Coucou =) Toujours pas morte et non ! Voici mon nouveau chapitre, plus long que d'habitude.
Craquinettedu31 : Tu sais que je t'adore 3 J
Merci aussi aux autres personne qui me suivent.
Enjoy =)
Chapitre 5
Juin
Je mourrais de chaud sous mon épaisse robe de sorcier noire, je n'aurais jamais pensé qu'il puisse faire si chaud en Angleterre. Mon heure d'histoire de la magie passait au ralentit. Qui pouvait bien s'intéresser aux Gobelins ? Qui pouvait s'intéresser aux Gobelins lorsqu'il faisait 25 °C ? Un vieux fantôme qui ne savait qu'il en était un. Pauvre homme.
-Aïe !
Un objet non identifié venait de heurter ma tête, ma voisine de table, en l'occurrence, Marla, était bien trop laconique pour s'apercevoir de quoi que ce soit. Comme le reste de la classe d'ailleurs. En me retournant je vis Rosier que sa blague débile faisait bien rire. Je murmurais un «Wingardium Leviosa» à l'intention de son pot d'encre qui s'éleva majestueusement - et alors, c'est ma vie, j'ai le droit dans rajouter - dans les airs. Il suivit des yeux la ligne que fit le pot en flottant, comme hypnotisé. Et le pot se renversa sur sa tête, comme «par magie».
La délivrance arriva et je rangeais mes affaires sous le regard furieux de mon débile camarade Serpentard. Marla était à moitié hagarde et ne remarqua rien.
Dans le parc j'enlevais ma robe de sorcier et la posais sur l'herbe pour m'y asseoir.
-C'est moi ou Binns est de plus en plus soporifique ?
-C'est toi. Il a toujours été comme ça, soupirais-je.
-Ca doit être la chaleur.
J'aimais bien discuter avec Marla, elle était douce et toujours à l'écoute.
Elle me manquerait.
Vous savez ce que je me rappellerais toujours de ma première année à Poudlard ? Les couleurs, la chaleur heureuse, la plénitude, l'innocence. Cette année fut la plus extraordinaire de ma vie, même le sortilège d'oubliettes ne m'ôtera pas ça, jamais.
-J'ai bien compris que c'était un sujet que tu n'abordais pas, mais tu me connais maintenant, je met toujours les pieds dans le plat. Alors, pourquoi ne rentres-tu jamais chez toi pendant les vacances ?
Il se tourna vers moi et ses cheveux noirs corbeau (comme ça lui correspondait bien) lui retombèrent sur le visage. C'est dingue ce que j'ai pu passer comme temps affalée dans l'herbe dans ma vie, à se demander pourquoi des insectes n'avaient pas encore élu domicile dans mes oreilles.
-Marie, Marie, Marie, pourquoi t'acharnes-tu à saccager mes instants de paix ?
-Tes «instants de paix», serais-tu entrain de virer Poufsouffle ?
Il fronça les sourcils et je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.
-Déviante, soupira t-il.
Je me rappelais de ma question et redevenais instantanément sérieuse. Etait-il orphelin ?
-S'il te plait, réponds moi, je ne révélerais jamais aucun de tes secrets, je te le jure.
Il se redressa d'un coup, son était visage déformé par la colère et mon ventre se serra.
-C'est tellement facile pour toi, tu es une sang-pure, dit-il en repliant ses genoux contre lui.
Je ne savais pas quoi dire, je me mordillais les lèvres quelques secondes puis je posais ma tête contre son épaule en le poussant légèrement.
-Tu sais ma mère à des ancêtres moldus, et je n'ai jamais connu la famille de mon père à cause de ça.
-Mais ce sont des ancêtres lointains ! Moi j'ai un connard de père moldu, dit il, sa voix se brisant sur les derniers mots.
J'eus un haut-le-coeur, mes yeux me brulaient. Personne n'insultait son père de cette façon sans raison, en tout cas je n'imaginais même pas pouvoir qualifier le mien ainsi.
-Est-ce que c'est vraiment ça le problème ?
Mon ami baissa les yeux.
-Disons que mon père...Mon père ne m'aime pas tellement, pour lui je suis une abomination.
Je ne pouvais pas imaginer un monde où mon père ne m'aimerait pas. Severus devait en baver chez lui. J'attrapais son bras tout en essayant de maitrisé ma voix, puis je murmurais :
-Il a tord, souris-je. Tu n'as rien d'une abomination. Si tu veux tu pourras venir passer du temps chez moi.
Il tressaillit puis se crispa.
-Qu'est-ce que dirais tes parents si quelqu'un comme moi venait chez eux ?!
-Ils seraient sans doute surpris que j'invite un garçon, dis-je en imaginant la réaction de mes parents, mais heureux que j'ai enfin un ami de mon âge. Et ils t'accepteraient ; mes parents acceptent tout le monde, quelles que soit leurs origines.
-Tu crois ?
-Evidemment. Si tu veux tu peux même venir dès le début des vacances, j'enverrais une lettre à mes parents pour les prévenir.
-Je ne sais pas.
-Je te laisse y réfléchir, dis-je. Je dois rejoindre Lily à la bibliothèque pour l'aider à faire son devoir de potions.
Je me levais et époussetais mes vêtements.
-Tu passes beaucoup de temps avec Lily.
-Même moi, je ne peux qu'adorer cette petite Gryffondor.
-Donc Roséa annule Cllamore.
-C'est ça.
Lily referma l'ouvrage et soupira de soulagement.
-Je croyais que ça ne finirait jamais.
-Moi je pars du principe que tout a une fin.
-On peut voir les choses comme ça.
Poudlard Express
Je m'étais calée dans un des compartiments du fond et me servais de ma veste comme oreiller. La porte s'ouvrit et se ferma.
-Ta proposition tient toujours ?
-Severus, murmurais-je la bouche pâteuse.
-Ta proposition tient toujours ? répéta t-il, impatiemment.
-Ma proposition ? demandais-je, en essayant de d'organiser mes pensées.
-Ton invitation !
-Ah ! Oui, biensur.
-Je viens, me dit-il d'un air décidé que je ne lui connaissais pas.
-Chouette, dis-je, tentant de maîtriser mon enthousiasme.
Il esquissa un maigre sourire.
-Je te laisse dormir.
-Bonne nuit, Severus, soufflais-je en me réinstallant.
-Bonne nuit Marie, murmura t-il.
Eté - 1972
Je recrachais la pâte marron ignoble en manquant de m'étouffer, je passais ensuite ma langue sous l'eau et retenais un haut-le-coeur.
-Quoi ? Qu'est-ce qui t'arrive ?! demanda Severus.
Mon frère Gareth se tordait de rire, il en avait les larmes aux yeux. Sa tignasse blonde s'agitait de haut en bas au rythme de ses soubresauts. Je tiens à préciser que je ne suis absolument pas blonde, si, ça son importance.
-Tu as mis du sel !
-J'ai fait ce que tu m'as dit de faire.
-Je t'ai dit trois cuillères du pot avec le couvercle rouge !
Gareth s'écroula au sol et se cogna la tête contre le pied de la table.
-Non, tu m'as dit le couvercle noir !
-Non, j'ai dit le rouge.
-Si tu veux, on va dire que tu as dit ça.
-Mais c'est ce que j'ai dit !
-Biensur.
Un morceau de pâte s'écrasa d'un coup sur son visage, ma bouche forma un «O». Je n'avais pas bougé, Gareth non plus. Une seule solution : un sortilège informulé, et accidentel. Je restais coite un moment, attendant le réaction de mon ombrageux ami.
J'éclatais sans le vouloir d'un rire nerveux qui contamina bientôt les deux garçons.
Tant pis pour le gâteau.
L'eau glacée me fit du bien, j'avais enlevé mes chaussures pour tremper mes pieds dans la rivière et je n'étais pas déçue.
-Tu vas attraper la mort, marmonna Severus en s'asseyant à mes cotés.
-Si ce n'est pas ça c'est la chaleur qui me tuera, grognais-je.
-Tu en rajoutes beaucoup, tu ne penses pas ?
-Non.
Il me donna un coup d'épaule et je souris. Nous étions seules tous les deux, les autres avaient préférés rester à la maison à végéter.
-J'espère que je ne dérange pas ta famille, ça fait déjà un moment que...
-La ferme ! Tu es ridicule. Nous sommes tous heureux de t'avoir à la maison, qui plus est quand Jace et Evie ne sont pas là ça fait toujours un grand vide.
-Ils s'absentes souvent ?
-Disons qu'ils sont assez...Indépendants. Ca attriste mes parents de ne pas voir leur enfants souvent, alors plus il y a de gens dans leur maison plus ils sont contents. Et puis moi aussi je suis contente, avant cette année je n'avais jamais eus d'amis.
-Je ne suis pas sûre de faire un très bon ami.
-Mhh peut être pas, mais moi non plus.
Severus et moi étions allongés dans ma chambre. Nous étions couchés depuis près de 2 heures mais aucun de nous n'avait envie de dormir.
-Dis Sev' ? dis-je en m'adressant au noir.
-Marie, soupira t-il.
-Est-ce que tu aimes...Non,rien.
-Quoi ?!
-Non non.
-Marie !
Je soufflais quelques secondes.
-Tes parents ? Est-ce que tu aimes tes parents ?
Je n'espérais même pas avoir une réponse à cette question, mais le noir dans lequel ma chambre était plongé me rendait plus confiante. Avez- vous remarqué que lorsque l'on est plongé dans le noir on chuchote, même si ce n'est pas nécessaire ? Le noir a quelque chose de profond et d'intime.
-Pas vraiment, c'est difficile d'aimer des gens comme eux. Surtout mon père, souffla-t-il.
Je tournais ma langue quelques secondes.
-Tu pourras toujours compter sur moi.
C'est dingue le genre de promesses que l'on peut se faire quand on est enfant, on n'a pas conscience de la portée des mots ni de tout ce qu'ils peuvent entrainer. N'empêche que cette promesse-là, je n'ai jamais pu la regretter.
Point de vue externe
Severus aidait Millie et Gareth à mettre le couvert pendant que Mme Brown s'affairait dans la cuisine. Marie était partie chercher du lait et Mr Brown... Mr Brown était difficile à localiser même dans sa propre maison.
-Alors, Poudlard, est-ce que c'est aussi bien que ce qu'en dit Marie ? demanda Millie.
-Je ne saurais pas dire, répondit Severus.
Millie ne se démonta pas.
-Toi, qu'est-ce que tu en penses ? Quelles sont tes impressions ? insista-t'elle.
-Mil' laisse-le tranquille, il n'a peut être pas envie de subir un interrogatoire, soupira Gareth.
Le blonde fit une grimace à son jumeau.
-Severus ? appela Mme Brown.
-Oui, Madame ?
-Viens, j'ai besoin d'aide.
Le jeune garçon se précipita dans la cuisine où il trouva Mme Brown devant une marmite en fonte.
-Tu voudrais bien découper le pain en tranches, le mettre dans la panière et le poser sur la table s'il te plait ?
Il s'exécuta et quand il entra dans la salle à manger il eut juste le temps de déposer le pain avant que Marie ne l'entraine à l'extérieur de la pièce.
-Oh, je vois que tu t'intègres bien, sourit-elle avant de lui prendre la main pour qu'il la suive dans le jardin.
-Mais où est-ce qu'on va ? Il pleut des cordes et un orage se prépare, grogna le garçon.
-Chut, l'enjoignit la jeune fille.
Fin du point de vue externe
J'attirais Severus jusqu'à notre buisson de fraises et le fis accroupir.
-Regardes, murmurais-je.
Je lui montrais une couleuvre qui s'enroulait paresseusement au pied du buisson.
-C'est bizarre de trouver une couleuvre ici, s'étonna t-il.
-En partant du principe que nous sommes des sorciers rien ne devrait t'étonner.
-Ca n'est pas aussi extraordinaire que tu le penses d'être sorcier.
-Qu'est ce que tu veux dire ?
-Tout ces préjugés, cette haine...
-Pour ça c'est est à la race humaine que tu devrais en vouloir, dis-je en me relevant. Pas aux sorciers. Aller ! m'écriais-je. Allons nous remplir la panse avant que je ne fasse une crise d'hypoglycémie.
-Avec ce que tu t'es enfilé tout à l'heure, ça ne risque pas, soupira Severus.
