Titre : La violence des Sangs Purs.
Résumé : 1975 Les maraudeurs entrent en cinquième année. Mais Sirius, d'ordinaire si charmeur et drôle, a maigri, sa tête a dégonflé et il parait fatigué. Que se passe-t-il ? Comment les Maraudeurs, le groupe populaire semant la bonne humeur pourrait-il survivre à l'éloignement du leader, Sirius Black ? Plongé dans l'intrigue de l'histoire des Maraudeurs.
Rating :M AUTOMUTILATION DANS CE CHAPITRE
Publication : Tous les mercredis (n'hésitez pas à me secouer si je traîne)
Je poste ce mardi parce que demain, c'est les soldes, et que comme toutes les filles je vais être très occupée. Bonne lecture !
PDV James
Cela fait un mois que la rentrée est passée et le comportement de Sirius est de plus en plus inquiétant. Il ne mange plus beaucoup, sursaute à chaque porte qui claque, a un mouvement de recul à chaque fois qu'on le touche, a des bleus… Je crois qu'il faut que j'aille chercher mes souvenirs pour élucider le mystère : Qu'est ce qui est arrivé à Sirius Orion Black deuxième du nom ?
Premier Flash Back
Deux heures du matin. Je n'arrive décidément pas à dormir. Les ronflements de Peter me bercent d'habitude, mais là rien à faire.
J'enfouis ma tête dans une peluche, où j'ai mis le parfum de Sirius. Attention, n'allais pas vous imaginer des choses j'aime juste ce parfum. Je ne peux pas être amoureux de Sirius, je ne suis pas homosexuel. Si ? Ark, me revoilà dans mes questionnements existentiels nocturnes. Ça me le fait toujours.
Je me retourne pour contempler…. Non ! Pour regarder si Sirius dort. Et effectivement il dort. Mais pas d'un sommeil agréable apparemment. Il est en plein cauchemar. Sa couverture est par terre et il se débat, sa bouche est ouverte et bouge comme s'il criait. Pourtant, je n'entends rien. 《Sortilège de surdité》pensais-je. Je jette alors un contre sort.
Les cris de Sirius emplissent la pièce, insupportable. J'entends distinctement les mots 《Laisse moi!》
《Pitié!》《Non…》《Au secours!》《J'en peux plus!》《Laisse moi partir…》《S'il vous plaît…》
Je suis pétrifié, choqué. Je regarde Sirius se débattre et hurler, le visage tordu en une expression de souffrance et de peur intense. Ce n'est que lorsque Peter demande ce qu'il se passe que je sors de ma torpeur. Je me précipite à son chevet, m'agenouillant.
Je pose une main sur son épaule, dans le but de le calmer. Mon geste eut l'effet inverse : le corps de mon meilleur ami se tordit comme arc, s'arquant pour échappait à mon contact. Je retire ma main comme si je m'étais brûlé.
J'utilise alors ma voix : 《Sirius ! Réveil toi ! Ce n'est qu'un cauchemar Sirius ! Patmol ! Patmol !》. Le surnom Patmol eut son effet car Sirius se réveilla en sursaut et ramena ses genoux contre son torse, se balançant d'avant en arrière. Il continuait à marmonner des 《non》et des 《s'il vous plaît》qui me faisaient pitié.
Je m'assois donc derrière lui et l'enlaçe. Il hurle, se débat, demande la pitié , il me semble même l'avoir entendu m'appeler 《maître》. Je lui chuchote alors à l'oreille de se calmer, que c'est moi Cornedrue, qu'il va bien, qu'il est en sécurité. Il se calme finalement et nous dormîmes tous les deux, enlacés.
C'est vrai qu'il faisait souvent des cauchemars. Et à chaque fois, on finissait la nuit ensemble. Mais ne vous y tromper pas, c'était juste pour le rassurer. Qu'il cauchemarde d'accord, mais pourquoi ce 《maitre》revenait à chaque fois ?
Deuxième Flash Back
Sirius a encore disparu. Tous les vendredi soirs, il s'en allait, comme ça. Il palissait puis prétextait un rendez-vous avec une fille, que bien sûr on ne connaissait pas, et il disparaissait jusqu'au samedi midi. Il avait souvent l'air d'avoir mal partout, mais là encore il prétextait une nuit torride.
Ces prétextes étaient idiots. De un, tout le monde se connaît à Poudlard. De deux, je connais bien la tête de Sirius lorsqu'il a baisé. Et sa tête, sa tête le samedi midi était plutôt celle d'un ancien prisonnier d'Askaban.
Sauf qu'aujourd'hui, aujourd'hui nous sommes dimanche et on n'a toujours aucune trace de Sirius. Je cherche alors tout le premier étage, rien. Je monte au deuxieme. Je dépasse les toilettes lorsque la voix désagréable de Mimi Geignarde :
- Jamie ! Jamie ! Que fais-tu près de mes toilettes, joli et sexy Jamie ?
- Je cherche Sirius, et je ne pense pas que tu puisses m'aider. Bonne journée Mimi.
- Bien sûr que je peux t'aider Jamie. Sirius est dans mes toilettes. D'habitude, il n'est là que le samedi matin. Mais là, ILS l'ont gardés jusqu'à ce matin. Il est vraiment mal, psychologiquement, ton ami. Il pleure beaucoup.
- Sirius est dans tes toilettes ? Et qui ça, ILS ?
- Ben, ILS. Demande lui.》
Je cours alors vers les toilettes. Sirius est là, au milieu de la pièce. Des larmes coulent sur ses joues. Dans une main, il tient une…. Merde mais c'est une lame de rasoir ! Je regarde l'autre bras, qui est tailladé. Il saigne. Je me précipite vers lui, et prononce la formule 《vulnera samentur》plusieurs fois, jusqu'à ce que les plaies soient complètement refermées.
Puis je prends son menton entre deux de mes doigts, le forçant à me regarder dans les yeux. Je vois dans les siens une si grande détresse. Je me reprends pourtant, forçant ma voix à être dure :
- Sirius ! Pourquoi tu as fait ça ?
- Ça… ça fait du bien… 》
Je lâche le menton de Sirius, abasourdi. Puis, sans y réfléchir vraiment, je lève mon bras et gifle Sirius. Comment peut-il dire des conneries pareilles ?
Je regrette mon geste au moment où Sirius ramène ses genoux sur son torse et se met à se balancer d'avant en arrière, comme il le fait toujours lorsqu'il se sent menacé. Sauf qu'aujourd'hui je suis la menace.
Je le prends alors dans mes bras, essayant de le calmer. Il me demande pardon, me dit qu'il est désolé. Je le regarde et lui dit que ce n'est pas grave, qu'il doit juste ne pas recommencer.
Et… Oh Merlin je ne sais pas ce qu'il m'a pris mais… je l'ai embrassé. Il m'a rendu ce baiser et puis, d'un coup, sans prévenir, il s'est reculé et s'est mis à faire les cent pas.
- Qu'est ce qu'il y a Sirius ?
- On ne peut pas faire ça !
- Et pourquoi ?
- Parce que ! Parce que tu es un homme et que je suis un homme…
- Et alors ?
- Je ne pourrais pas… jamais… Écoute, on laisse tomber d'accord. Tu es mon meilleur ami.
- Sirius !
J'essayais de le rattraper, mais il s'était déjà enfui. 《Et merde !》pensai-je
Bon d'accord, peut-être suis-je amoureux.
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