Disclaimer : Au sein de cette histoire, je manipule les personnages et l'univers de Twilight qui appartiennent à qui de droit.

Rated : relativement tout public

Note : Et voilà le dernier chapitre ! Déjà ! Ca a été rapide, c'est vraiment une petite histoire. Vous pouvez venir me retrouver sur la page FB « Les petits textes et autres défis de Diri » !

Chapitre 6 :

Elle observait le chasseur dans le ciel. Quelques étoiles qui dessinaient des figures abstraites. La ceinture d'Orion était simple à repérer, mais elle aimait ce groupe d'étoiles. Avec des yeux humains, elle aurait eu bien des difficultés à voir toutes ces étoiles, avec ses nouveaux sens, c'était un jeu d'enfant.

Sa tête reposait sur l'épaule d'Alistair. Ils étaient couchés, entre deux arbres et regardaient le ciel en silence. Ils pouvaient passer des heures à faire cela. Ce n'était presque rien et pourtant, c'était tout. Parfois, ils étaient d'humeur bavardes et échangeaient leurs impressions ou débattaient avec passion. La couleur des étoiles occupait une grande partie de leurs temps de débat. Par moment, Bella voulait juste l'entendre parler. Il prenait l'habitude, peu à peu, de ces instants de monologue où sa voix résonnait dans l'air. Orion était alors le sujet, plus précisément, le chasseur. Il racontait des anecdotes d'un autre âge.

Il était intarissable lorsqu'il parlait des faucons et de cette relation privilégiée qu'il avait eu avec certains d'entre eux, autre fois. Depuis qu'il était un vampire, les animaux le fuyaient. A présent, il ne pouvait plus que les observer de très loin. C'était comme un lot de consolation, bien triste et frustrant. Il en parlait toujours avec cette tristesse dans la voix. Il avait été l'un des meilleurs chasseurs. Aujourd'hui, il était un vampire, un traqueur fuyant devant l'ennemi pour éviter le combat. Une partie de lui-même lui criait qu'il devrait en avoir honte et une autre partie se demander quelle honte il y avait à fuir la guerre ? Il ne voulait juste pas être mêlé à eux.

Bella était peu à peu arrivée à un tout autre statut à ses yeux. Il embrassa ses cheveux avec tendresse. Elle gardait le silence et se perdait dans la contemplation. Son manque d'activité était un choix. Elle restait immobile à recevoir ses marques d'affection.

Ils avaient passé longtemps à fuir avant que cela ne se produise. Il lui avait appris à chasser, à bouger à se maîtriser et puis un jour … Elle avait caressé sa joue et embrassé sa mâchoire avant de lui sourire tendrement.

- Me hais-tu ?

- Non.

- Pourtant tu hais tout le monde.

- Oui.

Elle s'en était contentée et l'avait embrassé. Ce n'était pas grand-chose, mais l'aveu n'était pas vide de sens pour un tel vampire, tant habitué à la solitude. Un jour, il avait fini par l'entendre chuchoter « Je t'aime » et il était resté silencieux, comme s'il ne l'avait pas comprise. Elle ne s'était pas vexée. Elle n'avait rien dit, elle avait juste continué de l'aimer et de vivre au jour le jour à ses côtés.

Ce n'était pas une passion dévorante, qui vous fait vous jeter à corps perdu dans les bras de l'autre, c'était déjà ce genre de passion où un regard suffit pour retourner votre monde. Il n'avait pas besoin de lui faire l'amour ou de la couvrir de bijou pour lui montrer qu'il l'aimait. Elle n'avait pas non plus besoin de le lui prouver.

- Orion est resplendissant ce soir.

- Oui, dans cette partie-là du monde, il a tendance à l'être. D'ailleurs, maintenant que j'y pense tu as déjà vu des aurores boréales ?

- Juste en photo.

Il la regarda troublé, un moment, avant de ce souvenir de ce qu'était un appareil photo. Tout ce qu'il avait appris des êtres humains était très utilitaire. Téléphone, paiement, voiture, … Ascenseur, plus rarement, escalator et autre porte électrique même si ça tenait plus du manque de réaction que de l'habitude pour lui.

- Et si on achetait un appareil photo. Du genre énorme, avec pleins de bouts qui peuvent se détacher et des sacoches encore plus grandes.

- Pourquoi faire ?

- Pour voir autrement !

- Pourquoi pas.

Une direction, des envies, c'était peut-être leur première erreur depuis toutes ces décennies qui s'étaient écoulées. Bella avait perdu ses parents, partis de vieillesse et elle avait eu le temps de s'en remettre. Plus rien ne la rattachait au moment présent et parfois, ils se prenaient à oublier qu'ils étaient peut-être encore traqués. Ils auraient pu contacter Carlisle pour avoir des nouvelles de la traque de Victoria, mais ils n'osaient pas, de peur de se rapprocher d'un autre poursuivant, d'un autre genre. Bien-sûr le don d'Alistair montrait clairement que Victoria n'était plus … Mais qui savait à qui avait-elle pu s'allier ? On ne vit pas aussi vieux que ce qu'elle avait vécu sans quelques cartes dans sa manche.

Comme à leur habitude, ils évitèrent de répondre directement à leurs souhaits, ils préférèrent continuer de marcher au hasard des chemins, jusqu'à ce qu'un jour de chasse, ils se retrouvent pas hasard devant l'objet de leurs désirs. C'était une technique fiable pour éviter les visions d'Alice ou en tout cas, ça avait été fiable durant un long moment.

Les jours qui suivirent furent ponctués de photo et de minuscules souhaits : et si je prenais une photo depuis le haut de cet arbre ? Et si l'on montait ce col pour photographier les glaces ? Et si …

Un jour, ils furent dans une contrée glacée où soufflait un vent terrible qui balayait chaque odeur. Bella riait et dansait contre ce courant. Alistair souriait devant cette joie toute neuve. Elle était enfantine, joyeuse, riante, … Elle avait mis longtemps à ne plus être dépressive et à ne plus voir leurs vies de fuite perpétuelle comme un nouveau carcan. Ils ne se disaient pas « nous ne pouvons pas rester », mais « ailleurs à l'air intéressant ».

Tout allait bien, elle souriait, il riait, il l'embrassa et lui chuchota son amour. Elle se retourna dans ses bras, lui rendit son baiser puis ils se figèrent. A quel moment avaient-ils fait une erreur ? Quelle était l'imprudence qui les avait conduits là, face à Edward ?

Il était rapide, trop pour fuir face à lui, surtout dans cet environnement trop plat pour se dissimuler. Il avait l'habitude de se battre, même s'il n'était pas un guerrier à proprement parler, ni un militaire. Jasper avait formé Edward comme il avait formé chaque membre de leur clan.

- Libère-la !

Alistair l'observa surpris et Bella fit un pas en arrière. Elle envisageait de partir en courant mais il n'y avait vraiment pas le moindre endroit où se dissimuler. Elle finit par accepter l'idée qu'elle devrait lui faire face. Elle se redressa, fièrement, car elle n'éprouvait pas de honte.

- Je suis libre. Il ne me retient pas prisonnier.

- Alors viens avec moi.

- Non, je n'en ai pas envie.

Elle vit la rage qui déformait ses traits et comprit que ce n'était pas une supplique. Il ne le lui demandait pas. Il avait décidé que sa place était auprès de lui et refusait toute autre alternative.

- Tu disais vouloir le meilleur pour moi.

- C'est le cas !

- Je suis avec Alistair. C'est le mieux qui puisse m'arriver.

Il ricana sèchement et lui demanda, comme il l'avait fait à l'époque, ce que ce vampire avait bien pu lui dire. Ne se rendait-elle pas compte qu'il la forçait à manger des gens, des personnes, des êtres humains ? Ne voyait-elle pas qu'ils étaient pris dans une immense cavale qui n'en finissait plus ? Elle ne pouvait être heureuse, ce n'était qu'un mensonge !

Si seulement il avait accès à ses pensées, il aurait pu découvrir quels mensonges il lui avait susurré pour qu'elle recule à sa vue. Il fouilla la tête d'Alistair et n'y trouva que ce qu'il connaissait déjà.

- Alistair n'est pas le mieux qui puisse t'arriver Bella. Ta famille t'attend. Je t'attends.

- Tu te penses meilleur que lui ?

- Regarde-le. Il suinte la peur. Il ne fait que fuir. Comment pourrait-il te combler ?

Alistair fit une grimace douloureuse mais ne répondit rien. Il ne voulait pas se battre. Il ne voulait pas l'affronter. Il ne voulait pas affronter le fils de son ami. Il cherchait une solution pour sortir de cette situation impossible. Une situation … pacifique. Il avait beau haïr tout le monde, il ne faisait pas dans l'épuration. Edward darda son regard d'or sur lui et lui jeta à la figure tout le mépris qu'il avait pour lui.

- Il m'aime. Oh, Alistair, tu n'es pas parfait, soyons d'accord.

Les amants échangèrent un sourire complice. Reconnaitre les défauts d'un autre n'était pas un manque d'amour, seulement une capacité à la lucidité. Oui, Alistair était capable de faire le tour du monde pour éviter de s'approcher, même vaguement, d'un danger. Seulement, alors qu'elle était humaine et qu'elle pouvait accepter qu'il l'abandonne, il était rentré dans un cul de sac avec elle, pour la protéger. Il avait fait son choix … Il avait tout tenté pour elle.

- Il t'aime ? Il ne sait pas ce que c'est l'amour ! Maintenant, tu viens avec moi. Il faut que tu ouvres les yeux.

Il s'élança et referma sa main sur son avant-bras, pour la trainer derrière lui. Si c'était nécessaire, il la trainerait avec lui. Il la forcerait à se rendre compte qu'elle était sous une mauvaise influence ! Il n'aurait jamais dû la laisser partir avec lui, alors qu'elle était encore humaine. Il n'aurait jamais dû l'abandonner, en espérant que Victoria ne se venge pas sur elle … Il avait fait des erreurs et il l'avait payé durant des années, des siècles, alors qu'Alistair la maintenait loin de lui. Maintenant, il la tenait et il n'accepterait pas de laisser passer sa chance. Il devait la sauver ! Peut-être qu'il devrait la sauver d'elle-même. Il était prêt à le faire, prêt à la brusquer, … prêt à se faire haïr par elle. Il n'accepterait jamais de l'abandonner à un tel sort.

- Lâche-moi !

- Non, tu viens avec moi.

- Je ne veux pas ! Lâche-moi !

Une main d'homme se posa sur le bras d'Edward et dans la seconde, un autre bras s'enroula autour de son cou alors que des genoux claquaient dans son dos. Alistair serait sa gorge et l'immobilisait. Il pouvait lui arracher la tête s'il le désirait.

- Pour survivre, il faut savoir choisir ses combats. Tu l'as dit, je ne suis pas bagarreur. J'évite les conflits. Penses-tu que je n'ai pas la force de t'arracher la tête pour autant ?

Il parlait d'une voix douce qu'Edward ne lui connaissait pas et dans ses pensées défilait des actes de chasseur. Il n'était pas une proie, il était un prédateur. Il savait mettre à mort. Il n'avait aucune difficulté à faire cela. Il pourrait tuer l'un des enfants de Carlisle si il n'avait pas le choix, mais quand à choisir, il aurait préféré fuir.

- Edward, tu me lâches, maintenant !

Bella n'avait vraiment pas envie de voir Alistair tuer Edward, car cela leur ferait du mal à tous les deux. A tous les trois. Ils ne voulaient aucun mal au clan Cullen, ils voulaient juste … la paix, la tranquillité, la possibilité de voir des ciels différents chaque soir. Etait-ce vraiment une utopie ? Un rêve idéaliste et impossible à atteindre ? Edward voulait le leur faire croire … et eux défendaient le point de vue contraire.

Au loin, dans la neige, le profil d'un clan se dessinait. Les Cullen arrivaient. Soutiendraient-ils Edward et sa possessivité ou bien venaient-ils pour l'arrêter ? Ils avaient une responsabilité dans ce comportement, ils lui avaient permis de les traquer toutes ces années. Alistair aurait préféré qu'ils n'interviennent pas. L'idée de décevoir Carlisle lui était simplement insupportable. Il aurait aimé fuir, mais Edward avait toujours sa main fermement arrimé au bras de celle qu'il aimait. Il ne l'abandonnerait pas. Il ne l'avait pas abandonné quand elle était humaine, il ne l'abandonnerait pas aujourd'hui non plus.

- Lâche-moi !

Bella paniqua, elle ne voulait pas voir tous les Cullen juger ses choix et l'emmener de force. Elle ne voulait pas aller avec eux. Elle frappa le bras qui la tenait tout en feulant sa rage.

- Tu n'as aucun droit sur moi espèce d'égoïste !

Elle se tourna vers Carlisle et hurla qu'elle ne voulait pas aller avec eux, qu'ils n'avaient pas le droit de lui faire ça, que c'était injuste et cruel. Alistair maintenait sa prise mortelle, observant les Cullen en gardant cette menace tout à fait explicite. Il serait prêt à se battre pour elle. Il serait prêt à mourir.

Carlisle avança en lenteur, pour essayer de ne pas provoquer de réaction violente. Il n'était pas venu pour se battre, ni pour provoquer des combats. Il n'aurait jamais cru assister à une telle scène. Depuis tout le temps qu'il connaissait Alistair … C'était un homme qui réfléchissait, qui philosophait, … C'était un ermite d'un autre temps. Il ne se battait pas, à moins qu'il soit suffisamment acculé pour qu'il doive défendre son intégrité physique, ce qui n'était arrivé qu'une fois à sa connaissance. Aujourd'hui, il avait trouvé une personne à qui il s'était suffisamment attaché pour décider de se battre. Et c'était son fils, son poète de fils, l'ennemi.

- Edward lâche Bella. Tu lui fais mal. Il faut que nous discutions. Alistair ?

- Vous ne forcerez pas Bella à vous suivre ? Vous ne la blesserez pas ?

- Non. Ne t'inquiètes pas. Nous sommes venus pour éviter que des drames aient lieu.

Edward finit par la lâcher et Bella récupéra son bras. Elle le massa, machinalement car elle n'avait pas besoin de faire repartir la circulation dans son membre. Immédiatement, Alistair se dégagea et se mit devant elle, pour la protéger de leur agresseur. Il ne pouvait pas la protéger de tout le clan, mais si Carlisle avait annoncé qu'ils étaient là pour éviter les drames, il le croyait. Il ne les attaquerait pas et il ferait tout pour qu'aucun affrontement n'ait lieu.

- Nous sommes heureux de vous revoir, même si nous aurions aimé que les circonstances soient plus heureuses.

Ces mots c'était Esmée qui les avait prononcés d'une voix douloureuse alors que ses yeux, posé sur Edward, criaient du reproche. Alistair nota avec soulagement que le dieu de la guerre dont il avait appris à craindre les légendes se tenaient en retrait et à distance égal entre lui et Edward. Il tentait d'afficher un air neutre pour bien montrer qu'il ne prenait pas de parti.

Rosalie, elle, se tenait près d'eux et faisait face à Edward. Bella la regardait l'air mal-à-l'aise et la vampire prononça quelques mots pour la rassurer. Elle était venue pour la soutenir dans son choix, quel qu'il soit et pour lui assurer que si elle désirait revenir avec eux, elle lui ferait un bon accueil. Elle n'avait pas de rancune envers elle. Bella hocha la tête et pris la main d'Alistair tout en disant d'une voix haute et ferme qu'elle ne reconnaissait pas :

- Je ne veux pas rejoindre le Clan Cullen.

- Très bien ! Nos cousins t'accueilleront ! Tu ne restes pas avec ce type., cracha Edward.

Edward se sentait blessé de se faire ainsi rejeté par sa famille, mais quelques part également soulagé qu'ils soient venus. Quand il avait senti les mains d'Alistair sur lui, il avait vu la mort arriver. Il était persuadé qu'il ne se battrait pas pour Bella. Ce n'était après tout qu'un pleutre. Et pourtant, il l'avait attaqué. Si ça ne changeait absolument rien quant à son avis : cet homme était un manipulateur, qui la retenait prisonnière avec des mensonges et qui abusait d'elle … cela changeait néanmoins sa perception des choses. Il allait devoir se battre pour pouvoir la libérer.

- Ce type est l'homme que j'aime. Tu n'as pas le droit de me juger ou de juger de mes choix. Je te l'ai dit, je resterai avec lui. Tu ne m'enfermeras pas dans le clan de ton choix !

- Tu ne vois pas qu'il …

- Je ne t'appartiens pas ! Je n'appartiens à aucun d'entre vous. Je fais mes choix. Alistair m'a déjà proposé de vous rejoindre. Il m'a proposé la mort. Il m'a proposé la transformation. C'est moi qui lui ait demandé de rester avec lui, car j'aime cette vie en sa compagnie.

Alice fit face à Edward en avançant à pas lent et mesuré. Sur ses talons, Jasper bougeait au même rythme. Il tourna le dos sans crainte, à Alistair, se positionnant enfin dans le duel qui avait lieu en cet instant. Edward se sentit un peu trahi et quand Alice commença à parler ce fut la douche froide.

- Cela fait des années que je te cache mes visions. J'arrive à les voir, clairement. Ils sont heureux et tout ce que tu pourrais faire pour aider Bella, c'est de la laisser à son bonheur. Tu vas tout détruire si tu continues. Tu détruiras notre clan, notre famille, … et tu mourras. Je m'interposerai toujours entre toi et elle. Je refuse que tu lui fasses du mal. Bella, je sais que je suis partie, comme eux, mais j'ai cru bien faire et je t'ai toujours considéré comme ma sœur. J'ai tout fait pour te protéger. Je suis désolée qu'il ait surpris une de mes visions …

- Tu te trompes Alice. Il lui est néfaste., cracha Edward, désespéré.

- Si tu prends ce chemin … Je mourrais.

Il fit un pas en avant, comme pour la défier et Jasper bondit. Il ne prit pas le moindre risque pour sa compagne, d'une voix douceâtre et colérique, il demanda au vampire qu'il venait de plaquer au sol s'il était réellement en train de menacer Alice, car il ne l'accepterait pas. S'il devait y avoir un tas de cendre, ce serait les siennes.

Carlisle s'accroupit à leur hauteur et expliqua au garçon qu'il avait rendu immortel que parfois, la meilleure chose à faire pour quelqu'un était de disparaitre. Il pourrait peut-être la côtoyer, un jour, mais en attendant, il devait accepter son bonheur.

- Elle est heureuse Edward. Dans chacune de mes visions, Bella est heureuse.

- Je suis avec l'homme que j'aime. Nous allons partir. Edward, si tu reposes la main sur moi, je te tuerais.

Elle avait prononcé ces mots d'un ton las et Carlisle avait seulement acquiescé. Rosalie lui tendit un sac, contenant de quoi les appeler et leurs numéros tout en lui disant qu'elle espérait qu'ils puissent faire partie de cette famille un jour, même si c'était de loin, à l'instar de Peter et Charlotte qui gravitaient dans leurs univers.

Les amants partirent, sourd aux hurlements du vampire qui finirait par se résoudre tôt ou tard … Quelques minutes plus tard, sur le lieu de l'affrontement, les flocons tombaient avec grâce et douceur. Le vent les faisaient s'envoler et tournoyaient un instant, comme pour avoir le plaisir de les voir tombaient de nouveau … lentement, comme s'ils étaient retenus en suspension dans les airs.

Le calme était revenu et en cet endroit inhabité, la paix existait. Loin, vers l'Est, le fracas des armes résonnaient. A l'Ouest, la terre était encore gorgée de sang et l'air était lourd, comme rempli par trop d'horreur. Plus bas, vers le Sud, les épaules étaient voûtées par la fatigue et accablaient par l'horreur. Le monde était ainsi. La paix ne durait pas. Jamais. Les deux vampires amoureux avaient repris leur course éternelle, parfaitement conscient de cela. Pour toujours et à jamais.

FIN

Note de fin : Fini ! J'espère que ça vous a plu ! Un petit commentaire ? :)