Hey people ! Voici le chapitre 7 ! *raccroche son micro*

Oui, encore ne retard, désolée... Déjà, un BIG merci à tous, merci à ceux qui me mettent en Story Alert ou en Favorite Story, car oui il y en a eu quelques uns depuis le chapitre 6. Que mon histoire plaise me fait énormément plaisir.

Pour ce chapitre, j'ai en quelque sorte écrit en collabo avec The Hind in The Forest, toujours à me donner de bonnes idées. (que ferais-je sans toi, manager de mon coeur...)

Ah, au fait, au chapitre précédent Unsaid j'ai mis une étoile au mot "hamburger jardinier" et j'ai oublié d'en mettre la signification. C'était un clin d'oeil aux commentaires audio du film Twilight qu'on trouve dans le dvd. Ils sont faits par Catherine Hardwicke, Kristen Stewart et Robert Pattinson, et ce dernier plaisante sur ce nom peu ragoûtant qu'on donne aux hamburger végétariens...

Bref !

Good reading and enjoy !


Kick

I Like Birds - Eels


Mais à quoi s'attendait-il ?

Il était sûrement choqué…

Il croit peut-être que j'allais lui raconter à quel âge j'ai eu ma première dent ?

Il ne s'attendait pas à ce que je sois…ce que je suis.

Zut ! Maintenant il le sait !

Je ne voulais pas ce qu'il le sache.

Voilà à quoi aboutit mon questionnement interne. Voilà comment cette phrase ne m'aidait pas à dormir, à 1:30 du matin. Pourquoi était-il si bouleversé ? Qu'est-ce que ça signifiait ? « Oh la pauvre fille, elle qui n'a déjà rien pour elle ! » ou encore « Quel thon ! ça ne m'étonne même pas. »

Puis je me confortai dans l'idée que s'il parut étonné, c'était donc…que cela l'étonnait.

Prix de la déduction géniale, quoique un peu tardive, décernée à Bella !

Mon réveil sonna, je mis la radio et me levai. Je cherchai à augmenter le son. Je dénichai un jean droit à mettre aujourd'hui, et pour aller avec…

I don't care for walking downtown

Crazy auto-car gonna mow me down

…ma chemise à carreaux bleus.

Look at all the people like cows in a herd

Well, I like birds

Puis, je retrouvai Jessica, Mike, Angela, Eric et les autres devant le parking et nous montâmes au deuxième étage ensemble. Mike demanda comment j'allais, ce à quoi je lui répondis :

_ Très bien, pourquoi ?

Et ce jour-là, une surprise de taille m'attendait patiemment à la sortie du cours de maths. Effectivement, un adonis aux cheveux cuivrés légèrement en bataille et le regard doré perdu au fin fond d'une contrée lointaine, était nonchalamment adossé au mur. Véritable statue de marbre qui ne semblait ni se mouvoir ni respirer, il reprit vie lorsque je fis un pas vers lui. Ses prunelles se tournèrent soudainement vers moi, mais il ne parla pas.

Les lycéens autour nous regardaient, abasourdis. Forcément ! Que fichait un dieu comme Edward Cullen avec une grosse fille d'une banalité affligeante ? Comment pouvait-il seulement poser les yeux sur Isabella Swan ? C'étaient également les questions que je me posais.

_ Bella, me héla enfin Edward.

Je mis trois secondes avant de réagir à mon prénom. Bella. C'état bien comme cela que je m'appelais, non ? Donc lui m'avait appelé moi. Il était venu ici et a attendu la fin de mon cours pour pouvoir me dire « Bella ».

Waouh.

_ Comment te portes-tu ?

_ Sur mes deux jambes, pardi ! Quelqu'un pourrait-il m'expliqué pourquoi tout le monde me demande comment je me porte, aujourd'hui ?

_ ...

_ Désolée, je me suis emportée. Je me suis pourtant levée de bonne humeur, ce matin, pourtant… ajoutai-je en grommelant.

Edward pris un air interrogateur et incompréhensif.

_ As-tu mangé quelque chose, depuis hier après-midi ?

Et tout me revint.

L'hypoglycémie, mes tremblements qui allaient avec, Mike, puis Edward, l'infirmerie, les pâtes de fruits confits, et enfin la révélation de mon état de santé. Mon insomnie à cause de tout ça.

_ C'était pour ça, alors…tu sais ce que j'ai…je voulais que personne ne le sache, que personne n'ait pitié de moi…et tout le lycée doit être au courant et…

_ Personne ne sait ! Personne à part moi et l'infirmière, tenue sous le secret médical. Par contre, si tu continues à t'époumoner ainsi, effectivement tout le lycée sera au courant !

A présent, Edward était aussi en colère. Il continua, plus calmement :

_ Je suis venu prendre de tes nouvelles. J'ai été surpris, hier, pour ta…enfin, que tu caches cette maladie et que tu ne l'aies pas dit.

J'étais estomaquée.

_ Comment ? Alors profondément désolée de ne pas me confier au premier venu et surtout à quelqu'un qui me déteste un jour et qui prend tranquillement de mes nouvelles le lendemain ! Désolée de ne pas crier sur les toits que la grosse fille Swan est diabétique, en plus de tout le reste ! Franchement, pourquoi n'y ais-je pas pensé plus tôt ?

_ Alors c'est ainsi que tu réagis, alors que je me suis inquiété et que j'ai tenté d'être poli ?

_ Je ne veux pas de ta pitié !

_ Ne sois pas si fière, Bella. C'était de la simple courtoisie ! Je fais des efforts, ce que tu n'es visiblement pas capable de faire !

Puis il tourna les talons, me laissant seule, idiote, et en colère. Très, très en colère.

Le trajet du lycée à la maison fut énervant. Ce fut la première fois que la lenteur de ma Chevrolet m'exaspérait, la première fois aussi que je proférais autant d'insanités –et toute seule qui plus est.

En arrivant devant la petite maison blanche de Charlie, je ne prêtai même pas attention aux fenêtres éclairées (il était déjà rentré ?), trop occupée à garer ma voiture comme un pied. Je claquai ma portière, puis celle de l'entrée, ce qui fit vaciller le cadre portant une photo de moi lors de mes 7 ans, à noël.

_ Chérie, c'est toi ?

_ Nan !

_ Bon. D'accord.

Puis, après avoir lancé son sac dans le décor, Bella La Furie se dirigea vers la cuisine. Sous le coup de la colère, je mis un coup de pied dans la porte du petit placard en bois, sous l'évier, puis dans celui d'à côté.

_ AÏÏÏE, imbéciles de placards qui font mal au pied !

_ C'est ainsi que les meubles se défendent, lorsqu'on leurs shoote dedans.

_ J'm'en fiche !

Charlie était en train de m'observer, appuyé dans l'encadrement de la porte les bras croisés. Je me défoulais désormais sur un vieux tiroir qui ne voulait pas se fermer. Tandis que je le poussais violemment, il s'ouvrait lentement, comme pour me narguer.

_ Et toi, crétin de tiroir, pourquoi tu te fermes pas ?

_ Bella euh…pourquoi tu fais ça, au juste ?

_ POUR PASSER MES NERFS !

_ Ecoutes, je veux bien que tu te détendes de ta rude journée mais peut-être pas sur mes meubles de cuisine…

_ Très bien. Alors j'irai dehors !

Mon père dut se plaquer contre le mur pour ne pas se faire écraser par sa fille en sortant. Et courir pour me rattraper dans la cour.

_ Hey, mais où vas-tu comme ça ? Il va…faire nuit.

_ Il est quinze heures !

_ Mais il pleut des trombes !

Ding ! Un point pour Charlie Swan !

Des gouttes de pluie s'engouffraient déjà dans mon Sweat et perlaient le long de ma colonne vertébrale. Je frissonnai.

Je fus contrainte d'aller chercher mon imperméable et mon bonnet en grommelant, passa devant Charlie, et me mis au volant de mon pick-up. Il resta là en me suivant du regard, hébété.

J'avais envie de me rendre à La Push. Sur ces plages infinies de galets et de bois flottés, il n'y aurait aucun tiroir récalcitrant et personne pour me miner le moral.

Je me garai sur une petite plate-forme de goudron humide et fourrai les mains dans mes poches.

Il avait cessé de pleuvoir, mais le vent froid et salé faisait voler me cheveux et hérisser les poils de mes bras.

J'entrepris de descendre, lentement, la petite pente qui menait à la plage puis je me mis à marcher.

J'entendais encore les paroles d'Edward résonner dans ma tête :

« C'est ainsi que tu réagis ? »

« Ne sois pas si fière, Bella »

« Je fais des efforts, ce que tu n'es visiblement pas capable de faire ! »

Crétin ! Crétin de Cullen qui ne se mêle pas de ce qui le regarde !

Je cognai un galet du pied avec assez de force pour soulager mes nerfs. Mais je n'entendis pas sa retombée sur les autres cailloux, non, à la place j'entendis un « Aouch ! ».

A quelques mètres de moi se tenait un jeune indien qui sautillait partout en tenant son pied gauche.

_ Jacob ?

_ Bella ?

_ Tu saignes ? Oh, je suis vraiment, vraiment désolée. Laisse-moi voir…

_ Ce n'est rien…

_ Mais que fais-tu pieds nus ?

Je détaillai Jacob des yeux, il n'était habillé que d'un bermuda et d'un T-shirt.

_ Tu n'as pas froid ?

_ On n'est pas non plus au pôle nord, Bella, badina-t-il.

Je vis la petite entaille de son pied et hoqueta d'horreur.

_ C'est moi qui t'ai fait ça ?

_ Sacré coup de pied, hein ! Tu joues au football ?

_ Sûrement pas…

Il sortit un mouchoir en papier à fleurs rose et épongea la plaie.

_ Es-tu sûr que ça va ?

_ Oui, et je cicatrise très vite en ce moment alors…

Je me confondis encore en excuses et m'étonnait encore de ma force.

_ En tout cas, ajouta-t-il, heureusement que tu n'es pas un Cullen !

_ Quoi ? Pourquoi ?

ARGH ! Je ne veux plus entendre parler de Cullen !

Jacob baissa la tête, comme s'il regrettait ce qu'il venait de dire.

_ C'est que…je ne suis pas censé parler de ça.

_ Ne t'inquiète pas, je ne dirai rien à personne, c'est de la simple curiosité de ma part, le rassurai-je en tâchant d'adopter un sourire encourageant.

Il releva la tête, puis lança de sa voix encore plus voilée que d'ordinaire :

_ Tu aimes les histoires effrayantes ?

_ Bien sûr, m'exclamai-je. Ma fureur c'était quelque peu estompée, remplacée par la curiosité, l'envie d'apprendre ce qui rend les Cullen si mystérieux.

Il se dirigea lentement vers un arbre mort dont les racines pointaient vers le ciel comme les pattes recroquevillées d'une formidable araignée blanche.

Il se percha avec adresse sur l'une d'elles tandis que je m'asseyais sur le tronc, plus bas. Il contempla les pierres puis étira sa bouche en une moue ravie.

_ Tu connais nos vieilles légendes ? commença-t-il. Celles sur nos origines, à nous les Indiens Quileute ?

_ Pas vraiment.

_ Eh bien, disons qu'il existe des tas de mythes, dont certains prétendent que nous descendons des loups, et qu'ils sont nos frères, encore aujourd'hui. On nous interdit d'ailleurs de les tuer. Et puis, ajouta-t-il, il y a les histoires sur les Sang-froid.

_ Les Sang-froid ?

_ Oui, les légendes les concernant sont aussi vieilles que sur les loups. Il y en a même de beaucoup plus récentes. L'une d'elles affirme que mon propre arrière grand-père, Ephraïm Black, a connu des Sang-froid. Tu vois, ils sont les ennemis naturels des loups qui ce sont transformés en hommes, comme nos ancêtres. Ceux que tu appellerais des loups-garous.

_ Les loups-garous ont des prédateurs ?

_ Un seul.

Je le dévisageai avidement, tâchant de dissimuler mon impatience.

_ Bref, reprit-il, les Sang-froid sont nos ennemis traditionnels. Mais la meute de ceux qui sont apparus sur notre territoire du temps de mon arrière-grand-père se disaient civilisés, alors mon aïeul a conclu un traité avec eux. S'ils promettaient de se tenir loin de nos terres, nous ne les dénoncerions pas aux visages pâles.

Il m'adressa un clin d'œil.

_ Comment ça, civilisés ?

_ Ils ont affirmé ne plus chasser les humains. Ils étaient parvenus à se contenter de proies animales.

_ En quoi cela concerne-t-il les Cullen ? Ils sont comme les Sang-froid que ton arrière-grand-père a rencontrés ?

_ Non.

Il s'autorisa une pause théâtrale.

_ Ce sont les mêmes.

Il sourit, ravi de son effet.

_ Ils sont plus nombreux, maintenant. Des jeunes, une femelle et un mâle, ont rejoint le clan mais les autres sont les mêmes. A l'époque de mon aïeul on parlait déjà de leur chef de meute, Carlisle.

_ Mais qui sont-ils ? Qu'est-ce que sont les Sang-froid ?

Il me fit une grimace lugubre.

_ Des buveurs de sang. Ton peuple les appelle vampires.

Je me perdis dans la contemplation du ressac, par crainte de révéler mes émotions.


HAHAAA ! ça y est, on a enfin casé les légendes Quileute ! Comment notre imprévisible Big Bella va-t-elle réagir ? Que penses-tu du chapitre, toi, derrière ton écran ? Dépêches-toi de me le dire en cliquant sur la charmante bulle jaune, et je t'enverrai Robert Pattinson tout nu, livré à domicile. Ou alors je te fais un gros bisou virtuel *comment ça, tu préfererais Robert ?*