Seuls.
Marie avait fini par repartir, quelques heures après tout cela. Elle les avait donc laissé ensembles, eux qui, quelques heures plus tôt, ne se connaissaient pas, et ne connaissaient en aucun cas l'œuvre de l'autre.
(Par ailleurs, c'était toujours le cas.)
Les semaines passèrent peu à peu, sans qu'ils la revoient, tout en se rapprochant également, au fil des différentes discussions qu'ils pouvaient avoir.
Sur tout et n'importe quoi, la littérature, certes, mais aussi d'autres choses, comme la politique.
Et ils finirent par devenir amis, eux qui n'en avaient pas tant que cela.
(Oui, je sais, c'est fou. Je suppose que vous - enfin, si il y a bien quelqu'un ici qui me lit – ne vous attendiez pas, pas vrai ?
…
…
Oui je sais, je ne suis pas crédible, mais bon, peu importe. Disons tout simplement que puisqu'ils avaient beaucoup de choses en commun, ils sont devenus amis.
Même si en vrai, ils ne se sont pas rencontrés.
Enfin ici, oui.
Parce que je fais ce que je veux. Même si ça doit tourner au n'importe quoi.
Ce qui est sans doute déjà le cas.
…
…
Je crois que je me suis un peu perdue, retournons au récit.)
Et ils parlaient aussi de cette étrange femme, cette Marie qui n'avait pas de nom de famille, et qui leur avait permis de se rencontrer.
Ils la trouvaient bizarre, sympathique aussi, mais surtout étrange.
Enfin, ils étaient d'accord sur une chose, ils l'aimaient bien.
Oh, et ils s'aimaient bien.
(Parce que oui, on est au chapitre 7, faut bien que les choses sérieuses commencent.
Mais bon, vous attendez pas à beaucoup de choses, ils viennent de se rencontrer, ils vont pas se sauter dessus non plus.
Si tant est qu'ils le fassent.
Et si ça arrive, vous ne le verrez pas, en tout cas je ne pense pas.
Enfin, voir…
Vous ne le lirez pas…
De toute façon, personne ne le lira, donc bon…)
Ce rapprochement avait été assez rapide, du moins sur le plan amical, et moins vite sur le plan sentimental.
Par ailleurs, mettons-nous d'accord.
Le comte de Lautréamont était bisexuel.
(Que ce soit dans cette version de l'histoire ou dans la vraie. Enfin, je peux peut-être me tromper, mais apparemment, c'est vraiment le cas.
Lisez Les Chants de Maldoror, et normalement, ça devrait vous apparaître clairement.
Ou pas hein, encore une fois, j'ai peut-être tord.
Et petit aparté, si vous aimez cette œuvre et que vous voulez lire dans fanfictions sur elle ou sur Lautréamont, lisez celles de Nelja si ce n'est pas déjà fait, elles sont supers.
C'était l'instant pub.
…
…
Je me suis encore perdue, pas vrai ?
Et je parle toujours dans le vide.)
Quant à Laforgue par contre… disons qu'ici il l'est.
(C'est moi l'auteur, donc je décide.)
Et de ce fait, cela les mena tout deux à des situations étranges et parfois gênantes, où ce coquin de Lautréamont flirtait éhontément avec notre cher innocent Laforgue.
(Oui, je sais, c'est cliché, mais ma vision de Laforgue est qu'il est plus naïf que Lautréamont. Et puis ce dernier est plus âgé et semble plus cynique que lui, alors…
Pourquoi je sens le besoin de me justifier d'abord ?
Cette histoire devient vraiment un énorme bordel.)
On aurait dit que c'était un peu comme un jeu pour lui, alors que Jules quant à lui ne savait pas vraiment comment réagir.
Sa réaction, au fil du temps, fut de tomber amoureux, étonnement.
Il ne fut pas le seul.
(Oui, c'était étrange.
La suite le sera tout autant.)
