Je ne me suis pas relue sorry.


Le quotidien était de retour, simplement il n'y avait plus d'échange entre les colocataires. La rancune était toujours là, aucun n'était prêt à pardonner. Sherlock fit des expériences, elles étaient souvent dangereuses, mais peu importait. Son frère lui envoya un message pour lui annoncer qu'il divorçait et qu'Alana n'avait droit à rien puisqu'elle était en tort. Le brun s'en moquait, mais c'était peut-être normal d'agir ainsi.

Sherlock partit pour une enquête, il n'avait rien d'autre à faire de toute façon. Il était triste que John ne veuille plus lui adresser la parole. Les enquêtes avançaient beaucoup plus lentement sans John, car le médecin était un excellent stimulant intellectuel pour Sherlock. Le détective écoutait à peine Greg qui lui parlait, il essayait de faire des déductions mais il avait beaucoup de mal. Au bout d'un moment le seul moyen d'avoir la paix fut de crier un bon coup. Ce cri surprit beaucoup de monde, mais peu importait, il fallait le faire. Sherlock regarda Greg:

«-Par pitié laissez moi tranquille tous autant que vous êtes!

-Mais enfin Sherlock…

-Non, vous êtes trop stupides tous aussi bien les uns que les autres, fichez le camp! Vous faites baisser le QI de tout le quartier!»

Les policiers le laissèrent tranquille, c'était habituel qu'il ait des accès de colère ainsi, d'où son surnom du « cinglé ».


John était en train de se faire du thé quand on toqua à la porte de l'appartement. Il alla ouvrir et se retrouva nez à nez avec Lestrade:

«-Tiens, bonjours Greg.

-Bonjour John, désolé du dérangement mais il faut qu'on parle de Sherlock.

-Qu'est-ce qu'il a encore fait cet imbécile?

-Vous vous êtes disputé n'est-ce pas?

-Si…

-Je m'en doutais, il n'arrive plus à déduire quoi que ce soit et il est d'une humeur encore plus exécrable qu'à son habitude!

-A ce point là?

-Oui, je crois que le fait que vous ne vous parliez plus l'affecte beaucoup.

-Il a mal agit, et il faut qu'il comprenne que je n'aime pas ça.

-Je crois qu'il le sait maintenant, mais il a besoin de vous pour travailler.»

Le blond resta surpris de toutes ces informations, ça ne ressemblait pas à Sherlock de ne plus pouvoir déduire juste parce qu'il était face à une dispute. Prendre une décision était difficile, dans un sens la pilule n'était pas encore avalée, mais dans l'autre il ne fallait pas que ça empreigne sur le travaille. John soupira:

«-Je lui parlerai ce soir, merci de m'avoir prévenu Greg.

-De rien, c'est surtout pour que les enquêtes avancent. Car on fait appel à lui quand on piétine, et en ce moment il n'est d'aucune aide, il est autant à la ramasse que nous.

-Je comprend, bonne journée Greg et ne vous en faites pas, je vais régler ça.

-Merci, je savais que vous trouveriez une solution, vous êtes de loin le plus raisonnable de vous deux!

-En effet, aller au revoir.

-Au revoir.»

Greg repartit comme il était venu laissant John à ses pensées.


Le blond accueillit Sherlock un peu plus tard, le regardant avec surprise. Sherlock avait les traits tirés de fatigue, il était encore plus pâle que d'habitude, il avait des cernes énormes et… les yeux rouges, comme si il avait pleuré. John s'approcha:

«-Bon, je pense qu'il est temps de passer à autre chose. Le repas chez tes parents est passé, on doit tourner la page. Mais j'espère que tu as conscience que ce que tu as fait n'est pas correct!

-Je sais oui. Donc tu va me parler à nouveau?

-N'est-ce pas ce que je suis en train de faire? Bon, j'ai préparé le dîner, tu va prendre une bonne douche, manger et ensuite te reposer.»

Sherlock avait un sourire idiot sur le visage, les papillons dans son ventre refirent surface car John souriait aussi:

«-Merci John, mon cerveau avait un peu de mal à fonctionner correctement depuis quelques jours.

-N'en parlons plus d'accord?

-Oui d'accord. Mais ça me fait quand-même plaisir, tu sais j'ai… j'ai des papillons dans le ventre quand tu es heureux.

-C'est vrai?

-Oui, quand tu souris surtout.»

John sourit lui aussi, il était flatté d'entendre ça, surtout dans la bouche de quelqu'un comme Sherlock. Après tout c'était rare ce genre de compliments venant d'un homme comme lui.


Sherlock alla prendre un bain comme John le lui avait dit. L'eau chaude lu fit un bien fou, ses muscles se détendirent, jamais il n'avait eu l'impression d'être aussi tendu. Il resta dans l'eau un long moment avant de sortir et de se sécher. Tout était prêt, ça sentait incroyablement bon. Sherlock entendit même son ventre gargouiller. Il s'assit à table, John avait tout préparé.


Le repas se passa bien, l'ambiance était à nouveau légère entre les deux amis. Ils discutèrent de leurs journées et tout à coup le détective eut l'illumination, il venait de trouver la solution à son enquête. Il se leva, embrassa John et fila dans sa chambre. Après un texto à Lestrade pour donner la solution de l'enquête, il retourna dans le salon, John s'installait dans son fauteuil et allumait la télé. Sherlock s'affala sur le canapé et posa sa tête sur les genoux du médecin.


John sourit et commença à caresser les cheveux de Sherlock, il savait que le grand brun adorait ça. Il mit un programme et s'amusa des commentaires acerbes que lançait son ami. Le blondinet finit par se pencher et embrasser Sherlock. Bientôt le programme ne comptait plus à leurs yeux, ils échangèrent des baisers de plus en plus passionnés, la tension des derniers jours retombait enfin. Le pull de John ne tarda pas à voler par-dessus sa tête, tandis que la chemise de Sherlock était largement ouverte. Les mains du médecin courraient sur le torse fin et musclé de son compagnon. Il fut surpris que la peau du brun soit aussi douce. Rapidement leurs corps ne portaient plus aucun vêtement, leurs peaux se touchaient ce qui leur faisait du bien.

Les deux hommes étaient sur le canapé mais ça n'avait pas d'importance, ils voulaient juste être ensembles. Sherlock grimpa sur John et ils continuèrent de s'embrasser. John fit courir ses mains sur le corps de son coloc, bientôt ses mains arrivèrent sur les fesses pâles. Sherlock grogna de plaisir à ce contact, il sentait tout son corps se tendre. John lui faisait un effet incroyable, c'était la première fois qu'il ressentait cela. Sherlock se cambra et gémit lorsqu'un doigt entra en lui, c'était si bon.

Les préparations continuèrent encore un moment et John mordilla l'oreille de son amant. Sherlock était prêt, John entra doucement en lui. Le brun ressentit de la douleur un instant, mais vite le plaisir lui céda la place. Le blond commença à bouger lorsque son partenaire se mit à gesticuler pour que quelque-chose se passe. Le rythme s'imposa rapidement, ils étaient sur la même longueur d'onde. John perdait pied, il sentait que le plaisir n'allait pas tarder à le submerger.

Sherlock sentait lui aussi quelque-chose monter en lui. C'était nouveau, il n'avait jamais ressentit ça, mais c'était délicieux. Il se dandina sur John et le plaisir augmenta encore. Soudain un feu d'artifice se propagea en lui, et il vint, criant le nom de son amant. John l'embrassa, se moquant bien du fait que le brun se soit déversé sur lui, et vint à son tour. Sherlock sourit et s'écrasa contre le torse de John, reprenant doucement son souffle. John était dans le même état ce qui était rassurant.


Les deux hommes restèrent un moment comme ça avant que le blond ne les porte tous les deux jusqu'à la douche. Ils se lavèrent un bon coup et s'habillèrent, la situation avait changée, ils ne savaient pas encore comment réagir mais ça viendrait bientôt. John descendit préparer un petit truc à manger pendant que Sherlock se mettait à jouer une mélodie qui lui venait comme ça, il expliqua à John que c'était leur récente activité qui l'inspirait. Ils échangèrent un sourire, c'était une ambiance très agréable qui s'installait entre eux, une ambiance douce et tendre.