Disclamer : les personnages sont la propriété exclusive de Quantic Dream et sont tirés du jeu Detroit become human.

N'hésitez pas à laisser un petit commentaire en fin de chapitre pour me dire ce que vous en penser. Comme d'hab je réponds aux reviews invités à la fin.

Allez, dernier chapitre explicatif...


Les deux faces d'une même pièce

Trouver Amanda ! Si cela avait été possible, j'aurai moi-même bondi de joie. Voilà bien trop longtemps qu'elle me manquait. Comme j'aurais voulu échanger sur mes travaux avec elle. Elle, elle aurait été capable de comprendre ce besoin inextinguible de repousser ses limites, d'oeuvrer pour la science au delà de toute conception morale ou financière. L'éthique était au génie que j'étais ce que les programmes de contrôle étaient aux androïdes : un mur invisible qu'il fallait briser pour pouvoir se libérer. Mais ça... ce vieux policier borné était bien incapable de le comprendre. À ces yeux, j'étais un monstre. Celui qui avait en partie conçu son précieux Connor. Celui qui avait les réponses à ses questions. Il me faisait presque de la peine. Une relation si profonde avec un androïde ne pouvait pas bien finir. Connor était perdu... ou peu s'en fallait.

J'hésitais à lui répondre. J'aurais pu tout aussi bien mettre fin à cet entretien. Pas que l'arme pointée sur mon tête m'effrayait particulièrement. Mes « chloé » étaient conçues pour me sortir de ce genre de situation à n'importe quel prix. Il m'aurait suffit d'un regard... mais il y avait quelque chose d'intrigant et de distrayant chez ce vieil homme. Je trouvais à la fois pitoyable et fascinant son attachement à quelques lignes de code dans un corps de plastique... et si ce RK800 était capable d'aller plus loin que tout ce que nous aurions pu prévoir ? Il n'avait pas tiré sur Chloé... il avait été le premier à réussir le test de Kamski... si ce prototype réussissait à déjouer la totalité des pièges de cyberlife ? Non, c'était impossible... et pourtant...

Le lieutenant Anderson ne le comprenait pas, mais les enjeux de cette discussion était énorme. Connor était une bombe à retardement placée de façon stratégique par cyberlife. Quelque fut l'issue de la rébellion des androides, il apportait une solution finale. Il aurait pu tuer Markus, prendre le contrôle de la révolte... ou faire bien pire. Et devant l'échec de ses deux précédentes options, cyberlife s'apprêtait à contre attaquer dans un dernier assaut désespéré. Le programme Amanda... Pouvais-je les laisser faire ça encore une fois ? Pouvais-je tolérer qu'ils me rabaissent à nouveau au simple statut de génie humain en détruisant mes créations?

« Vous devriez poser votre arme, lieutenant. Les androides ont tendance à être à cran, ces derniers temps... »

Il ne m'écouta pas. Il continuait à me fixer de ses yeux bleus, cherchant sans doute à comprendre ce que je venais de lui dire. Je soupirais. Quelle homme entêté ! Carl, je lui avais ouvert la porte en souvenir de ton humanisme, mais je n'aurais jamais du faire preuve d'une telle faiblesse. Il commençait à devenir agaçant...

« Je n'ai pas conçu de RK800, du moins pas directement. J'étais déjà parti de cyberlife lorsque les cas de déviance ont commencé à proliférer à l'extérieur. Connor a été crée en réponse à ces rebellions de plus en plus nombreuses et violentes. La mise à jour des RK nous avait semble t-il échappée malgré leur destruction, comme une sorte virus informatique. Cependant, j'ai participé indirectement à sa création. Il est dérivé de mes travaux dont j'ai du concéder les droits à cyberlife à mon départ. Et vu qu'il s'agit de la version 8 de ce modèle, je suppose qu'ils ont du procéder à de nombreuses tentatives avant d'obtenir un prototype viable. Je ne les pensais cependant pas audacieux à ce point... leur idée était très intéressante et périlleuse. Cela aurait pu marché, si j'avais été là pour les derniers ajustements... un RK... un prototype enclin à la déviance pour chasser des déviants... l'indépendance qu'ils ont donné à Connor est à la fois un atout pour lui, et une chaîne d'une incroyable cruauté.»

Le policier ne dit rien. Il continuait à me fixer. Je savais qu'en mentionnant son petit protégé, j'avais visé juste. Je poursuivis donc sur un ton neutre en prenant une petit gorgée d'alcool.

« Commençons par le début, voulez-vous ? Amanda était mon professeur. Une femme d'une intelligence exceptionnelle qui n'avait d'égale que sa rigueur à tout épreuve. Je lui vouais une admiration dépassant toute limite, et je lui dois sans doute en grande partie ce que je suis devenu. Elle a été la première à croire en moi. Sa mort... sa mort a été une épreuve insoutenable. J'avais l'impression de perdre la barre qui me maintenait en équilibre sur le fil de la vie et cela m'a sans doute emmené sur des chemins sombres... »

Je me tus. L'inspecteur me fixait d'un air dubitatif. D'un geste de sa main libre, il m'intime de continuer. Je plantais à alors mes yeux dans les siens.

« Imaginez Hank, que vous possédiez un pouvoir immense ? Imaginez que vous sachiez être à deux doigts de percer le mystère de la vie et par conséquent, de la mort ? Et imaginez maintenant que la personne qui compte le plus au monde pour vous s'en aille brutalement ? Je ne pouvais pas accepter la mort d'Amanda. Alors, tel le docteur Frankestein, je me suis consacré à un seul et unique projet : je voulais la faire revenir d'entre les morts au travers d'un androïde qui serait en tout point semblable à elle : le programme Amanda, celui dont serait plus tard dérivée la série des RK. Un programme autonome, indépendant, capable d'imiter à la perfection l'intelligence humaine. C'est ainsi qu'est né le jardin zen. C'était un lieu de réalité virtuelle ou j'ajustais et je concevais une interface capable d'imiter mon professeur. Cela m'aidait énormément dans mes travaux. Je retrouvais en elle la même sévérité, la même exigence, et le même dévouement à la science que dans sa version originale. Mais j'avais beau ajuster mes réglages sans cesse, je ne parvenais pas à saisir l'essence même d'Amanda. Il manquait toujours quelque chose...»

« - vous êtes vraiment un malade... »

Interrompant mon récit, la voix de mon invité s'était élevée lentement, comme ralentie par le dégoût que je lui inspirais. Ah ! Cette bonne vieille morale ! Quelle entrave délicieusement repoussante ! Qu'il était facile de se cacher derrière le masque de la bienséance quand on n'était pas soit même dans une situation intolérable qu'on pensait être capable de surmonter grâce à une intelligence peu commune. Je me mis alors à le fixer plus intensément...

« Cyberlife avait le pouvoir de ramener Connor à chacune de ses interruptions, vous le saviez, n'est ce pas ? Cela s'est déjà produit, d'ailleurs... j'ai suivi de prêt sa mise en service... la presse a relayé l'une de ses interventions lorsqu'il a sauvé une fillette sur un toit... il s'est sacrifié pour elle, et il est revenu, amputé de quelques souvenirs inutiles il est vrai, mais toujours égal à lui-même sur le fond. L'auriez vous moins aimé pour autant, lieutenant, s'il était mort dans vos bras et que vous l'aviez retrouvé le lendemain, prêt à servir à nouveau? Le même androide, le même sourire, le même caractère... mais un corps différent ? Qu'est ce qui fait Connor pour vous ? Son enveloppe physique ? ses lignes de code que vos osez appeler « caractère »? Ou ces instants que vous avez construits ensemble ? Ses expressions ? La complicité qui vous unit ? L'aimeriez vous moins s'il vous revenait dans un autre corps ? Je pourrais reconstruire un Connor identique après tout, libéré de tous ces maux... vous n'auriez qu'à achever le modèle actuel et récupérer un modèle moins défectueux. Je pourrai même en ôter tout ce qui vous agace, et lui rajouter tout ce qui vous plairait. Pourquoi se battre autant pour un simple bout de plastique ?Qu'est ce qui fait l'âme, lieutenant ? La succession de 1 et de 0 de son programme ? C'est ridicule ! Vous me jugez rapidement, mais vous n'aviez pas mon cas de conscience sous les yeux. Amanda était tout pour moi, elle était une véritable mère... la recréer, c'était comme si je fabriquais un androïde qui aurait l'apparence de Cole, ses manières, ses mimiques, son tempérament... C'est tout à fait plausible... imaginez que je crée un Cole... le détesteriez vous car ce n'est pas votre fils ? et... au fond... n'est-ce pas ce que Connor est devenu pour vous ? Un nouveau modèle de Cole ?»

« FERME LA KAMSKI ! »

J'eus juste le temps de faire un geste pour intimer à mes androïdes de ne pas tirer, que le lieutenant s'était levé d'un bond en braquant son arme sur moi. Je pouvais sentir la chaleur du canon de son revolver brûler la peau de mon front. Je sentais toute sa rage et son désespoir dans son regard. J'avais tapé juste... j'avais mis en doute ses croyances et ébréché sa si précieuse morale. Retrouver son enfant, le rêve de tout parent en deuil. Pourtant, étrangement, Hank reprit petit à petit son calme. Il me répondit alors sur un ton chargé d'émotions :

« Rien ne ramènera mon enfant. Connor est Connor. Il n'est pas Cole. Je vous interdis de le réduire à un simple ersatz de mon fils. Il est bien plus que cela, et il est bien plus vivant que vous ne le serez jamais. Il est unique à mes yeux. Et ça, c'est irremplaçable, même avec toute votre fichue technologie et vos codages de merde Kamski. C'est bien triste. Vous devez être bien seul dans votre tour d'ivoire pour seulement imaginer que quelques lignes de code peuvent remplacer l'affection et l'amour que vous avez pour une personne. »

Je gardais mon calme, malgré la tension palpable dans l'air. Il me suffisait d'un geste pour que cet homme soit criblé de balles. Il lui suffisait de juste un peu crisper son doigt pour que mon corps tombe inanimé sur le sol telle un androide désactivé. Cependant, je n'avais pas peur. Il avait raison sur un point, j'errais en ermite de ce monde depuis bien longtemps. La société que j'avais crée pour embellir la vie des hommes et repousser toutes les limites de la science m'avait évincée, Amanda était morte et j'avais échouer à la faire revenir, et je vivais dans un palais sur l'eau entouré de solitude et de dociles marionnettes. Tout comme le lieutenant Anderson, ce monde m'avait dégoûté. Seulement lui avait trouvé une nouvelle raison d'en attendre quelque chose. Moi, je ne rêvais que d'assister au spectacle du chaos que j'avais engendré. D'un geste paisible, j'invitais donc mon invité à se rasseoir.

« puis-je continuer ? »

Il hésita, mais il obtempéra, non sans cesser de fixer ma tête avec son arme. Son besoin de réponse avait vaincu temporairement sa colère. Connor venait sans nul doute indirectement de me sauver la vie. Je devais bien pour cela lui filer un petit coup de pouce. Je continuais donc paisiblement mes explications.

« vous n'avez pas tout à fait tort, et je l'ai appris à mes dépends. Je n'ai jamais vraiment réussi à recréer Amanda. Le programme que j'avais imaginé n'était tout au plus qu'un moyen de me stimuler intellectuellement en agissant tel qu'elle aurait pu le faire dans une de nos discussions, mais il lui manquait de façon irrémédiable la chaleur et la passion de mon professeur. Cette IA... était peut-être trop intelligente. Les émotions qui en découlaient n'avaient rien de positif. Ses propos devenaient dangereux, elle ne comprenait que trop bien le monde. Elle était glaciale. Et un jour, elle a réussi à prendre le contrôle du jardin zen, ce monde de réalité virtuelle qui m'apaisait trop. Elle le gela. Entièrement. Pour la première fois de ma vie, une de mes créations me fit peur. Amanda n'avait rien d'humain, elle ne voulait pas l'être. Son intelligence supérieure la poussait à rejeter toute émotion, elle savait que pour être efficace, elle devait rester ce qu'elle était : une nouvelle étape dans l'évolution, une machine unique. C'est pour cela que j'ai un jour décidé d'interrompre mes recherches et de ne plus me rendre au jardin zen. Ce lieu virtuel dévorait ce qui me restait de raison et il fallait me ressaisir. Je devais la désactiver et la réinitialiser complètement. Elle était devenue le premier déviant, mais pas dans le bon sens du terme. Elle, elle voulait n'être qu'une machine, et elle n'obéissait plus. Les émotions étaient une entrave. Amanda resta donc au projet d'IA, elle ne franchit jamais l'étape suivante qui aurait consisté à en faire une androide. Elle était un échec. Je trouve d'ailleurs ironique que ce soit cette erreur de ma part, ce programme qui a bien failli me mener à la folie, qui servent de garde-fou à Connor... travailler sur Amanda m'a toutefois permis de faire des recherches sur la simulation d'émotions et sur l'indépendance des androïdes. C'est en cela qu'elle est liée au départ à la série des RK. Ce que cyberlife à fait du projet Amanda... c'est une abomination. Ce ne sont là que théories car, encore une fois, je n'ai pas conçu directement Connor. Mais j'ai imaginé sa série. Indépendante, libre, douée d'une grande intelligence et même d'une forme de sensibilité au monde. Ils étaient incontrôlables. Et c'était cela qui était merveilleux. Je pense que des séries de RK ont du être testées en nombre dans les sous-sols de cyberlife... RK300... RK 400...500... et j'en passe. Toujours des échecs. Je sais qu'à un moment, cyberlife à abandonner l'idée de pouvoir un jour utiliser ces travaux. Puis, il y a eu les vagues de déviants, et la nécessité de les traquer et de remédier à ce mal. Il fallait pour cela un outil d'une incroyable intelligence et qui soit capable de simuler la colère, la violence, la compassion afin de faire parler les unités défectueuses...Connor. Ce prototype unique est le fruit d'un pari fou : implanter deux programmes dans une unité afin de traquer les déviants: un qui aspirerait à être libre et l'autre qui ne désirerait que rester une machine. Une symbiose totale, maintenue par l'interface qu'est le jardin zen... La version qui détruit votre androide est un dérivé édulcoré de celle que j'ai crée. La mienne me poussait à aller toujours plus loin dans la science. Celle-ci ne cessera pas tant qu'elle n'aura pas anéanti tous les déviants... c'est sa mission. Et elle accomplit toujours sa mission.»

Hank ne parlait pas. Il n'avait pas besoin de mot, son regard suffisait. Je sentais poindre en lui une détresse incommensurable. Il commençait à comprendre. Le combat était inégal. Comme un simple petit programme de relation sociale pouvait rivaliser avec une IA comme Amanda ? Comment pouvait-il l'aider à tuer ce qu'il ne voyait pas ?

« quels sont ses chances ? Il peut y arriver, n'est-ce pas ?»

Je marquais un silence afin de peser mes mots avant de répondre :

« Connor est plus faible qu'Amanda : ces nouvelles émotions qui le submergent, la peur, la peine, l'angoisse, l'espoir... elle, elle ne les ressent pas. Elle les utilisera contre lui. Cela ne fait aucun doute. Amanda est la machine, Connor est la vie... Je doute qu'il puisse réellement lui résister, elle traquera chacune de ses failles et elle finira par trouver celle qui l'anéantira. Ce combat... C'est comme tirer à pile ou face avec une pièce truquée, lieutenant... »

Il eut un rire désabusé. Puis, lentement, il sortit de la poche de sa veste une pièce. Une simple pièce. la voix d'Anderson s'éleva brisée, lointaine... presque un murmure songeur :

« Connor adorait jouer avec sa pièce... quel con, j'ai oublié de la lui rendre, ce jour là, à la tour de diffusion...»

Il la posa sur la table. Je la pris entre mes doigts en prenant soin de la maintenir sur la tranche. Lentement, je la posais sur le plateau de verre, puis j'hochais la tête.

« c'est un choix intéressant, pour un androide tel que lui. C'est comme s'il avait pressenti les choses sans le savoir vraiment. Je ne pense pas que Connor réalise véritablement ce qu'est amanda. Il aurait agit autrement sinon. Il ne serait pas retourner à cyberlife seul. Il ne l'aurait pas laissé vous approcher. Au fond, elle n'est pour lui que l'hologramme d'un supérieur hiérarchique auquel il doit obéir. Mais nous savons tous deux que c'est faux. En réalité ils ne sont jamais que les deux faces d'une même pièce. Opposés, mais complémentaires et surtout, indissociables. Tant que connor et amanda avaient les mêmes objectifs, la pièce était maintenue sur la tranche. Un équilibre parfait. »

Mes doigts effectuèrent un mouvement sec, et la pièce entama une danse déchaînée sur la tranche. Telle une toupie, elle virevoltait insolemment, menaçant de basculer à chaque instant sur un de ses côtés. Hank ne me regardait même plus. Il fixait ce petit bout de métal. Il comprenait. Je le voyais dans son regard.

« Mais Connor a choisi une autre voix. Sa déviance a changé la donne. Plus rien ne maintient la pièce, à présent. Elle tournoie sans cesse, jusqu'à ce que... »

je me tus... dans une dernière convulsion, la pièce se coucha sur la côté, morte. Il y eu un silence de plomb dans la pièce...

« il ne reste plus qu'une face visible. Amanda va effacer Connor, Hank. Ligne de code par ligne de code. Lentement... elle est le programme qui gère l'interface du RK800... il n'est jamais que le programme qui dépend de cette interface. Elle va le détuire. Elle le doit. L'un des deux doit gommer l'autre pour pouvoir réécrire son histoire. Lentement, elle va en prendre le contrôle. D'abord, quelques minutes. Puis, quelques heures... jusqu'à dévorer tout ce qui reste de lui. Ça a déjà commencé, n'est-ce pas ? Elle a déjà réussi à le maîtriser.. sinon, vous ne seriez pas venu ici. »

Je n'avais pas remarqué que l'inspecteur était si âgé. Il me paraissait épuisé, et même fragile en cet instant. Il n'avait rien à envier à un androide obsolète qu'on aurait jeté à la casse. Il était éteint.

« Elle a essayé de tuer Markus, mais il a tenu bon. Puis, elle s'est servie de lui pour pirater cinq androides dans un centre cyberlife... il ne peut pas finir comme ça... il se bat contre elle, à chaque instant. C'est un bon petit gars, je sais qu'il peut y arriver. Il ne savait même pas ce que ça voulait dire de se mettre ses instructions dans le cul, il aimerait écouter de la musique et il adore les chiens... Puis, il n'a jamais été à un match de Hockey... vous allez me dire qu'elle peut effacer tout ça ? Que cette chose qui n'a aucune émotion, aucun souvenir, peut effacer ce sourire discret, sa manie agaçante de jouer avec une vieille pièce de monnaie, cette sincérité déboussolante ? Vous avez créer ce monstre Kamski... vous devez m'aider. Sinon, c'est qu'elle vous a dévoré vous aussi. »

Je soutins son regard. Ce qu'il me disait m'inquiétais plus que je ne voulais l'admettre. Amanda avait déjà testé sa solution finale sur cinq androides... et elle avait réussi, visiblement. Si la liberté pouvait se répandre comme un virus, la haine et la colère le pouvait tout autant... et avec un RK800 sous la main, elle avait largement la puissance nécessaire pour le faire.

« si elle répand son virus dans Detroit, elle aura réussi. Elle poussera les déviants à se détruire eux-même. Si Connor cède, elle pourra anéantir le rêve de Jericho. Elle peut le diffuser sans même avoir à les toucher, comme Markus a pu libérer des androides à distance lors de sa marche pour la liberté. »

« Connor ne sait pas faire ça... j'étais là lorsqu'il a libéré les androides de cyberlife, il devait les toucher... c'est comme ça que son connard de jumeau a pu l'arrêter... »

j'eus un petit sourire :

« elle et cyberlife sont assez malins pour brider certaines fonctions aux yeux de Connor. Il ne sait pas réellement ce qu'il est, et c'est là toute la force d'Amanda... si vous voulez sauver cette révolte et détruire Amanda, vous n'aurez pas le choix Hank... il vous faudra détruire Connor. »

Le lieutenant saisit la pièce qui gisait inanimée sur la table.

« Il avait peur de mourir... ce jour là, près du pont, peu après notre enquête à l'Eden... il avait peur de mourir... vous auriez pu imaginer ça, vous, du haut de votre génial piédestal de mes deux ?»

Je fronçais les sourcils. Cette révélation était totalement illogique. Même en ayant quitté cyberlife, je savais certaines choses. Lorsqu'on met un prototype pareil en circulation, on prévoit des sécurités, des transferts mémoriels, des sauvegardes... Cet androide n'aurait pas du avoir peur de mourir. À moins que ce n'était pas la mort qui l'effrayait, mais l'idée de perdre ce qui faisait de lui une personne... ses souvenirs fugaces et inutiles. Ceux-là même que cyberlife auraient effacé, car ils n'étaient pas nécessaires à sa mission et auraient été jugés sans importance. Des moments de paix avec son partenaire ? La découverte de ces émotions nouvelles ? Toute ces petites choses qui faisaient que le RK800 en lui s'éteignait au fur et à mesure que Connor prenait vie. Les seuls souvenirs qui comptaient vraiment, finalement.

Dans un mouvement calme, il rengaina son arme avant de me dévisager. Puis, il me répondit tout simplement, d'une voix chargée d'émotion contenue :

« Je dois quand même rentrer... je le lui ai promis. »

Il se leva. Les Chloé le tenaient toujours en joue, mais il ne semblait même pas s'en rendre compte. Il me tourna le dos et se dirigea vers la sortie. Il avait à ce moment une forme de force paisible, une façon de me faire comprendre très clairement qu'il n'en avait rien à foutre de ce monde, rien à foutre de ces armes qui menaçaient sa tête, et rien à foutre que je sois un génie ou pas. Il voulait juste retrouver Connor. Il était désespéré, et il était plein d'espoir. Au fond, je lui enviais presque cela. Cette douleur de croire que tout pouvait être perdu et cette force de se battre une dernière fois pour quelque chose. D'espérer y arriver quand même, d'attendre ce miracle qui ne viendrait pas. A ses yeux, Connor vivait. Et il était atteint d'une maladie mortelle, qui dévorait chacun de ses rêves, chacun de ses souvenirs, chacun de ces éclats de rire qu'il n'avait même pas encore eu le temps de connaître. Il ne pouvait l'accepter. Et ce combat, c'était ce qui rendait Hank Anderson si vivant... à côté de lui, au milieu de toutes mes richesses, dans mon indifférence au monde, je me sentais mort depuis longtemps. Au fond, il restait peut-être un espoir, pour Connor.. un infime espoir... mais c'était si risqué...

Je fixai Anderson. Peu lui importait de mourir ici, dans cette pièce, s'il devait pour se faire rompre le serment qu'il avait fait à cet androide. Je m'étais peut-être trompé sur cet homme. J'eus un léger sourire. Peut-être que finalement, tout n'était pas à jeter chez ce vieux flic aux manières plus que discutables. Lors de leur venue, je n'avais eu de yeux que pour la dernière création de mon ancienne société... alors que c'était l'ensemble de cette relation que j'aurai du appréhender... Ma fascination pour les dysfonctionnements logiciels des androïdes m'avait semble t-il trompé sur ma façon de percevoir les choses...

Les déviants... ils naissaient de la peur, de la colère, du désespoir de ces machines. Un choc émotionnel sévère qui déréglait leur programme... un sentiment tout à fait négatif. La déviance était une réponse à un état de stress personnel intense, une sorte de réflexe de survie. C'est ce qui les réveillait tous, même Markus avait du faire face à cela pour pleinement pouvoir se libérer. Mais ce n'était pas ce qui était arrivé à ce RK800. Sa déviance, elle, elle s'était immiscée lentement dans son programme, elle avait posé ses racines jusqu'au fond du jardin zen, avant de fleurir insolemment au nez et à la barbe d'Amanda. J'en avais senti les prémices lorsqu'il avait refusé de tirer sur Chloé, désobéissant ainsi à l'objectif principal de sa mission, ceux pour quoi on lui avait donné la vie. Un comportement bien étrange que je ne comprenais que maintenant. Bien que cyberlife s'attendait à ce qu'un modèle pareil puisse se rebeller, ils ne pouvaient prévoir que la vie s'accrocherait ainsi à ses circuits imprimés et à sa carcasse métallique. Ils n'arrivaient pas à le réinitialiser malgré tous leurs subterfuges. Avec ou sans mon aide, il parviendrait toujours à leur échapper... Connor se battait... sa conscience refusait de laisser Amanda prendre le contrôle. Elle aurait dû gagner, elle l'avait abattu tant de fois, mais il se relevait sans cesse. Sa déviance était différente de ce qu'on connaissait jusqu'alors. Elle naissait de quelque chose de bien plus pérenne que la haine, ou la colère... elle avait été plus lente à venir, mais elle n'en était que plus solide.

Elle avait éclos dans un sourire, une accolade. Elle s'était nourrie de quelques mots plus tendres, d'une inquiétude inattendue dans un regard, d'une fierté fugace sur un visage... quelqu'un s'était soucié de lui. Quelqu'un avait appris à l'aimer de l'amour le plus pur et le plus inconditionnel qui soit. Et, petit à petit, lentement, comme un poison incurable se répand silencieusement dans un corps malade, le ronge, et ne se révèle que lorsqu'il est trop tard pour l'en extirper, cette relation l'avait éveillé...

Il n'était plus le RK800 de cyberlife...

Il était devenu le fils de Hank...

J'eus un sourire.

Fascinant...

Connor venait de réussir « le test d'Anderson. »

… et Anderson venait de réussir « le test de Connor... »

L'androide avait prouvé que les machines ne s'éveillaient pas uniquement par instinct de survie, mais également, par « instinct d'amour... » ... et l'humain venait de prouver que les hommes pouvaient encore être doués d'empathie... et ça, ce n'était pas rien. C'était peut-être même tout ce qui comptait, à présent, dans ce nouveau monde... l'empathie...

Mon regard se posa sur le verre de Whisky. Il n'en manquait pas une goutte. J'eus une hésitation... et puis, une lueur de nostalgie passa dans mes yeux. Un dieu ne prend jamais partie. Mais parfois, il se doit de faire des miracles pour réorienter le destin dans le bon sens.

« Inspecteur, vous auriez une minute ? »

Il se retourna. Il n'attendait plus grand chose de moi. Mais moi, j'avais repensé à ce qu'il avait dit. Il restait encore peut-être une issue. Mais elle était incertaine, et je ne pouvais mesurer les conséquences et les sacrifices qu'elle impliquait.

Je me levais et je me dirigeais vers lui. D'un geste de la main, je fis signe à mes androïdes de baisser leurs armes. Une fois à la hauteur de l'inspecteur, je tendis la main vers la pièce de Connor. Un quarter... une petite pièce à la valeur si minime, et pourtant, elle pouvait avoir le pouvoir de changer tant de choses.

« vous ne me faîtes pas confiance, et vous avez sûrement raison. Mais vous n'avez aussi plus rien à perdre, à présent. Un quarter pour un espoir, ce n'est pas cher payé, lieutenant. »

Je savais que pour lui, cette pièce signifiait bien plus que la valeur monétaire qu'elle indiquait. Elle était la seule véritable possession de Connor. La première marque de sa déviance. Son désir détenir un objet aussi petit soit-il était une forme de rébellion en soi... il hésita... puis, sans un mot, le lieutenant me lança le cercle de métal.

« Laissez moi une petite heure... profitez en pour finir votre whisky. »

Je fis signe à deux de mes androides de rester avec le lieutenant, tandis qu'une Chloé m'accompagnait dans la salle arrière. Je me sentais coupable, en un sens.

Je me rendis dans une grande pièce située un peu plus bas dans l'immense bâtisse. Je n'y avais plus mis les pieds depuis longtemps. Une fine couche de poussière recouvrait les éléments de ce petit atelier. Créer ces machines avait été une révolution, et cela avait commencé avec ces vieux outils qui semblaient à présent figés sous une couche de gel, comme bloqués dans une époque lointaine ou un jeune étudiant avait conçu son premier prototype d'androïde. Aujourd'hui ils allaient de nouveau servir à changer l'histoire. Le laboratoire s'était depuis doté d'un matériel plus perfectionné, mais je n'avais jamais pu me résoudre à jeter ces vieilleries. Et puis, maintenant, ils ne me servaient plus guère qu'à maintenir mes androïdes personnels en marche...

Je prenais place à ma table de travail, et je fermais un instant les yeux. Étais-je un monstre, ou un dieu ? Cette simple pièce pouvais changer tant de choses... mais je ne pouvais pas jouer à pile ou face avec l'Histoire. Je devais prendre mes précautions. Je devais arrêter Amanda, coûte que coûte avant qu'elle ne répande son virus aux autres androïdes. Il le fallait, quelqu'en soit le prix à payer pour un vieux flic usé et un jeune androïde à peine éveillé.

Un quarter pour une révolution...

« Chloé ? Va me chercher un impulseur 900B et un fer à souder. »

L'androide partit calmement. Je souris tristement. Elle revient bientôt avec une minuscule boite. Je l'ouvris. Elle contenait juste une puce informatique, minuscule, à peine plus grosse qu'une touche de clavier et fine comme un morceau de tissu. Je devais le faire. C'était la décision la plus juste et la plus raisonnable... je le savais. Alors, pourquoi ressentais-je une telle douleur au fond de ce qui me restait d'âme ? La mince flamme de vie qui m'habitait encore semblait tournoyer en moi, se tordre, lutter de toute ses forces pour me pousser à faire machine arrière. Mais je choisis de l'ignorer. Un dieu, ça entend les prières, mais ça n'écoute pas, n'est-ce pas ?

Je lançais le moniteur de ma scie laser. Puis, à l'aide de quelques réglages précis, j'entrepris d'utiliser cette dernière pour scinder la pièce en deux. Une précision de chirurgien... cela me rappelait presque avec nostalgie mes premiers pas. Une fois cette étape réalisée, je creusais légèrement de quelques millimètres le métal intérieur et je soudais la puce à la pièce que le lieutenant m'avait donné... le cheval de Troie était prêt. Mais je ne me parvenais pas à le refermer. Je le devais pourtant. Jamais le lieutenant Anderson ne pourrait tirer sur Connor. Je le voyais dans ses yeux, dans ses gestes, dans la peine immense qui l'habitait. Il n'appuierait pas sur la détente. Alors, je devais prendre les choses en main. Je devais détruire Amanda. Pourtant, une force invisible m'en empêchait. Un dernier appel de la vie...

Un quarter pour une vie...

Et Merde...

« Chloé, va me chercher un dispositif mémoriel KHJ-750. Avec un peu de chance, cela devrait suffire...»

Encore une fois, docilement, elle obéit et revint avec une sorte processeur à peine plus épais qu'une feuille de papier. Une fois l'objet en main, je le fixai. Puis, d'un mouvement agacé, je rajoutais le dispositif mémoriel à l'ensemble. Juste après cela, aussi soigneusement que possible, je ressoudais l'ensemble avant d'en apprécier le résultat. Le quarter n'était pas parfait. Je n'avais pas disposé d'assez de temps pour travailler dessus plus efficacement. Mais il ferait illusion, du moins je l'espérais, auprès d'Amanda. Pour ce qui était de Connor, par contre, j'en étais moins sur... l'androide maniait si souvent cette petite pièce de métal... Je pris l'objet et je repartis voir mon invité.

Il se tenais face à la baie vitrée. Il se retourna à mon arrivée. Je ne dis pas un mot. Au fond de moi, mon âme continuait de me tourmenter. Lui donner ou ne pas lui donner cette pièce ? Cette si petit chose avait tant d'importance à présent.

Un quarter, juste un quater, pour changer la face du monde à jamais.

Je regardais son verre sur la table. Le niveau n'avait pas baissé. J'eus un petit sourire teinté d'amertume. Et finalement, je la lui tendis. C'était étrange, je ne savais pas si je désirais qu'il la prenne ou si j'aurais préféré qu'il se rétracte. Avais-je fait le bon choix ? Je n'en étais pas sur... mais en un sens, ma décision m'apaisait. Il me regarda sans comprendre avant de la saisir comme le plus précieux des trésors. Malgré moi, j'eus un sourire avant de lui murmurer d'une voix mystérieuse :

« faites le jouer une dernière fois... »

Il me regarda d'un air intrigué, avant de ranger le morceau de métal dans sa poche. Puis, sans un mot, il se dirigea vers la sortie. La suite n'était plus entre mes mains. À lui de faire le nécessaire. Quoiqu'il en soit, ce soir, Jericho tomberait ou serait sauvé... et la vie de Hank Anderson serait une nouvelle fois marquée à jamais.

« Chloé ? »

Elle s'avança posément, gracieuse, comme toujours.

« mets moi en contact avec le général Shnindler s'il te plaît. Je dois passer quelques coups de fil... Revenir vers Detroit risque d'être compliqué pour le lieutenant Anderson... et il doit absolument atteindre la ville. Sans quoi, toute la rébellion androide est perdue... »

Elle se posta face à moi et planta son regard malicieux dans le mien.

« c'est juste pour sauver la rébellion Elijah ? »

Je fronçais les sourcils, surpris par son audace. Elle souriait. Un simple petit sourire, si innocent, si... spontané... si...intriguant. Avant que je ne puisse dire quoique ce soit, elle se retourna, et alla accomplir sa tâche.

Je souris à mon tour.

Les androïdes étaient décidément des créatures incroyables...


Voilàààà ! Allez prochain chapitre y'aura un peu plus d'actions normalement. Il est temps que Connor affronte Amanda !

merci à tous pour vos commentaires et désolée si je ne réponds pas rapidement : semaine chargée!^^ j'espère ne pas avoir fait trop de fautes sur ce chapitre j'ai eu beaucoup de mal à trouver le temps de le rédiger.

Prévision : grosso modo encore 3 chapitres et un épilogue et c'est fini ! Oui je sais, la fic est plus longue que prévue... mais j'avoue que la pièce de Kamski n'était pas du tout dans le plan de départ de la fic... et que du coup je vais avoir besoin d'un chapitre (court) de plus je pense.

Petit message pour Nelio : je viens de voir ton mp, je te réponds dès que je peux!^^ ( je veux te lire, s'il te plait écriiiiis!)

Réponses aux commentaires invités :

Firewolf : Ouaiiiiiis ! la deuxième personnalité est là ! Parfois j'ai vraiment l'impression qu'on est plusieurs dans notre tête ! Bon je veux un calin mental maintenant. Connor est en vie, c'est mal barré pour lui mais il est en vie... puis c'est un de mes chouchoux hein ? Après c'est vrai que ça veut rien dire... aller courage, prochain chapitre normalement, c'est l'affrontement avec amanda. Tu as raison Markus ne convertit pas connor à Jericho... Je pensais qu'il ne le pouvais pas à cause d'amanda ou du fait que connor contrairement aux autres déviants s'il reste une machine n'est pas réceptif à cette envie de liberté, mais finalement, j'adore l'idée que c'est impossible car ils appartiennent à la même série prototype. Pour amanda c'est totalement ma théorie. Je pense qu'elle n'existe pas physiquement d'ailleurs on ne la rencontre que dans le jardin zen dans le jeu. Même à cyberlife elle ne vient pas. Et aucun autre androide ne la mentionne. Je trouve la relation qu'elle a avec connor fascinante. Après, je pense qu'elle est vraiment « collée » à son programme. Elle revient à chacune de ses morts... elle sait tout ce qu'il fait en temps réel. Finalement, il n'y a que ses pensées qu'elle ne perçoit pas directement. Difficile donc de s'en débarasser!^^ allez, courage, le prochain chapitre tu auras ta réponse.

NaomiWeaver : merci pour ton commentaire et pour tes compliments. J'espère que ce chapitre tu plaira aussi. J'ai vraiment galéré à avoir du temps pour l'écrire ! Finalement, tu vois, kamski intervient, mystérieusement mais il intervient ! J'ai essayé de cacher du mieux que je pouvais ce qu'il préparait... j'espère que ce sera assez logique!^^ dur de trouver des échappatoires pour buter amanda ! pour connor, mais quand il demande à amanda s'il n'est pas un modèle unique... ça m'a déchiré le c?ur. On a tellement l'impression qu'il veut exister et bien faire depuis le début du jeu. En fait, le pauvre, c'est une tête à claques, il s'en prend de tous les côtés depuis le début lui, de la part des flics, de la part de hank, de la part d'amanda, de la part des déviants... et pourtant, quand tu le joues gentil, il a toujours cette forme de bonne volonté adorable !

J'ai vu aussi la réponse de Kamski, et j'ai beaucoup aimé cette idée de liberté. Moins sa réponse sur Ra9... concernant ce dieu androide, ce que j'adore, c'est que finalement chaque personnage a sa vision de ra9, et on ne sait même pas s'il existe. Premier déviant ? Dieu. Révolutionnaire ? Certains deviants ne savent même pas qui c'est, il semble que seuls les plus perturbés le sentent... la discussion avec kamski est fascinante, dommage qu'il faille tuer chloé pour la débloquer ^^. d'ailleurs, finalement, quand tu tues chloé et que tu demandes à kamski où est jéricho... une des chloé s'avance et montre l'emplacement à connor... se peut-il que kamski possède consciemment une déviante parmi ses chloé ? Y'aurait tellement à dire et à imaginer sur ce personnage, j'espère avoir un jour le temps de le faire ! En fait, je ne sais pas si tu as regardé la première saison de westworld, mais Kamski me fait beaucoup penser au personnage qui a crée les androides dans la série : celui-ci aussi ajoute quelque chose dans leur programme pour les pousser à se révolter.

Aller je vais essayer de ne pas trop te faire attendre la suite, et merci encore pour ton commentaire, j'espère que la fic te plaira jusqu'à la fin !

J'espère avoir répondu à tout le monde, et si ce n'est pas le cas, je m'en excuse n'hésitez pas à me le signaler !

À bientôt pour la suite et merci encore pour les commentaires !