Disclaimer : les personnages principaux appartiennent à J.K Rowling, mis à part les elfes et les familiers.

Slash futur probable.

Merci à tous pour vos reviews, elles font toujours autant plaisir même si je n'ai répondu que à celles et ceux qui avaient posé des questions. (sauf pour The-pretty-wolf, est-ce la même personne que the-pretty wolf ? car avec la majuscule je ne peux pas répondre.)

Bonne lecture

Chapitre 7 : Premières années 1

C'était l'année précédant sa rentrée théorique à Poudlard, en effet, ce 31 juillet, il allait avoir 11 ans, l'âge où normalement il allait devoir apprendre la magie sorcière avec de nouveaux camarades. Pour cette occasion, Dumbledore était venu en personne au village de la forêt de Jade afin d'en discuter avec Lenwë, Luthien et également le principal concerné.

Après des heures de discussions et de planifications, ils en étaient arrivé à la même conclusion, mieux valait que le jeune Harry reste encore chez les elfes pour ses premières année d'étude de la magie sorcière. En effet, comme ce n'était pas sa famille biologique, la protection par le sang qui aurait pu le protéger du Lord noir n'était pas active. S'il venait à s'éloigner du royaume elfique, il serait vulnérable à toute attaque du côté sombre, un sbire ou le Lord noir lui-même s'il revenait. Le risque était trop grand. Bien qu'il ait acquis de nombreuses connaissances théoriques propres au clan elfique, il ne maitrisait absolument pas la magie avec baguette, les elfes ayant avec raison préféré laisser cette partie là de son apprentissage aux professeurs humains de l'Ecole de Sorcellerie, bien plus aptes pour cela.

Il fut donc décidé qu'il passerait les trois premières années de Poudlard au royaume elfique, ses cours se faisant par correspondance ou avec des professeurs privés. Il pourrait également apprendre des arts elfiques supplémentaires en restant sur place.

Les elfes étaient capables de lui fournir la plupart de son matériel scolaire, le reste pouvant être prêté par Dumbledore et acheté plus tard au chemin de traverse, après la rentrée officielle. En réalité, il ne lui manquait qu'une chose essentielle pour commencer : une baguette magique. Il commencerait donc par la théorie pure ou les potions, puis irait rapidement chez Ollivander pour avoir ce bâton magique si caractéristique des sorciers et sorcières.

C'est ainsi que trois jours après la rentrée et ses premiers cours d'histoire de la magie, de défense contre les forces du mal, d'astronomie et d'étude des moldus par correspondance, ainsi que de potion avec son professeur du nom de Nöreldan, il se retrouva sur le chemin de traverse avec Lenwë, tout deux portant un anneau de changeforme. Cet anneau relativement rare possède la capacité de pouvoir changer certaines particularités physiques telles que les oreilles pointues de Lenwë ou sa silhouette globale afin de la faire paraitre plus humaine. En effet les elfes n'ayant pas été vus sur le chemin de traverse depuis des siècles, il valait mieux éviter de se montrer en ce jour s'ils voulaient avoir la paix. Pour Harry, l'anneau le faisait juste paraitre plus vieux afin que personne ne puisse supposer que cet enfant longiligne, ses cheveux d'ébène attachés en catogan descendant dans son dos pourrait-être l'enfant qui a survécu.

Les illusions ne tombèrent qu'une fois entrés dans la boutique du marchand de baguettes magiques, celui-ci fermant immédiatement la boutique derrière eux, ayant été prévenu par Dumbledore de leur passage et ne souhaitant pas être dérangé. L'intérieur était minuscule avec une unique chaise en bois pour les clients.

Ollivander était un vieil homme aux yeux pâles argentés qui auraient pu être angoissants si son aura n'assurait pas à Harry qu'il était relativement bienveillant. Apparemment il se souvenait de chaque baguette qu'il avait un jour vendu, dont celles de ses parents et celle responsable de sa cicatrice.

Après avoir mesuré son bras qui allait tenir sa future baguette, il lui en présenta une première pour voir si elle correspondait. Il fallu qu'il manque de détruire tout l'intérieur et faire sauter la boutique pour qu'enfin il trouve LA baguette qui lui correspondait, se signalant par de magnifiques étincelles rouge et or lorsqu'il la prit en main. Bois de houx et plume de phénix, 27,5 cm, très souple, facile à manier.

« Etrange, très étrange. » Murmura le vendeur.

« Excuser moi, mais qu'est ce qui est étrange monsieur ? » demanda alors Harry qui avait entendu son murmure.

« Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendu monsieur Potter, et le phénix qui à donné un plume pour votre baguette n'en à fournit qu'une seule autre, une unique autre plume. Et cette plume se trouve dans la baguette responsable du sort qui vous à causer ceci. » Ajouta-t-il en écartant quelques mèche de cheveux du garçon pour dévoiler sa cicatrice.

« Quoi qu'il en soit, n'oublier pas que c'est la baguette qui choisi le sorcier et pas l'inverse. Vous êtes sans nul doute destiné à accomplir de grandes choses, Mr Potter. Après tout, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom a fait de grandes choses, terribles, certes mais d'envergure. »

Suite à ces paroles sonnant comme une prophétie, l'elfe et son protégé se dévisagèrent sans un mot avant de prendre congé de l'homme aux yeux pâles.

A partir de ce jour, Harry pu commencer ses cours pratiques de métamorphose, sortilège, défense contre les forces du mal etc.

Il reçu également au début de sa scolarité, une arme elfique bien particulière.

Ce jour là, Lenwë et Luthien l'emmenèrent dans les sous-sols du palais de quartz rose servant de lieu de résidence aux hauts prêtres et hautes prêtresses. A l'intérieur, dans une salle encadrée de colonnades en marbre blanc veiné de quartz, se tenait un réceptacle sur lequel se trouvait un important coffre de bois précieux, orné de runes elfiques et anciennes. Les deux elfes lui expliquèrent alors à quoi celui-ci servait.

« Ce coffret te fournira une arme unique provenant de la salle des armes sacrées qui te sera liée. Ce sera l'arme la plus apte à rentrer en résonance avec ton âme, elle peut être épée comme hache, dague, bâton ou lance, ou même une arme spéciale n'entrant dans aucune catégorie. Mon arme est un arc fabriqué par un dragon bleu. Ses flèches peuvent porter la foudre et il est assez solide pour servir également au corps à corps. Luthien possède un bâton orné d'un cristal de roche pouvant aider à catalyser ses sorts de soin. Pour le moment, ta lame s'il y en a une, ne sera pas affutée, elle le deviendra automatiquement à ta majorité, c'est-à-dire 17 ans. Cela te laisse donc 6 ans pour apprendre à la manier à la perfection sans te blesser. »

« Sache tout de même qu'en cas de danger réel, de risque de vie ou de mort, elle pourra trancher pour défendre la vie de son porteur. » Ajouta Luthien.

Conscient de l'importance de l'événement, Harry s'approcha lentement du coffret, caressant du bout des doigts le bois poli et brillant, se demandant quelle pourrait être l'arme qui lui serait associée. Avec des gestes lents et mesurés, il souleva alors le couvercle cerclé de runes pour découvrir à l'intérieur, posé sur du velours noir semblant absorber la lumière, un katana blanc comme la neige. Sa saya (1) était immaculée si ce n'est deux kanji inscrits en lettres d'argent et se traduisant littéralement ainsi, Hatsuyuki : Première neige. Comme cela lui allait bien. Sur sa tsuka (2) se trouvait une fine tresse immaculée comme le fourreau et portant à son extrémité une clochette argentée finement ciselée et étonnement silencieuse. Sur la tsuba était gravé un dragon s'enroulant tout autour. Le prenant presque avec révérence, il dégaina sa lame provoquant un tintement doux et clair de la part de la clochette et observa avec stupeur l'acier, son nom était cette fois gravé en elfique dessus et il était pourvu de larges reflets blancs, ondoyants sous la lumière ambiante. Cette lame avait été forgée par un dragon blanc !

En effet, les armes fabriquées par des dragons anciens ont des fourreaux, gardes ou toute partie en bois ou tissus de la couleur du dragon qui les a faites, de même que des reflets de cette même couleur pour les parties métalliques, lame ou pointe de flèche. Certaines pouvaient même en appeler au pouvoir élémental du dragon qui l'avait forgée, le feu pour les dragons rouges, l'acide pour les noirs, le poison pour les verts, la foudre pour les bleus, la neige ou la glace pour les blancs.

Peut-être qu'avec énormément d'entrainement ce katana pourrait en appeler au froid de l'arctique. Mais pour le moment, il faudrait au jeune garçon tout d'abord apprendre à le manier, à le dégainer, le rengainer et comment couper efficacement ce qui n'est pas si simple, comme le savent tous ceux qui ont un jour pratiqué l'art du sabre.

Sa clochette ne tintait que lorsqu'Harry le dégainait, peut importe les mouvements faits en dehors de cela, comme pour annoncer à ceux qui lui faisait face qu'il était trop tard pour faire marche arrière. Le jeune garçon aimait particulièrement ce son doux et pur comme la première neige à laquelle était associée sa lame. D'ailleurs, l'heure des premiers flocons était le moment de l'année qu'il préférait le plus au monde. Cet instant de calme quand le ciel rejoint la terre en une teinte uniformément blanche, pure. Les sons étouffés, comme si le temps suspendait son cours. Il avait l'impression de retrouver ce moment de plénitude chaque fois qu'il dégainait Hastuyuki, ce qu'il faisait chaque jour, faisant connaissance avec elle, dansant avec elle, apprenant et perfectionnant petit à petit l'art du sabre, recommençant les bases encore et encore jusqu'à pouvoir accomplir ses katas les yeux fermés, laissant libre cours à son instinct. Chaque jour, les elfes qui suivaient son entrainement, corrigeaient sa posture et ses gestes de plus en plus précis. Les situations réelles viendraient plus tard, lorsque le poids de la lame lui serait devenu naturel et que son corps se serait bien habitué à la manier. Il sentait déjà un lien entre eux et entrevoyait parfois comme dans un songe toute les possibilités de cette arme, comme un rêve du futur pour l'instant inaccessible, mais qui reste possible.

***

Pour info:

(1) et (2) La saya représente le fourreau d'un katana et la tsuka sa garde. La tsuba est la pièce de métal souvent arrondie qui sépare la garde de la lame, elle est souvent gravée.