulez ?
_ Je ... Je peux entrer ?
Pour simple réponse, Cuddy s'éloigna de la porte et regagna son salon. House ne tarda pas à la rejoindre.
_ Vous êtes entré. Qu'est-ce que vous voulez ?
_ Parler avec vous.
_ Depuis quand vous voulez parler avec quelqu'un vous ?
_ Cuddy, s'il vous plait ...
Elle vit beaucoup de sincérité dans le regard qu'il lui avait lancé, ce pourquoi elle décida d'écouter ce qu'il avait à lui dire.
_ Très bien, parlons.
_ Qu'est-ce qu'il se passe entre vous et ce donateur ?
_ Il n'y a donc que ça qui vous intéresse ? Savoir si je me suis envoyée en l'air avec lui ?
_ Non, j'ai besoin de savoir si vous avez une relation avec lui, rien de plus. Je l'ai vu vous embrasser dans votre bureau.
Elle parut étonnée.
_ Il m'a fait des avances puis m'a embrassé. Mais je ne voulais pas, alors je l'ai repoussé. Il m'a alors fait comprendre que c'était soit ça soit il retirait son don pour mon hôpital. Je l'ai remercié, il est parti, fin de l'histoire.
_ Le fils de pute ...
Un long silence s'installa dans la pièce. Bien sur qu'il savait ce qu'il voulait. Il la désirait, dans sa vie de tous les jours, dans ses bras, ou juste devant son regard pour pouvoir la dévorer des yeux. Mais comment lui faire croire cela après toutes ses mauvaises blagues ? House reprit finalement.
_ Je ... Je suis désolé.
_ Ce n'est pas votre faute, vous n'y êtes pour rien.
_ Pas seulement pour ça, je suis désolé pour tout le mal que j'ai pu vous faire. J'ai agis comme un con, je le reconnais ...
_ House ...
_ Non laissez moi finir.
Il eut un léger temps d'arrêt avant de poursuivre.
_ Je n'ai jamais eu l'idée de vous rejeter, même si mes actes pouvaient trahir cette pensée. J'ai toujours envié vos conquêtes, ce pourquoi je faisais toujours tout pour les faire fuir. Pourquoi ? Parce que je ne pouvais pas supporter ça : c'est avec moi que je veux vous savoir, c'est dans mes bras que je veux vous voir tomber ...
Il baissa les yeux, il n'aimait pas se dévoiler ainsi, qui plus est quand il n'était pas certain de ce qui allait en découler.
Elle était abasourdie, se demandant si elle n'était pas en train de rêver, si tout ce qu'elle venait d'entendre était bien la réalité. Pour s'en assurer, elle s'approcha de lui, mit sa main sur son visage et caressa doucement sa joue rugueuse. Il ne la repoussa pas, ce n'était pas un rêve.
_ Je ... Je vous aime House.
Il releva la tête, surpris et elle se jeta sur ses lèvres. Il se détendit, passa ses mains autour de sa taille et lui rendit ce délicieux baiser. Il avait envie d'elle, ne voulait plus la lâcher, ne voulait plus gâcher ses chances d'être enfin heureux avec elle. Ils approfondirent leur baiser, enfin leurs langues pouvaient se toucher et se mêler. Il resserra son étreinte, tandis que sa main venait se perdre dans les boucles de ses cheveux. Leurs lèvres se séparèrent, ils pouvaient reprendre leur souffle et se contempler mutuellement. Cuddy lui souriait, les larmes au bord des yeux.
_ Ah bah non alors, si c'est pour que vous pleuriez, je m'en vais !
Elle se mit à rire.
_ Tais-toi idiot !
Et elle scella de nouveau ses lèvres avec les siennes. Elle était juste ... heureuse de pouvoir enfin souffler après cette semaine qui lui avait paru interminable. Leur baiser cessa une nouvelle fois, ce qui leur permis de se rapprocher encore un peu plus. House pouvait désormais humer le doux parfum de ses cheveux, qu'il frôlait toujours délicatement du bout de ses doigts. Elle se recula un peu, lui prit la main et le regarda.
_ Viens ...
Elle l'entraîna jusqu'à sa chambre où ils firent l'amour une bonne partie de la nuit. C'était bien plus que du sexe, c'était de l'envie, le désir du corps de l'autre, de partageait quelque chose d'exceptionnel. Dès lors, plus rien n'existait à part eux. A la fin de leurs ébats, elle se tourna et l'invita à venir se coller à elle, ce qu'il fit après avoir passé son bras autour d'elle et déposé sa main sur son ventre. Il se rapprocha autant que cela était possible et ils s'endormirent, totalement apaisés.
Lorsqu'il se réveilla, elle n'était déjà plus là. Il jeta un œil sur le réveil posé sur la table de chevet. 10h30. Cela expliqué son absence. Il se tourna et trouva un mot sur l'oreiller.
"Quand tu te réveilleras, il sera probablement une heure avancée. Donc tu seras en retard, pour ne pas changer de d'habitude."
Il laissa échapper un petit sourire à la simple lecture de cette première ligne.
"Mais comme tu peux t'en douter, je ne t'en voudrai pas. N'en profites pas trop quand même, et n'arrives pas dans l'après midi. Il y a de quoi déjeuner dans la cuisine. Lisa."
Il avait désormais le sourire jusqu'aux lèvres. Ce petit mot l'incita à se lever et à se préparer rapidement. Si bien qu'il était arrivé à l'hôpital avant midi. A peine était-il entré dans le hall qu'il se dirigeait déjà vers le bureau de la doyenne. Il entra sans frapper.
_ Bonjour Dr ...
Il se stoppa net en tombant sur une scène qui le mit hors de lui : le donateur qui semblait une nouvelle fois beaucoup trop entreprenant avec Cuddy.
_ Vous ... Je vais vous laisser le choix. Soit vous arrêtez MAINTENANT ce que vous êtes en train de faire et vous sortez soit je m'occupe de votre cas.
Cuddy parut soulagée de voir entrer House à ce moment précis.
Donateur _ Désolé, je ne comprends pas votre requête. Et puis occupez vous de ce qui vous regarde.
House jeta sa canne par terre, s'avança aussi vite qu'il put vers le donateur et lui envoya son poing dans la figure.
_ Et comme ça, le message vous paraît plus clair ?
Donateur _ Je ... Quoi ...
Il se tourna vers Cuddy, le nez en ensanglanté.
Donateur _ Vous pouvez dire définitivement adieu à mon don pour votre hôpital.
_ Mais je n'y comptais plus depuis un moment déjà.
Il sortit, complétement sur les nerfs. Cuddy se leva, inquiète pour son sauveur qui se massait rigoureusement la cuisse.
_ Ça va ?
_ Maintenant, oui.
_ Et bien, on peut dire que tu y as été fort !
Il se redressa et la prit dans ses bras.
_ Tu n'imagines même pas ce que la passion et l'envie peuvent nous amener à faire.
Elle le regarda, lui sourit et l'embrassa. Tout irait bien désormais, il était là et c'était bien ça le principal.
L'envie, cet étrange sentiment qui nous pousse à dépasser nos limites et dont la cause nous est bien souvent inconnue.
Paresse, Avarice, Gourmandise, Colère, Luxure, Orgueil, Envie. Tous ces interdits crées pour être bravés. Et quelques fois, en se refusant à leur respect, pourra se créer un chemin vers une vie qui ne pourra qu'être meilleure. Un péché en entraînant parfois un autre, la route qui mène au comble du bonheur n'en sera que plus courte. Au diable ces règles qui ne sont décidément pas faites pour être révérées.
Fin
Et voilà, ce final guimauve marque la fin de cette fiction. J'espère avoir traité au mieux ce dernier péché et surtout n'avoir déçu personne. J'espère également ne pas être trop hors personnage, même si c'est surement le cas =P. Tant pis.
A vous de me dire ce que vous en avez pensé.
Par ailleurs je tiens à remercier tout ceux qui ont lu cette fiction jusqu'au bout. Un grand merci également à ceux qui ont pris et qui prendront le temps de poster une review. Cela me fait extrêmement plaisir =).
A bientôt pour une nouvelle fiction mais je ne sais pas encore si je me lancerai de nouveau dans une aussi longue. Je verrai bien =).
