Ca faisait deux heures que Teddy cherchait Arizona sans succès. Elle était passée à l'hôpital, au bar, au café que fréquentaient sa sœur et avait finit sa quête à leur appartement. Mais il n'y avait aucune trace de sa cadette. Les dix messages laissés sur son répondeur, ne changèrent rien. Elle était fatiguée, apeurée et assurément en colère. C'est dans cet état qu'elle débarqua dans la chambre d'hôpital de son mari.
Henry se redressa, le sourire aux lèvres en voyant approcher Teddy. Mais son sourire tomba à la vue des yeux bouffis de la belle.
-Pourquoi elle ne décroche pas son foutu téléphone ? Demanda-t-elle en colère. Henry ne sachant absolument pas de qui elle parlait haussa simplement les épaules.
-Je l'obtiens qu'elle est bouleversée. Je le suis aussi. Mais me faire m'inquiéter encore plus, ne peut pas être bon. Arizona ne peut pas me faire sa. Qu'est ce que je vais dire à maman, lorsqu'elle va appeler pour me donner des nouvelles et quelle va demander après ma sœur ? Parce qu'elle va le faire. Je le sais. Je ne peux pas lui dire que sa fille était tellement bouleversée qu'elle a quitté l'appartement pour se rendre chez sa meilleure amie. Meilleure amie qui était tellement occupée à se faire baiser par sa petite amie, qu'elle n'a pas décroché son foutu téléphone. Bordel. S'exclama-t-elle. Henry la regarda faire les cents pas, n'osant pas l'interrompre. Il essayait de relier les points entre les informations pour comprendre ce qu'il se passait. Il en savait très peu sur sa femme. Et venait tout juste d'apprendre qu'elle avait une sœur du nom d'Arizona, probablement plus jeune.
-Pourquoi Callie n'a pas décroché ? J'étais tellement sûre qu'Arizona était avec elle, je n'avais aucune raison de m'inquiéter. Maudite Torres ! Et si elle avait fait une bêtise ! Si elle avait quitté le pays pour recherché notre frère ? Ou si elle s'était saoulée jusqu'au coma ? Je ne veux pas devenir un enfant unique.
-Hey, stop, arrête de te faire du mal. Il attrapa sa main, la faisant s'assoir sur le bord du lit.
-Donc ta sœur, Arizona a découché. Mais elle n'a pas dormit chez la personne à laquelle tu pensais. Et tu as un frère qui est… disparu ?
-Oui, il est militaire. Notre mère nous a appelé hier soir, pour nous dire que Tim et son unité sont portés disparus depuis trois jours, ils sont en Afghanistan. Tim devait rentrer dans moins d'une semaine. Teddy essuya ses larmes essayant de se ressaisir.
-Ils sont jumeaux, même si se ne sont pas de vrais jumeaux, ils ont ce trucs, tu sais ? Henry hocha simplement la tête, laissant sa femme continuer.
-Lorsque Tim nous a annoncé qu'il c'était engagé, Arizona a voulu le suivre. Notre père si est farouchement opposé et a utilisé l'argument de l'orientation sexuel d'Arizona. Disant que c'était trop risqué et qu'elle ne pourrait pas être elle-même. C'était la première fois qu'il s'opposait à l'un de nos choix.
-Elle est gaie. C'était une simple conclusion. Il venait d'en apprendre beaucoup plus en quelques minutes, qu'il en avait fais en plus d'un mois. La musique de la sonnerie du téléphone de Teddy retentit. Elle sauta sur l'appareil.
-Bordel, où étais-tu ? Ca fait des heures que je te cherche… Ne pleure pas s'il te plait. Sa va ne t'en fait pas. Où es-tu ?... Ok J'arrive.
Elle raccrocha se tournant vers Henry.
-Elle se rend au Seattle Grace. Merci pour l'écoute. Elle lui fit un rapide baisé sur la joue avant de partir. Henry sourit malgré lui. Il savait que la situation de sa femme était plutôt dramatique. Mais il était heureux qu'en cas de crise elle vienne le trouver. Leur relation évoluait.
Arizona avait finit par se calmer. Elle avait besoin de se vider l'esprit et l'un des meilleurs moyens était de travailler. Sur le chemin, elle consulta son portable, elle vit une douzaine d'appels manqués de Teddy et quatre de Callie. Elle appela sa sœur pour la rassurer et choisit d'ignorer ceux de Callie. Elle n'était pas prête pour ça. Elle ne traina pas dans les couloirs et alla se réfugier dans son espace, le service de pédiatrie.
Callie attendait impatiemment l'arrivée d'Arizona. Elle avait consulté son planning et était aller acheter quelques donuts pour la demoiselle. Mais lorsqu'elle l'a vit traverser le hall de l'entrée, elle paniqua un peu. Arizona avait l'air abattu, ses traits étaient tirés, son teint plus pâle que de coutume. Callie ne savait pas ce qui l'avait mise dans cet état mais sa devait être vraiment mauvais. Elle décida de lui laisser le temps d'arriver, qu'elle soit dans ses murs, qu'elle se sente comme ayant l'avantage du terrain. Callie savait qu'elle était en tord et que de leur discussion allait subvenir une dispute. Les quelques fois où sa c'étaient produit sa avaient été plutôt violent. Elle voulait donc qu'Arizona soit dans son élément.
C'est la boule au ventre qu'elle frappa à la porte du bureau de la demoiselle. Elle attendit une réponse mais celle-ci ne vint pas. Elle finit par y entrer. Arizona était penchée sur son bureau semblant consulter des dossiers.
-Bonjour. Dit doucement Callie. Arizona ne leva pas les yeux.
-Pas maintenant Callie. Son ton était froid et sans appel. La Latina s'avança déposant la boite de pâtisserie sur le bureau.
-Je suis vraiment, vraiment désolée. Arizona leva la tête à ses mots. Ils la blessèrent plutôt qu'autre chose. Si Callie voulait vraiment avoir cette discussion, elle l'aurait, mais Arizona ne la ménagerait pas. Pas cette fois.
-De quoi es-tu désolée ? Le sais-tu seulement ? La froideur de la femme déstabilisa Callie.
-Non, juste… Teddy est passé ce matin. Elle pensait que tu étais chez moi. Elle a paniqué lorsqu'elle a vue que ce n'était pas le cas. Et puis j'ai trouvé sa sur le comptoir. Elle déposa les clés sur la boite de donuts.
-J'aurais du prendre ton appel. C'était visiblement très important.
-Oui, bien tu ne l'as pas fait. Tu étais trop occupée.
-Se n'était pas comme ça ?
-Non ? C'était comment alors Callie ? Elle ne répondit rien, ne sachant que dire. Arizona soupira passant la main sur son visage.
-Je suis désolée d'accord. Mais je ne pouvais pas savoir que cet appel était important.
-Non, pour sa il aurait fallut que tu décroches, ce que tu as choisit de ne pas faire Callie.
-Arizo…Commença-t-elle mais elle fit coupée par un accès de colère de la blonde.
-Non, n'argumente pas, je n'ai pas envie de t'entendre te justifier. Je me fiche royalement de ce que tu as à me dire. Pour le moment je me fiche de toi, de ton amourette et du fait que tu commences déjà à m'ignorer. Car pour le moment toutes mes pensées sont axées sur mon frère et sur sa disparition outre mer. Je n'ai que des images de lui mort ou blessé, qui me viennent à l'esprit. Je ne veux pas perdre de temps à être en colère contre toi et contre ton égoïsme.
Les larmes coulaient alors sur deux de leurs visages. Callie était choquée par la nouvelle plus que par les mots de colère de son amie. Tim était porté disparu. Elle s'avança pour prendre la blonde dans ses bras, mais celle-ci se recula.
-Ne me touche pas. Sort. Je ne peux pas, pas maintenant. Je ne veux rien avoir à faire avec toi pour l'instant.
-Arizona. Plaida-t-elle impuissante.
-Sort. Elle le cria, c'est la peine en l'âme que Callie sortie. Rester n'aurait fait qu'attiser la colère de la jeune femme. Mais il lui était vraiment difficile de la laisser ainsi. Elle attendit donc à proximité en cas de besoin.
Moins d'un quart d'heure plus tard arriva Teddy. Celle-ci ne fut pas plus étonnée que sa, de trouver la brunette non loin du bureau de sa sœur. Elle était partagée entre l'envie de l'ignorer et celle de lui demander des nouvelles. Voyant l'air déconfit de la demoiselle, elle jugea qu'Arizona lui donnerait un temps assez difficile pour qu'elle n'en rajoute pas.
-Comment est-elle ? demanda-t-elle d'un ton le plus neutre possible.
-Elle est en colère, bouleversée et encore plus en colère. Teddy hocha simplement la tête s'apprêtant à entrer.
-Teddy, tu as eu des nouvelles ? La cardiologue se retourna lui faisant alors face. Elle l'observa un moment. Ne lisant qu'inquiétude et tristesse sur le visage de la demoiselle, elle finit par lui répondre.
-Notre père à prit contact avec quelques un de ses amis. Nous ne devrions pas tarder à en apprendre plus.
-Tu pourras me tenir au courant ? demanda-t-elle timidement.
-Lorsque tu auras des nouvelles se sera par la bouche d'Arizona. Les affaires de ma sœur ne me regarde pas, pas directement. Mais il est grand temps que tu ouvres les yeux avant qu'il ne soit trop tard, Callie. Sur ses mots elle entra dans le bureau de sa cadette, laissant une Callie très confuse.
-Je t'ai dit de me laisser tranquille. Grogna Arizona, alors avachie dans son fauteuil, face au mur.
-C'est moi. La voix était douce. Sans plus de cérémonie les deux sœurs se serrèrent dans les bras l'une de l'autres. Un réconfort bienvenu après cette nuit éprouvante.
Callie et Marc avaient une intervention commune sur un homme ayant eut un accident de parapente. Alors que Sloan s'occupait de greffer de la peau sur le dos de l'homme Callie lui pausait une broche à la jambe.
-Alors tu as découvert ce qui se tramait avec Altman et Robbins ? Demanda-t-il prudemment. L'attitude calme de sa collègue lui indiquait que quelque chose d'important était sur son esprit.
-Tim est porté disparu.
-Merde. Depuis quand ?
-Je n'en sais rien. Je n'en sais pas plus sur le sujet. Parce que je n'ai pas décroché le téléphone lorsqu'elle m'a appelée hier soir. Sa voix était grave, Marc pouvait jurer que s'ils ne se trouvaient pas dans une salle d'opération, elle se mettrait à pleurer.
-Tu ne pouvais pas savoir que c'était grave Callie. Elle ne peut pas t'en vouloir d'avoir manqué un appel. Essaya-t-il.
-Mais elle est en droit de m'en vouloir d'avoir ignoré son appel. Tim a disparu, elle est en panique totale et je ne peux rien faire car elle refuse d'être dans la même pièce que moi.
Un silence maladroit s'installa. Colleen qui était infirmière sur le service de Callie se trouvait dans la pièce. Elle comprit mieux le comportement de son amante. Il lui fallut beaucoup de maitrise pour garder sa bouche fermée.
-Comment peut-elle savoir que tu as ignoré son appel ? Fit Marc intrigué. Callie soupira à la question, elle avait deviné ce qui c'était passé et sa la rendait malade.
-Elle est passée à l'appartement. Ses clés étaient sur le comptoir, près de mon portable. Elle ne continua pas jugeant que c'était suffisant. Sans doute était-elle venue directement après son appel soit une demi-heure plus tard. Le film était en marche, un film qu'Arizona connaissait par cœur.
-Pourquoi je n'ai pas décroché mon putain de portable ? La seule fois où je ne le fais pas, il faut que ce soit important.
-Je croyais que sa l'était toujours lorsqu'il s'agissait d'Arizona. Railla Marc. Il voulait que Callie prenne conscience de son erreur, qu'elle voit qu'elle allait perdre son amie si elle continuait comme sa.
-Ca l'est. Arizona sera toujours importante et tu le sais. Mais il y a aussi Erica et Erica est du genre un peu plus exigeante que toi ou George ou mes autres partenaires. Elle est moins à l'aise avec Arizona.
-Parce que tu crois vraiment qu'O'Malley était à l'aise. Il avait plus peur d'elle que de toi lors de votre rupture. Callie sourit en repensant à la façon dont Arizona avait défendu son honneur.
-J'ai tellement peur que cette relation échoue, comme toutes mes autres relations d'ailleurs. Que j'agis comme une idiote. Arizona est ma seule constante, mon soutient de toujours. J'ai vraiment été conne. Je suis l'amie la plus lamentable qu'il soit.
-Je n'irai pas jusque là, mais c'est vrai que tu crains. Qu'est ce que tu comptes faire ?
-Je ne peux pas me permettre d'attendre qu'elle se décide à me parler. D'après mon expérience sa pourrait prendre des jours. Et c'est maintenant qu'elle a besoin de moi.
Marc sourit à ses mots, il sentait la détermination de son amie. Pour lui il était évident qu'elle parviendrait à ses fins et qu'elle serait le soutient d'Arizona lors de cette épreuve. Il garda le silence voyant son amie réfléchir au moyen de convaincre Arizona de lui parler.
Callie n'avait plus qu'une chose sur son esprit, Arizona. Elle se rattraperait quoi qu'il lui en coute.
