Disclamer : ces personnages ne sont pas à moi mais à la célèbre et talentueuse Nitta Youka.
Genre : yaoi évidemment
Merci à tout le monde pour vos reviews, ça me touche de savoir que ma fic vous plaît autant J'espère ne pas vous décevoir !
Bonne lecture !
Disparaître de ta mémoire…
Chapitre 7 : AccalmieLa rencontre avec Nagisa Sawa, le tournage de la série, leur vie commune, la mort de sa mère et la rencontre avec sa famille, leur voyage en Amérique, Carlos et leur mariage, leur retour au Japon et les tournages… Autant de clés pour comprendre une vie. Racontées au fur et à mesure par un Kato ému parfois, dont la voix ne pouvait s'empêcher de trembler dés qu'elle évoquait leur amour.
Rien qu'à l'écouter, Iwaki avait compris à quel point cet homme était amoureux de lui. C'était étrange, lui qui avait toujours pensé autrefois qu'il n'y avait qu'une attirance physique entre les homosexuels, il avait la preuve sous ses yeux qu'il n'en était rien, et qu'un amour profond était capable d'unir deux personnes du même sexe. Un amour qui le dépassait et qu'il comprenait… sans y adhérer pourtant.
Cependant, à écouter Kato, comment son cœur pouvait-il rester aussi insensible ? Iwaki avait beau cherché en lui, essayer de se souvenir ce que leur vie commune avait pu être, ce qui l'avait fait tomber amoureux de Kato… Tout restait flou. Blanc. Comme un mur qui se dresse et qui refuse de tomber, séparant sa vie passée d'avec maintenant.
Et Kato continuait de parler, apparemment loquace. Tiraillé par le besoin de se livrer, de cesser de vivre tout seul avec ces souvenirs.
- Miyasaka a vite compris son erreur… Je pense que dans le fond, il n'était pas méchant mais… il était juste… envoûté. Par toi. Mais c'est normal après tout : qui pourrait résister ?
Ce fut seulement à ce moment-là qu'Iwaki sortit de ses pensées et croisa le regard trouble de Kato posé sur lui. Un regard qui voulait en dire long, mais qu'il se sentait incapable d'affronter pour l'instant. L'amour de Kato était tellement fort, tellement profond, alors que lui… avait l'impression terrible de n'être qu'une coquille vide de tout sentiment.
- Iwaki ?
Il soupira et eut un petit sourire peu convainquant, qui ne rassura pas son compagnon, si bien que Kato reprit, ses épaules se voûtant soudain :
- Tu ne te rappelles de rien n'est-ce pas ?
- Je suis désolé. Quand tu parles de nous, je sais, j'ai l'intime conviction que tu dis la vérité, mais… je suis incapable de m'en souvenir. C'est comme si mon esprit se fermait à mon passé, comme s'il… refusait que je me souvienne.
Kato s'empara soudain de ses mains avec une tendresse incroyable, et surpris par le geste, Iwaki se laissa faire, relevant à nouveau son regard pour croiser le sien. C'était extraordinaire, mais Kato avait sans doute le plus beau regard qu'il ait jamais croisé. Ses yeux ne mentaient pas, et possédaient une force hors du commun.
A tout bien réfléchir, il aurait pu tomber amoureux de lui juste pour son regard… Oui.
- Ne force pas Iwaki. J'imagine combien cela doit être terrible de perdre ainsi toute une partie de sa vie, de se voir dans un film sans se rappeler y avoir joué, de lire des articles sur sa vie sans même savoir de quoi ils parlent… Je ne peux pas me mettre à ta place mais… je veux t'aider. Je veux être là, être celui sur qui compter Iwaki. S'il te plaît…
Comment résister à des yeux pareils ? Par moment, Iwaki ne savait plus trop s'il avait affaire à un enfant ou à un adulte mature. Mais sans doute était-ce la véritable personnalité de Kato, aussi changeante que lunatique… ?
Il eut un petit sourire, non pas pour ses paroles, mais bien pour le regard qu'il lui avait adressé, et laissant sa main dans la sienne, il acquiesça en silence.
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Les journées qui suivirent furent difficiles pour Iwaki. Le récit que lui avait fait Kato l'avait bouleversé et il avait décidé de consacrer tous ses efforts pour retrouver sa mémoire.
Kato le surprit plus d'une fois en train de feuilleter avec nervosité des revues peoples où la photo de leur couple s'étalait à la une, ou même en train de visionner plusieurs vidéos où ils avaient joué ensemble, notamment celle de Fuyu no Sémi. A en voir ses sourcils froncés et son air concentré, on devinait qu'il puisait dans le moindre de ses souvenirs pour essayer d'en sortir quelque chose, qu'il se forçait avec assiduité à faire travailler sa mémoire, sans grand résultat.
Et plus le temps passait, plus Iwaki commençait à se poser des questions sur son amnésie.
Et si jamais il ne retrouvait jamais ses souvenirs ? S'il n'arrivait pas à se souvenir de son amour pour Kato ?
Devrait-il partir ? Quitter ces lambeaux de vie qu'il essayait de raccommoder pour en recommencer une nouvelle ?
Tout lui criait à la figure qu'il était censé aimer Kato mais… quand notre esprit lui-même refusait en bloc cette idée, comment pouvait-on vivre dans ce déchirement permanent ?
Ces perpétuelles questions et ses recherches sur son passé oublié finirent par le fatiguer à tel point qu'un soir, il s'endormit sur le canapé devant un nouveau visionnage de Fuyu no Sémi.
Kato le surprit ainsi et sourit tristement : les efforts d'Iwaki le touchaient mais devant le peu de résultats, il se demandait si la véritable solution était bien là.
Il s'approcha et s'assit à côté de lui, levant doucement sa main pour relever une mèche noire qui tombait sur le front de son compagnon. Ce simple geste fit légèrement sursauter Iwaki et il ouvrit difficilement les yeux, posant un regard fatigué sur Kato.
- Kato…
- Tu devrais aller te coucher Iwaki. Tu es épuisé.
Iwaki soupira et son regard tomba sur le film qui continuait de passer à la télévision. On approchait de la fin et son personnage, étendu dans la neige, était déjà rejoint par celui de Kato. Ses pleurs étaient criants de vérité, même s'il s'agissait d'un film, et ils retournèrent Iwaki, une fois de plus. Ce passage avait le don de l'émouvoir au-delà de l'imaginable. C'était à peine croyable…
Et chaque fois qu'il le voyait, il repensait au visage réjoui de Kato lorsqu'il s'était réveillé dans cet hôpital, après son coma. Un visage qui reflétait un bonheur sans pareille. Le bonheur de savoir qu'Iwaki était vivant… Qu'il était de retour parmi eux.
Mais tout comme son personnage dans Fuyu no Sémi, Iwaki n'était revenu que pour mieux repartir, s'éloigner de Kato. Son amnésie avait dressé une barrière entre eux qu'il n'arrivait plus à franchir.
Cela lui donnait tellement envie de hurler de découragement parfois. Mais il retenait les cris et continuait de travailler sa mémoire, sans aucun résultat.
- Keiichirô a abandonné trop vite. Je ne veux pas faire comme lui.
Kato eut un petit sourire : Iwaki avait beaucoup changé depuis son retour de l'hôpital, et il n'avait cessé de bénir son père qui avait accepté qu'il vienne vivre chez eux. Il le retrouvait petit à petit, même s'il restait encore beaucoup de chemin à faire.
- Je sais que tu n'abandonneras pas Iwaki. Tu es bien trop têtu pour cela.
Son compagnon sourit et eut un petit rire léger qui leur fit du bien à tous deux.
- Dois-je prendre cela pour un compliment ?
Ayant l'impression d'avoir replongé dans leur ancienne complicité, Kato n'eut pas le cœur de retenir ce petit geste qui le démangeait depuis trop longtemps : il se pencha légèrement et vint déposer un baiser sur la tempe d'Iwaki, avant de murmurer :
- Je serais incapable de te faire une critique Iwaki.
Surpris, l'acteur en rougit légèrement et son regard se baissa vers ses mains, si sage sur ses jambes, mais qui commençaient à s'agiter de petits tics nerveux, signe de son embarras. Cependant, ce n'était pas comme d'habitude. Ce n'était pas une gêne de rejet qu'il ressentait mais… plutôt une sorte de timidité étrange qui réchauffait son cœur tout entier, si bien qu'à son tour, il se laissa aller… et glissa sur le canapé, venant déposer sa tête sur l'épaule de Kato.
- Tais-toi.
Kato sourit de plus belle et resserra ses bras autour de son cher compagnon, heureux comme jamais de ce petit moment d'intimité. Iwaki ne le rejetait pas, à sa grande surprise, et il prolongea l'instant le plus longtemps possible, avant de déclarer doucement :
- Ton frère a appelé… Il passera demain.
- D'accord.
Bizarrement, Iwaki était moins tendu qu'auparavant sur la question de sa famille, mais c'était peut-être mieux. Il fallait croire que cette épreuve les avait un peu rapproché.
- Et Shimizu m'a demandé quand tu penserais être prêt pour reprendre le tournage.
- Le plus vite possible. J'ai besoin de bouger un peu.
- D'accord, je lui dirai. Elle sera ravie.
Ils sourirent tous les deux, mais malgré l'ambiance, Kato hésita longtemps avant de promener sa main sur le bras de son compagnon dans un geste tendre. Et quand il le fit enfin, la respiration d'Iwaki, calme et régulière, lui indiqua qu'il venait de s'endormir contre lui.
Il se releva et doucement, le prit dans ses bras pour le mener dans leur chambre… Il n'en pouvait plus de dormir sans la chaleur réconfortante d'Iwaki à ses côtés… Et tant pis s'il devait subir ses remontrances le lendemain matin.
A suivre…
