Chapitre écrit le jour même que j'ai écrit le chapitre 6. J'en ai profité pour m'avancer dans la suite, au lieu de vous le donner immédiatement et de vous faire attendre pour le chapitre 8. J'ai tenu promesse, c'est bon! Comme convenu, le chapitre est livré à la date promise. Vous êtes contentes? Moi oui.. ^^

Audrey: ^^ Je te promets que ça va en valoir la peine d'avoir attendu pendant tout ce temps... (M'ouais, enfin, j'espère que ça va avoir valu la peine.. xD)

Candy: Hey un nouveau visage! ^^ Pour ta question, va falloir que t'attendes encore un peu.. Ça ne sera pas long, c'est bientôt à lui de révéler ce qu'il a fait.. :) Mais pas tout de suite.. :P

ariane: Ta bibliothécaire doit être super sympa.. 8-) T'as de la chance.. xD Ce que les filles ont fait à Bella était vraiment chien, je te l'accorde. ^^ Mais ne t'iqnuiètes pas, Bella n'a pas dit son dernier mot... Pour le cassage de jambe (xD), ce ne sera pas exactement un cassage de jambes, mais d'autres chose.. ^^ Faut pas trop que j'abîme Bella quand même.. :P

Comme toujours; les inscrites, par MP et merci à celles qui m'ajoutent dans leur favoris et/ou alerte

» MamzelleCaro


Chapitre 7 – Liberté?

(*)

« They will not force us
They will stop degrading us
They will not control us
We will be victorious

Interchanging mind control
Come let the revolution take its toll if you could
Flick the switch and open your third eye, you'd see that
We should never be afraid to die
(So come on!)

Rise up and take the power back, it's time
The fat cats had a heart attack, you know that
Their time's coming to an end
We have to unify and watch our flag ascend »

-Uprising, Muse-

(*)

Deux mois plus tard, Washington Jail, Seattle, État du Washington.

Deux mois qu'ils se connaissaient, deux mois qu'ils apprenaient à se connaître. Au fil des jours, la complicité entre les filles et les garçons n'avait cessé de croître. Ils étaient maintenant inséparables, passaient tout leur temps libre ensemble sous leur arbre dans le fond de la cour. Ils mangeaient ensemble, riaient ensemble, ils faisaient tout ensemble. Ils ne se quittaient que très rarement, seulement lorsqu'ils devaient aller travailler pour amasser de l'argent dûment gagnée pour lorsqu'ils retourneraient dans le monde réel.

Rosalie avait été engagée dans le garage où travaillait Emmett et était folle comme tout. Les voitures n'avaient aucun secret pour elle. Elle leur vouait un culte. Littéralement. Plusieurs hommes avaient été surpris lorsqu'une femme comme elle était entré la première fois dans le garage. C'était surprenant d'apprendre qu'une femme qui aurait très bien pu postulé pour un emploi de mannequin s'intéressait à la mécanique. Plusieurs d'entre eux, ceux qui considéraient que la place de la femme était à la maison, l'avaient tout simplement ignoré les premiers temps, refusant qu'une femme travaille avec eux. Pourtant, il leur avait fallu s'en accommoder, car Rosalie était là et elle était là pour rester. S'habituant peu à peu, les hommes avaient fini par l'accepter. De plus, avec tout le savoir-faire qu'elle possédait, Rosalie en avait profité pour leur en apprendre un peu plus sur la mécanique. Maintenant, au garage, Rosalie était idolâtrée par tous les hommes qui y travaillaient ou presque. Il n'était pas rare de voir un homme aller vers Rosalie et lui demander un conseil sur tel ou tel chose. Elle en était d'ailleurs très contente, car elle se sentait acceptée par le groupe très fermé des garagistes « mâles ». La complicité entre Emmett et Rosalie avait évidemment augmenté, retrouvant l'ancienne complicité qu'ils avaient lorsqu'ils étaient à la Nouvelle-Orléans. Passant leur journée ensemble, ils se tournaient autour, lançant des sous-entendus, des coups d'œil charmeurs et se frôlaient innocemment, tentant de ne pas attirer l'attention des gardes sur eux. Une tension s'était installé entre eux et ils s'amusaient avec, à celui qui irait le plus loin sans qu'ils se fassent attraper.

Alice allait à tout ses rendez-vous bihebdomadaires avec Esmé. Selon la psychologue, Alice avait fait d'immenses progrès et était maintenant capable de résister à la tentation de subtiliser quelque chose. Ou du moins, la plupart du temps. Il lui arrivait encore de voler des bidules, des affaires sans importance, mais elle les remettait immédiatement à leur place, sentant une pointe de culpabilité poindre à l'idée de voler quoique ce soit à Esmé, cette femme si gentille et si chaleureuse. Elle s'était rapprochée considérablement de Jasper, discutant avec lui les jours où il n'avait rien à classer dans les Archives et qu'elle n'avait pas de rendez-vous avec Esmé. Ils s'asseyaient sous l'arbre ou encore à la bibliothèque et parlaient des heures, attendant que les autres reviennent de « travailler ». Ils étaient l'exact opposé, elle si extravertie, si dynamique et lui, si réservé et si calme, mais pourtant ils s'entendaient merveilleusement bien. Ils trouvaient parfois frustrant de ne pas avoir le droit de montrer des signes affectifs l'un envers l'autre, étant donné que c'était interdit. Jasper aurait voulu la prendre dans ses bras, être encore plus proche d'elle, Alice éprouvait la même envie, mais pourtant ils devaient se retenir. C'était dur de ne pas avoir de contacts plus intimes, ne pas avoir le droit de se toucher. Mais ils le supportaient tout comme Emmett et Rosalie.

Bella travaillait à la bibliothèque, replaçant les livres que chaque détenu utilisait à leur bonne place. Elle aimait son travail. Elle pouvait en profiter pour lire plein de livres qui étaient mis à disposition. Parfois pendant sa pause, elle allait rejoindre Alice et Jasper qui discutaient au troisième, assis dans un canapé. Bella appréciait beaucoup Alice et elle était heureuse que son meilleur ami se soit trouvé quelqu'un qui l'appréciait à sa juste valeur. Ils discutaient souvent ensemble de tout et de rien pendant une demi-heure avant que Bella ne retourne travailler, les laissant seuls à leur conversation. Elle voyait bien que la relation de Jasper et Alice se solidifiait et elle en était contente. Bella avait fait plusieurs fois un tour à l'infirmerie pour cause de chute du haut d'une échelle en voulant replacer un livre sur une étagère trop haute ou bien juste parce qu'elle avait trébuché dans ses pieds et qu'en tombant elle s'était cogné la tête sur un bord de table et s'était ouvert le front. Ou encore, en manquant une marche dans les escaliers. Elle avait fait la connaissance du Dr. Cullen, un homme charmant et chaleureux et beau comme un Dieu, le mari d'Esmé. La première fois qu'elle l'avait vu, la fois où elle était tombée de l'échelle, il lui avait demandé gentiment qu'est-ce qui était arrivé et l'avait soigné en lui parlant pendant tout le temps. Edward était également présent pour assister mais Carlisle –il lui avait demandé de l'appeler par son prénom- n'avait pas besoin d'aide.

Il était donc rester en retrait, s'inquiétant de l'état de Bella, faisant les cent pas, soucieux. Il ne pouvait pas s'empêcher d'être inquiet pour elle, c'était un sentiment incontrôlable. Les autres fois qu'elle s'était présentée à l'infirmerie n'avait pas aidé à contrôler son sentiment d'inquiétude, ça n'avait fait que l'empirer. Mais la fois la plus pire fut lorsqu'elle arriva avec le front ouvert. Il avait pâli et avait pratiquement couru pour la prendre dans ses bras et l'amener sur une couchette où Carlisle l'avait soignée.

(*)

Trente-neuf jours plus tôt

Lorsqu'il l'avait vu entrer, son cœur avait arrêté de battre et il s'était senti pâlir. Son front saignait, gommant quelques mèches de ses cheveux bruns. Une jeune femme la soutenait alors qu'elle avançait. Elle semblait mécontente et maugréait qu'elle était encore capable de marcher toute seule. Il avait quasiment couru pour prendre le relais de la jeune femme et l'avait amenée sur une couchette où il l'avait couchée. Ensuite, il avait appelé Carlisle qui était dans son bureau, en train de remplir certains dossiers. Il était aussitôt apparu, se demandant pourquoi Edward semblait si troublé. En découvrant Bella couchée sur le lit, il s'était relaxé et avait souri à Bella, se demandant qu'est-ce qui pouvait bien lui être arrivée encore. Debout, près du lit où était étendue Bella, Edward se tenait là, incapable de bouger et d'arrêter de la fixer, anxieux. Il n'était d'aucune aide à Carlisle et il le savait mais ses membres semblaient paralysés par l'angoisse.

- Arrêtes de t'inquiéter, Edward, dit Bella en le regardant dans les yeux alors que Carlisle la soignait. Ce n'est pas si grave que ça en a l'air.

- Elle a raison, confirma le médecin, ce n'est qu'une entaille peu profonde. Elle ne va pas en mourir, alors tu peux relaxer, continua-t-il, en lui jetant un coup d'œil amusé.

Détendant ses muscles contractés, Edward continua de regarder Bella, malgré tout, le front plissé sous l'inquiétude.

- Ça y est, c'est fini, déclara Carlisle lorsqu'il eut fini de faire les points de suture. Fais attention et évite de retomber sinon notre pauvre Edward risque de mourir d'inquiétude à chaque fois, ajouta-t-il en riant.

- Je vais essayer, promis, dit Bella en riant légèrement.

Carlisle retourna dans son bureau pour finir de faire ce qu'il faisait alors qu'Edward s'asseyait sur le bord du lit en regardant Bella.

- Qu'est-ce que je vais faire de toi? Demanda-t-il.

- Je ne sais pas. Sérieusement, tu ne devrais pas autant t'inquiéter, je te l'avais bien dit que je viendrais souvent te voir et c'est toi qui m'as dit que ça te ferait plaisir de jouer au Docteur avec moi. Alors moi tout ce que je voulais faire, c'était te faire plaisir, plaisanta-t-elle.

Il partit à rire, tout trace de inquiétude et de peur envolée.

- Alors, la prochaine fois avertis-moi lorsque tu voudras me faire plaisir que je me prépare, dit-il, un sourire en coin aux lèvres.

- D'accord, je vais voir ce que je peux faire, répondit-elle, malicieusement.

(*)

La relation entre Edward et Bella avait, elle aussi, mûri pendant ces deux mois. Ils avaient une relation très complice, toujours en train de rire, de s'amuser. Edward prenait vraiment son rôle au sérieux. Il voulait la protéger des dealers de drogue, car il estimait que c'était son devoir de le faire. Il ne le faisait pas par obligation mais par envie. Il en avait besoin. Bella était devenu quelqu'un d'important et il chérissait l'amitié qui les liait.

Ils étaient réunis au troisième étage de la bibliothèque, tous, après une autre journée semblable à celles des deux mois qui venaient de passer depuis qu'ils se connaissaient. Jasper, Alice et Emmett étaient assis sur un divan alors que Rosalie, Bella et Edward étaient assis sur des fauteuils face à eux. La bibliothèque était silencieuse, tous les détenus présents dans la pièce concentrés dans leur lecture. Chacun était plongé dans ses pensées, pensant à combien leur vie avait changé en si peu de temps.

- Vous savez ce qui me manque, demanda soudainement Alice.

- Non, quoi? Demanda Rosalie, curieuse.

- Le droit de sortir et d'aller tout simplement marcher dans la rue pour le plaisir. Le droit de me lever à l'heure que je veux et le droit de me coucher à l'heure que je veux sans que personne ne me dise quoi faire. La liberté me manque, tout simplement, répondit la jeune femme.

Ils acquiescèrent silencieusement.

- Je m'ennuie de pouvoir conduire une voiture et de sentir le vent dans mes cheveux et l'adrénaline courir dans mes veines, dit Rosalie.

- Les sensations fortes me manquent. Les bateaux, les motos, les autos, les poursuites policières, continua Emmett.

- Je donnerai n'importe quoi pour avoir un ordi et que je puisse y avoir accès sans que les gardes ne m'observent, surveillant chacun de mes moindres gestes, ajouta Jasper, mélancolique.

- Mon laboratoire de chimie me manque, souffla Bella. Je m'ennuie des expériences chimiques à trois heures du matin que je faisais pour me détendre ou lorsque je faisais de l'insomnie.

- La bonne bouffe, un bon lit moelleux et mon piano, termina Edward.

Ils restèrent silencieux quelques instants avant qu'Alice ne souffle :

- Ouais, la liberté ça me manque. J'aimerais pouvoir m'en aller d'ici avec vous tous et ne jamais revenir, conclut-elle.

(…)

Plus tard dans la nuit alors que tout le monde dormait, il réfléchit à ce qui s'était passé plus tôt à la bibliothèque et à ce qui s'était dit.

Tout le monde s'ennuyait de la liberté, tout le monde voulait la retrouver.

S'il y avait un moyen, seraient-ils prêt à tout faire pour retrouver cette précieuse chose qui leur avait été enlevée lorsqu'ils avaient été arrêtés? Étaient-ils prêts à se lever face au pouvoir? Prêts à courir des risques énormes pour retrouver la liberté?

Depuis quelque temps, une idée trottait dans sa tête. L'idée d'une évasion lui avait souvent trotté dans la tête, mais il l'avait toujours réprimé, étant seul, n'ayant pas les moyens de préparer tout ceci sans aucune aide.

Mais maintenant, ils étaient là.

Chacun avait un rôle à jouer dans son plan. Cela pouvait fonctionner si tout le monde marchait. Les habiletés de chacun étaient nécessaires à la réussite du plan. Un membre qui ne participait pas et l'opération n'avait pas lieu d'être.

Il espérait secrètement que tout le monde allait être d'accord et qu'ils accepteraient de se prêter au jeu.

La seule question qui restait à savoir était : voulaient-ils réellement retrouver la liberté et quitter Washington Jail?

(…)

Deux jours avaient passés depuis la conversation qu'ils avaient eue dans la bibliothèque. Deux jours que les paroles leur revenait sans cesse en mémoire. La conversation ne quittait plus leurs esprits, rôdant dans le coin aux limites de leur conscient. À tout moment, elle venait les agacer, cherchant à leur dire quelque chose qu'ils ne comprenaient pas.

Rosalie et Emmett étaient penchés au-dessus d'un moteur, discutant à propos d'une valve bloquée lorsqu'un bruit retentit dans le garage, juste derrière eux. Ils se retournèrent et, surpris, virent Jasper s'avancer vers eux, le sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce que tu fais là, Jazz? Demanda Emmett. Tu t'es trompé de chemin? Les Archives c'est dans l'autre direction. Tu veux que je t'aide à retrouver ton chemin?

Secouant la tête, son sourire toujours attaché aux lèvres, Jasper annonça :

- J'ai eu une idée fabuleuse. Réunion au troisième après le travail.

Il tourna les talons et repartit sans rien dire de plus, laissant Rosalie et Emmett complètement abasourdis.

- Heu… ok? Dit Emmett.

Jasper continua son chemin et alla à l'infirmerie où Edward assistait Carlisle pour l'aider à soigner un homme dont le poignet avait été tordu brutalement lors d'une bataille. Il avait également plusieurs coupures sur le bras gauche ainsi qu'un cocard tout frais tout chaud.

Jasper ouvrit les portes de l'infirmerie vivement et pénétra dans la pièce. Il se dirigea vers Edward et lui dit :

- Ce soir. Bibliothèque. Immédiatement après que tu as fini ton boulot.

- Ok…Qu'est-ce qui se passe? questionna-t-il, confus.

- J'ai eu l'idée du siècle, s'exclama Jasper, souriant mystérieusement.

Il lui tapa le dos et partit mettre au courant Alice qui, à cette heure, devait avoir fini sa séance avec Esmé. Sifflotant allègrement, il marcha jusqu'au bâtiment administratif où avait lieu les rendez-vous d'Alice. Il la trouva qui l'attendait patiemment à la porte. Lorsqu'il la vit, attendant qu'il vienne la chercher, il ne put s'empêcher de sourire encore plus.

- Eh bien, Jazz, tu es bien guilleret aujourd'hui, remarqua-t-elle, souriante.

- En effet. Je me sens tellement joyeux. J'ai une idée extraordinaire.

- Je peux savoir quelle est cette idée si extraordinaire, demanda-telle, amusée devant tant d'enthousiasme.

- Tu vas devoir attendre comme tout le monde à la réunion à la bibliothèque ce soir, répondit-il, désolé mais sans pour autant perdre son excitation.

- Oh, fis Alice, maussade. Je n'ai pas le droit à une avant-première?

- Non, pouffa-t-il. Va falloir que tu sois patiente.

Alice fit une moue boudeuse, croisant les bras sur son torse.

- Oh allez, Jazz, supplia-t-elle. Je ferai comme si je ne le savais pas lorsque tu leur diras.

- Non, non, Alice, répliqua-t-il en lui empoignant le bras, la traînant vers la bibliothèque, en riant.

En pénétrant dans la bibliothèque, ils remarquèrent que la bibliothèque était plus bondée que d'habitude. Une vingtaines de détenus parcouraient les rayons à la recherche d'un livre à se mettre sous la dent.

« Ah, oui! C'est un nouveau mois qui commence », se dit Jasper dans sa tête.

De plus, des officiers de policiers parcouraient les allées, un chien renifleur à leur côté, cherchant toute trace suspecte de drogue sur les détenus ou dans la bibliothèque. Ils montèrent immédiatement au deuxième, où Bella avait l'habitude de travailler.

Ils la trouvèrent dans la rangée des comédies, perchée sur une échelle à l'équilibre fragile. Elle avait le bras tendu, une adorable grimace sur les lèvres, alors qu'elle était sur la pointe des pieds, essayant sans succès de replacer le livre à la bonne place.

- Pourquoi les mettent-ils aussi haut, maugréa-t-elle. Ce sont des géants ou quoi?

Elle secoua la tête et se leva encore un peu plus sur ses orteils. L'échelle tangua dangereusement. Elle ferma les yeux très forts, mordant sa lèvre, attendant que l'échelle arrête de bouger. Par précaution, Jasper se mit derrière elle, prêt à la sauver si elle tombait encore une fois de l'échelle. L'échelle arrêta finalement de bouger et elle ouvrit les yeux. Elle tendit le bras, levant la jambe et réussit finalement à mettre son livre sur la bonne étagère.

- Et voilà! Dit-elle, satisfaite. Ce n'était pas si dure que ça.

Elle remit son pied sur le barreau et commença à redescendre lentement. Son pied manqua le troisième barreau et elle tomba par en arrière.

- AAHH! S'écria-t-elle.

Jasper la réceptionna alors qu'elle continuait de crier, les yeux fermés.

- Je crois que tu peux arrêter maintenant, je te tiens, dit le jeune homme, amusé.

Elle ouvrit soudainement les yeux et sourit à son meilleur ami.

- Hey Jazz! Qu'est-ce qui t'amène ici, demanda-t-elle en se relevant.

- Je n'ai plus le droit de venir voir ma meilleure amie, questionna-t-il, faussement peiné.

- Bien sûre, répliqua-t-elle en le frappant légèrement sur l'épaule, souriante. Quand tu veux.

- Ah… j'aime mieux ça, répondit Jasper, content.

- Alors, sérieusement que venez-vous faire, demanda-t-elle en les regardant à tour de rôle.

- Apparemment, Jasper aurait eu une idée fantastique et veut nous en faire part plus tard au troisième, expliqua Alice.

- Ouaip'. Je voulais venir t'avertir qu'on avait une réunion tantôt en haut. Tout le monde se rejoint là, répondit Jasper.

- D'accord. Je vous rejoins là-haut tantôt. Je dois retourner bosser avant que Mme Sunshine soit mise au courant qu'une de ses employées discute au lieu de travailler, dit Bella en prenant son chariot rempli de livres.

- Mme Sunshine? Questionna Alice, perplexe.

- Mme Cope, répondit Bella par-dessus son épaule. As-tu remarqué la joie qui se dégage de cette femme et le dynamisme dont elle fait preuve au travail?

Elle les quitta en leur lançant un sourire malicieux.

- A plus! Lança-t-elle, avant de tourner à gauche au bout de la rangée.

Jasper éclata de rire alors qu'Alice pouffait de rire.

(…)

Une heure et quart plus tard, tous étaient assis en rond et regardaient Jasper, attendant qu'il explique l'idée géniale qu'il avait eu et qui nécessitait une réunion. Il ne restait plus beaucoup de monde dans la bibliothèque, plus du trois quart était parti dehors, pour s'occuper en attendant le souper. Les officiers de police étaient également partis après une inspection de fond en comble de la bibliothèque, n'ayant pas trouvé aucune trace de drogues.

- Après la discussion qui a eue lieu plus tôt dans la semaine, j'ai réfléchi, commença Jasper, l'attention de tout le monde fixé sur lui. Vraisemblablement, il semblerait que chacun d'entre nous aimerait retrouver la liberté. Cependant pour la plupart d'entre nous, notre sortie conditionnelle n'aura lieu que dans un à trois ans. C'est long. Pour ma part, je n'ai pas le goût de passer près de dix ans en prison. Probablement que vous non plus. Mais nous sommes pris ici en attendant et on ne peut rien faire. Ou du moins, c'est ce que je pensais jusqu'à il y a deux jours. Il y a une solution qui pourrait résoudre ce problème…

Il fit une pause, les regardant attentivement chacun à tour de rôle. Il avait touché leur intérêt, il voyait qu'ils voulaient en savoir un peu plus à propos de cette « solution ». Il reprit, baissant le volume et se pencha vers eux :

- C'est sûr que ça comporte d'énormes risques et que si nous nous faisons prendre, on risque gros, vraiment gros. Mais comparé à notre but et si on réussit, ce sont des risques qui en valent la peine, d'après moi. On va devoir mentir, voler, monter un coup complètement clandestinement entouré de centaines de gardes et de caméras. Ça va être complexe et je le répète dangereux pour nous si on se fait prendre. Cette idée me trottait dans la tête depuis quelque mois, mais je ne pouvais pas la réaliser, étant donné que j'étais seul et que ce que j'avais prévu doit se réaliser avec au moins cinq personnes. Mais maintenant que vous êtes là, ça peut se faire. Chaque personne présente ici a un rôle à jouer dans ce que j'ai imaginé. Seulement avant de vous le dire plus en détail, j'ai besoin de savoir quelque chose. Une seule question à vous poser. Êtes-vous prêt à tout, mais vraiment tout pour retrouver votre liberté?

Emmett répondit immédiatement :

-Je ferais tout pour sortir d'ici. Plus c'est dangereux, plus c'est excitant. Je te suis.

- Je ne peux pas rester logiquement là, s'il y a un moyen de pouvoir m'en aller, répondit Rosalie. Je te suis aussi.

- Pareille, répliqua Alice.

- Je suis prêt à tout faire pour retourner dehors, dit Edward, déterminé.

Ils se tournèrent vers Bella qui était resté silencieuse, pensive.

- Izzie? Questionna Jasper.

- Qui je suis pour ne pas suivre mon meilleur ami dans une aventure dangereuse? Qui plus est, clandestinement, entouré de garde et de caméras? Où on a tout à perdre? Évidemment que je te suis, répondit-elle, espiègle.

Tout le monde suivait. Parfait. Exactement comme il l'avait espéré. Le plan avait les meilleures chances de marcher avec tous les éléments qu'il avait inclus. En se croisant les doigts pour que la chance soit avec eux pour le déroulement de leur opération.

- Parfait, répondit-il, heureux.

Il se frotta les mains avec satisfaction, se penchant encore plus vers eux et leur dit :

- Approchez-vous. Ce que je vais vous dire est important. Il ne faut pas que personne ne soit au courant. Personne, compris? Si jamais cela arrivait, je ne pourrais pas vous dire qu'est-ce qui nous arriverait, déclara-t-il sérieusement.

Tous se penchèrent vers lui, se rapprochant le plus possible afin d'éviter que les autres puissent entendre ce qui allait se dire.

- Excellent, dit-il. Maintenant, on peut commencer les choses sérieuses. Écoutez ce que j'ai eu comme idée. C'est du pur génie… Simple, mais génial...

(*)


Hey hey ^^ L'histoire peut enfin vraiment commencée.. Maintenant que toutes les bases sont mises (ou presques toutes.. ), l'action peut commencer! =)